• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • Identités Singulières
  • L'Oiseau Bleu
  • 11 juin 2011

    Soyons déraisonnables

    Je passe souvent pour un garçon très raisonnable. Parce que longtemps on m'a dit que je l'étais, et que j'ai fini par le croire. Obéissant, bonne poire, je regardais passer envieux de belles occasions de m'amuser, les sachant destinées à d'autres. Mon quotidien laborieux ne cédait que peu la place à l'excentricité, en grande partie je crois par peur du regard des autres et de cette crainte lignifiante de décevoir, de ne pas être à la hauteur de l'image que l'on pouvait se faire de moi. Une image imposée et dont je me trouvais en quelque sorte esclave.

    Je crois que j'ai commencé à prendre un peu de lest le jour où j'ai quitté papa et maman pour voler de mes propres ailes. Mon premier appartement (dont j'ai retrouvé le double du contrat de bail dans mes papiers !) mes premières soirées seul dans mon "chez moi" à moi, les premières entorses au règlement tacite qui consistait à ne pas sortir le soir mais à travailler et que je piétinais sagement en allant au cinéma le vendredi soir, d'abord une fois par mois, puis deux...
    Apprendre à désapprendre une certaine forme de psychorigidité fut un long parcours dont la nécessité se faisait d'autant plus grande que je sentais monter en moi des désirs virils interdits dont l'intensité se faisait psychologiquement dévastatrice. Le jour où j'ai pleinement admis puis commencé à assumer ma "singularité" marqua le point de non retour, une secousse violente qui me fit chanceler pour mieux m'offrir la possibilité d'être pleinement qui je suis. C'est d'ailleurs à cette époque que j'ai commencé à bloguer et que j'ai rédigé mes premiers billets voici quatre ans.

    Raisonnable j'étais, raisonnable je reste malgré tout à un autre degré. On ne se refait pas. J'ai pourtant beaucoup changé sans pour autant tout bouleverser. Disons plutôt que je me suis révélé, à moi d'abord, et aux autres ensuite. Et je ne suis pas mécontent du résultat. Ca en valait la peine. J'ai appris à être moins bloqué, moins timoré, un peu plus fonceur sans jouer la tête brûlée.

    Alors quand, voyant que j'étais un peu à coté de mes pompes, Lui et Lui m'ont suggéré de les rejoindre à Lyon le temps d'une soirée notamment pour arroser un heureux événement en compagnie de leur chéri respectif, mon premier réflexe a été de songer la masse de travail en retard qui jonche mon bureau en piles vertigineuses doublé de l'étouffante culpabilité de partir au lieu de me tuer à la tâche. Mais l'envie était là qui me tenaillait. Alors j'ai dit oui.
    Aussi à l'heure où vous lirez ce billet je serai en partance pour la capitale des Gaules, pour quelques brèves heures. Et au diable la paperasse, elle attendra un peu.

    Car au fond il est sûrement déraisonnable d'être toujours raisonnable.
    Soyons fous, vivons heureux !

    13 commentaires:

    1. merci pour ce joli billet - je m'y reconnais un peu aussi - comme quoi , la déraison et le bonheur nécessiteraient un apprentissage ! heureux w-e . Akenaboy

      RépondreSupprimer
    2. waaaaaaaaa la ville des lumieres est à toi !
      bon we !!!!

      RépondreSupprimer
    3. Ouais ouais ouais, on t'attends avec impatience et délice :-) et puis Lyon n'est-elle pas la capitale de l'hospitalité et de la gastronomie ?

      RépondreSupprimer
    4. Merci de synthétiser dans chaque billet que tu fais un peu des ressentis que j'ai à chaque étape de ma vie!! Amuse toi bien à Lyon et bois un petit (ou un grand!) verre de Mâcon blanc à ma santé!

      RépondreSupprimer
    5. Je confirme ce que Un autre Fred dit : l'hospitalité à Lyon est bien de mise :)

      RépondreSupprimer
    6. Ta description du type raisonnable dans ton 1er paragraphe ma scotché tant elle me correspond, j'ai appris avec le temps à me lâcher. Apprendre à être déraisonnable fait un bien fou. Profite de ton séjour à Lyon.

      RépondreSupprimer
    7. Aujourd'hui et pour le week end d'ailleurs j'aurais du être à Nantes pour m'amuser aussi, mais je suis encore plus raisonnable j'ai l'impression car Toulouse est toujours devant ma fenêtre ce matin au réveil ! Amuse toi bien, il paraît que ça fait le plus grand bien !
      Jj

      RépondreSupprimer
    8. En espérant que nous ayons été à la hauteur de la déraison ! ;-) C'était un plaisir de t'avoir parmi nous en tous cas...

      RépondreSupprimer
    9. Pour paraphraser ton texte : la vie est trop courte !

      RépondreSupprimer
    10. En espérant que tu ne regrette pas ta déraison ! La prochaine fois on débarque tous chez toi! Je m'occupe de la résina :)

      RépondreSupprimer
    11. Soyons flous ou soyons fous?

      RépondreSupprimer
    12. @ Tous : Le week-end fut très bon ! Une déraison largement justifiée ! Oui, la vie est courte, alors autant en profiter, car elle n'en donne pas toujours l'occasion. Alors chaud devant !
      Bientôt un billet sur mon week-end.

      @ Glimpse : La moussaka était fort bonne, le chat s'est finalement montré coopératif, les maîtres des lieux sont de parfait hôtes même s'ils ne connaissent pas sur le bout des doigts le régime juridique des traboules ^^

      @ Miimario : Parfait ! :) Je vous attends de pied ferme !

      RépondreSupprimer
    13. Voir du monde... C'est très raisonnable comme déraison ! ;-)

      RépondreSupprimer

    Bonjour, vous êtes bien chez Tambour Major.

    Ce billet vous a plu ? Il vous fait réagir ?
    Laissez donc un commentaire grâce au magnifique formulaire mis à votre disposition.

    Z'allez voir, ce n'est pas bien compliqué :

    1) Ecrivez votre petit mot doux dans l'espace de saisie ci-dessus.
    2) Identifiez-vous : sous Sélectionner le profil, cochez Nom/URL.
    3) Saisissez votre nom de scène, votre pseudonyme ou celui de votre chat si c'est ce dernier qui écrit.
    4) Si vous avez un blog, vous pouvez lui faire de la pub en mettant son adresse dans la case URL.
    Sinon passez directement à l'étape suivante.
    5) Cliquez sur Publier.
    6) Tadaaaaaam ! Sous vos yeux ébahis, votre commentaire s'affiche dans toute sa splendeur.

    Elle est pas belle la vie ?
    À bientôt !