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    4 octobre 2021

    4. Noeud #Blogtober2021

    3 commentairess

    Simple ou ennobli de windsor, double ou papillon, il peut être celui du problème lorsqu'il est gordien. Parfois il se cache dans un estomac. A l'instar du fromage, certains le préfèrent coulant. 

    Le thème du jour est donc, le nœud. 

    S'il y a bien des nœuds qui me fascinent depuis mon enfance, ce sont ces des quipu Incas, que je découvrais dans la série animée Les Mystérieuses Cités d'Or, meilleur animé ever de tous les temps, loin devant à peu près tout le reste (oui, même Totally Spies). 

    Régulièrement dans la série, Zia, une petite fille Inca arrachée à sa famille par les méchants Espagnols assoiffés d'or, guide ses amis Esteban et Tao en déchiffrant d'étranges cordelettes nouées, des quipu. Je me rappelle que j'étais très intrigué par le fait que de la corde et de la ficelle puisse servir à autre chose qu'à attacher des bottes de paille, ce qui était leur fonction première dans la ferme familiale. 

    Plus sérieusement, la question du sens, de la signification des objets m'avait alors interpellé : comment un objet aussi banal qu'un bout de ficelle noué pouvait-il avoir une signification aussi complexe ? Et à chaque fois que dans un épisode apparaissait un quipu, au détour d'un coffre ou planqué derrière un masque de cérémonie, c'était le grand suspens : quel était ce nouveau message ? Quelle était encore cette nouvelle énigme ? Et forcément, arrivait dans les secondes suivantes, le générique de fin qui nous tenait en haleine jusqu'à l'épisode suivant.

    Dans un style très différent, une autre histoire de nœud qui m'a marqué, et qui m'a surtout fait bien rire, il y a ce fameux sketch de Coluche sur la publicité à la télévision dans lequel il égratigne vigoureusement les codes de la publicité. Il est question d'une célèbre marque de lessive qui, à l'époque, se targuait de pouvoir déloger une tache de café même à l'intérieur d'un torchon noué.

     

    Ce sketch fait encore partie de mes préférés.

    Mais s'il y a un domaine en matière de nœud, ou je demeure imbattable, c'est pour m'en faire régulièrement au cerveau...

    2 juillet 2021

    Canardé

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     Vu sur Twitter. C'est très con mais ça me fait rire.

    1 avril 2020

    Poisson pas très frais

    5 commentairess
    Premier avril oblige, les vannes et autres poissons vont bon train sur les réseaux sociaux. En ce qui me concerne, même si l'esprit n'est pas franchement à la rigolade, je reconnais que cela fait ça fait du bien d'avoir une bonne bouffée de déconnade et de bonne humeur. Encore à l'instant je me suis fait prendre au piège par un montage débile envoyé par un ami sur Whatsapp. Rhââââ le salopiaud ! J'ai marché comme un perdreau de l'année...

    Une image d'actualité m'a néanmoins tiré mon premier sourire ce matin :


    Sinon au rang des choses vues ou découvertes ces jours derniers, le goût insoupçonné de Jean-Jacques Rousseau pour la fessée administrée par une femme plus âgée, et le traumatisme d'icelui de s'être quasiment fait éjaculer dessus par un camarade. Je n'invente rien, c'est à lire dans ses Confessions :

    Le lendemain, d’assez bon matin, nous étions tous deux seuls dans la salle d’assemblée ; il recommença ses caresses, mais avec des mouvements si violents qu’il en était effrayant. Enfin il voulut passer par degrés aux privautés les plus choquantes, et me forcer, en disposant de ma main, d’en faire autant. Je me dégageai impétueusement en poussant un cri et faisant un saut en arrière ; et, sans marquer ni indignation ni colère, car je n’avais pas la moindre idée de ce dont il s’agissait, j’exprimai ma surprise et mon dégoût avec tant d’énergie, qu’il me laissa là : mais tandis qu’il achevait de se démener, je vis partir vers la cheminée et tomber à terre je ne sais quoi de gluant et de blanchâtre qui me fit soulever le cœur. Je m’élançai sur le balcon, plus ému, plus troublé, plus effrayé même que je ne l’avais été de ma vie, et prêt à me trouver mal.

    J.-J. Rousseau - Les Confessions, Launette, 1889, Tome 1, Livre second, p.63.

    Le sujet est d'ailleurs très sérieux et donne lieu à tout un tas d'études, thèses et autres colloques, ou encore d'émissions dont celle-ci que je n'ai pas encore écoutée sur France Culture.

    Sinon les jours passent et l'issue de ce grand marasme demeure totalement incertaine. Au dehors les arbres se couvrent de vert et c'est très très relou de devoir rester coincé chez soi, alors que les beaux jours s'installent. On bouffe (trop), on boit (trop) et on ne bouge vraiment pas assez (mais alors pas assez du tout)...

    Vivement que tout ça soit derrière nous !

    15 août 2017

    La photo du mois : Effet gyroscopique

    17 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes déjà le 15 Août et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci CécileP a choisi un thème particulièrement difficile qui en a découragé plus d'un, puisqu'il s'agit de"Effet Gyroscopique"... rien que cela !

    Les indications pour bosser sur ce thème étaient les suivantes :
    C'est un effet qui apparaît à partir de 30 km/h et qui permet de tenir en équilibre. Il est rencontré dans différentes situations, à vous de trouver votre effet gyroscopique. 
    Voilà voilà voilà... Bon, j'aurais préféré un thème un peu plus simple et évident (c'était l'idée de départ de Olivier lorsqu'il a crée ce groupe, je vous renvoie à mes premières contributions sur ce point) comme Bleu, Rouge, Eau, Ca tourne... Mais non, pour cette fois-ci ce sera Effet gyroscopique. Qui sait, peut-être le mois prochain aurons-nous à traiter de la constante d'Avogadro ou des ensembles booléens... Mais en attendant, ce sera de l'effet gyroscopique dont il s'agit.

    Longtemps - jusqu'au 14 en fin de journée - je suis demeuré dans une abyssale perplexitude face à ce sujet dont je ne savais que faire et encore moins comment le prendre en photo. À moins de botter en touche...

    J'en étais à un point de désespoir proche de l'anéantissement le plus total lorsque soudain, pris d'un fulgurant éclair de génie, je me suis livré à cette petite expérience inédite que vous pouvez reproduire chez vous.

    1. Protocole expérimental :

    Soit un chat C, de corpulence moyenne, tendance princesse, option angora.
    Soit une banquette B de couleur bordeaux, d'un moelleux stardard.

    Disposons tout d'abord le chat C sur la banquette B.

    Appliquons maintenant une rotation R au chat C posé sur la banquette B de sorte à lui imprimer une force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps selon l'équation suivante :

    ∑[CB)]^ Fg  => Ps

    Que constate-t-on ?

    2. Constatations

    Malgré tous nos efforts, nous observons que le chat C n'est absolument pas réceptif à la force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps.

    Pire, le chat C entre dans un état de flasquitude Ef qui frise l'insolence...

    La preuve en image :
    Fig 1 : Le chat C dans un état de flasquitude insolente (Ef),
    n'est pas DU TOUT réceptif à l'effet giroscopique (Eg).
    3. Conclusion : Le chat C n'est pas du tout réceptif à l'effet gyroscopique Eg. Il semble que la force d'inertie Fi de le chat C absorbe toute veilléité rotationnelle et, de fait, toute propention à gyroscoper...

    Étonnant non ?

    Voilà, j'espère que cette petite expérience vous a plu et que vous en savez désormais d'avantage sur l'effet gyroscopique, très brillament illustré ce mois-ci (mais si, mais si).

    Le mois prochain, grâce à le chat, nous démontrerons la constante de Planck.

    Et ceux qui pourraient penser que le chat - que l'on voit beaucoup ces derniers temps dans la photo du mois - n'est qu'un prétexte à raconter n'importe quoi, sont des affreux jojos qui sentent mauvais des pieds. Na !

    La photo du mois continue chez les téméraires participants de ce mois-ci : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Xoliv', écri'turbulente.

    NB : Aucun chat C n'a été blessé lors des expérimentations relatées dans ce billet.

    19 juin 2015

    Le test de l'été : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

    7 commentairess

    Bien choisir ses vacances, c'est important. Il n'y a rien de pire que rater ses vacances et rentrer tout grognon.

    Tu en as rêvé, il est là, pour toi, LE test de l'été pour t'aider à bien choisir tes vacances : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

    12 Questions pour apprendre à te connaître et passer des vacances d'enfer à faire pâlir les keupines.

    Prêt ?  La réponse en fin de test !


    1/ On te propose de partir 5 jours tous frais payés dans un parc animalier situé sur une île paradisiaque pour observer de vrais dinosaures vivants. Comment réagis-tu ?
    A - Ho chic ! Mais heu... c'est pas un peu dangereux les dinosaures ?
    B - Ton sac est déjà prêt. On part quand ?
    - On devait pas plutôt aller chez tante Adèle dans le Périgord ?
    2/ Qu'emportes-tu avec toi pour ton séjour ?
    A - Du spray anti-moustiques.
    B - Ta perche à selfie.
    C - L'oeuvre complète de Maurice Druon.
    3/ Te voici arrivé à destination. Quelle excursion veux-tu faire en premier ?
    A - Voir les majestueux diplodocus dans leur enclos, abrité dans des passerelles blindées.
    B - Le safari T-Rex en 4x4 ! Sensations garanties.
    C - Le spa à remous dans une ambiance tropicalisée sur le toit de l'hôtel.
    4/ Une alarme retentit : la Sécurité demande aux visiteurs de quitter immédiatement l'attraction sur laquelle tu te trouves.
    -  Une dernière photo de ce petit allosaure et on y va !
    B - Tiens un troupeau de tricératops en train de courir là bas. Allons les observer de plus près ! Les copains vont être trop jaloux sur Facebook.
    C - Tu obéis sans te faire prier et rejoins calmement l'accueil du parc. Mais... Ho, le joli petit lézard que voilà...!
    5/ Tiens, cet enclos à vélociraptors et ouvert... Les barbelés sont déchiquetés et du sang est répandu sur les murs d'enceinte.
    A - Partons alerter tout de suite un agent. Ça ne doit pas être normal...
    B - Génial ! Entrons voir ce qu'il se passe à l'intérieur !
    C- Fuyons sans plus attendre... Tiens, mais qu'est-ce que c'est que... Arrrrrgh !
    6/ Alors que tu t'es perdu dans la jungle, tu te trouves soudain nez à nez avec un vélociraptor...
    A - Tu essayes de ne pas bouger en espérant qu'il ne te voie pas.
    B - Tu essayes de lui caresser le museau. Coutchi coutchi coutchi...
    C - Tu pars en courant en regardant sans cesse derrière-toi, au risque de te prendre les pieds dans un tronc d'arbre.
    7/ Après avoir survécu à l'attaque du vélociraptor, te voici seul au milieu de nulle part lorsque la nuit tombe.
    A - Tu grimpes dans un arbre pour te mettre à l'abri. On ne sait jamais...
    B - Ton sens de l'orientation t'indique que le camp est derrière cet immense marécage d'herbes hautes. Il n'y a qu'à le traverser !
    C - Après avoir lancé une fusée de détresse que tu avais par hasard dans ton sac à dos, tu te roules en boule dans des fougères en pleurant à gros sanglots.
    8/ Au petit matin, tu es réveillé par des vibrations sourdes dans le sol.
    A - Cachons-nous dans cette grotte. Quoi que cela puisse être, cela ne nous trouvera pas.
    B - Ça doit être un gros animal, comme un tyrannosaure. Laissons-le approcher : il paraît que les mâles ont les yeux bleus.
    C - Tu te mets à courir droit devant toi en hurlant, les bras en l'air. 
    9/ Un tyrannosaure affamé est maintenant à tes trousses. 
    A - Tu essaies de démarrer un 4x4 laissé à l'abandon pour prendre la fuite. Allez démarre, mais démarre...! Tu vas démarrer oui ...?
    B - Tu essaies de le semer dans les marécages en te faufilant parmi les herbes hautes et en te retournant de temps en temps, pour voir s'il a bien les yeux bleus...
    C - Tu réussis in extremis à t'enfermer dans un local technique abandonné tandis que la bête essaie de défoncer la porte rouillée, calée à l'aide d'un morceau de bois mort.
    10/ Te voici au centre de contrôle, plongé dans le noir, lorsque soudain toi et un autre survivant entendez un cri étrange venant de la pièce à côté...
    A - Vous décidez de faire deux groupes de un...
    B - Pas de panique, vous allez dans le bâtiment situé de l'autre côté de la cour, infestée de raptors, pour réarmer le générateur central.
    C - Tu appuies sur le gros bouton rouge marqué SOS placé devant toi. Tiens, pourquoi est-il couvert de sang ? John, tu es toujours là ...?
    11/ De retour au camp de base non sans mal, un essaim de ptérodactyles sème la terreur sur les visiteurs qui se font dévorer tout crus.
    A - Tu t'empares d'un fusil laissé sur le sol et tu essaies de les dégommer. Pan ! pan !
    B - Tu essaies de faire un selfie qui vaille la peine pour InstaGram. Trop popu le ptéro !
    C-  Tu sautes dans le premier bus qui part pour sortir les visiteurs de cet enfer. Mais le chauffeur n'a pas vu ce gros rocher au milieu de la route et un pneu vient de crever...
    12/ Que ramènes-tu comme souvenir de Jurassic Parc ?
    A - Une maquette 3D de tyrannosaure rex.
    B - Un gros oeuf bleu que tu as trouvé dans les bois.
    C - Une édition rare du "Monde Perdu" illustrée par Zaha Hadid.  

    *  *  *

    BILAN DU TEST :

    Tu as un maximum de A :
    Les sensations fortes, c'est comme la sauce harissa dans ton kebab : tu l'aimes, mais pas quand ça pique. Es-tu sûr de vouloir passer ces vacances dans un Jurassic Parc ? En tout cas tes chances de survie sont assez faibles et tu devrais faire partie des victimes du second tiers du film. Bravo d'avoir tenu jusque là !


    Tu as un maximum de B :
    L'aventure c'est ton truc. D'ailleurs tu as déjà participé 8 fois à Koh Lanta et survécu à 3 crash d'avion. Téméraire et vaillant, tu t'éclates au milieu des dinos comme un gamin dans une fête foraine. Fou furieux inconscient ou héros, tes chances de survie sont assez importantes. Il se pourrait même que tu sois l'un des personnages principaux du film. Attention, tous n'arrivent pas entiers jusqu'au générique de fin...


    Tu as un maximum de C : 
    Comment dire ? Non... vraiment, les parcs à dinosaures c'est vraiment pas pour toi. Et si tu te trouves là, c'est uniquement parce que l'on t'y a traîné par la peau des fesses. Le calme du Périgord ou de la Meuse te convient davantage. Mais réjouis-toi : tu finiras dévoré par une bestiole dans un jaillissement d'hémoglobine qui fera frémir les spectateurs. Ta dernière heure sera aussi celle de ta gloire !

    9 juillet 2013

    Man of Steel

    23 commentairess
    Man of Steel 
    Réalisé par Zack Snyder

    Genre : Action, Françoise Dolto, Bricolage, Métallurgie lourde.

    Durée : Long (environ)

    Synopsis :  Alors que la planète Krypton part en cacahuète à cause d'un dénoyautage un peu trop brutal, Jor-El décide de sauver son fil Kal-El en l'expédiant sur Terre où il devrait couler des jours heureux à Lacanau en vendant des chouchous sur la plage. Malheureusement le pauvre petit  Kal-El atterrit au beau milieu d'un champ de maïs transgénique paumé en plein Kansas.

    Rebaptisé Clark par un couple de fermiers fans de tornades dévastatrices, il devient la risée des ados du coin qui lui passent régulièrement la bite au cirage. Mais Clark a deux passions secrètes : lire Platon dans le texte et sauver le monde.

    Pendant ce temps, resurgis des entrailles de l'infini intersidéral, des Kryptoniens ont décidé de refaire la déco locale un peu plus à leur goût...

    Extraits :
    - Où vais-je, où-cours-je, dans quel état j'erre ?
    (Boum) (Crash) 
    - Oh c'est quoi ce machin ?
    (Badaboumcrash !)
    - Beaucoup en toi de colère il y a...
    - Papa, c'est toi ?
    (Boïng  boïng boïng...)
    (Brombrombrombrom)
    - Courrez courrez !
    - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
    - Hey, mes carreaux !
    - Sauver le monde tu dois...
    (Badaboumcrash)
    (Pif paf pif paf pif paf pif paf)
    - Hoooo qu'il est bôôôô...

    L'avis de la rédaction : Modération, contrôle et sens de la mesure sont sans nul doute les maîtres mots de ce blockbuster tout en retenue. Doté d'une austérité quasi-cistercienne, Man of Steel a su faire preuve d'une salutaire économie de moyens proche de l’aridité, digne du dernier Thema sur la mucoviscidose en milieu carcéral Moldave. On regrettera peut-être la subtilité trop aboutie des effets spéciaux, si discrets à l'écran, dans cette ode néo-créationniste de la plus haute inspiration.

    Les plus attentifs auront remarqué, entre deux scènes de démolition dont l'épure n'a d'égal que la subtilité, ces quelques poils dépassant agréablement du poitrail de notre super-héro, preuve que Clark, en homme de goût, ne s'épile pas. On ne peut que saluer cet hommage à peine voilé au Manifeste du Poil dont on mesure aujourd'hui la singulière portée prophétique...

    Après avoir questionné l'Être et l'Avoir dans leur dimension œdipienne, le film se termine par 45 très utiles minutes - au cours desquelles les scénaristes font preuve d'un niveau de virtuosité scénaristique rarement atteint depuis 2012 - et dont la haute ressource philosophique, véritable allégorie moderne de la folie humaine dans ce qu'elle a de plus narcissique, est à rechercher pour partie au moins, au cœur des plus sombres pages de Kierkegaard :
    « Chacun restera dans le souvenir, mais chacun fut grand selon son espérance. L'un fut grand dans l'espérance du possible ; un autre dans l'espérance de l'éternité ; mais celui qui espéra l'impossible fut de tous le plus grand »
    [Crainte et tremblement: Lyrique dialectique - 1900] 

    En guise de conclusion : Nous céderons la parole à Picasso qui, quoique n'ayant pas pu voir le film, l'a néanmoins parfaitement résumé : « Un tableau était une somme d'additions. Chez moi, un tableau est une somme de destructions » (Pablo Picasso à son pédicure).

    Note finale : Truelle de bronze.


    11 février 2013

    Toda Mafalda, ou le monde désenchanté de Quino

    7 commentairess
    Je connaissais Mafalda depuis un certain nombre d'années sans jamais l'avoir vraiment lue. Pour tout dire, ce drôle de petit personnage a croisé ma route à plusieurs reprises sur les livres d'espagnol lorsque j'étais au collège puis au lycée. Trois fois rien, et pourtant je me souviens exactement du contenu de l'une de ces "historiettes" en trois cases : Mafalda et son père sont sur le point de brancher la guirlande électrique du sapin de noël. Le père demande "Tu sais ce que les Rois Mages ont apporté au petit Jésus ?". La case suivante la maison est plongée dans le noir à cause d'un court-circuit. Et Mafalda de répondre "Oui. Des fusibles !". Simple, cinglant. Je n'en savais guère plus sur les aventures de Mafalda jusqu'à ce que j'arrive en Argentine.

    Ici Mafalda est une vedette, que dis-je, une icône, une fierté nationale qui possède depuis 2009 son effigie au beau milieu du très touristique quartier de San Telmo. Car Mafalda est Argentine. Son papa, Quino, est né à Mendoza avant de venir vire à Buenos Aires. Et ici tout le monde connaît Mafalda, cette fillette qui, malgré ses presque cinquante ans, n'en finit plus d'avoir sept ans. C'est en effet en 1964 que Mafalda a vu le jour, sévissant pendant neuf ans dans les colonnes de divers journaux argentins au rythme d'une popularité qui ne s'est jamais démentie.

    Statue de Mafalda, dans le quartier de San Telmo, où vécut Quino.

    Alors, lorsque j'ai découvert dans la vitrine de la première librairie cet épais et consistant ouvrage sobrement intitulé "Toda Mafalda", regroupant l'intégrale des planches publiées par Quino consacrées à son personnage fétiche, l'évidence qu'il me le fallait s'est imposée d'elle même.

    C'est toutefois avec un brin d'appréhension que je me lançais dans cette lecture. Car, ne nous y trompons pas, Mafalda n'est pas un comic strip tout à fait ordinaire. La très documentée et très instructive préface le rappelle excellemment : Mafalda est avant-tout le reflet de son époque et de son pays, et se pose des questions, souvent hautement métaphysiques, nourries par les inquiétudes de son temps, celles des années 60-70 : la guerre froide, le rideau de fer, le communisme, Cuba, la bombe atomique, la Chine, mais aussi par ses espoirs et ses rêves tels que le furent alors l'épopée fantastique de la conquête spatiale, l'apparition de la télévision ou le souffle nouveau des Beatles sur les ondes radio. 

    D'où mon interrogation : quelle actualité pouvait bien conserver Mafalda en 2013 ? N'allais-je pas me confronter à un ensemble d'archives au contenu plus ou moins strictement historique ?
    1/ - Maman, à partir de quel âge on est vieille ? 2/ - Ça dépend Mafalda. En réalité ce n'est pas une question d'âge mais plutôt de garder l'esprit jeune. 3/ - ... 4/ - Bon d'accord, mais l'esprit... à quel âge il commence à avoir besoin de maquillage ?

    La lecture des premiers strips ma apporté une réponse claire et nette : malgré les années, les remarques acerbes de la fillette que tout le monde rêverait de connaître mais dont personne ne souhaiterait être les parents n'ont pas pris une ride. C'est simple, j'ai dévoré les 150 premières pages sans m'en rendre compte.

    Mafalda n'est pas une petite fille tout à fait ordinaire. Certes comme tous les enfants de son âge, elle partage sa vie entre ses amis et ses parents qu'elle assaille de redoutables questions intemporelles. La vie, la mort, la vieillesse, l'amitié, l'argent, la guerre, la condition humaine et toutes ses bassesses... Des thèmes éternels qui, mis en scène par la fine plume et l'esprit acéré de Quino, font mouche à tous les coups. On pourrait presque comparer chaque saynète à une fable, acide, dont la morale serait laissée à l'appréciation de chacun, toujours drôle, mais souvent pour nous faire rire jaune.
    Mafalda n'est pas seulement un personnage de BD, elle est un miroir sans foi ni loi qui fait rejaillir, l'air de rien, toutes nos inquiétudes les plus profondément enfouies.
    1/ - Quel bonheur que Mafalda commence à aller à l'école ! 2/ - Oui, c'est merveilleux : nous avons une fille qui va déjà à l'école. 3/ - ... 4/ - On a une fille qui va déjà à l'école ! 5/ - ...


    1/ - Tu crois à l'égalité des Hommes, Manolito ? - Bien sûr que NON ! 2/ - Cette idée que les Hommes sont tous égaux est stupide. 3/ - Il n'y a pas deux personnes égales, ni personne qui soit égal à personne. Qui t'a parlé de cette idiotie d'égalité ? - Mon papa. 4/ Ça alors ! Ces parents, c'est bien tous les mêmes !

    L'autre facette de Mafalda relève du pamphlétaire. Malgré ses airs innocents, Mafalda est en effet un puissant outil de critique sociale et politique qui passe au scalpel de son esprit faussement naïf les moindres contradictions de ce monde qui va si mal et qu'elle désespère de voir aller mieux un jour. Bien sûr, il faut y voir le reflet des angoisses d'une époque qui était alors riche en préoccupations internationales. Cinquante ans plus tard les polarités mondiales et tensions politiques ont (un peu) changé, mais les peurs de naguère n'ont pas disparu pour autant et des questions telles que la paix dans le monde demeurent d'une actualité tristement moderne.
    1/ - "En ce moment même se réunit à Genève la Commission qui devra aboutir à un accord de désarmement nucléaire" 2/ - Genève c'est la capitale de la Suisse ?. 3/ - Non. C'est la capitale de l'échec.


    1/ - " Réponde simplement et clairement aux question des enfants accroît la communication de ces derniers avec ses parents"  2/ - Simplement et clairement ! À partir de maintenant c'est comme ça que je répondrai aux questions de Mafalda ! 3/ - Papa, tu pourrais m'expliquer pourquoi l'humanité va si mal ? 4/ - Il s'est endormi ?

    Enfin, personnage né en Argentine d'un auteur lui même Argentin, Mafalda est aussi un redoutable critique de la société argentine, de ses dirigeants corrompus, de ses citoyens résignés, d'un pays en déclin qui n'a plus foi en son avenir ni ne semble retirer de gloire de son passé. Et le plus frappant dans cette histoire est de constater au fil des pages combien, Ô combien, rien n'a changé depuis. C'en est même inquiétant... Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis demandé si vraiment tout cela avait été dessiné cinquante ans en arrière ou s'il ne s'agissait pas plutôt d'un coup de griffe paru la semaine passée.   
    1/ - Tu es encore allongé là comme la dernière fois, sans rien faire à attendre quelque chose de la vie, Miguelito ? 2/ Non, Mafalda. Cette fois j'ai pensé à toute les industries, aux champs semés, au digues, aux magasin, aux chemins,... 3/ ... aux hôpitaux, aux bibliothèques, aux musées, aux laboratoires, aux bureaux,aux théâtres, ... - ET ? 4/ Et j'en suis arrivé à la conclusion que, pour le moment tout a été fait et que je peux me reposer. 

    Se plonger dans la lecture Mafalda est donc bien plus que lire de la bande dessinée humoristique certainement la plus connue de toute l'Amérique Latine. Lire Mafalda c'est aussi replonger dans une période fascinante de notre histoire moderne, celle-là même dont on commence seulement à prendre le recul suffisant à sa pleine compréhension. Mais c'est aussi une clé de lecture absolument formidable, ludique et indispensable à quiconque désire comprendre l'Argentine telle qu'elle était hier et telle qu'elle est, hélas, demeurée quasi-inchangée jusqu'à aujourd'hui.

    1/ - Papa, ils vivent où les gens qui ne sont pas encore nés ? 2/ - Ce sont des gens qui n'existent pas Mafalda. Ils ne vivent nulle part. Pourquoi ? - Aaah... Non, pour rien. 3/ ... 4/... 5/ "Avant de venir, Réfléchissez !"

    Le monde de Mafalda, en dépit du jeune âge dont elle a pour toujours l'apparence, n'est donc pas un monde merveilleux où tout n'est que rires et chants, non. C'est un monde angoissé, cru et désanchanté, un cri de détresse entre rires et larmes. 

    19 novembre 2012

    Code Abrégé de la Route à l'usage des non-initiés

    11 commentairess
    Après quelques mois de présence en Argentine, s'il y a bien une chose dont je suis convaincu, c'est que conduire ici est un sport de combat. Du Mario Kart à échelle réelle,  les carapaces de tortue à balancer en moins... Le nombre impressionnant de dossiers d'accidents de la circulation dont sont saturés les tribunaux en est une triste preuve.

    Les Argentins sont, de leur propre aveu, les rois pour ne pas respecter les règles. Ceci permet notamment de comprendre comment, au cours de notre périple patagoniesque, nous avons réussi à parcourir 2600 Km en 18 heures sur des routes limitées à 120 pour les plus rapides (je vous laisse faire la moyenne horaire). Le Code de la route est plus une recommandation qu'une norme impérative sanctionnée comme telle. Sur le champ de bataille, difficile pour le novice de trouver ses marques...   

    Pour ceux et celles qui désireraient se rendre en Argentine et seraient assez téméraires pour prendre le volant, voici un vrai-faux Code Abrégé de la Route à l'usage des non-initiés, fruit de mes propres observations.


    " Code Abrégé de la Route "
     Applicable à peu près sur tout le territoire de la République d'Argentine



    Chapitre I : Champ d'application du présent Code

    Article 1 : Applicabilité territoriale et matérielle
    Le présent Code est applicable à l'ensemble du territoire terrestre de la République d'Argentine, en ce inclues les Islas Malvinas.
    Le présent Code régit les conditions d'utilisation de la route par les différents usagers.

    Article 2 : De la notion de route
    La notion route recouvre toute portion du territoire terrestre national, si inaccessible soit-elle, sur laquelle sont susceptibles de se déplacer les usagers tels que ci-après définis par l'article 3 du présent Code.
    La notion de route est indépendante de la notion de goudron ainsi que de toute autre forme de parement.
    Les voies de chemin de fer, les lignes de métro, les cours d'eau naturels et artificiels normalement alimentés ainsi que les océans sont exclus de cette définition.

    Article 3 : De la notion d'usager
    La notion d'usager englobe tous les véhicules, qu'ils soient motorisés auto-portés ou à traction animale, ainsi que les animaux.
    Un animal sellé est un véhicule usager.
    Un animal errant, parqué ou non, est un usager non véhicule.

    Chapitre I : De la signalisation routière

    Article 4 : Des panneaux de signalisation
    Les panneaux de signalisation se répartissent en trois groupes : le premier, le deuxième et le troisième. 

    Article 5 : Des panneaux du premier groupe
    Appartiennent au premier groupe les panneaux avec des trucs écrits en toutes lettres dedans, ainsi que, dans une moindre proportion, des nombres et des flèches.
    Les panneaux du premier groupe donnent des informations importantes telles que des indications de lieux et de direction. 

    Article 6 : Des panneaux du deuxième groupe
    Appartiennent au second groupe les panneaux contenant uniquement des chiffres.
    Les panneaux du second groupe, également appelés panneaux de limitation de vitesse, suggèrent une vitesse maximale idéale de conduite. 

    Article 7 : Des panneaux du troisième groupe
    Appartiennent au troisième groupe les panneaux qui ne sont ni du premier ni du deuxième groupe. 
    Les panneaux du troisième groupe donnent des informations importantes, telles que la présence de dangers imminents, grâce à des symboles sibyllins. Les usagers sont tenus d'en déchiffrer le sens avant que de se trouver confrontés à l'obstacle préalablement visé par le sus-dit panneau.

    Article 8 : Du marquage au sol
    Le marquage au sol, lorsqu'il existe, délimite autant qu'il se peut les bords de la route. La ligne centrale, continue ou discontinue, marque le centre de la route.
    Le marquage au sol peut également représenter des formes diverses, géométriques ou non, afin de distraire les passagers durant le voyage.
    Les voies tracées sur les routes ne lient en aucun cas le conduteur qui peut, à sa guise, rouler où il le souhaite.
    Le marquage au sol n'a aucune incidence sur les règles du dépassement telles que visées à l'article 13 du présent Code.

    Chapitre III : De quelques règles diverses

    Article 9 : Des priorités entre les différents usagers
    Les priorités entre usagers s'exercent selon l'ordre décroissant suivant :
    1/ Les trains en marche ;
    2/ Les vaches, les chevaux, les moutons ;
    3/ Les lamas, les vigognes, les guanacos, les autruches ;
    4/ Les pingouins ;
    5/ Les camions ;
    6/ Les tatous, les lièvres, les lapins ;
    7/ Les perdrix ;
    8/ Les chiens ;
    9/ Les voitures et autres véhicules motorisés ;
    10/ Les piétons.

    Article 10 : De l'obligation de s'arrêter
    Les usagers, à l'exception des animaux non-sellés, sont tenus de s'arrêter sur sommation des forces de l'ordre.
    Le feu rouge et le stop incitent les véhicules à s'arrêter en raison d'un danger actuel ou imminent. Sauf impossibilité manifeste d'avancer, ou la présence d'un péril grave, actuel ou imminent, les véhicules conservent en toute circonstance la possibilité de respecter ou non cette incitation.
    Contrairement à la présence d'une vache, d'un mouton ou de l'une quelconque des neuf premières catégories d'usagers visés à l'article 9 du présent Code, la présence d'un piéton sur la route n'est en aucun cas constitutive d'un danger grave, actuel ou imminent.

    Article 11 : Des intersections et des rond-points
    Dans les intersections, en l'absence d'indications données sur place par la signalisation adéquate, la priorité sera soit à droite, soit à gauche, et réciproquement.
    Dans les rond-points, en l'absence d'indications données sur place par la signalisation adéquate, la priorité appartiendra tantôt au véhicule qui entre dans le rond-point, tantôt à celui qui y circule pour en sortir, et inversement.
    En cas de doute, on appliquera les règles de priorités entre usagers telles que décrites à l'article 9 du présent Code.

    Article 12 : Des limitations de vitesse
    Les indications de limitation de vitesse sont données par les panneaux du deuxième groupe, tels que définis par l'article 6 du présent Code. 
    La vitesse maximale est celle indiquée sur le panneau. 
    Cette vitesse maximale reçoit une marge de tolérance de plus ou moins cent pour cent (100%). 

    Article 13 : Du dépassement
    Le dépassement est possible en toute circonstance, même mortelle pour autrui.

    Article 14 : Du piéton
    Le piéton n'a aucun droit.
    Le piéton doit se tenir sur le trottoir, à une distance d'au moins un mètre du bord de la route. 
    Le piéton ne pourra traverser la route qu'après avoir attentivement vérifié qu'aucun véhicule ne fasse marche en sa direction à une distance d'au moins cinq cent mètres.
    Les bandes parallèles blanches tracées sur le sol, ou "passage piéton", indiquent les zones où la présence du piéton est tolérée. Elles ne donnent pas priorité à ce dernier, même en cas de feu tricolore rouge ou de stop. 
    En cas d'accident, le piéton est frappé d'une présomption quasi absolue de faute.

    Article 15 : Sanctions
    Toute infraction aux dispositions du présent Code sera discrétionnairement constatée puis éventuellement sanctionnée, selon le bon vouloir des Force de l'Ordre qui sont libres de ne rien voir.

    5 septembre 2012

    Jean Pierre, coiffeur...

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    Hier je vous parlais de Jean Pierre, le coiffeur. Une grande découverte télévisuelle. Vous ne le connaissez pas encore, vous devez mourir d'impatience de découvrir qui est ce personnage. Je suis à peu près sûr que vous allez l'aimer. Le voici dans ses œuvres...



    So cliché, mais quand même, cette pub m'a fait mourir de rire. Le matin au réveil, ça fait du bien.

    Et vous, c'est quoi la dernière pub qui passe chez vous qui vous a fait rire ?

    28 mai 2011

    Quand se torcher le cul devient un geste beauté

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    C'est fortiche quand même... Dans les années 80 la pub pour le papier-cul c'était ça :


    Si l'on résume, la stratégie marketing du produit consistait en deux arguments :

    1/ Il sent super bon des parfums trop sympas que t'es obligé d'aimer : vanille d'Afghanistan, mangue de Bavière, pistache du Vercors, citron vert du Groenland... Tu vas kiffer ta race tellement ça va t'enchanter les narines.

    2/ Il est triple/quadruple/quintuple/nonuple épaisseur tellement solide qu'on pourrait blinder un char d'assaut avec. Car c'est important la solidité. Hé oui. Parce qu'il est un drame qui déshonore chaque jour des millions de gens à travers le monde et suscite des années de psychothérapie. Une affaire de santé publique : l'horreur du papier-cul qui cède sous tes doigts et que tu t'en fous plein les mains. Hé oué... Avoir du caca plein les doigts, c'est pas cool.

    Sauf que depuis cet âge d'or du papier extra solide et qui sent super bon, on a appris que :

    1/ Les parfums chimiques ça fait mourrir les petits lapins et les papillons. En plus tous ces produits ça peut irriter la rondelle et provoquer des longues maladies par rigolotes du tout. Mourir avec le cul pourri, ça ne fait définitivement pas rêver. C'est infra-marketing à donf'. Sans compter les effets puissamment hallucinogènes constaté sur certaines personnes hyper sensibles qui ont fini complètement junky !

    2/ Avec l'avènement de l'écologie politique on nous a appris que pour faire du papier il faut couper un arbre. Et couper un arbre ça fait pleurer les écureuils. Mais nous on aime bien les écureuils. On aime bien les petits lapins et les papillons aussi, qui sont tristes de voir pleurer leurs copains écureuils. Et nous on n'aime pas ce qui rend triste les animaux de la forêt magique.

    Du coup le papier-cul était devenu l'incarnation du mal absolu, le parangon de la vilénie concentré autour d'un rouleau de carton grisâtre. La rébellion sourdait aux portes des latrines. L'indignation montante faisait craindre le pire, l'irréparable. Alors qu'en Afrique du Nord les gens sont dans la rue et que la révolte gronde en Espagne, se dirigeait-on vers une grève générale du caca dans l'hexagone ?

    Il fallait donc réagir et changer tout ça. Pas le produit hein, non non, n'exagérons rien... Changer sa perception et son image seulement. En un mot : redorer le blason du feuillet de cellulose ouatée.
    Du coup les fabricants ont choisi de transformer le vilain papier toilette en... produit cosmétique ! Si si. Maintenant se torcher le cul, c'est über-glamour. Admirez la métamorphose :


    Et vous, vous prenez soin de votre peau vraiment partout ?

    smileys Forum

    Et un clin d'oeil à SaintLaz à qui je dois l'idée de ce billet.

    17 février 2011

    La leçon de géographie Suisse de Marie-Thérèse Porchet

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    Au détour d'un mail reçu très tôt ce matin, entre deux propositions de faire fortune à coup de compte en banque vacant (j'en reçois au moins deux par jour en ce moment, c'est dingue !), Le Docteur m'envoie un lien Gaytu Youtube qui fait du bien aux zygomatiques : la leçon de géographie Suisse de Marie-Thérèse Porchet.

    Marie-Thérèse Porchet, j'en avais entendu parler (en bien) sur des blogs, je l'avais vue à la télévision à ses débuts dans un crochet chez Patrick Sébastien (pfiou ça remonte !) mais mes souvenirs à son sujet étaient plutôt très flous, pour ne pas dire inexistants. Bilan de la leçon : je me suis poilé comme une baleine (y'a des baleines dans le Lac Léman ?).

    Hormis les pourtours du Lac Léman que j'ai arpenté l'été dernier lors de mon passage chez Olivier, Montreux, Vevey quelques villages lacustres et leurs très beaux vignobles, je connais très peu la Suisse,. Du coup ce sketch a ravivé d'excellents souvenirs de vacances tout en éveillant ma curiosité : ils sont vraiment comme ça les Suisses-Allemands ? Une enquête de terrain s'impose.
    A bon entendeur... smileys Forum


    Allez, parce que c'est vous, une séance de rigolo-thérapie gratuite.
    Ne me remerciez pas, c'est Le Docteur qui offre.



    P.S. :  vous avez pensé au concours du mois ? Il reste encore 11 jours pour participer !

    19 janvier 2011

    Rubber

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    Chargé d'un nombre invraisemblable de paires de jumelles, un homme avance dans le désert. Un peu plus loin un groupe de spectateurs semble l'attendre, parqués derrière un cordon de sécurité. Pendant que leur sont distribuées les jumelles, un agent de police les prend à partie et commence un curieux monologue :
    Pourquoi dans le E.T. de Steven Spielberg, l’extra-terrestre est-il marron ? « No reason ». Pourquoi dans Massacre à la Tronçonneuse de Hooper, les gens ne vont pas aux toilettes comme tout le monde dans la vraie vie ?  « No reason ». Pourquoi ne voit-on pas l'air autour de nous ? « No reason ». Parce que tous les bons films sont fondés sur le « No reason » et que la vie est essentiellement composée de « No reason », ce film sera un hommage au   « No reason ».
    Nous  voilà prévenus ! Les spectateurs braquent leurs jumelles vers l'horizon, le spectacle va pouvoir commencer, ou pas. C'est par ce prologue surréaliste que n'auraient pas renié les  Monty Python que débute Rubber.

    Ce que j'adore au cinéma, c'est la faculté qu'ont certains films de nous faire basculer dans la quatrième dimension avec le plus grand aplomb du monde et de défier les lois les plus élémentaires de la rationalité. Rubber se place sans conteste au rang de ces ovni cinématographiques.

    L'histoire est cette d'un... pneu. Oui, un pneu. Un pneu abandonné dans le sable du désert californien qui s'éveille, reprend (?) vie, recouvre force et vigueur et s'en va rouler de par le monde. Mais attention, il ne s'agit pas d'un pneu ordinaire : doté de redoutables pouvoirs psychokinétiques, celui-ci est de la race des tueurs. Passé l'acte fondateur de la première victime dont une innocente bouteille plastique fera les frais, repoussant sans cesse les limites de sa folie meurtrière, les cadavres s'accumulent. Et bientôt une enquête policière commence : qui a trucidé la femme de ménage dans ce motel en bord de route ? C'est donc aux aventures de ce pneu tueur, mystérieusement attiré par une jolie fille à la voiture rouge, que les spectateurs incrédules assistent. Mise en abîme plutôt déroutante au début, le film est en effet commenté de l'intérieur par ses propres spectateurs. Du foutage de gueule, certainement, mais aussi le parti pris d'un ton volontairement décalé et d'une narration qui entremêle en réalité deux histoires dont l'interaction, d'abord passive, ira crescendo.

    Film de genre, Rubber manie avec panache les ressorts de la comédie et du cinéma gore. On rit de situations totalement burlesques, voire parfois ubuesques, tout autant que l'on se réjouit de quelques magnifiques gerbes d'hémoglobine visqueuse telles que le cinéma gore pouvait nous en offrir à son âge d'or.  La trame de l'histoire est assez simple, linéaire, qui s'articule autour de trois pôles : l'enquête policière, la mystérieuse fille à la voiture rouge, et ce groupe de spectateurs qui vit au rythme des péripéties du serial killer vulcanisé. Et la sauce prend ! Outre son caractère très très décalé qui avait tout pour me plaire, j'ai été d'emblée séduit par la photographie absolument magnifique ainsi que les superbes lumières du film. Ca donne envie d'aller en Californie tout ça. La bande son très soignée et jamais envahissante n'est pas en reste non plus, cosignée par l'un des membres des so frenchie Justice  : la classe.

    Décalé, insolent, gore, plutôt fun et visuellement très beau, Rubber peut certes paraître comme un vaste foutage de gueule, mais un foutage de gueule qui a du panache, sans être non plus le film de la décennie, n'exagérons rien. A déconseiller aux grincheux, à consommer sans modération pour les autres. Et dernière petite chose : c'est un film français ! Preuve que l'on est nous aussi capables de produire des petites choses tout à fait intéressantes dans un terrain de jeu étroitement gardé par quelques réalisateurs de talent dont j'avais pu parler ici il y a quelques semaines.


    Le site internet de Rubber le film

    27 septembre 2010

    Branlage neuronal

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    En juillet dernier, lors de mon passage à Evian, nous sommes allés visiter avec Olivier l'exposition H²O - sur le thème de l'eau donc - au Palais de la Lumière. C'est ainsi que furent pompeusement rebaptisés les anciens thermes  aujourd'hui convertis en centre d'exposition. Y étaient exposées des oeuvres de la Collection Sandretto Re Rebaudengo qui, paraît-il, est "prestigieuse".

    L'exposition en elle même ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. A vrai dire nous avons globalement été un petit peu déçus, même si certaines créations ne manquaient pas d'intérêt. En réalité, un dés éléments gênants dans cette histoire fut de bien souvent ne pas comprendre de premier abord l'angle de l'artiste. Nos trois regards convergents furent - neuf fois sur dix - incapables d'analyser les oeuvres dans le sens qu'avait voulu leur donner l'artiste, ou du moins celui que le commissaire de l'expo avait cru bon d'attribuer à l'artiste. Morceaux choisis !

    Il y eut tout d'abord cette table en verre sur laquelle étaient placés des récipients transparents remplis de liquide noir, et reliés entre eux par un réseau de tubes transparents assurant le fonctionnement de ce jeu de vases communicants. Réfléchissons ensemble quelques secondes : une exposition sur l'eau, du liquide noir qui suppure dans des bocaux et qui se répand en sous-sol... Oui, c'est évident : il s'agit d'une vision allégorique de la pollution. On met un peu de mazout par ici (quelques centaines de millions de mètres cubes) et hop  ! Miracle de la physique, aussitôt ça dégueulasse toute la planète. Bien vu ! C'est joli, ludique, triste aussi.
    Hein ? Comment ? C'est pas ça du tout ? Ha bon... mais cékoidonk alors qu'il a voulu dire l'artiste ? Vite, ouvrons le catalogue de l'exposition. Irène, Madame le Commissaire, va nous éclairer de toute sa science :
     "Tous les récipients contiennent un liquide noir qui, selon le principe des vases communicants, s'écoule osmotiquement d'un récipient à l'autre à travers une série de tubes.
    Jusque là tout va bien, on n'est pas trop cons, on a bien vu la même chose. En revanche "osmotiquement" ça calme ! Ca c'est du mot qu'il est lourd. Tellement lourd qu'il ne veut rien dire. Vérifiez vous-même dans votre dico : ce mot est encore inconnu de la langue française. Mais bon, ne nous arrêtons pas à si peu  et poursuivons la lecture des explications :
    L'oeuvre dans sa simplicité ne semble pas dangereuse, si ce n'est pour sa fragilité  ou pour la possibilité pour le spectateur de se tâcher d'encre noire.
    Ha bé non, elle est pas dangereuse l'oeuvre, sinon on ne l'exposerait pas au public. Si ? Et puis depuis quand la fragilité est-elle dangereuse ? C'est intéressant comme concept ! Ha, c'est donc de l'encre de chine le liquide noir ? Mais on s'en fout un peu non ? Ca aurait pu être de l'encre de seiche, de la peinture noire, de l'huile de friture hyper sur-saturée ou tout autre liquide noir. Pourquoi de l'encre ? Tiens, lisons la suite, on aura certainement la réponse.
    Mais c'est justement cette possibilité [de se tâcher, NdTM] qui suggère l'inévitabilité d'une "contamination", le coeur de ce travail, que l'artiste a représenté comme une réflexion sur la paranoïa culturelle de la contamination par le Sida."
    Ha oui, vu comme ça c'est beaucoup plus clair. Le Sida... mwoui... si vous voulez. Mais pourquoi limiter l'interprétation au Sida en particulier ? Sans amoindrir les dégâts que cause ce virus, la grippe n'est-elle pas contagieuse elle aussi ? La contamination doit-elle avoir une lecture univoque ?  Et le concept de "paranoïa culturelle" me laisse on-ne-peut plus perplexe. De quelle culture s'agit-il ? Pourquoi pas une paranoïa sociale  ou collective ? Voire une paranoïa tout-court ? Hein ? C'est bien joli d'utiliser des expressions choc mais encore faut-il qu'elles le soient à bon escient et qu'elles aient un sens.  Ah oui, et tant qu'on en est à la table en verre, je ne trouve aucune explication sur le pourquoi du comment de l'encre de chine.  Si c'est bien du Sida qu'il s'agit, pourquoi n'avoir pas utilisé un liquide rouge à la place ? Du sang d boeuf, du sirop de grenadine, ou du jus de tomate par exemple. Ca tâche plutôt bien ça aussi. Car le Sida se transmet bien par le sang, et pas par contact avec de l'encre de chine, non ? Tiens, Irène n'a pas de néologisme de son cru pour nous expliquer tout cela...

    Quelques pas plus loin nous voici devant un parterre ou sont disposées des dalles de linoleum découpées à la main formant un cheminement en "v". Au mur sont projetées des silhouettes, et un hautparleur diffuse des chuchotements indistincts. D'accord d'accord... Au secours, ouvrons vite le livret explicatif, Irène à la rescousse ! Accrochez-vous, c'est de la bonne :
    "L'installation est une représentation populaire. Les trois éléments qui la composent -  le fleuve, le choeur et le son -  transforment le lieu en espace sacré. Le spectateur accepte la convention du rite et idéalement étend la dimension même du choeur.
    L'universalité de la situation est simplifiée par la contemporanéité des matériaux, comme si nous réussissions à regarder le présent en réduisant le temps qu'il contient. Le brouhaha de fond des jeunes filles, visualisées par l'artiste dans le dessin mural réalisé devient le grondement du fleuve, transformant l'eau en son et le fleuve en être.
    "
    Reprenons pas à pas ce pamphlet d'ésotérisme pur qui confine au grandiose, reléguant le Manifeste du surréalisme au rang d'une mauvaise chronique people dans Closer.
    L'installation est une représentation populaire. 
    Je crois qu'il manque des mots dans cette phrase. Une représentation populaire vous avez dit ? Populaire dans quel sens ? Je pose la question parce que ce mot en a plusieurs qui ne recouvrent pas exactement la même chose. Populaire au sens de "qui appartient au peuple" au quel cas on devrait se reconnaitre dans la mise en scène ? Hum, non... pas vraiment. Le linoleum, désolé, c'est nase et moi pas plus que mes coreligionnaires ne nous sommes reconnus là dedans. Ou alors populaire au sens de "qui est accessible au peuple" ce qui n'est guère flatteur pour le peuple. Le peuple - que dis-je, la plèbe ! - serait-il à ce point indigent qu'il faille - par une simplification outrancière - se rabaisser à son tout petit niveau pour qu'il entre dans la compréhension d'une oeuvre que l'on estimera à sa portée ? Merci pour cet élan de considération qui nous ferait presque prendre des vessies pour des lanternes. Du coup l'explication commence par une phrase aussi impénétrable que l'oeuvre qu'elle est censée décortiquer pour nous. Je sais pas mais je le sens assez mal ce coup là. D'ailleurs la suite nous démontre qu'Irène était fort inspirée ce jour là.
    Les trois éléments qui la composent -  le fleuve, le choeur et le son -  transforment le lieu en espace sacré.
    Ha bon ? J'ai du manquer un paragraphe là... Attendez je relis. Bé non... j'ai rien manqué du tout. Alors là, faut qu'on m'explique un petit peu, j'ai franchement du mal à suivre. Pourtant j'y mets toute ma bonne volonté. Je ne comprends pas en quoi un fleuve (même stylisé par des morceaux de linoleum marronnasses),  un choeur (des silhouettes sur un mur) et du son mis ensemble auraient la vertu de se transsubstantier en espace sacré. Et d'ailleurs, que vient foutre le sacré ici ? Parce qu'à ce compte là, prenons l'exemple volontairement trivial des pissotières publiques : de l'eau qui coule, des gens qui pissent ensemble, et parfois quelques sifflotements joyeux qui viennent ponctuer cette belle cérémonie, tous les ingrédients sont réunis. En voilà une belle cathédrale !
    Le spectateur accepte la convention du rite et idéalement étend la dimension même du choeur.
    Ok pour la fin : en me plaçant comme spectateur, j'agrandis l'espace de l'oeuvre en m'intégrant - à l'insu de mon plein gré - dans ce choeur virtuel, et alors même que je reste silencieux. Mwoué, admettons.  C'est peut être la partie la moins capylotractée de tout le livret. Faisons preuve de magnanimité envers Irène pour cette fois. La pauvre avait dû fumer son montblanc.
    En revanche, l'affirmation selon laquelle j'accepterais la "convention du rite" me laisse totalement circonspect.  En effet, sachez tout d'abord, chère Irène, que silence ne vaut pas acceptation. Le fait de me placer en observateur ne me conduit pas de facto à me positionner en acteur d'une situation bien particulière qu'est celle du rite. D'ailleurs je note l'expression "convention du rite". Mais de quelle convention parlons-nous ma chère Irène ? Et de quel rite ? Si j'en crois mon dictionnaire, le rite dans son sens le plus large, désigne un ensemble de pratiques réglées ayant un caractère sacré ou symbolique. Quelles sont alors les règles de ce rite ? Quel en est le rituel ? Se réunir autour de confettis en linoleum pour marmonner tous ensemble des borborygmes incompréhensibles ? Mais oui mais oui... et le raton laveur il met la tablette de chichon dans  le papier hallu !

    Vous croyez avoir atteint le somment ? Que nenni. Un bon conseil : bouclez votre combinaison en néoprène, on va franchir le mur du çon.
    L'universalité de la situation est simplifiée par la contemporanéité des matériaux, comme si nous réussissions à regarder le présent en réduisant le temps qu'il contient.
    Oui, je vous avais prévenu... Ca grimpe très fort. J'ai mal à la tête. Vite un aspirine...

    Alors le linoleum en termes de matériau contemporain, on repassera ! Ensuite le caractère universel de la situation, excusez moi mais je pige pas. Je sais pas vous mais personnellement me retrouver nez à nez avec un fleuve qui parle et du linoleum éparpillé, tout en ayant conscience de réduire le volume de temps contenu dans le présent, j'avoue que ce sont des expériences encore inédites...
    En réalité, j'ai peur de comprendre tout à coup : Irène et des copines à elle se réunissent régulièrement dans un hangar agricole et là toute la nuit elles sniffent de la colle en mâchouillant des morceaux de linoleum, bercées par de la musique d'un autre monde tellement hardos que même au technival il n'en ont pas voulu. Et là, forcément, elles réussissent à "regarder le temps présent en réduisant le temps qu'il contient". Parfois elles s'amusent à démontrer le dernier théorème de Fermat en gobant des shots d'acétone et de ricoré. Une vraie junkie cette Irène...
    Le brouhaha de fond des jeunes filles, visualisées par l'artiste dans le dessin mural réalisé devient le grondement du fleuve, transformant l'eau en son et le fleuve en être."
    Voilà ce qu'il se passe quand on sniffe de la colle à linoleum : on voit des choses bizarres...  D'autres qui sniffaient du cactus hallucinogène voyaient des mouches bourdonnantes et des anneaux partout. Elle elle voit un mur qui parle et un fleuve vivant. Ben oui. Il paraît  que les plus grands artistes plongent dans la drogue, que ça stimule leur créativité. Regardez par exemple Jim Morisson, John Lennon, Kurt Cobain... dans la drogue. Regardez inversement Lara Fabian : elle ne se drogue pas !

    Au final cette expo était davantage à visiter pour son livret que pour ses oeuvres, un peu décevantes comme je l'ai déjà expliqué car le lien avec l'eau nous est apparu très lointain. Surtout pour cette pauvre Irène qui - elle - n'a pas du en boire souvent, de l'eau !

    30 août 2010

    La blagounette du lundi

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    Une dame chez le médecin se lamente :

    - Docteur, j'en peux plus, je suis moche, je me sens trop grosse... Je ne sais plus quoi faire docteur...
    - Mais non madame, vous n'êtes pas si grosse...
    - Mais siiiiii docteur... Je suis grosse. Vraiment trop grosse. Tout le monde me traite de grosse vache.
    - Allons allons madame, je vous assure que vous exagérez.  Allez, asseyez-vous, ouvrez la bouche et faites "Meuh".

      17 juin 2010

      Quai d'Orsay - Chroniques diplomatiques

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      Arthur est un peu stressé ce matin là. Il a rendez-vous en haut lieu. En très haut lieu. Je dirais même un rendez-vous au sommet. Dans quelques minutes il va rencontrer Alexandre Taillard de Vorms, le Ministre des affaires étrangères. C'est un rendez-vous important vous comprenez, qui risque de changer sa vie. Ça c'est sûr, et Arthur n'imagine pas à quel point ni de quelle manière.
      Pénétrant dans le boudoir comme un ouragan dans un clapier, le tempétueux Taillard de Vorms propose à Arthur de l'intégrer dans sa garde rapprochée. Sa mission ? Les "langages", autrement dit la rédaction de ses discours. Arthur ne le sait pas encore mais il vient sans le vouloir d'être happé dans la quatrième dimension, celle des cabinets ministériels, des secrets d'alcôve, des coups-de-putage, des réseaux d'influence, en un mot : de la diplomatie, à la sauce Taillard de Vorms. Autant vous le dire tout de suite : Arthur n'est pas au bout de ses peines !

      Basée sur la véritable histoire du scénariste, Abel Lanzac, qui fut conseiller de Dominique de Villepin (car c'est bien de lui dont il s'agit dans cette bande dessinée) Quai d'Orsay est un véritable petit bijou. Le lecteur est plongé au cœur d'une gigantesque machine dont personne ne semble véritablement comprendre le fonctionnement hormis le Taillard de Vorms lui même, un peu comme si l'on pénétrait à l'intérieur du château de Franz Kafka. La politique internationale y prend une dimension étourdissante articulée non pas autour de mécanismes simples mais structurée par de vagues concepts abstraits intellectuellement séduisants quoique vide de sens, loin, très loin des préoccupations des petites gens, concepts à la portée des seuls grands de ce monde, et encore... Arthur va ainsi découvrir les joies de l'humiliation, les discours devant l'ONU, du diplomatiquement correct, les nuits de travail interminables à écrire et réécrire un discours dont les exigences varient d'une heure à l'autre sans crier gare, les sautes d'humeur d'un homme impatient que rien ne semble pouvoir arrêter si ce n'est un stabiloboss usé, les coups bas entre conseillers... " Quand tu fais un coup de pute à quelqu'un, c'est pas que tu lui veux du mal. C'est comme une caresse. Ici c'est comme ça qu'on fait l'amour "  lui confiera un collègue.

      Le personnage de Taillard de Vorms est vraiment spectaculaire, charismatique, qui semble constamment planer à des kilomètres au dessus de la masse plébéienne. Il faut accorder une mention spéciale au rendu des mouvements du Ministre, d'une rare amplitude, qui en font un véritable courant d'air, au point que chacune de ses entrées est ponctuée par un violent claquement de porte "VLON". Le travail sur  la restitution de sa diction est en outre très soigné : je me suis amusé à lire le texte en ayant la voix de Villepin en tête et je puis vous assurer que je m'y suis cru, ça marche du tonnerre ! Le choix des mots, les intonations, les phrases sibyllines, tout y est ! Un véritable régal.

      Contrebalançant ce personnage étourdissant, vient la figure du flegmatique Maupas, toujours calme et presque serein même lorsque tout est au plus mal et qu'une crise internationale menace la paix mondiale. Un personnage dont apprend finalement assez peu de choses, presque avare de ses mots, mais dont on comprend qu'il est en quelque sorte l'âme du lieu, celui qui connait les ficelles du métier et tire du bout des doigts des cordelettes invisibles grâce auxquelles le fragile équilibre du monde est préservé.
      Je ne vous passerai pas tous les personnages en revue, il y en a un certain nombre et sont tous plutôt bien travaillés.


      Au final Quai d'Orsay est un ensemble riche, très vivant, à l'humour subtilement décalé  (j'ai franchement bien ri à de nombreuses reprises) et servi par un trait incisif relativement souple qui donne au dessin vivacité et panache. Bref, une réussite !
      La première page indique "Tome 1", ce qui signifie qu'il y aura sûrement un tome 2. Vue la vitesse à laquelle j'ai dévoré les 96 pages, je ne vous cache pas que j'ai hâte d'en lire la suite !

      Quai d'Orsay - Chroniques diplomatiques
      par Blain et Lanzac
      Edité par Dargaud

      13 juin 2010

      Au secours : ça pousse !!

      19 commentairess
      Le jardinage, c'est comme l'Équipe de France :  il y a ceux qui veulent y croire et ceux qui partent défaitistes (non, restez encore un peu, il ne sera plus question de foot dans ces lignes, promis juré). Un certain nombre d'entre vous ont  précédemment avoué (si si... j'ai les noms !!) leur profond scepticisme quant la réussite de mon entreprise scientifique : faire pousser des graines de  lotus. Certains ont même crié à la mascarade lorsque je publiais la première photo de mon triomphe. Je ne leur en veux pas, leur jalousie me glisse dessus comme de l'eau  sur les plumes d'un canard (coin coin coin).

      Alors, quinze jours après les débuts de l'expérience,  quels sont les résultats ? Vous avez assisté presque en direct, les yeux gorgés d'émotion, à la germination de la première plantule et de sa petite sœur, tandis que je croyais la troisième malencontreusement morte née. J'avais d'ailleurs déjà allumé un cierge funéraire en sa mémoire et m'apprêtais à entonner le Kyrie XVIII lorsque, Ô Miracle, je découvrais deux jours plus tard une petite protubérance verte s'extirper hors de son armure marron. Je n'en croyais pas mes yeux...  It's aliiiiiive !! Du coup ce sont bien les TROIS graines (oui trooooooooooooois !!)  qui ont germé. Suis trop fier de moi. smileys Forum



      Un, deux et trois... C'est-y pas bô ?

      Par contre, je commence à m'inquiéter un peu : ça pousse rudement bien ces petites choses là. Trop bien même.... On dirait de fines lianes qui s'entortillent dans le bocal et deux d'entre elles sortent la tête hors de l'eau. Enfin, la tête, c'est vite dit... Ça ressemble plutôt à des pointes de flèche, un peu inquiétantes (cf. photo n°3). Je me demande comment ça va pouvoir évoluer : sont-ce les prémices d'une future feuille ou  l'embryon d'une  puissante mâchoire carnassière ? Pour tout vous dire, parfois le soir j'ai l'impression qu'elles ondulent lentement lorsque j'ai le dos tourné et que dès que je les regarde fixement, hop, elles se figent. Et si j'étais parano (non, je ne suis pas parano, non je ne suis pas parano), je dirais même qu'il m'arrive de les entendre chuchoter dans mon dos, comme si elles préparaient un mauvais coup. Étrange étrange... D'ailleurs, ça ne vous rappelle rien à vous cette histoire de plantes  mutantes qui deviennent des monstres ?


      Gasps...
      Je vais aller acheter du désherbant total moi... on n'est jamais trop prudent ! smileys Forum
       A suivre ...

      1 mai 2010

      Smells Like Tata Yoyo

      9 commentairess
      Personne n'en avait rêvé. Pas grave, ils l'ont fait quand même.



      smileys Divers

      Cette pépite est l'oeuvre des OGM - Orchestres Génétiquement Modifiés. Allez faire un tour sur leur site où vous pourrez écouter une assez bonne "reprise" des Frères Jacques.
      Petit détail qui montre à quel point ces gens là sont dérangés : le site est disponible en français et en... latin. Si si...