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    6 février 2013

    Retour à Iguazu

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    Les spectaculaires chutes d'Iguazú sont certainement l'un des endroits les plus beaux du monde. Je me souviens encore de l'émotion incroyable et de cette impression fantastique de puissance bestiale qui m'avaient alors envahi jusqu'à l'étourdissement lorsque je les avais découvertes, littéralement fasciné, en janvier 2010 lors d'un voyage au Brésil. Une chose était sûre : un jour je reviendrai en ces lieux, comme en une sorte de pélérinage. Comment aurais-je pu imaginer que j'y retournerais seulement trois ans plus tard ?

    Profitant d'un week-end prolongé, je suis retourné dans la Province de Misiones, au nord-est de l'Argentine, en pleine forêt sub-tropicale, pour admirer encore ce prodige de la nature partagé entre les deux rives du Rio Uguazú, de part et d'ature de l'Argentine et du Brésil. Et trois ans après, l'émotion est intacte.


    Sous un soleil de plomb et dans un vacarme infernal que tempère le chant des cigales, des milions de litres d'eau déferlent sur des centaines de mètres. L'émerveillement est de chaque instant. C'est prodigieux.


    Les animaux ne sont pas en reste, même si l'affluence des touristes les repousse dans la forêt préservée dans son état sauvage. On peut pourtant admirer à loisir papillons multicolores... 


    des oiseaux, comme cet échassier chassant dans les marécages...


    ...ou cet hurluberlu qui s'amusait à nous faire "coucou" de son gros oeil jaune à travers les branches d'un grand arbre.


    Mais le plus spectaculaire reste le décors des chutes d'eau, démonstration des prodigieuses forces de la nature, et qui nous font sentir tout petit. Oui, j'aime véritablement ce lieu, et peut-être particulièrement le côté brésilien qui est certes moins démonstratif mais tellement plus contemplatif. C'est drôle, il y a trois ans j'avais préféré le côté Argentin, pour les raisons exactement inverses. Comme quoi, on trouve à Iguazú tout ce que notre humeur du moment nous dicte.



    Iguazú, l'un de mes paradis personnels. J'y reviendrai encore, c'est certain... Dans trois ans peut-être ?

    17 février 2010

    Epopée Brésilienne - Episode 6 : Iguaçu

    5 commentairess
    Après avoir brillamment survécu à la douche de la mort et terminé notre excursion au milieu des champs, nous nous envoyons à nouveau en l'air pour quelques heures, le temps de faire escale à Sao Polo pour gagner la ville de Iguaçu, frontalière de l'Argentine et du Paraguay, à la découverte de l'une des merveilles de la nature : les chutes d'Iguaçu, où nous resterons 2 jours.

    Couchés à 1 heure du matin, c'est à peine quatre heures plus tard que le réveil nous tire du sommeil. On avale vite fait un café et une tartine, et zou nous filons à l'aéroport. Décollage à 6h30, escale à Sao Polo pour arriver à destination en tout début d'après midi.
    Vous aussi vous vous demandez pourquoi on n'a pas pris un vol direct hein ? Nan passke Sao Polo c'est pas tout à fait la même direction que Iguaçu... Hé bien ma chère Simone, pour gagner du temps ! Oui. On vole plus longtemps, certes, mais on arrive plus tôt. Question d'horaires, et de timing serré.

    Il est environ 14h, nous nous posons à l'aéroport de Foz De Iguaçu et grimpons aussitôt dans le bus, accueillis par notre nouvelle guide, tonique, péchue et cultivée à souhait, et prenons sans tarder la direction du parc naturel de Iguaçu. On est là pour visiter, et pas une seconde n'est épargnée : au pas de charge !!

    Quand on parle de chutes monumentales, on pense tout de suite à celles du Niagara. Mais très peu à Iguaçu. Et pourtant...
    Les chutes d'Iguaçu sont situées en plein coeur d'un immense parc national s'étendant sur des dizaines de milliers d'hectares partagés entre le Brésil et l'Argentine classé patrimoine mondial de l'UNESCO dans les années 1980. En réalité il ne s'agit pas d'une simple chute d'eau mais de dizaines et dizaines de cascades qui se mêlent les unes aux autres pour former un ensemble proprement ahurissant. Si l'essentiel d'entre elles sont situées en territoire Brésilien, le coté Argentin offre un spectacle non-moins féérique.

    Après avoir pénétré la réserve naturelle sur les premiers kilomètres en car, nous progressons désormais à pied le long d'un sentier aménagé, au milieu des arbres immenses sur les troncs desquels poussent des orchidées sauvages, tandis que de grands papillons multicolores se posent sur nous, attirés par le sel de notre transpiration. Le soleil cogne très fort tandis qu'au loin gronde le tonnerre des eaux déchainées.

    Nous faisons également connaissance avec les coatis, petits animaux sauvages de la même famille que le raton laveur, mais à poil raz. Le coati est à Iguaçu ce que les pigeons sont à Paris, en moins laid : ça bouffe tout et surtout n'importe quoi, il y en a partout, mais c'est tout mignon et voleur !  En revanche gare aux quenottes qui ont l'air bien pointues... Les panneaux sont formels qui nous déconseillent de leur donner à manger ou de les caresser et les gardes forestiers qui passent de temps en temps les chassent en claquant des mains. Elles sont marrantes ces bestioles. On a envie de leur faire un rô câlin tellement elles sont mimi...


    Peu à peu, à travers la brousse, les premières cascade font leur apparition. Puis la vue se dégage... Un spectacle de carte postale !  Devant nous se déploient des chutes gigantesque dans un fracas apocalyptique. Les chutes ne se dévoilent pas du premier coup mais se découvrent et se redécouvrent sous un jour nouveau au fur et à mesure que nous marchons. Si le paradis existe, il doit ressembler à cela...


    Le site très bien fait permet par une série de passerelles de venir quasiment au pied des chutes où la force de l'eau produit un courant d'air puissant mêlé d'embruns. Nous sommes trempés de la tête aux pieds mais la chaleur aura tôt fait de nous sécher avant d'embarquer en hélicoptère pour découvrir le spectacle vu du ciel. Oué, on ne se refuse rien !

    Le lendemain, c'est du coté Argentin que nous passons. Là encore la féérie opère de façon décuplée. L'itinéraire est très long car comme je l'indiquais au début de ce billet, les chutes sont principalement situées en territoire brésilien ce qui fait de la rive opposée, située en territoire Argentin, le point d'observation  parfait.

    Le coté argentin est sans conteste le plus beau. Sur des kilomètres le spectacle se renouvelle, les vues sont féériques, le temps n'existe plus, la force débridée de la nature dans tout ce qu'elle a de plus brutal. J'ai oublié de le préciser mais au moment où nous étions sur place, le débit estimé s'élevait à 4 millions de mètres cubes d'eau par seconde... Herculéen ! Là encore des passerelles du circuit supérieur permettent d'accéder à la "Garganta del diablo" c'est à dire la partie supérieure des chutes qui offrent une perspective vertigineuse sur le contrebas. 


    L'après midi, séquence frissons : l'approche des chutes en bateau ! Armés de notre gilet de sauvetage, un puissant hors-bord s'élance aux pieds des tumultueux géants, au beau milieu des remous, écrasés par le bruit et inondés d'embruns. Vraiment impressionnant ! Je vous le recommande vivement car ce sont des émotions d'une rare intensité et un spectacle assez unique.

    La journée touche déjà à sa fin. Mais quelle journée !
    De retour à l'hôtel, nous nous changeons pour sortir dîner et reprendre des forces. Le voyage continue : demain Rio nous attend !


    Episodes précédents : Départ, Autour de Salvador, Salvador, Goiania, la ville où l'on ne va pas, Welcome to Hotel Acreuna