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    1 août 2014

    Une rencontre au beau FiiiiiiX

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    Depuis huit ans que je blogue, je ne compte plus le nombre de personnes que j'ai pu rencontrer et dont j'ai fait la connaissance. Il s'agit essentiellement de blogueurs, parfois - en réalité assez rarement, des lecteurs. Certains sont devenus des amis plus ou moins proche, que ce soit la fine équipe des lyonnais, ou encore ceux de Bordeaux, l'immense ribambelle de blogueurs qui habitent Paris et ses environs immédiats et, bien entendu, les blogueurs toulousains que je voyais régulièrement, à diverses occasions.

    Tout en rédigeant ce billet, je relis, remontant le fil de mes archives, ceux plus anciens dans lesquels sont consignés le souvenir de ces rencontres. L'effet en est plutôt saisissant tant ces évocations font remonter instantannément un flot d'impressions et d'images : ce deux-mille feuilles de chez Hermé dégusté sur le parvis de Saint-Sulpice, cet apéro chez Fabisounours et son chéri, cette rencontre avec Tto, ce repas dans la citée de Carcassonne, mes escapades lyonnaises, cette belle lumière de fin d'après midi sur le vignoble de Vevey, et tant d'autres choses encore. 

    C'est d'ailleurs probablement la grande supériorité des blogs sur les autres médias sociaux auxquels on impute - à tort ou à raison, voyez mon  billet du 22 juillet dernier et les débats dans les commentaires - le déclin des premiers : conserver, en un tout cohérent, l'ensemble de ses écrits, contrairement à un tweet, noyé au mileu de milliers d'autres, tous aussi pressés. Le blog, lui, a le temps.

    Oui, j'ai rencontré pas mal de monde par le blog. Mercredi, c'était au tour de  FiiiiiiX et son chéri, en vacances à Montréal. C'est drôle de s'être rencontrés à Montréal, à 6000 Km de notre mère patrie. Cela me rappelle, contextuellement parlant, ces trois jours de janvier 2013 lorsque j'avais revu Poussin et son chéri à Buenos Aires. Mettre un peu d'extraordinaire dans son quotidien, ben c'est rudement chouette.

    Bravant le ciel menaçant qui nous a infligé quelques averses, dont nous sûmes faire fi avec cette arrogance naturelle dont seul les français sont capables, nous avons passé l'après midi à arpenter les sommets de la ville : la tour du stade, l'Oratoire Saint Joseph, puis le Mont Royal et son belvédère. Trois sommets, trois points de vues imprenables sur la ville.

    Encore une fois, ce fut une jolie rencontre, pleine de connivence, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Car si FiiiiiiX ne blogue pas, il twitte, ce qui engendre un premier degré d'interaction. Il alimente également un compte Instagram, ce qui ouvre une fenêtre supplémentaire sur son quotidien. De fait, nous n'étions pas réellement étrangers l'un à l'autre.

    Un blogueur écrivait sur son blog que "le virtuel est le vestibule du réel". Je ne sais pas si cette affirmation est vraie. Je crois même qu'elle est assez fausse, du moins si je l'entends comme son auteur. Non, le virtuel n'est pas un monde parallèle coupé du monde réel. Le virtuel n'est pas non-plus une enclave résiduelle au sein de laquelle les échanges n'ont vocation qu'à être limités. Je crois, au contraire, que le virtuel est le prolongement - aujourd'hui naturel - du monde réel, comme une branche l'est à un arbre. Où s'arrête l'arbre, où commence la branche ? Ce nouvel épisode en est une démonstration supplémentaire.
         
    Oui, c'est vraiment chouette les blogs.

    27 août 2013

    Une rencontre à Paris et le coming-out fait à ma mère

    53 commentairess
    Jeudi matin en me levant, j'avais conscience que le week-end qui s'annonçait serait déterminant. Pourtant, quelque intenses que fussent mes certitudes, je n'imaginais pas que l'arbre serait chargé d'autant de fleurs, promesses d'autant de fruits.

    Pour remettre les choses dans leur contexte, ce week-end était celui de la rencontre avec ce garçon avec qui je discute depuis deux ans. Nous avions décidé de profiter de sa venue en France pour concrétiser cette relation épistolaire. Aussi jeudi matin je prenais le train pour Paris, la boule au ventre comme un ado de quinze ans qui aurait eu son premier rendez-vous.

    Je ne me rappelle pas avoir jamais été aussi nerveux. À tel point que quelques minutes plus tôt j'avais failli exploser en larmes en voyant le métro tarder et l'heure pour mon train approcher dangereusement alors que je n'étais toujours pas monté à bord. Je ne pouvais pas rater ce train. Non, pas celui-là. L'idée m'en était plus qu'insupportable. Vous n'imaginez pas mon soulagement d'avoir pu monter quelques secondes avant que le chef de gare ne siffle le départ ! Ça y était, j'étais en route.

    Dans le train j'échangeais quelque mots avec un ami qui connait personnellement celui que je devais rencontrer et qui l'avait recueilli la veille à l'aéroport : "C'est vraiment un mec bien. Fonce"... Je ne remercierai jamais assez l'auteur de ces sept mots dont j'apprendrai quelques jours plus tard qu'il avait dit exactement la même chose à celui qui, de son côté, brûlait de me rencontrer.

    J'arrivais à Paris en panique, oscillant entre un sourire béat et une profonde envie de pleurer. Un truc totalement dingue. Chacun de mes pas vers ma destination renfonçait cette sensation d'euphorie mêlée de vertige.

    La rencontre elle même fut extraordinaire... J'ai passé cinq jours fabuleux avec un garçon absolument merveilleux, exactement tel que je me le représentais. La même joie de vivre, la même folie douce, le même sourire, et cette immense douceur dans laquelle je me suis laissé bercer jusqu'à l'ivresse... Un coup de foudre réciproque. Je crois que jamais je n'ai autant craqué pour un garçon.

    Lundi après-midi, la séparation devant le métro de Bréguet-Sabin fut horrible. Le voir fondre en larmes m'a totalement bouleversé. Hier soir j'avais envie de pleurer toutes les cinq minutes et je ne pensais qu'à lui.

    Sur le chemin du retour, installé dans mon Paris-Toulouse, me sont revenues en mémoire les paroles d'une chanson de Brigitte Fontaine, "Conne" : 
    Je suis malheureuse ! parce que je suis conne !
    Et parce que le monde est con !(...)

    Je suis passée à côté de l'amour, 
    l'amour 
    Quand il s'est présenté à moi 
    Avec sa Mercedes rose bonbon 
    Et sa poitrine nue et dorée
    Je l'ai laissé sur le bord de la route
    Et je suis montée dans une 2CV pourrie
    Où y'avait un chien qui puait 
    Conne !
    Et moi ? N'en avais-je pas marre de ma deuch pourrie et de ce chien qui pue ? N'était-il pas temps de monter dans la merco rose bonbon qui passe en ce moment même à côté de moi et de prendre le large ?

    Aussi, de retour à Toulouse, une évidence s'est imposée violemment à moi. Je ne pouvais plus me taire. Je ne pouvais plus mentir à mes parents en disant que j'allais simplement passer un week-end chez des amis alors que je suis allé rencontrer un garçon avec qui je discute depuis deux ans. Je ne pouvais plus leur mentir  en disant que j'allais simplement passer quinze jours à Montréal alors que j'ai prévu d'aller voir celui qui pourrait, dans un monde idéal - j'y reviendrai - devenir un jour leur gendre. Car, oui, nous avons déjà programmé de nous revoir tantôt au Canada en novembre.

    Le moment était venu, je m'en sentais la force. C'était là, prêt à sortir, cette boule dans la gorge qu'il me fallait vomir coûte que coûte, porté par ces sentiments très forts et par l'émotion intense procurée par cette rencontre.

    J'ai donc fait  mon coming-out à ma mère, pour commencer. Mon père viendra ensuite.

    Après le repas de midi, pendant qu'elle me parlait de choses dont je n'avais que faire, activité dans laquelle ma mère excelle, je l'ai interrompue un peu brutalement, et je lui ai dit. Je lui ai dit que ce week-end je n'étais pas qu'allé voir des amis, mais que j'étais surtout allé rencontrer pour la première fois quelqu'un avec qui je discute sur internet depuis deux ans.
    - Une fille ? 
    - Non. 
    - ................ un garçon ?
    - Oui. 
    - ..................mais tu es...? 
    - Oui...
    Elle a versé une petite larme, je l'ai pris dans mes bras. On a un peu parlé, elle m'a posé quelques questions. Sa réaction fut magnifique, malgré son émotion manifeste. Je lui ai parlé de celui que j'étais allé rencontrer, pour la rassurer un peu. Je lui ai dit à quel point c'était un garçon formidable. Je me suis surpris par ma facilité de lui parler de tout cela. Je ne me savais pas autant à l'aise. Cela m'a fait du bien.
    Elle m'a dit merci...

    Je suis encore un peu étourdi, mais voilà, la glace est brisée. Dorénavant, elle sait, et le reste de la famille suivra progressivement. Et je n'aurai bientôt plus peur de leur présenter quiconque. Je ne réalise pas encore ce que cela va changer concrètement dans ma vie, mais je crois que c'est une muraille gigantesque que je viens de faire sauter de mes fortifications. Il me manquait juste un bon détonateur ; il me l'a procuré.

    Un peu plus haut j'ai écrit que, dans un monde idéal, un monde dans lequel Montréal ne serait pas à 6000 kilomètres de Toulouse, ce garçon aurait pu être beaucoup plus qu'un ami. Il est vrai qu'il représente tout ce que j'aime chez un garçon, intellectuellement comme physiquement. Fidèle à mes travers habituels, je me suis beaucoup laissé emporter par mes émotions aujourd'hui et me suis laissé errer dans des projets potentiels totalement fous dont j'ai même fait part à certains amis intimes qui m'ont apporté un soutien qui n'a fait que confirmer toute l'affection que je leur porte.

    Mais, parallèlement, au fond de moi, résonnait la voix de cet ami qui m'avait comparé à une forteresse cathare et conseillé de lâcher prise. Lâcher prise, certes, sans perdre les pédales. La folie, ou la raison ? Les deux Monsieur le Président. Mais dans une juste mesure.

    Un peu plus tard dans la journée, ce beau garçon venu du grand nord et moi nous sommes appelés. Cela m'a fait du bien, comme à chaque fois. Je lui ai raconté mon coming-out. Je lui avais d'ailleurs annoncé le matin que j'allais le faire et il m'y avait encouragé.

    Nous avons longuement discuté, pendant plus d'une heure. Au fil de la conversation, armé d'une expérience de vie plus riche que la mienne, il s'est montré plus cartésien que moi, avec raison. Et je l'en remercie du fond du cœur. Contrairement à ce dont j'essayais encore de me convaincre ce matin, en l'état actuel des choses, lui et moi ne serons jamais des chums. Oui notre rencontre fut formidable, oui on s'apprécie énormément, oui on se porte une affection considérable, mais si beau soit le rêve, et malgré l'infinie tendresse que nous nous portons mutuellement, il faut être réalistes : la distance ne permet rien. Et nous en sommes tous les deux profondément désolés.

    C'est drôle car il y a quelques semaines, c'est lui qui craignait de se mettre dans de pareils états, et moi qui lui avait tenu le discours inverse. Décidément la fatigue n'aide pas à avoir les idées claires face à un déluge d'émotions. Putain, je me suis vraiment laissé porter à la dérive...

    Alors, que restera-t-il de tout cela ?

    Assurément beaucoup de choses. Des souvenirs merveilleux de Paris, une rencontre rare qui sera le point de départ d'une amitié magnifique. D'ailleurs vendredi je pars à nouveau le rejoindre pour le week-end à Angers, et nous avons déjà prévu de nous revoir en novembre, cette fois chez lui, à Montréal.

    Et par dessus tout, il restera à jamais ce pilier qui a su me bouleverser comme jamais et grâce auquel j'ai trouvé la force d'amorcer un nouveau grand pas dans ma vie, celui de mon coming-out à ma famille. Rien que pour cela, je lui dois une reconnaissance éternelle.

    Aujourd'hui, j'ai fait mon coming-out à ma mère.

    Aujourd'hui, j'ai fait mon coming-out à ma mère...


    2 juin 2013

    Clavardage dominical d'un blogueur en panne d'inspiration

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    Voici treize jours que je n'ai rien publié ici. Qui, hormis mon petit ego, s'en souciera vraiment ? A qui ce silence aura-t-il fait l'effet d'un manque insoutenable ? Soyons honnêtes trois secondes : personne, à part moi, car je n'aime pas voir ce petit bout de toile s’effilocher par non-usage. Depuis six ans - déjà ! - que je blogue, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas laisser dépérir ce calepin virtuel dont je demeure, ne vous en déplaise, le premier lecteur.

    Treize jours donc que je n'ai pas alimenté ce blog. Faute de temps, un peu. Faute d'envie, aussi. Faute d'inspiration, principalement. Faute de sujet suffisamment mûr, par dessus tout.

    Oui, avoir quelque chose à dire est une chose. Savoir comment l'écrire en est une autre. Et de manière générale je n'aime pas écrire à la va-vite. Au contraire, l'écriture est pour moi un moment de plaisir. Le choix des mots, la construction du récit, le balancement des idées, l'articulation du texte. J'aime ce travail qui me pousse parfois à réécrire plusieurs fois une même phrase pour la simple raison que sa sonorité ne me convient pas...

    Bref, je ne vais pas faire semblant de n'avoir rien à dire pour prétexter un billet vide. Car en réalité il ne m'est pas arrivé grand chose de particulièrement exaltant depuis le 20 mai dernier. 

    Si, tout de même, il y eut cette jolie rencontre d'un joyeux twitter lyonnais qui a la particularité de mesurer plus de un mètre cinquante sept, ce qui en soi est suffisamment rare pour mériter d'être signalé. Un soir de pluie, place du Capitole, dans l'un des beaux cafés abrités par les arcades. Quoique nous ne nous connaissions pas depuis très longtemps, le contact fut immédiat, comme à chaque fois que le monde virtuel prend chair autour d'un verre ou d'une tablée. Preuve indéniable que les échanges par réseaux sociaux ne sont pas que pure artificialité. La soirée passait en un éclair et la conversation filait encore bon train lorsque nous dûmes nous séparer entre deux averses. Il faudra que je m'organise une virée à Lyon pour revoir tout ce petit monde (sans mauvais jeu de mots).

    Quelques jours plus tard j'eu l'immense plaisir de faire la rencontre de Loup, venu de son Grand Nord en terres méridionales à la quête d'un soleil qu'il ne trouva pas. Loup, je suis son blog depuis assez longtemps, pratiquement ses premiers pas. C'est quelqu'un que j'aime lire et avec qui j'aime discuter sur twitter. Mais comme tout un chacun sait, le loup observe beaucoup plus qu'il ne se montre. Aussi, lorsque je reçus un mail  dans lequel il me demandait s'il était possible que nous nous rencontrions, ma réponse fut instantanée.
    "Tu verras, m'avait-on prévenu, il est très timide et plutôt réservé". Là encore le contact fut immédiat. En lieu et place d'un Loup apeuré, j'ai j'ai eu un immense plaisir à découvrir une véritable pipelette, drôle, fin et spirituel, exactement à l'image que je me faisais de lui à la lecture de son blog et de nos échanges sur twitter.  Encore quelqu'un que j'aurais grand plaisir à revoir, avec un peu plus de soleil peut-être. Ce fut une belle rencontre, comme beaucoup de celles que j'ai faites depuis mes débuts de blogueur.

    A propos de tout autre chose, j'ai été fortement ému par les images du mariage de Montpellier. Peut-être pour la première fois, et vivant l'événement en direct sur mon écran d'ordinateur, je me suis senti concerné, vraiment. Oui, un jour moi aussi je pourrai le dire ce "Oui" qui engagent deux personnes dans les liens du mariage. Moi aussi un jour je pourrai donner un cadre légal solide à la vie que j'aurai décidé de partager et construire avec un autre garçon que j'aimerai. Mais je n'en suis pas encore là...

    Voilà... Comme vous vous en rendez-compte, ce billet est un peu décousu. Mais rassurez-vous. Je me rends compte que le nombre de mes billets augmente sensiblement lorsque mon esprit travaille trop en raison de soucis qui me préoccupent.

    Voyez en mon silence relatif le signe que je vais plutôt bien.


    25 juillet 2012

    De retour

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    De retour de Paris, déjà... 

    Et quel séjour mes aïeux ! C'est bien simple : je n'ai pas touché terre pendant cinq jours ! Aujourd'hui je suis crevé.

    Au rythme d'un planning ministériel j'ai arpenté la capitale de long en large et en travers, ai découvert une très bonne brasserie avec un motard qui ne m'a pas laissé le choix dans la date, rencontré de la mémère à chat, revu l'égérie du short de couleur improbable (qui ce jour là a su faire preuve d'une sobriété ébouriffante !), j'ai bu du punch de Nahel avec un animal aquatique nocturne qui avait tout spécialement fait désinfecter de la paille fraîche pour moi, admiré la nouvelle silhouette toute pleine de sveltitude d'un illustre blogueur, écouté de la zique à m'en faire péter les tympans à St Sulpice, ai discuté de Justin Bieber dans l'un des hauts lieux de la blogosphère autour de quelques bières de rosé congelé bien frais et d'un barbecue au sein du très convoité Montreuil des Blogs (avec aussi lui, lui, lui, puis lui : que du beau monde j'vous dis !), ai déjeuné en compagnie de la fine fleur de la finance hexagonale, pris un verre avec un adorable twitteux - star télévisée ! - que je n'avais pas revu depuis plus de deux ans et demi, ai fait la connaissance du futur Ministre de la Culture, sans oublier les deux vedettes du oueb qui m'ont réservé un accueil extraordinaire dans leur chez-eux...

    Du bouare, du miam, du rire, du soleil, de la joie et de la bonne humeur... Que demander de mieux ?
    C'est ça la magie des blogs. C'est chouette !

    Et tout ça en cinq jours seulement. C'est purement prodigieux non ?.
    C'est vous dire le rythme effréné que j'ai vécu ! Et encore, je n'ai pas fait le tour de tout le monde, entre ceux que j'aurais bien aimé revoir et ceux que j'aurais bien aimé rencontrer aussi. Bref, il me faudra revenir, dans quelques mois.

    Encore un grand immense merci à tous ceux que j'ai pu croiser et rencontrer : grâce à vous j'ai passé un séjour absolument inoubliable ! Vivement la prochaine !



    22 janvier 2012

    La première fois que (A lire chez Tto)

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    Tto me fait l'honneur d'un billet relatant notre rencontre en décembre dernier, dans une jolie adresse du XVII° arrondissement. Il exagère un poil la réalité en ce qui me concerne (voyez mon commentaire chez lui) mais je m'associe à ce qui y est dit pour le reste. 

    C'est ça aussi la magie des blogs. Pour faire écho au billet de Flavien, bloguer permet de découvrir des personnalités qui suscitent l'intérêt, des émotions. De billets en commentaires on se découvre quelques pixels crochus, une conversation s'amorce, prolongée par quelques vannes qui donnent du liant à la sauce. Parfois, lorsque l'occasion se présente, on rencontre celui (ou celle) qui est à l'autre bout du clavier, et cela fait de jolis moments. 

    J'avais pris le parti de ne pas raconter mon séjour parisien. Je m'en tiendrai à ma décision initiale.
    Tto relate cette très chouette soirée qui en appelle sûrement d'autres. Il le fait très bien. Et c'est à lire chez lui.

    23 juin 2011

    Escapade Lyonnaise

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    Le temps passe, le temps passe et je me rends compte que je n'ai toujours pas raconté mon expédition flash-éclair en 24 heures chrono à Lyon. Jugez plutôt : arrivé samedi 14h50, reparti le dimanche à 15h07 ! En réalité 15h17 à cause d'un léger retard. Allez hop, séquence flash-back !

    Il y a quinze jours donc j'avais un peu le moral dans les chaussettes. Glimpse, le little-big-man du ouèbe organisait une soirée chez lui pour arroser un heureux événement. Au détour d'un commentaire l'Autre Fred me suggérait de les rejoindre à cette occasion, histoire de me changer les idées ce qui permettrait accessoirement de claquer la bise à quelques blogueurs que je ne connaissais jusqu'alors que par leur blog, voire pour les plus chanceux par téléphone interposé. Idée totalement déraisonnable mais qui me faisait très envie. Alors je me laissais tenter. Et ce d'autant plus facilement que Glimpse et l'Autre Fred eurent des arguments de poids en me faisant miroiter un voyage en TGV première classe redécoré par Philippe Stark pour l'occasion, wagon pour moi tout seul, champagne millésimé et macarons de chez Hermé servis par des bombasses en petite tenue totalement dévouées à me rendre le trajet agréable.. Bon ça c'était sur le papier... Car le voyage fut un tantinet différent. Il paraît que les promesses n'engagent que ceux qui les entendent.

    Il n'est pas tout à fait 15H lorsque le train entre en gare, accueilli par un soleil du meilleur aloi. Normal : je suis là ! Avant de me lancer à corps perdu dans l'exploration de la capitale des Gaules, il me faut régler une situation d'urgence, un ami grave dans la merde qui m'appelle en pleurs, je suis moi même effondré quand il me raconte ce qu'il lui arrive. Tant pis pour la visite, il faut réagir vite. Je m'enfonce donc dans la ville le téléphone greffé à l'oreille, mettant en route toute ce que je possède comme relations pour trouver une issue. Autant dire que, l'esprit totalement envahi, je ne serai pas immédiatement réceptif aux charmes lyonnais. Qu'importe. De toutes façons Glimpse et MSH qui m'hébergent pour la nuit, ne me rejoignent qu'en fin d'après midi, j'ai donc deux heures devant moi que je mets à profit pour effectuer un petit pèlerinage organologique à St François de Salles qui s'avèrera extrêmement agréable, ayant pu entendre en avant-première, et des doigts même de son auteur, quelques pages d'une nouvelle transcription de Liszt encore inédite.

    Il est déjà 17 heures et je retrouve Glimpse, avec qui j'avais déjà dîné à Toulouse l'hiver dernier, et MSH dont je fais l'agréable connaissance. Armé de mes deux encyclopédies parlantes nous partons aussitôt à l'assaut de la vieille ville et des traboules. Après avoir exploré un typique magasin de fringues, nous voici face à une vraie fausse fontaine renaissance par là, d'authentiques bas-reliefs néo-gothiques par ici, puis la saga des grandes familles lyonnaises et quelques notions d'histoire de l'urbanisme local ... ils sont (presque) incollables, c'est un plaisir de se balader avec eux, de pouvoir poser toutes les questions et d'avoir les explications qui vont bien. Mais le temps passe, il nous faut vite rentrer chez Buffy (le chat de ces messieurs !) pour la soirée où nous rejoindront l'Autre Fred, son chéri Sam et Le Docteur. On se pose, on s'affaire en cuisine, ding dong... on a sonné. Tout le monde est là, la soirée va pouvoir commencer !

    Quoiqu'encore un peu troublé par l'épisode survenu dans l'après midi à mon ami, la soirée s'engage dans la joie et la bonne humeur autour d'un coktail maison. Même si, à l'exception de Glimpse, nous ne nous sommes jamais rencontrés, nous nous connaissons déjà, situation étonnante lorsque l'on y pense. Et toute la camaraderie que l'on éprouvait virtuellement se trouve soudain concrétisée de sorte que nous nous mettons à blaguer comme si nous nous étions quittés la veille. C'est bien connu, le Lyonnais a le coeur sur la main et tandis que Glimpse et MSH se voient offrir orchidée et tasses à café, je reçois une boite de LA spécialité lyonnaise que le monde entier s'arrache, celle qui fait la renommée de la citée par delà les rives de la Saône et du Rhône (c'est dire !) : le FAMEUX Coussin de Lyon que je ne vous fais pas l'affront de vous présenter. Ou alors dans un autre billet si vous êtes sages (si si, je vous assure que ça vaut la peine...). Ca fait plaisir cette petite attention ! (je me vengerai... gniark gniark gniark...).

    Nos hôtes ont mis les petits plats dans les grands et une agréable odeur de foie gras poêlé embaume les narines tandis que les verres se remplissent de vins délicieux et de Restsina, étrangeté grecque aux brutales saveurs de sciure de sapin frais... Mais ça va très bien avec la salade de feta. Une très bonne moussaka et une crème au chocolat blanc plus loin, nous sommes repus ! La soirée se terminera fort tard après plusieurs parties de Time's Up endiablées absolument mémorables durant laquelle chacun a pu révéler ses talents de comédien, en particulier MSH (c'est une vraie pile électrique ce garçon !) dont je garde des souvenirs hilarants. Heureusement personne n'a pris de photo ni filmé, car il y aurait eu du dossier, c'est moi qui vous le dit !

    Le lendemain réveil en douceur, petit déj' tranquilou, l'heure du départ approche mais nous prenons notre temps. Il fait très beau et le soleil nous accompagnera tout du long, profitant pour apercevoir quelques derniers jolis endroits de la ville. Un dernier au revoir et me voici sur le quai, prêt à affronter un trrrèèèèèèès long retour (6 heures !!) qui me reconduira en terres Cathares avec l'envie de remonter bien vite voir toute cette fine équipe. Car 24 heures, c'est court, vraiment trop court...

    La version de l'Autre Fred.
    Celle de Glimpse.

    31 décembre 2010

    Trois jours et demi

    21 commentairess
    Décidément je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à raconter mes quelques jours à Paris. J'ai beau essayer et m'y être repris plusieurs fois, rien ne me satisfait. Au bout de quelques lignes mon récit devient lourd, épais, d'une fastidieuse linéarité et surtout d'une longueur décourageante. Je ne suis pas doué pour coucher en quelques mots par écrit le récit de mon voyage.

    Comment d'ailleurs reconstituer l'enchaînement de toutes les rencontres, la multitude des lieux que j'ai vus, la variété des conversations que j'ai pu avoir parfois jusqu'à des heures quasi-matinales, la richesse d'instants rares et précieux en un seul billet ? Chacun de ces instants mériterait à lui seul un billet entier, il en faudrait donc beaucoup. Et à la précision d'une cartographie précise je préfère les grandes fresques impressionnistes qui en quelques traits savent retranscrire toute l'émotion d'une scène qu'un seul regard circulaire peut embrasser totalement.

    Tout a débuté lundi après midi avec Jonathan D., tout aussi charmant que son blog le laisse transparaître. Nous n'avions pas de programme bien établi, aussi en quelques pas nous gagnons l'exposition Andrée Putman dont j'ignorais tout autant l'oeuvre que l'existence. Au bout de quelques petites minutes d'attente en plein blizzard nous nous réfugions au chaud à la découverte de cette "impératrice du style à la française". Quelques éléments biographiques nous apprennent tout du pedigree de la dame, génétiquement et socialement programmée pour réussir (être la pote à Lagerfeld, Klein, Giacometti et consorts n'est pas donné à tout le monde...). On s'extasie sur du très beau mobillier, on bave ici sur un fort beau piano Pleyel "Voie lactée" designé pour les 200 ans de la manufacture, on hallucine un peu plus loin sur les plans de la nouvelle résidence construite au Maroc.

    Un petit tour par la librairie histoire de me procurer le catalogue de l'exposition et il est bientôt quatre heures lorsqu'un petit creux s'invite dans nos estomacs. Un snack salé pour Jonathan qui n'avait pas déjeuné, un irish-coffee pour moi et nous voici chez Pierre Hermé : un "deux-mille feuilles", un "plaisir sucré" et quelques macarons (à 2 Euros la pièce, on choisit méticuleusement les parfums !) seront notre festin de gourmets, festin or-gas-mi-que englouti - excusez du peu - sur le parvis de Saint Sulpice (oui, il y a un coté un peu sacrilège là dedans).

    Les papilles encore engourdies par tant de bonheur, nous arpentons une dernière galerie d'art avant de nous rendre au Bon Marché où nous nous extasions sur des pots de Nutella de 5Kg ainsi que de superbes livres. Dur dur de ne pas céder à la tentation et de ne rien acheter ! Voici que 19h30 sonnent : il est déjà l'heure pour moi de me rendre chez Fabisounours et Will qui m'avaient invité à dîner chez eux.

    Je les avais croisé en juin dernier mais nous n'avions pas vraiment eu l'occasion de bavarder. Accueilli par les glapissements de Coupine qui deviendra très vite ma meilleure amie, la conversation va bon train tandis que dans l'air flottent les odeurs alléchantes du repas que Will nous a concocté. La soirée passera en un éclair, le plus joyeusement du monde, dans une bonne humeur typiquement Fabisounoursienne et il est plus de deux heures du matin lorsque j'enfourche mon vélib pour regagner mes pénates.


    Le lendemain une longue journée m'attend que je dois passer avec Olivier qui m'attend sous un énorme sapin de noël face à Notre Dame. Un solide repas et un ptit dessert dans l'estomac, nous décidons d'aller visiter le Musée du Quai Branly.

    Comme nous sommes de grands gaillards nous nous y rendons à pied, profitant du trajet pour papoter comme si l'on s'était quittés la veille ainsi que pour faire quelques photos  avec le nouvel appareil que le papa nawouel lui avait apporté. On attend un peu avant de pouvoir entrer et nous voici bientôt dans les lieux. Ce fut à vrai dire assez déstabilisant car l'histoire des peuplades d'Afrique Noire, d'Océanie ou d'Asie me sont aussi peu familières que les notions élémentaires de thermodynamique...

    L'organisation interne est assez joliment faite, un peu sombre peut être (par souci de protection des oeuvres je suppose) et l'on navigue d'une région à l'autre du globe, admirant tantôt un masque de guerre giganteste, tantôt des tambours verticaux réellement major (oui à partir de 3 mètres de haut, ça en jette tout de même !). Une véritable plongée dans l'inconnu !

    En sortant nous passons par la librairie où je me chargerai de quelques kilos de livres et d'un joli petit éléphant en pierre savon du Kenya qui veillera sur mon bureau. Il fait déjà nuit lorsque nous sortons ; quelle déprime ! Et en plus il tombe quelques gouttes... Nous grimpons au sommet du Trocadéro d'où nous admirerons la dame de fer illuminée avant de filer dîner dans un resto chinois. Mine de rien, ça creuse la culture ! Nous nous séparons encore une fois des souvenirs et des projets plein la tête.



    Le lendemain je m'éveille un peu plus tôt que prévu et termine ma nuit devant Avatar bien au chaud blotti dans une couverture, une tasse de café velouté à la main. Au loin un étrange gadget geekissime dénommé Nabaztag prophétise seul dans son coin, agitant des oreilles comme une girouette. S'il se met à cracher de la bouillie verte je l'inonde d'ail et de fines herbes !

    Une fois bien éveillé je file en ville rejoindre Bashô, visiblement très stressé, qui me propose d'aller visiter le Musée du Judaïsme ainsi que l'exposition Felix Nussbaum. Très bonne idée, je suis nul en Judaïsme et ne connais pas davantage Felix Nussbaum que je ne connaissais Andrée Putman ou les civilisations Guinéennes ! Décidément cela aura été un séjour riche en découvertes ! D'ailleurs l'expo Nussbaum est vraiment intéressante, si vous avez le temps allez y faire un tour elle en vaut le coup.

    Les même causes produisant souvent les mêmes effets, après nous être sustenté de nourritures spirituelles nous nous rendons à la Maison de Thé Mariage Fères où nous papotons un bon moment en savourant de fort bonnes pâtisseries agréablement accompagnées d'une tasse de thé bien chaud. Mon guide m'emmène ensuite de l'autre coté de la rive à la découverte de quelques coins agréables et de l'insolite Shakespeare and Company, sorte de paradis du livre anglophone dont l'organisation intérieure ne laisse aucun doute sur l'anglicitude du maître des lieux ! Et déjà vingt heures sonnent à Notre Dame. Il est temps pour moi de continuer ma route et de rejoindre non loin de là Waquete déguisé en mammouth laineux pour l'occasion (je cherche encore ^^).  

    S'agissant de Waquete, j'ai beau croire qu'il s'agisse d'un animal aquatique nocture - qui évolue aussi très bien dans le vin blanc soit dit en passant - je ne m'explique toujours pas le vortex spatio-temporel qui nous a fait passer de huit heures du soir à presque quatre heures du matin en l'espace de quelques minutes. La facilité la plus triviale inviterait à rechercher une tentative d'explication dans la personne de mon interlocuteur et l'heureuse rencontre de deux personnes sur la même longueur d'ondes mais... non il doit y avoir autre chose.

    Le Waquete doit disposer de pouvoir psychiques exceptionnels, ceux-là même qui font encore aujourd'hui l'objet de recherches par des laboratoires secrets dont même les gouvernements ignorent l'existence... Car oui, le temps a - de mon coté du moins - filé avec une vitesse qui défie l'entendement et c'est presque à l'aube que je me suis endormi dans mon lit coiffé d'un épais édredon.


    Oui, le temps s'est écoulé avec une célérité déconcertante. Hier encore je me trouvais au coeur de la Capitale, partageant mes dernières heures de vacances avec Jonathan D. et Cédric Darval de Bayen pour un repas fort sympathique chez Prosper (Youp la boum ! voilà, ça c'est fait) autour d'un excellent tartare et de desserts qui ne le furent pas moins (le tiramisu au Nutella est démoniaque !).

    Remontant le Boulevard de Menilmatoo Menilmontant le nez au vent, préparant déjà le rétro-planning du retour je me disais que vraiment j'avais passé des journées géniales ici et commençais mentalement à préparer l'esquisse de ce qui pourrait être un billet.
     
    Ce matin après m'être installé devant mon écran d'ordinateur et mis un disque interprété à Saint Etienne du Mont par les doigts virtuoses des Duruflé, je dus me rendre à l'évidence : jamais je ne pourrai transcrire tout cela fidèlement sans recourir à des ellipses fulgurantes.

    Il est 16h20 à l'instant où je couche cette phrase. Cela fait plus de cinq heures que je m'évertue à pondre ce billet qui ne veut pas s'écrire tant les images fusent dans ma tête et les souvenirs abondent. Lorsque j'ouvrai mon premier blog je n'imaginais pas qu'écrire me permettrait bien plus que de noircir des pixels, mais aussi de faire de très belles rencontres. Ce fut le cas de ce dernier passage à Paris, trois jours et demi qui ont magistralement clôturé une année 2010 déjà bien riche.

    Et j'ose croire que 2011 qui approche maintenant à grands pas, le sera au moins tout autant ! 

    24 octobre 2010

    Sortir ?

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    L'autre soir j'étais à l'anniversaire de D qui se déroulait au beau milieu d'un appartement dévasté par un chantier qui n'en finit plus de se terminer. Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passé chez lui. Un mec adorable avais-je déjà eu l'occasion d'écrire, mais à petite dose pour moi, ce qui ne lui enlève rien de ses qualité humaines. Parmi les convives, quelques piliers du milieu Toulousain qui s'étonnaient de ne pas me voir sortir davantage dans le endroits idoines. Ceci ajouté à quelques tentatives lourdingues de me tâter la croupe me donnait l'occasion de leur dire tout le mal que je pensais du milieu Toulousain et par extension le peu d'intérêt que je porte au milieu en général. A mon grand étonnement ils acquiescèrent globalement à ma diatribe, clôturant eux-même l'anathème par cette remarque "c'est vrai que ça manque d'humanité". Je fus satisfait de me rendre compte que finalement mon opinion n'était pas si hérétique que cela mais paradoxalement déçu que l'on n'essaie pas de me faire changer d'avis en me retournant d'autres arguments cette fois-ci in favorem. J'étais presque peiné.

    Au milieu des invités se trouvait M, le copain de D. Un mec super sympa. Je l'avais déjà croisé sur les pixels froids de mon écran sans que jamais nous n'engagions la conversation, un je-ne-sais-quoi transparaissant de son profil me laissant penser qu'un élément dissonait entre nos personnalités respectives. La rencontre in vivo fut très agréable. On a beaucoup ri, un peu papoté, beaucoup bu, échangé quelques regards dépourvus de toute équivoque, tout en sachant que pris dans les griffes de D il est désormais inaccessible. Une jolie rencontre. La dissonance perçue trouva sa confirmation : si M et moi pouvons devenir potes, je sais que ce n'est pas un mec pour moi ni moi un mec pour lui. Vivre avec D suppose une structuration mentale trop peu cartésienne, incompatible avec ma façon de vivre, finalement très quelconque. Mais sait-on jamais ce que les Parques nous réservent ? C'est con mais je m'entends toujours très bien avec les mecs des autres. Parfois je me dis "merde, si j'avais su..." Car au fond si les sites permettent de brasser pas mal de monde, cela ne reste jamais que des potentialités virtuelles figées dans quelques photos souvent vieillottes et l'impersonnalité de quelques mots maladroits. La vrai vie est ailleurs. Alors, dois-je me résoudre à remettre les pieds dans le milieu pour faire des rencontres intéressantes qui mènent un peu plus loin qu'une session de rô câlins coquins ?

    6 septembre 2010

    Christophe voulait me dire

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    Samedi j'avais rendez-vous à Carcassonne pour rencontrer un blogueur. Décidément la cité médiévale - et l'année 2010 ! - est propice aux rencontres : début Juin j'y avais déjà fait la connaissance de Maxivirus de passage dans la région. Cette fois c'est avec Christophe que j'avais rendez-vous, non pas à l'ombre des fortifications militaires mais en rase campagne, au milieu des chaumes malmenés par les bulldozers en train d'aménager une nouvelle zone industrielle non loin de son lieu de travail. 

    Je suis un peu en retard. Normal : j'ai fait deux fois le tour de la ville avant de trouver le patelin. Oui, hormis l'hyper touristique cité, Carcassonne ça reste quand même profondément la cambrousse, avec toute l'avarice que l'on peut imaginer au niveau de la signalisation routière : ce n'est que très fortuitement que j'ai trouvé un panneau indiquant l'endroit où je me rendais. Non pas deux : un ! Peut être d'ailleurs le seul panneau de tout le département... Un coup du Destin, sûrement. Christophe m'attend, même pas étonné que je me sois perdu. C'est le bizutage habituel par ici m'explique-t-il : trouver son chemin. Les moins valeureux finissent dévorés par les loups...

    Je déscends de voiture, on se fait la bise, on échange quelques mots, et vu qu'il n'y a rien (mais alors vraiment rien) à faire sur place, nous prenons tout de suite et sans tarder la direction de Carcassonne-City, loin des vieilles pierres auxquelles nous préférerons pour l'occasion la zone commerciale, ses constructions en tôle ondulée, ses néons colorés, ses enseignes chamarrées, son parking en plein air... Nous élirons domicile au Cap, où Christophe semble avoir ses habitudes,  pour prendre un verre et discuter  longuement de nous, de nos blogs, de nos vies, nos amours, nos emmerdes, nos amis. C'est un bavard le Christophe ! J'en suis un autre... J'en apprends un peu plus sur lui, sur le sens de certains de ces billets qui m'ont échappé, sur sa démarche, ses envies, et découvre progressivement un personnage aussi gentil qu'attachant.  

    Entourés de ces temples de la consommation, et attirés par les sirènes des caisses enregistreuses, nous poursuivons notre palabre dans un magasin qui me donnera l'occasion de m'alléger d'une petite dizaine d'Euros. Hé oui, je n'ai pas pu résister à ces petits plats à gratin  individuels en faïence noire, idéaux pour des crumbles d'automne aux senteurs de pomme, de chocolat et de cannèle ! A moins qu'ils ne deviennent l'écrin de lasagnes  aux légumes maison qui feront un accompagnement idéal à une pièce de viande grillée... De quoi stimuler ma créativité !

    Nous repartirons en revanche bredouilles du rayon jeans pourtant bien sympathique. Impossible de s'habiller ici à moins d'avoir des goûts de chiottes ou d'être anorexiques ! Voyez le point 1 de ma to-do-list... Christophe ne sera en revanche pas séduit du tout par cette splendide ceinture en moumoute rose fluo assortie à une magnifique paire de bottines en plastique  du même coloris, chic et décontracté... le paroxysme de la glamouritude au comble de l'intemporel.

    Dix-neuf heures sonnent, les boutiques ferment (souvenez vous qu'on est à la campagne ici), nous devons exercer un replis stratégique vers le restaurant où nous  trinquerons d'abord à cette rencontre, un cocktail à la main. Christophe opte pour un plat de moules-frites qui a l'air tout à fait extra. Après hésitations, je choisis une entrecôte et ses petits légumes sautés ; un régal ! Un petit dessert pour finir en beauté ? Oui oui, bien entendu !

    Un banana-split d'un côté (la banane, les boules de glace, des flots de crème chantilly... tout un symbole...smileys Forum), un fondant chocolat-caramel accompagné d'une boule de glace au yaourt de l'autre (laissez vos commentaires freudiens ici smileys Forum). On parle musique, remixes, Christophe Willem, Mylène Farmer (à ma grande surprise), musique classique, variété, des concerts auxquels on a assisté, de nos déceptions musicales. Après avoir réglé la note (rôôô... j'ai même été invité !) je raccompagne Christophe chez lui. Affalés sur le canapé, une tasse de café à la main, nous papotons toujours et encore jusqu'à des heures improbables tandis que Zack, le mistigri, chasse une mouche au prix d'invraisemblables acrobaties, infatigable.

    Une critique classiquement adressée à l'Internet est d'éloigner les gens, de les rendre virtuels. L'expérience du blog ne cesse de me démontrer combien cette affirmation est fausse. Contribuer à mettre en relation des personnes qui ne se seraient certainement jamais rencontrées, c'est bien là l'un des aspects les plus excitants du net. Cette journée à Carcassonne en est une nouvelle preuve.

    Mais déjà le soleil pointe le bout de son nez... il est temps de rentrer ! On se dit au revoir, on se fait la bise, on se dit à bientôt, peut être à Toulouse cette fois.

    Je reprends la route en sens inverse, déserte. Une belle journée qui s'achève. Une autre qui commence... presque ordinaire.

    18 août 2010

    Au bord du Lac Léman - 2nde partie

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    Le soleil est levé depuis longtemps déjà lorsque je m'éveille. Ouvrant les volets, c'est un ciel mitigé qui m'accueille. Qu'importe, je suis en agréable compagnie, notre bonne humeur saura braver la velléité des éléments indécis. De toutes façons nous avons le temps et le prenons.  Nous quittons le home-sweet-home en début d'après midi en direction des montagnes cette fois-ci. Les paysages sont toujours aussi ravissants. Décidément qu'est-ce que j'aime la montagne !

    Nous arrivons à La Chapelle d'Abondance où mes acolytes ont leurs habitudes. Il est quinze heure et nos estomacs montrent des signes de faiblesse. Après avoir été honteusement éconduits d'un bouiboui désobligeant dont nous sommes partis la tête haute mais le ventre vide, c'est une souriante et agréable serveuse qui nous offre l'hospitalité à quelques mètres de là. Hervé opte pour une salade composée tandis que les deux morfales gourmands de service jettent leur dévolu sur des assiettes de charcuterie accompagnées de bière fraiche. S'en suivra pour ma part un délicieux fondant aux myrtilles tandis qu'Olivier choisira un dessert aux framboises.

     
    Repus, on se balade au milieu de ce village de carte postale et ses chalets de bois aux noms plus-cliché-que-ça-tu-meurs. Puis après avoir regagné la voiture, nous continuons à grimper le long de la route - bravant au passage les périlleux dangers dont les itinéraires-bis pour cause de patelins en fête étaient jonchés - jusqu'à la frontière Suisse, matérialisée par deux bornes en roche où nous n'avons pas manqués de faire les andouilles. Là nous attendait un très joli lac sur la face duquel se miraient les montagnes. Un charmant endroit qui eut sûrement beaucoup plu à Narcisse.


    Nous continuons ensuite en direction de Aigle où l'imposante citadelle veille sur les plaines et coteaux sillonnés de vignoble. Il doit y avoir du bon vin par ici. Et dire que nous n'y avons même pas goûté ! Ce sera un bon prétexte pour revenir. smileys Forum


    Le coin est agréable. On fait un petit tour du village, ses passages pavés de gros cailloux, son église, son prunier dont nous pouvons attester qu'il produit de très bon fruits et qui laissent la langue bleue... Au péril de ma vie je cueille même quelques délicieuses mûres parfumées à souhait, englouties sur le champ.
    Nous rentrons au crépuscule et comme de coutume profiterons de la clarté de la nuit pour bavarder et refaire le monde, parler littérature, bande dessinée, Stéphen King et de bien d'autres choses encore. Une étoile filante pourfend la nuit. Je fais un voeux. L'avenir nous dira s'il se réalisera.

    Lundi matin, bientôt sonnera l'heure du départ. Nous profitons du temps restant pour aller visiter l'exposition H²O. Bon, heureusement qu'on était trois pour se soutenir moralement car l'expo d'art contemporain était... heu... ben... oué, on va "admettre" (comme le suggérait le catalogue dont je ferai bientôt une sévère critique) que c'était de l'art. Certaines oeuvres étaient carrément capilotractées voire à la limite du foutage de gueule.  Bref, ce n'est pas celle qui me laissera le souvenir le plus impérissable. Néanmoins, j'ai pu profiter des vitraux et mosaïques Art Nouveau qui ornent ici et là l'entrée des anciens termes d'Evian. C'est toujours ça de pris.



    Il est dix huit heures. Mon séjour en compagnie d'Oliver et Hervé s'achève. Non que je ne veuille pas rester plus longtemps, mais je suis attendu chez Revigo à Saint Jean de Maurienne pour la fin de mes vacances. A reculons je charge le coffre de mes quelques affaires. "Je crois que c'est le moment" dit Olivier. Oui, déjà, le moment de se dire au revoir. Le temps passe trop vite ici. Je suis vraiment triste de partir.

    Nous nous embrassons une dernière fois en promettant de nous revoir prochainement, à Toulouse. Un dernier salut à travers la vitre, un ultime coucou aux moutons et je m'engage sur la voie rapide, laissant derrière moi deux amis qui me manquent déjà.

    Les vitres ouvertes aux quatre vents, je fonce sur l'autoroute déserte.
    Mes yeux s'embrument.
    Une larme perle sur ma joue.
    Ce n'est rien. Juste le soleil qui m'éblouit un peu trop fort...

    A suivre...

    A lire également chez Olivier : De l'art ou du cochon ?, En montagne.


    Au bord du Lac Léman - 1ère partie

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    Nous sommes le 6 août, il fait beau, et j'ai la tête chargée d'images du Palais Idéal que je viens de visiter. Reprenant la route, je programme le GPS, enfourne un CD dans le lecteur, baisse un peu la climatisation, et engoncé dans mes lunettes de soleil mets le cap sur Evian, ma destination du jour.

    J'avais fait la connaissance de Olivier par blog interposé. Je ne sais plus comment j'avais atterri chez lui. Je me souviens seulement qu'il s'agissait d'un billet dans lequel il racontait la cérémonie par laquelle il avait acquis la nationalité d'un pays qui lui était cher. Un fort joli billet empreint d'une belle émotion à peine retenue. Mu par de puissantes envies de voyage et d'expatriation, ce billet ne pouvait que raisonner très fort en moi. Aussi je laissais un commentaire et entreprenais de lire son blog en diagonale. Bientôt c'est lui qui inonda chacun de mes billets de ses commentaires et nous nous mimes à discuter ponctuellement par mail ou sur notre page Facebook. Après un premier rendez-vous manqué en juin, nous avions décidé de nous voir cet été à l'occasion d'un pèlerinage personnel sur les traces de souvenirs Savoyards. C'était aujourd'hui le grand jour : celui de la rencontre !

    Il est dix-neuf heure passé lorsque j'arrive sur les hauteurs d'Evian, surplombant le Lac Léman. La vue est superbe et je ralentis l'allure pour apprécier le spectacle. Bientôt j'entre dans la ville, une pointe d'anxiété me titille. Un virage à gauche par ici, un demi-tour au rond point par là, me voici devant la porte. Pas le temps de descendre de voiture que déjà Olivier m'accueille à bras ouverts, volatilisant en quelques secondes ma carapace. Spontanément on se met à discuter comme si l'on s'était connu depuis toujours, de tout de rien, de blogs bien entendu, de nos vies, de voyages...  Hervé nous rejoint bientôt et continuons à trois le dialogue amorcé tantôt, tandis que, dans le jardin, du poulet mariné se dore la pilule sur la braise du barbecue. La soirée se prolongera jusque assez tard, le plus agréablement du monde, d'abord sous la voûte étoilée, puis à l'abri du canapé, une tisane à la main. Je ne pensais pas qu'un blog puisse en dire autant sur son auteur. Et pourtant les faits sont là : quoique ce soit notre première rencontre, nous nous connaissons déjà assez bien et la discussion file d'elle même, rebondissant d'un sujet à l'autre. Il est deux heures du matin, je tombe de sommeil après cette déjà longue journée passée sur la route.
    Cette nuit là, et les suivantes, je dormirais d'un sommeil de plomb. Un sommeil profond et paisible comme je n'en avais pas connu depuis presque deux mois. Je me sens ici comme chez des amis de toujours. Je me sens bien, tout simplement.

    Le lendemain, après un copieux petit déjeuner nous nous rendons au centre ville d'Evian que nous sillonnons l'appareil photo aux aguets, d'abord sur les bords du Lac Léman où nous flanons et prenons un petit café. Puis nos pas nous conduisent vers la source Cachat et les superbes thermes Art Nouveau où nous prenons une gorgée d'eau fraîche, et passons par l'incontournable place Charles de Gaulle avant de faire tous trois route vers la Suisse toute proche, toujours sur les rives du Lac.


    Nous passons la frontière au nez et à la barbe d'agents visiblement peu préoccupés par le va et vient des automobilistes et faisons halte à Saint-Gingolph où un simple ruisseau sépare l'Helvétie de la France. Nous poursuivons ensuite notre périple sous un soleil radieux, traversons Montreux et arrivons à Vevey. La vue sur le Lac et les Alpes est spectaculaire d'ici. Le spectacle est vraiment dépaysant. Nous arpentons les rives du Lac, nous arrêtons ici pour une séance de ricochets, faisons un coucou à Chaplin dont la statue reste stoïque aux sollicitations des touristes, admirons la fourchette géante de la fondation Nestlé, fichée dans l'eau par un colosse de passage probablement interrompu en plein festin par quelque nymphe espiègle. Le soleil déclinant fait scintiller l'eau de mille feux. Au loin passe un bateau dont on ne saurait dire s'il vogue ou s'il flotte dans les airs, terre et ciel s'évanouissant sur l'horizon.


    Après m'être laissé tenter - par pure solidarité pour Olivier qui avait quelques scrupules à s'empiffrer tout seul - par une gaufre fourrée au chocolat dévorée en trois bouchées, nous regagnons la voiture, longeons les rives du Lac et arrivons bientôt au magnifique petit village de Saint-Saphorin tout enrubanné de vignes. Un chemin au pied de l'église nous guide à flanc de colline parmi les vignobles verdoyants, offrant une vue dominante absolument époustouflante sur les alentours, sublimé par la douce lumière du couchant.


    Il se fait tard, la nuit peu à peu étend son voile cendré sur les hauteurs, nous regagnons nos pénates où nous attendent foie gras frais, magrets et vins du Frontonnais apportés initialement pour mes hôtes en remerciement de leur hospitalité, ainsi qu'une tarte aux abricots préparée le matin même par Hervé. Mais finalement, plus que pour de simples hôtes, c'est pour deux amis que j'ai revêtit mon tablier de cordon bleu et que je pris plaisir à leur partager quelques recettes de mon cher Sud Ouest.
    Le ventre bien rempli, confortablement installés dans nos transats, la soirée se prolongea encore une fois au delà du raisonnable, sous les étoiles, exactement.


    A suivre...


    8 juin 2010

    Tambour Major monte aux créneaux

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    Il est né le divin enfant
    Jouez hautbois, résonnez musette.
    Il est né le TambouVirus (
    Marque déposé par Nigloo).

    Chantons tous son avènement

    Ha ! On les voit vos mines réjouies, vos yeux lubriques, vos pensées cochonnes !
    On ne vous a jamais dit que deux garçons y ne peuvent pas faire des bébés ????
    Et au cas où vous ne le sauriez pas pour les humains c’est 9 mois la gestation, pas 4 jours !
    Et puis, qu’est-ce que c’est que ça !
    Comme si le Tambour Major et le Virus n’étaient pas capables de se retenir de sauter sur tout ce qui bouge pour copuler !!! (Bon d’accord, le Virus se serait bien son genre ! M’enfin, le Tambour Major ! smileys Anges )

    Bref, maintenant qu'on vous a foutu le saut d’eau pour calmer vos ardeurs, nous allons pouvoir vous dire que cette naissance n’est autre que celle d’une complicité, qui nous a mené à vouloir faire un post en coopération pour vous narrer notre rencontre !

    Comme que le Virus cause un peu n’importe comment, quand que ça le chante, j'ai eu la lourde charge de vous faire la traduction du texte qui n’est en fait que ma version du sien.
    Oui c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule (pas la peine de demander qui de nous deux à fait la poule !!!), on s’en fout, mais en attendant, vous ne savez toujours pas ce qui s’est passé !

    Comme nous sommes bon princes, on va vous lâcher les scoops : en exclusivité mondiale, le récit épique d'une rencontre en haut lieu !


    * * *

    Il y a quelques semaines, Maxivirus laissait sur son blog une invitation à venir lui faire un ptit coucou sur les terres Bitéroises où il s'installait pour quelques jours de villégiature, les pieds en éventail. Empoignant mon clavier, je lui suggérais de nous rejoindre à mi-chemin, afin de concilier tout le monde, et de faire escale à Carcassonne. Ainsi fut dit, ainsi fut fait.

    Nous partîmes tout seul dans ma citro-tambour (® Maxivirus) mais par un prompt renfort nous nous trouvâmes quinze mille dans les embouteillages... Un vrai cauchemar ! N'écoutant que mon courage, je bravais la cohorte, sous le cagnard d'un soleil de plomb. Destination le XI° siècle ! Born tou bi ouaiiild !

    Une heure et quart plus tard, me voici garé à l'ombre des remparts. Un ptit coup de téléphone pour m'enquérir de la géo-localisation du Virus qui m'attendais tranquilou à l'ombre d'un grand arbre non loin de là et bientôt nous nous retrouvons face à face. Quand l'Histoire a rendez-vous avec elle même... Après une bise en bonne et due forme, nous nous engouffrons dans les rues sinueuses de la citée médiévale, à la recherche d'un estaminet où nous rafraîchir.

    Lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois alors qu'on ne le connaît qu'au travers de ses écrits, la crainte légitime est de savoir comment cela va se passer:  est-ce qu'on va s'entendre ? qu'est-ce qu'on va pouvoir se dire ? Hé bien pour le coup mes doutes furent dissipés en un éclair. Installés à l'ombre sur une petite place - là même où, deux ans en arrière, j'avais pris un chocolat chaud avec quelqu’un dont la mémoire s’estompe peu à peu - nous nous mimes à papoter autour d'une bière comme si nous nous étions quittés la veille, nous découvrant au passage quelques penchants épicuriens des plus plaisants... C'est un bon vivant le Virus ! Ça tombe bien : moi aussi !  D’ailleurs il m'avait prévenu : "Je nous ai choisi un resto un peu atypique". Ne sachant pas trop ce que cela pouvait signifier j'étais un brin inquiet quoique confiant quant à la qualité des établissements du lieu. En outre, désormais informé des penchants coupables du Virus pour la bonne chère, je ne doutais point que nous allions nous régaler. Bientôt nous nous levons et nous mettons en marche à destination des "Jardins de Dame Flore", un restaurant médiéval. Excellente idée !

    Nous prenons place dans la cour afin de profiter de la douceur de l'air, à l'ombre d'un arbre dont nous n'avons pas pu identifier la variété (en tout cas les feuilles étaient celles d'un mimosa... le mystère demeure). La carte est alléchante, en particulier le menu dégustation sur lequel nous jetons notre dévolu. Le concept est marrant : point d'assiette, c'est une épaisse tranche de pain rond qui en fera office. Point de fourchette non plus mais une cuillère et... ses doigts !  Hé oui, la fourchette fut introduite en France par Catherine de Médicis en 1324, or nous sommes ici au XI° siècle... l'anachronisme n'a pas sa place (enfin, dans les grandes lignes seulement). Nous initions ce repas gastronomique par un verre d'hypocras avant que ne se déploie une farandole de saveurs originales tout à fait plaisantes (mention spéciale pour le civet à l'hypocras absolument succulent !). Nous nous sommes régalés !

    Tandis que les estomacs se remplissent, les langues se délient et la conversation file bon train. C'est un bavard le Virus. Et le Tambour Major en est un autre ! Forcément au rang des premiers sujets abordés, la blogosphère, à propos de laquelle nous avons copieusement languedeputé et critiqué à peu près tout ce qui existe sur le net. Si vous avez étés victimes de violents acouphènes samedi soir dernier, ne vous inquiétez pas : c’était nous ! (Naannnn, c’est pô vrai, on n’a pas été trop méchants smileys Forum ). Puis, l’ivresse d’un excellent vin du pays aidant, dans la douceur de cette nuit de juin, on se livre peu à peu, abordant progressivement des sujets un peu plus intimes et personnels. Je découvre un personnage attachant, attendrissant, profondément gentil, à l'histoire personnelle pas si simple. Notre discussion aurait sans aucune difficulté pu nous conduire jusqu'aux aurores s'il n'avait fallu mettre un point à cet instant : il est déjà deux heures du matin et l’établissement  qui nous accueille ferme boutique.

    Arpentant une dernière fois les venelles désertées, nous nous extirpons des entrailles rocailleuses de Dame Carcassonne, effectuons quelques dernières photos nocturnes des fortifications, ce qui me donne l'occasion de regretter de n'avoir pas encore cédé à la tentation du 550D... Nous nous disons au revoir sur le parking, nous promettant de nous revoir bientôt lors de mon passage à Paris le week-end de la GayPride (D’ailleurs, j’en profite pour faire un peu de pub : Maxivirus organise à cette l’occasion un petit casse-croûte inter-bloggeurs. N’hésitez pas à le contacter en cliquant sur ce lien si vous êtes tentés et qu’accessoirement vous ayez envie de me faire un ptit coucou !)

    Une très jolie rencontre pour une très agréable soirée !



    * * *

    Vous me croirez si vous voudrez (et je sais que vous voudres pas souvent) mais je me suis retrouvé embarqué dans un truc, que même que je me suis retrouvé catapulté des années en arrière.

    Mais quand je dis en arrière, ce n’est pas quand j’étais jeune, mais quand je n’existais pas encore.
    Après avoir fait la route pour Carcassonne, cool, pépère, pas un chat à l’horizon, me suis garé dans une petite rue où j’ai mes habitudes et que c’est gratos.
    Et une fois, sorti de ma voiture, c’est là, que tout a basculé !

    Je voulois remettre en forme ma cotte de maille, et l’horreur me sautois aux yeux ! Ma cotte de maille eftoit toute rouillassée.

    Fort heureusement, le château éftoy à quelques toises de là, m’en a fallut que quelques pas cadencés pour rejoindre le pont levis et entrer dans la bourgade. Je decidois donc de mettre ma prime mission de coté, au péril de ma vie, pour trouver forgeron qui puisse me rendre bienséance visuelle.

    Je trouvois ce qu’il falloit et me remettois à ma mission. Il falloit que je repérasse les lieux et les sécurisasses pour accueillir comme il se doit, le Sieur Tambour selon les protocoles liés à son rang.

    Me confrontois donc à quelques resistants que j’occis et pourfendis afin de faire place net.

    Il falloit aussi que je repérasse la taverne qui aurait l’insigne honneur de recevoir les Sieurs Tambour et Virus. Je marchois donc plusieurs heures sous le soleil qui me frappoit, à tel point que j’en déteignois sur le rose, et débusquois dans un recoin malfamé un lieu qui conviendroit parfaitement.

    Missions acomplies, je n’attendois plus que l’arrivée du Sieur Tambour.

    Quand il arrivasse, ce fut le choc, je découvrois un grand gaillard, fort bien bati, avec un sourire (mama, au secours), un chevalier au bouc bien taillé qui lui soulignoit le menton. Nous nous bisoillames et entamimes notre expédition à travers les gueux pour rejoindre une première taverne pour nous désaltérer sur une terrasse ombragée.

    Que le moment fut magique, nous accrochames de suite, et partames dans des blablatages divers et variés qui nous indiquoient que nous aviames multes centres d’intérêt communs.
    Le Sieur Tambour est super agréable et sait vous emmener en voyage lorsqu’il parle (Ne lui disoit rien, mais je craquasse un peu quand même).
    Puis, après avoir jeté l’aumône au tavernier, nous nous dirigeâmes, vers le lieu où nous devions festoyer et avaler pitance.


    La taverne que je choissasses, « Les jardins de Dame Flore » (falloit bien deux gays pour arriver à se faire la Dame !!!) s’avéra parfaitement convenir au Sieur Tambour qui appréciate de mangeoyer sans fourchette qui n’avoient pas encore été inventassées et dans des écuelles en croute de pain frais. Les festivités s’ouvroient par un élixir fort gouteux, et par un pâté et une tarte saumonée que nous partageâmes, vint ensuite le civet de biche et ses légumes, le fromage et les gourmandises, le tout arrosé d’un vin fort adapté (on festoya si bien qu’on vous oubliasses alors pour les photas de la finasse du repas, faudroit repasser !).
    Les vapeurs de nos boissonnades aidant, les sujets de blablatages, devinrent plus personnels et intimes et nous passames un moment d’une telle qualité que l’on nous invitoit à quitter la chaumière afin qu’elle fermoit pour la nuit.

    Le moment fut joyeux, agréable et je dois bien faire aveu que m’en suis repartu un peu triste de ne pas avoir festoyé plus longuement avec un tel convive (Le tambour s’étant lâché en compliment sur le Virus, j’en profite pour baver derrière son dos ! Ptin c’est un mec bien le Tambour, culturé et tout et tout et qui même s’il cherche a le cacher à un cœur gros comme ça). Fort heureusement nous convenames d’une revoyure à Paris à l’occasion de la gay pride et d’autres festivités locales auxquelles je vais essayer de participer.

    Bref, un merveilleux moment.




    Post écrit à 4 mains de nos envoyés spéciaux Bite et Rois !

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