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  • 27 septembre 2010

    Branlage neuronal

    En juillet dernier, lors de mon passage à Evian, nous sommes allés visiter avec Olivier l'exposition H²O - sur le thème de l'eau donc - au Palais de la Lumière. C'est ainsi que furent pompeusement rebaptisés les anciens thermes  aujourd'hui convertis en centre d'exposition. Y étaient exposées des oeuvres de la Collection Sandretto Re Rebaudengo qui, paraît-il, est "prestigieuse".

    L'exposition en elle même ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. A vrai dire nous avons globalement été un petit peu déçus, même si certaines créations ne manquaient pas d'intérêt. En réalité, un dés éléments gênants dans cette histoire fut de bien souvent ne pas comprendre de premier abord l'angle de l'artiste. Nos trois regards convergents furent - neuf fois sur dix - incapables d'analyser les oeuvres dans le sens qu'avait voulu leur donner l'artiste, ou du moins celui que le commissaire de l'expo avait cru bon d'attribuer à l'artiste. Morceaux choisis !

    Il y eut tout d'abord cette table en verre sur laquelle étaient placés des récipients transparents remplis de liquide noir, et reliés entre eux par un réseau de tubes transparents assurant le fonctionnement de ce jeu de vases communicants. Réfléchissons ensemble quelques secondes : une exposition sur l'eau, du liquide noir qui suppure dans des bocaux et qui se répand en sous-sol... Oui, c'est évident : il s'agit d'une vision allégorique de la pollution. On met un peu de mazout par ici (quelques centaines de millions de mètres cubes) et hop  ! Miracle de la physique, aussitôt ça dégueulasse toute la planète. Bien vu ! C'est joli, ludique, triste aussi.
    Hein ? Comment ? C'est pas ça du tout ? Ha bon... mais cékoidonk alors qu'il a voulu dire l'artiste ? Vite, ouvrons le catalogue de l'exposition. Irène, Madame le Commissaire, va nous éclairer de toute sa science :
     "Tous les récipients contiennent un liquide noir qui, selon le principe des vases communicants, s'écoule osmotiquement d'un récipient à l'autre à travers une série de tubes.
    Jusque là tout va bien, on n'est pas trop cons, on a bien vu la même chose. En revanche "osmotiquement" ça calme ! Ca c'est du mot qu'il est lourd. Tellement lourd qu'il ne veut rien dire. Vérifiez vous-même dans votre dico : ce mot est encore inconnu de la langue française. Mais bon, ne nous arrêtons pas à si peu  et poursuivons la lecture des explications :
    L'oeuvre dans sa simplicité ne semble pas dangereuse, si ce n'est pour sa fragilité  ou pour la possibilité pour le spectateur de se tâcher d'encre noire.
    Ha bé non, elle est pas dangereuse l'oeuvre, sinon on ne l'exposerait pas au public. Si ? Et puis depuis quand la fragilité est-elle dangereuse ? C'est intéressant comme concept ! Ha, c'est donc de l'encre de chine le liquide noir ? Mais on s'en fout un peu non ? Ca aurait pu être de l'encre de seiche, de la peinture noire, de l'huile de friture hyper sur-saturée ou tout autre liquide noir. Pourquoi de l'encre ? Tiens, lisons la suite, on aura certainement la réponse.
    Mais c'est justement cette possibilité [de se tâcher, NdTM] qui suggère l'inévitabilité d'une "contamination", le coeur de ce travail, que l'artiste a représenté comme une réflexion sur la paranoïa culturelle de la contamination par le Sida."
    Ha oui, vu comme ça c'est beaucoup plus clair. Le Sida... mwoui... si vous voulez. Mais pourquoi limiter l'interprétation au Sida en particulier ? Sans amoindrir les dégâts que cause ce virus, la grippe n'est-elle pas contagieuse elle aussi ? La contamination doit-elle avoir une lecture univoque ?  Et le concept de "paranoïa culturelle" me laisse on-ne-peut plus perplexe. De quelle culture s'agit-il ? Pourquoi pas une paranoïa sociale  ou collective ? Voire une paranoïa tout-court ? Hein ? C'est bien joli d'utiliser des expressions choc mais encore faut-il qu'elles le soient à bon escient et qu'elles aient un sens.  Ah oui, et tant qu'on en est à la table en verre, je ne trouve aucune explication sur le pourquoi du comment de l'encre de chine.  Si c'est bien du Sida qu'il s'agit, pourquoi n'avoir pas utilisé un liquide rouge à la place ? Du sang d boeuf, du sirop de grenadine, ou du jus de tomate par exemple. Ca tâche plutôt bien ça aussi. Car le Sida se transmet bien par le sang, et pas par contact avec de l'encre de chine, non ? Tiens, Irène n'a pas de néologisme de son cru pour nous expliquer tout cela...

    Quelques pas plus loin nous voici devant un parterre ou sont disposées des dalles de linoleum découpées à la main formant un cheminement en "v". Au mur sont projetées des silhouettes, et un hautparleur diffuse des chuchotements indistincts. D'accord d'accord... Au secours, ouvrons vite le livret explicatif, Irène à la rescousse ! Accrochez-vous, c'est de la bonne :
    "L'installation est une représentation populaire. Les trois éléments qui la composent -  le fleuve, le choeur et le son -  transforment le lieu en espace sacré. Le spectateur accepte la convention du rite et idéalement étend la dimension même du choeur.
    L'universalité de la situation est simplifiée par la contemporanéité des matériaux, comme si nous réussissions à regarder le présent en réduisant le temps qu'il contient. Le brouhaha de fond des jeunes filles, visualisées par l'artiste dans le dessin mural réalisé devient le grondement du fleuve, transformant l'eau en son et le fleuve en être.
    "
    Reprenons pas à pas ce pamphlet d'ésotérisme pur qui confine au grandiose, reléguant le Manifeste du surréalisme au rang d'une mauvaise chronique people dans Closer.
    L'installation est une représentation populaire. 
    Je crois qu'il manque des mots dans cette phrase. Une représentation populaire vous avez dit ? Populaire dans quel sens ? Je pose la question parce que ce mot en a plusieurs qui ne recouvrent pas exactement la même chose. Populaire au sens de "qui appartient au peuple" au quel cas on devrait se reconnaitre dans la mise en scène ? Hum, non... pas vraiment. Le linoleum, désolé, c'est nase et moi pas plus que mes coreligionnaires ne nous sommes reconnus là dedans. Ou alors populaire au sens de "qui est accessible au peuple" ce qui n'est guère flatteur pour le peuple. Le peuple - que dis-je, la plèbe ! - serait-il à ce point indigent qu'il faille - par une simplification outrancière - se rabaisser à son tout petit niveau pour qu'il entre dans la compréhension d'une oeuvre que l'on estimera à sa portée ? Merci pour cet élan de considération qui nous ferait presque prendre des vessies pour des lanternes. Du coup l'explication commence par une phrase aussi impénétrable que l'oeuvre qu'elle est censée décortiquer pour nous. Je sais pas mais je le sens assez mal ce coup là. D'ailleurs la suite nous démontre qu'Irène était fort inspirée ce jour là.
    Les trois éléments qui la composent -  le fleuve, le choeur et le son -  transforment le lieu en espace sacré.
    Ha bon ? J'ai du manquer un paragraphe là... Attendez je relis. Bé non... j'ai rien manqué du tout. Alors là, faut qu'on m'explique un petit peu, j'ai franchement du mal à suivre. Pourtant j'y mets toute ma bonne volonté. Je ne comprends pas en quoi un fleuve (même stylisé par des morceaux de linoleum marronnasses),  un choeur (des silhouettes sur un mur) et du son mis ensemble auraient la vertu de se transsubstantier en espace sacré. Et d'ailleurs, que vient foutre le sacré ici ? Parce qu'à ce compte là, prenons l'exemple volontairement trivial des pissotières publiques : de l'eau qui coule, des gens qui pissent ensemble, et parfois quelques sifflotements joyeux qui viennent ponctuer cette belle cérémonie, tous les ingrédients sont réunis. En voilà une belle cathédrale !
    Le spectateur accepte la convention du rite et idéalement étend la dimension même du choeur.
    Ok pour la fin : en me plaçant comme spectateur, j'agrandis l'espace de l'oeuvre en m'intégrant - à l'insu de mon plein gré - dans ce choeur virtuel, et alors même que je reste silencieux. Mwoué, admettons.  C'est peut être la partie la moins capylotractée de tout le livret. Faisons preuve de magnanimité envers Irène pour cette fois. La pauvre avait dû fumer son montblanc.
    En revanche, l'affirmation selon laquelle j'accepterais la "convention du rite" me laisse totalement circonspect.  En effet, sachez tout d'abord, chère Irène, que silence ne vaut pas acceptation. Le fait de me placer en observateur ne me conduit pas de facto à me positionner en acteur d'une situation bien particulière qu'est celle du rite. D'ailleurs je note l'expression "convention du rite". Mais de quelle convention parlons-nous ma chère Irène ? Et de quel rite ? Si j'en crois mon dictionnaire, le rite dans son sens le plus large, désigne un ensemble de pratiques réglées ayant un caractère sacré ou symbolique. Quelles sont alors les règles de ce rite ? Quel en est le rituel ? Se réunir autour de confettis en linoleum pour marmonner tous ensemble des borborygmes incompréhensibles ? Mais oui mais oui... et le raton laveur il met la tablette de chichon dans  le papier hallu !

    Vous croyez avoir atteint le somment ? Que nenni. Un bon conseil : bouclez votre combinaison en néoprène, on va franchir le mur du çon.
    L'universalité de la situation est simplifiée par la contemporanéité des matériaux, comme si nous réussissions à regarder le présent en réduisant le temps qu'il contient.
    Oui, je vous avais prévenu... Ca grimpe très fort. J'ai mal à la tête. Vite un aspirine...

    Alors le linoleum en termes de matériau contemporain, on repassera ! Ensuite le caractère universel de la situation, excusez moi mais je pige pas. Je sais pas vous mais personnellement me retrouver nez à nez avec un fleuve qui parle et du linoleum éparpillé, tout en ayant conscience de réduire le volume de temps contenu dans le présent, j'avoue que ce sont des expériences encore inédites...
    En réalité, j'ai peur de comprendre tout à coup : Irène et des copines à elle se réunissent régulièrement dans un hangar agricole et là toute la nuit elles sniffent de la colle en mâchouillant des morceaux de linoleum, bercées par de la musique d'un autre monde tellement hardos que même au technival il n'en ont pas voulu. Et là, forcément, elles réussissent à "regarder le temps présent en réduisant le temps qu'il contient". Parfois elles s'amusent à démontrer le dernier théorème de Fermat en gobant des shots d'acétone et de ricoré. Une vraie junkie cette Irène...
    Le brouhaha de fond des jeunes filles, visualisées par l'artiste dans le dessin mural réalisé devient le grondement du fleuve, transformant l'eau en son et le fleuve en être."
    Voilà ce qu'il se passe quand on sniffe de la colle à linoleum : on voit des choses bizarres...  D'autres qui sniffaient du cactus hallucinogène voyaient des mouches bourdonnantes et des anneaux partout. Elle elle voit un mur qui parle et un fleuve vivant. Ben oui. Il paraît  que les plus grands artistes plongent dans la drogue, que ça stimule leur créativité. Regardez par exemple Jim Morisson, John Lennon, Kurt Cobain... dans la drogue. Regardez inversement Lara Fabian : elle ne se drogue pas !

    Au final cette expo était davantage à visiter pour son livret que pour ses oeuvres, un peu décevantes comme je l'ai déjà expliqué car le lien avec l'eau nous est apparu très lointain. Surtout pour cette pauvre Irène qui - elle - n'a pas du en boire souvent, de l'eau !

    16 commentaires:

    1. Vue de la Savoie (on est loin d’être au niveau de la Haute-Savoie !) ça fait exposition complexé qui veut faire aussi bien qu’à Paris ! Qui pète plus haut que son cul quoi.
      Bon c’est un réflexe de cul-terreux de rejeter au parisianisme ce qui paraît loin des bonnes valeurs terriennes. Et les Parisiens n’y sont pour rien. (Histoire de ne pas me faire d’ennemi).
      Mais c’est un signe de décadence de faire des emballages/mode d’emploi qui dépassent le contenu. On a plus rien à dire. (Quelle époque germaine !)

      Madame Irène, la commissaire, flache-t-elle avec des radars à QI ?

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    2. Ah! l'Art contemporain!
      Entre lui et moi se dresse une muraille d'incompréhension totale. Il n'y a qu'en musique que je trouve encore mon compte, parce que je fréquente des compositeurs "rétrogrades".

      Tu as dans ce billet magnifique rendu un hommage poignant à Irène dont j'ai ainsi le bonheur de pouvoir savourer l'exquise prose.
      Je m'étais jadis fendu d'une page encore trop tendre à la suite de l'irruption en nos locaux de décorations artistiques, dont quelque chose qui ressemble à un bout de charpente / un élément de potence / un cale-porte géant. Nous n'eûmes hélas jamais, malgré les promesses, d'identification des oeuvres ni des coupables.

      La création réclame désormais une explicitation textuelle qui ne m'excite qu'à peine. Et j'en reviens systématiquement à la conclusion que le foutage de gueule systématisé, institutionnalisé, ça a l'air de bien rapporter aux intéressés. Autant aux amateurs de lino qu'à Irène et ses comparses.

      Allez, je vais planter aléatoirement quelques clous rouillés sur une planche pourrie et voir combien je pourrais en tirer. On ne sait jamais.

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    3. C'est souvent le cas, alors je ne lis plus les analyses des commissaires d'exposition... comme si on était pas assez malin pour se faire notre propre idée!!

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    4. En effet c'est souvent le cas dans des expos.

      "Ouiiiiii l'auteur a voulu démontrer le rapport entre la mort et l'au-delà, et sa dimension ésotérique-érotique du passage de l'état larvaire et au vieillissement corporel blablablaaaaaaaa".

      Mouuuuuais c'est un applat noir.

      En revanche : pas mal de progrès sur le lino, en ce moment, ce n'est plus du tout aussi has been que ça l'était !!!

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    5. c'est bien pour ça qu'il y a longtemps que je ne prends plus de trucs qui parlent dans les oreilles pour dire nimporte quoi!! J'ai deux yeux pour voir (Dieu merci!) et ça m'suffit... Et alors quand l'art est "brut" c'est pas la peine, j'ai ça chez moi!! Dans les musées, pendant que P écoute son "gros téléphone", je m'assieds et j'observe les visiteurs, tout un art!!;-)

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    6. Tu comprends rien à l'art lol !!

      (hé ben... moi ça me fait jamais cet effet quand je regarde Un Diner Presque Parfait et Desperate Housewive) ;-))

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    7. Très sympa cette analyse de texte. Et j'ai appris le verbe "transsubtantier", qui me plaît beaucoup.
      Les mots, à défaut d'être tous beaux, ont encore un sens.

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    8. L'avantage, c'est que désormais toute personne cherchant sur google la définition du mot "osmotiquement" finira par tomber sur ton blog. Merci qui ? Mais oui, Irène !
      Moi, ce qui m'inquiète le plus dans ces "notices de salle", c'est surtout de penser que l'art doit (et ne peut) être compris que d'une seule façon. C'est particulièrement vrai avec la musique qui ne véhicule aucun signifié (je parle de musique "pure" évidemment, sans adjonction de texte), mais bon sang (noir), il en va de même des proportions en sculpture et même des éclairages sur une peinture... "L'auteur a voulu dire..." peut-être, et peut-être qu'il ne sait pas dire les choses comme il faut mais qu'en tout cas son œuvre les dit mieux que lui.

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    9. Ah ah ah... C'est vrai que c'était tiré par les cheveux. Enfin, on a bien ri. :P

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    10. J'aimais déjà pas l'art moderne, je crois que ça va pas s'améliorer après la lecture de ce billet...

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    11. ["L'universalité de la situation est simplifiée par la contemporanéité des matériaux, comme si nous réussissions à regarder le présent en réduisant le temps qu'il contient."]
      Et ça ne vous paraît pas évident ?
      Vous me donnez l'envie de retourner à Evian où il se passe bien des choses.
      Je n'en gardais qu'un souvenir ému de filets de perche sublimes.
      Mais je suis sans doute un béotien.

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    12. @ Pianiste en péril : C'est exactement l'impression que nous avons eu : une expo qui pète plus haut que son cul, au lieu de laisser la subjectivité des visiteurs jouer son rôle. Au lieu d'expliquer le sens de l'oeuvre, je préfère avoir quelques explications contextuelles et techniques. Pour le reste j'ai des yeux, des oreilles et un cerveau à peu près fonctionnel.

      @ Entreleslignesdombre : Il y a sûrement une part de foutage de gueule, que l'on rebaptise habilement "provocation", parce que la provoc' veut perturber les conventions et suppose donc une réflexion préalable. La provoc' c'est bien. Même si c'est souvent nul.

      @ Alban : Les analyses sont souvent tellement ampoulées de considérations absconses qu'elles en perdent toute valeur critique.

      @ Fabisounours : Je préfère la chaleur du parquet à la texture plastico-caoutchouteuse du lino.

      @ Nigloo : Il ne faut pas non plus jeter la pierre systématiquement. J'ai trouvé les audio-guides que j'ai eu l'occasion d'avoir à portée d'oreille presque toujours très bien faits. Lorsque je vais voir une expo thématique, j'en prends systématiquement un, même si dans le feu de l'action il peu m'arriver de ne presque pas l'utiliser.

      @ Fred : Y'avait pas Desperate Housewives. Déception ^^

      @ Endim : A conjuguer au subjonctif imparfait, c'est du bonheur !

      @ Kingluther : Très heureux de pouvoir écrire que je suis à 100% d'accord avec toi.

      @ Olivier : oui, c'était déjà ça de pris.

      @ Loup : Ne te méprends pas, mon billet n'est pas une critique de l'art contemporain - dont je reste très friand - mais du montage de chignon ubuesque que l'on fait autour.

      @ Syl. : Si tu vas faire un tour à Evian, passe le bonjour de ma part à cette chère Irène.

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    13. "osmotiquement" ça existe même si c'est pas dans ton petit Robert :) . L'expo sur l'eau avait l'air chiante mais parfois on a de belles surprises dans de telles expo

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    14. Déjà que l'art contemporain est souvent drôle en lui-même j'ai eu du plaisir à voir se dégonfler les baudruches qu'on écrit autour. Je me souviens d'avoir été intrigué par une oeuvre de bouts de bois qui trainait sur le plancher d'une galerie d'art où je mÉtais égaré, j'ai suivi le fil pour me rendre compte que c'était simplement le jeune fils du galeriste qui jouait avec de vieux bardeaux de bois.

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    15. Ha merci!
      Je ne suis pas tout seul (et je m'en réjouis) à trouver les expos estampillées "art contemporain" comme du grand foutage de gueule.
      Quand il faut lire quatre pages de prose à la Irène pour "comprendre" (masturbation intellectuelle) l'installation qui git piteusement à mes pieds, je renonce.
      Ha ça fait du bien d'avoir lu ton billet :o)

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