Hier soir en sortant du boulot je suis passé voir un ami chez lui. Un pote très branché "milieu" et qu'il écumait régulièrement jusqu'à tout récemment : Cupidon a frappé à sa porte... Je devais lui apporter des documents et il en a profité pour me montrer les photos d'une soirée précédente. On a bu un café en se remémorant quelques bons moments tout en pouffant comme deux idiots. Il était de bonne humeur et pour une fois les pieds bien posés sur terre.La conversation s'est installée d'elle même, naturellement et de fil en aiguille il en est venu à me parler de son copain, de leur relation, de ses doutes, de certaines petites choses qui commencent à l'énerver ou qui l'exaspèrent franchement et des prises de bec qui commencent à pointer le bout de leur nez dans leur couple naissant.
On a discuté un petit moment et j'ai été surpris qu'il se confie à moi de la sorte et lève (enfin) le voile sur cette partie de lui qu'il tient à l'abri des regards, celle de l'écorché vif qui déchaîne sa hargne et sa colère dans une sexualité débridée, mais en qui subsiste le petit garçon apeuré qu'il a pu être par le passé, un grand coeur engoncé dans une armure d'effronterie qu'il s'efforce de rendre impénétrable. Depuis un an que nous nous connaissons, alors même que nous avons souvent bavardé de tout et de rien, jamais il ne s'était livré aussi entièrement. Je ne sais pas s'il s'en est rendu compte, cela m'a touché.
Hier soir cet ami m'a appris malgré lui qu'être une figure emblématique du "milieu" n'empêche pas d'être fondamentalement un mec bien. C'est idiot, mais il m'a fallu du temps pour le réaliser.