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    27 octobre 2010

    Confidence pour confidence

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    Hier soir en sortant du boulot je suis passé voir un ami chez lui. Un pote très branché "milieu" et qu'il écumait régulièrement jusqu'à tout récemment : Cupidon a frappé à sa porte... Je devais lui apporter des documents et il en a profité pour me montrer les photos d'une soirée précédente. On a bu un café en se remémorant quelques bons moments tout en pouffant comme deux idiots. Il était de bonne humeur et pour une fois les pieds bien posés sur terre.

    La conversation s'est installée d'elle même, naturellement et de fil en aiguille il en est venu à  me parler de son copain, de leur relation, de ses doutes, de certaines petites choses qui commencent à l'énerver ou qui l'exaspèrent franchement et des prises de bec qui commencent à pointer le bout de leur nez dans leur couple naissant.

    On a discuté un petit moment et j'ai été surpris qu'il se confie à moi de la sorte et lève (enfin) le voile sur cette partie de lui qu'il tient à l'abri des regards, celle de l'écorché vif qui déchaîne sa hargne et sa colère dans une sexualité débridée, mais en qui subsiste le petit garçon apeuré qu'il a pu être par le passé,  un grand coeur engoncé dans une armure d'effronterie qu'il s'efforce de rendre impénétrable. Depuis un an que nous nous connaissons, alors même que nous avons souvent bavardé de tout et de rien, jamais il ne s'était livré aussi entièrement.  Je ne sais pas s'il s'en est rendu compte, cela m'a touché.

    Hier soir cet ami m'a appris malgré lui qu'être une  figure emblématique du "milieu" n'empêche pas d'être fondamentalement un mec bien. C'est idiot, mais il m'a fallu du temps pour le réaliser.

    24 octobre 2010

    Sortir ?

    26 commentairess
    L'autre soir j'étais à l'anniversaire de D qui se déroulait au beau milieu d'un appartement dévasté par un chantier qui n'en finit plus de se terminer. Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passé chez lui. Un mec adorable avais-je déjà eu l'occasion d'écrire, mais à petite dose pour moi, ce qui ne lui enlève rien de ses qualité humaines. Parmi les convives, quelques piliers du milieu Toulousain qui s'étonnaient de ne pas me voir sortir davantage dans le endroits idoines. Ceci ajouté à quelques tentatives lourdingues de me tâter la croupe me donnait l'occasion de leur dire tout le mal que je pensais du milieu Toulousain et par extension le peu d'intérêt que je porte au milieu en général. A mon grand étonnement ils acquiescèrent globalement à ma diatribe, clôturant eux-même l'anathème par cette remarque "c'est vrai que ça manque d'humanité". Je fus satisfait de me rendre compte que finalement mon opinion n'était pas si hérétique que cela mais paradoxalement déçu que l'on n'essaie pas de me faire changer d'avis en me retournant d'autres arguments cette fois-ci in favorem. J'étais presque peiné.

    Au milieu des invités se trouvait M, le copain de D. Un mec super sympa. Je l'avais déjà croisé sur les pixels froids de mon écran sans que jamais nous n'engagions la conversation, un je-ne-sais-quoi transparaissant de son profil me laissant penser qu'un élément dissonait entre nos personnalités respectives. La rencontre in vivo fut très agréable. On a beaucoup ri, un peu papoté, beaucoup bu, échangé quelques regards dépourvus de toute équivoque, tout en sachant que pris dans les griffes de D il est désormais inaccessible. Une jolie rencontre. La dissonance perçue trouva sa confirmation : si M et moi pouvons devenir potes, je sais que ce n'est pas un mec pour moi ni moi un mec pour lui. Vivre avec D suppose une structuration mentale trop peu cartésienne, incompatible avec ma façon de vivre, finalement très quelconque. Mais sait-on jamais ce que les Parques nous réservent ? C'est con mais je m'entends toujours très bien avec les mecs des autres. Parfois je me dis "merde, si j'avais su..." Car au fond si les sites permettent de brasser pas mal de monde, cela ne reste jamais que des potentialités virtuelles figées dans quelques photos souvent vieillottes et l'impersonnalité de quelques mots maladroits. La vrai vie est ailleurs. Alors, dois-je me résoudre à remettre les pieds dans le milieu pour faire des rencontres intéressantes qui mènent un peu plus loin qu'une session de rô câlins coquins ?