J'ai toujours aimé le mois de mai. Ce mois qui - en principe - coïncide avec le retour des beaux jours et sait rendre si doux les après-midi de sieste dans l'herbe parsemée de pâquerettes, ce cinquième mois de l'année chargé de promesses et qui, tel le vent dans les jupes des filles - ou les gambettes affolantes de certains garçons - laisse entrevoir le désirable et donne un avant goût de ce que seront les ardeurs d'un été que l'on espère radieusement solaire.Ha.... L'été ! Une saison bien particulière pour moi tant elle est riche en souvenirs olfactifs, en émotions terriennes. Il faudra que je prenne le temps d'écrire sur ce sujet un jour. Mais l'été venu porte déjà en germe, dans son silence noyé de lumière, les stigmates chamarrés du flétrissement de l'automne, inexorable cycle des saisons, avant que tout ne recommence...
Oui, plus que le retour du printemps, ce sont les prémices de l'été qui constituent ma saison préférée. Plus encore que le Floréal républicain, encore trop frileux à mon goût, le Prairial, nettement plus affirmé. Car de la blancheur diaphane de l'aube rayonnante jusqu'aux derniers rougeoiements vespéraux, la nature enfin réveillée exulte, se répand en fleurs, en odeurs sucrées, en chants d'oiseaux. "La terre bienheureuse s’ouvre et s’épanouit ; Tout aime, tout jouit", pour citer Théophile Gautier.
Voici donc venu le joli mois de mai. Et ça me file carrément la banane...
Et vous ?
Et vous ?
