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    15 décembre 2017

    La photo du mois : Péché mignon

    17 commentairess
    Bonjour à tous, nous somme le 15 Décembre, douzième et dernier rendez-vous mensuel avec la photo du mois  pour cette année 2017. Que le temps passe vite !

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Angélique nous propose le sujet Péché mignon et nous donne les indications suivantes :
    Je vous propose comme thème pour décembre péché mignon : un petit défaut auquel on ne peut résister. Une imperfection, un tic, une manie, un travers, une gourmandise ... qui peut avoir raison de nous. Mais que c'est bon l'imperfection !

    Péché mignon  vous avez dit ?

    A en croire ma consommation actuelle de rhum (une bouteille d'un litre en moins de quinze jours !), je dois être sur la pente d'une jolie cyrrhose. Ne vous y fiez pas.

    De la même manière, mon stock de vanille est en train de disparaître à la vitesse de la lumière. C'est que, voyez-vous, je me suis remis à faire des canelés bordelais.

    Ville portuaire impliquée dans le commerce triangulaire, Bordeaux voyait régulièrement débarquer tonnelets de rhum, caisses de vanille et du sucre, en provenance directe des îles d'où ces denrées sont endémiques. Car de la vanille et de la canne, en Gironde, il n'y en a jamais eu... De même qu'il n'y a jamais eu d'ananas à Nantes qui a pourtant mis ce fruit à l'honneur dans son Grand Dessert Nantais. L'histoire est parfois cocasse. Et d'ailleurs si tu n'es pas effrayé par les vortex wikipédiens, celle des canelés est à lire ici.

    Des canelés donc, voilà mon péché mignon du moment.

    Ca a l'air tout compliqué comme cela, vu de loin, un peu prétentieux et hautain comme le sont parfois les bordelais. Encore une fois il n'en est rien. Faire des canelés - et les réussir - est à la portée du premier venu. Mais comme toutes les bonnes choses, cela prend du temps. Plus qu'on ne le pense.

    Ma recette est celle que l'on trouve partout, sans aucune originalité. Enfin... presque. Allez, viens, je te montre.

    Pour environ 16 canelés :

    • 1/2 litre de lait (entier et frais, c'est mieux)
    • 50 g de beurre
    • 1 gousse de vanille 
    • 100 g de farine 
    • 250 g de sucre
    • 2 oeufs entiers et 2 jaunes
    • du rhum
    • du temps
    1/ Pour commencer, tu mets à bouillir 1/2 litre de lait avec 50g de beurre et 1 gousse de vanille fendue. Tiens, tant que tu y es, mets-en deux. Tu verras, c'est encore meilleur avec beaucoup de vanille.

    2/ Pendant ce temps, dans un saladier assez grand tu mélanges 100g de farine, 250g de sucre, 2 oeufs entiers et 2 jaunes, pour obtenir une sorte de pâte à gateau épaisse. Voilà, pas de panique, jusqu'ici tout va bien.

    3/ Lorsque le lait est fumant, et juste avant qu'il ne déborde de la casserole, tu le verses bouillant, en filet, sur ta pâte, avec les gousses de vanille (oui Monsieur : avec les gousse de vanille. D'ailleurs, tu en as bien mis deux ?) tout en mélangeant. 

    4/ Tu ajoutes ensuite un bon gros demi-verre de rhum - celui que tu aimes. Oui, moi je mets beaucoup - beaucoup - plus de rhum que la ridicule cuillerée à soupe généralement préconisée par la recette. Depuis que j'ai vu Raymond Olivier faire ses crêpes, je n'ai absolument aucun scrupule avec cela ! Alors vas-y, fais-toi plaisir et n'aie pas peur d'avoir la main lourde.

    5/ Un dernier petit coup de fouet, tu filmes puis hop, tu places le saladier au frigo pendant au minimum 24 heures. Si tu es patient - tu l'es non ? - 48 heures c'est encore mieux. Hé oui. C'est une astuce que m'avait donnée mon pâtissier : laisser reposer la pâte longtemps au frais, pour que la farine gonfle bien et que les arômes s'infusent. Comme dans un rhum arrangé en somme. Et je te garantis que ça fait une belle différence. Fais-moi confiance, tu ne les regretteras pas tes 48 heures d'attente... Enfin, 72 heures en réalité car je ne t'ai pas encore parlé des 24 heures d'attente après la cuisson. Mais non ne pars pas ! Reviens !

    6/ Donc... 48 heures plus tard (tu as bien attendu 48 heures ?) tu donnes un petit coup de fouet pour homogénéiser ta pâte qui aura un peu épaissi, puis tu beurres copieusement tes moules à canelés avec du beurre fondu après avoir mis ton four à chauffer à 250°C (oui oui tu as bien lu 250°C).

    Personnellement j'utilise des moules en silicone. Ne lésine pas sur la qualité lors de l'achat, ça vaut le coup car le canelé nécessite un début de cuisson à 240/250°C ! Or généralement les moules bas de gamme ne tolèrent pas ces températures. C'est pourtant indispensable puisque le but du jeu de cette température est d'obtenir une belle caramélisation sur les parois.

    Je n'ai pas encore investi dans des moules en fer ni en cuivre, vu le prix un peu rhédibitoire pour l'usage occasionnel que j'en fais. Toutefois, je suis preneur de vos retours d'expérience sur ce sujet si vous en avez, surtout si vous avez essayé le métal et le silicone.

    Pour en revenir à nos moutons, la cuisson commence donc à 250°C pendant 12 minutes puis il faut baisser à 180°C et prolonger la cuisson pendant 60 à 70 minutes. Attention, il faut démarrer à four chaud.

    Alors, oui, il y a deux températures de cuisson et je t'entends déjà pousser des cris d'orfraie du fin fond de ta cuisine en te frappant la tête avec une tôle à pâtisserie. Mais je dis : Stop ! Ne cède pas à la panique. Résiste prouve que tu existes. Tu vas voir, là encore c'est très facile : il suffit d'utiliser un objet magique que l'on dénomme minuteur. Celui de ton four, de ta montre connectée ou même celui de ton téléphone. Tadaaaaaam c'est magique ! Impossible de se rater.

    Pour des mini canelés, si tu te lances dans cette aventure, tu fais tout pareil jusqu'à la cuisson dont le démarrage est presque le même : environ 8 à 10 minutes à 250°C, puis compter 45 à 50 minutes à 180°C.

    7/ Lorsque c'est cuit, il faut démouler tiède car si tu les démoules chaud ils vont se casser et surtout se ratatiner. Ce serait dommage. Puis savoure sans modération, même si, là encore, c'est meilleur avec 24 heures de repos au frigo, comme tous les flans d'ailleurs, dont le canelé est une sorte de variante... Allez, essaie. Au point où tu en es, 24 de plus, cela ne va pas changer grand chose pour toi. Par contre, tes canelés... Ou si tu ne peux vraiment pas attendre, mange-en la moitié et traite les survivants avec la décence qui leur sied.

    Tu vois, faire des canelés est très facile. C'est juste un poil long. Mais c'est bon. Et une fois qu'on a pigé le truc, on ne peut plus s'arrêter. Cet apès midi j'ai encore préparé 2 Kg de pâte à canelés qui attendent sagement son heure au frigo. Ma dernière lubie canelesque ? En faire des minis puis les mettre à macérer dans un rhum allégé avec un peu d'eau, histoire d'obtenir une solution à 25% d'alcool, un peu comme des mini-babas. Tu vois, pour picorer avec le café, en digestif.

    Je ne sais pas pourquoi mais pressent déjà que ça va être redoutable.

    Quel est le péché mignon des autres participants à La photo du mois ?

    29 août 2011

    Mon meilleur ami

    18 commentairess
    Nous nous connaissons depuis ma plus tendre enfance et ne me souviens pas comment les présentations ont été faites. Je sais qu'il revenait souvent pour noël ou certaines fêtes familiales, et que tout le monde appréciait pleinement sa présence discrète, quoiqu'il fut pourtant à certains moment le centre de toutes les attentions. Notre relation perdure, malgré les années et certains moments de ma vie qui m'ont amené à prendre une certaine distance, sa présence étant parfois néfaste. C'est une amitié qu'il faut savoir maitriser, faite d'un incessant "Je t'aime - moi non plus".

    Dans certains moments de solitude ou de petite déprime il est là pour moi. Il me remonte le moral. Car il sait très bien comment me faire le plus grand des biens, même si cela doit se payer par une pointe de culpabilité le lendemain matin. Quoiqu'il en soit, je ne boude pas mon plaisir. "Si tu en as envie, c'est que ton corps en a besoin" m'a confié un jour une copine. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, croyez moi. Alors quand je vais le chercher et qu'il vient chez moi, après l'avoir dévisagé longuement, je le déshabille avec gourmandise et le dévore à pleines dents, avec un verre de lait bien frais.

    C'est si bon le chocolat !


    30 octobre 2010

    Mon Prince

    27 commentairess
    Ce matin en me levant j'ai eu la surprise de découvrir le vide intersidéral qui hante mes placards. Ha bé non, y'a plus rien à manger du tout à part des champignons chinois séchés et du maïs à pop-corn. Rageant... Mais pas assez pour déstabiliser un Tambour Major encore en mode [plantigrade affamé]. En plus j'avais envie de manger quelque chose de bien régressif, avec du chocolat, du sucre à gogo et des trucs qui croquent sous la dent en lieu et place des tartines de miel (de bruyère en ce moment) sur pain complet dont le grizzly qui sommeille en moi se délecte quotidiennement.

    Je lance une cafetière qui embaume aussitôt l'appartement de senteurs exquises et enfile sans prendre la peine de me doucher un jean et un pull qui trainent au pied du lit. Hop, direction la superette du coin de la rue en quête de victuailles. Mon choix est vite fait. Mon instinct est mon guide, je ne commande plus rien, abandonnant ma raison à l'empire de mes sens, et surtout de ma gourmandise.

    Cinq minutes plus tard me voici de retour chez moi. Un énorme mug rempli de café, quelques carrés de chocolat aux noisettes et des Princes au chocolat, tel sera mon festin. Sacrilège suprême : tremper les gâteaux dans le café au lait, ce qui ramollit le biscuit, mais fait aussi fondre le fourrage au chocolat qui dégouline... Difficile de manger tout à fait proprement. Je m'en fous : c'est régressif à souhait, ça fait du bien partout et c'est exactement ce dont j'avais besoin pour mon bonheur. Ca peut être si simple la vie parfois.

    15 juillet 2010

    La photo du mois : La Gourmandise

    35 commentairess
    Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, le thème est : La gourmandise.


    « À midi, ils virent un joli oiseau sur une branche, blanc comme neige. Il chantait si bien que les enfants s'arrêtèrent pour l'écouter. Quand il eut fini, il déploya ses ailes et vola devant eux. Ils le suivirent jusqu'à une petite maison sur le toit de laquelle le bel oiseau blanc se percha. Quand ils s'en furent approchés tout près, ils virent qu'elle était faite de pain et recouverte de gâteaux. Les fenêtres étaient en sucre.
    - Nous allons nous mettre au travail, dit Hansel, et faire un repas béni de Dieu. Je mangerai un morceau du toit ; ça a l'air d'être bon !

    Hansel grimpa sur le toit et en arracha un petit morceau pour goûter. Grethel se mit à lécher les carreaux. On entendit alors une voix suave qui venait de la chambre :
    - Langue, langue lèche ! Qui donc ma maison lèche ?
    Les enfants répondirent :
    - C'est le vent, c'est le vent. Ce céleste enfant.
    Et ils continuèrent à manger sans se laisser détourner de leur tâche. Hansel, qui trouvait le toit fort bon, en fit tomber un gros morceau par terre et Grethel découpa une vitre entière, s'assit sur le sol et se mit à manger. La porte, tout à coup, s'ouvrit et une femme, vieille comme les pierres, s'appuyant sur une canne, sortit de la maison. Hansel et Grethel eurent si peur qu'ils laissèrent tomber tout ce qu'ils tenaient dans leurs mains. La vieille secoua la tête et dit :
    - Eh ! chers enfants, qui vous a conduits ici ? Entrez, venez chez moi ! Il ne vous sera fait aucun mal.

    Elle les prit tous deux par la main et les fit entrer dans la maisonnette. Elle leur servit un bon repas, du lait et des beignets avec du sucre, des pommes et des noix. Elle prépara ensuite deux petits lits. Hansel et Grethel s'y couchèrent. Ils se croyaient au Paradis.»

    [J. & W. Grimm, Hansel et Grethel, Extraits] 

    Le régal continue chez les autres participants à la photo du mois.Allez vite commenter les photos de Olivier, Anne, Véronique, Virginie, Shandara, Jo Ann, Sandrine, Fabienne, Damien, Marie, Nolwenn, Céline, Anne fra Sveits, Célia, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Cynthia, Caroline, Doremi, Sophie, Nathalie, François, Mélanie, Célia, Chris, Godnat, Clara et Viviane.