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    Affichage des articles dont le libellé est automne. Afficher tous les articles

    15 novembre 2017

    La photo du mois : Ambiance automnale

    19 commentairess
    Bonjour à tous, nous voici déjà au 15 Novembre pour notre avant-dernier rendez-vous mensuel avec la photo du mois  pour cette année 2017.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Josette nous a proposé un thème dans l'air du temps puisqu'il s'agissait de plancher sur Ambiance automnale.

    Elle nous donnait, pour ce faire, les indications suivantes :
    Elle est partout en ce moment ! Dans la couleur… Dans les balades… Dans les fruits et les légumes… Dans les fêtes, les fleurs et les commémorations… Et plus encore ! Je ne doute pas de votre imagination !
    Pour cette fois-ci, je vous propose de prendre l'air avec moi, En effet, ma photo a été prise au mois d'octobre dernier, dans le Gers, lors d'un vol en montgolfière au petit matin, alors que les nappes de brume se dissolvaient au fur et à mesure que le soleil se levait et inondait plaines et vallons de ses rayons caressants.


    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Betty, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Cara, Carolyne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Marie-Paule, Memories from anywhere, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sandrin, Shandara, Sous mon arbre, Tataflo, Ventsetvoyages, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente.

    13 novembre 2016

    Une belle journée pour bloguer

    3 commentairess
    Hier soir j'avais du monde à table. Une poignée de convives invités la veille pour conjurer une proposition de weekend à la montagne que j'avais hélas dû décliner. 

    Faute de disposer de mon vendredi, ayant quelques urgences professionnelles à régler, mon 11 novembre fut des plus studieux. Cétait d'ailleurs très cool de bosser tout seul au bureau, sans téléphone qui sonne, sans autre bruit que celui du vent dans les volets et de celui du cliquetis mélodique de mon clavier. Et surtout sans ma boss, son humeur cyclothymique et ses angoisses chroniques qu'elle deverse autour d'elle.

    Travailler dans le calme, celui que je sais faire autour de moi, cette quiétude que je m'impose même quand l'urgence frappe à la porte, cette forme de sérénité que je bâtis autour de moi comme une digue de pierres pour contrer l'assaut des vagues, un cocon où rien ne m'atteint, une barrière à ondes négatives, une bulle qui filtre les grincheux en les maintenant à distance. Voilà ce qui me convient. 

    Le stress des autres me pollue, physiquement et intellectuellement. Je crois que c'est la seule manière qui me convienne pour travailler : seul et au calme. Je ne sais pas si c'est une utopie ou si de pareilles conditions existent vraiment. C'est en tout cas en ce sens que je veux à présent avancer et construire ma vie professionnelle. Je ne veux plus subir d'autre pression que celle que je m'impose.

    Notre soirée d'hier s'est terminée assez tard. Quelques amis autour d'une bonne table donc. Tous un peu fous à leur manière, étourdissants de bonne humeur, comme à leur habitude. Cela m'a fait du bien de les avoir autour de moi. J'avais fait tourner mes fourneaux à plein régime pour l'occasion. Évidemment il y avait beaucoup trop à manger. Évidemment on a peut-être un peu trop bu. Mais on a bien rigolé et passé un joli moment. Et ce matin mon estomac paie le prix de ces excès...

    Aujourd'hui est un parfait temps de novembre, fait d'un manteau de pluie et d'une écharpe de grisaille, parsemé d'éclats de soleil, entre deux morceaux de nuages. Sorti faire un tour en ville, j'ai aimé la fraîcheur de la bruine sur mon visage et le calme de ce dimanche matin, engourdi sous un ciel trop bas et le souvenir collectif encore trop vif des événements de l'an dernier.

    Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville... 

    Au retour de ma promenade, je me suis pris un averse. Une véritable saucée. Un déluge de gouttes glacées qui mouillait mon manteau. Je suis rentré trempé des pieds à la tête.

    Décidément, j'apprécie de plus en plus l'automne finissant, son ambiance aigre douce, et la pluie qui donne un éclat incomparable au pourpre et à l'or des arbres.

    Oui, c'est une belle journée pour bloguer.

    21 novembre 2015

    Pluie de novembre

    4 commentairess
    Voici venue la pluie, la pluie de novembre. La pluie froide, glaciale, pénétrante. Une pluie de désolation qui s'abat sur les arbres agonisants qu'étouffe un ciel d'abandon.

    Je n'ai jamais aimé le mois de novembre, sa détresse soudaine après l'agitation tourbillonnante de l'été puis la pétillance méridionale de l'automne si doux et la tiédeur de l'arrière saison, naguère encore  voluptueusement languissante.

    Novembre, Brumaire, période des brumes et des brouillards dont je peux savourer certains matins le spectacle, grandiose et féerique à la fois, de la campagne en éveil au sortir de la nuit et de ses pudiques paysages opalescents voilés de brumes, mollement éclairés par le disque blanc du soleil.  

    Novembre, Frimaire, la période des premiers froids, des manteaux noirs et des premières écharpes, des mains dans les poches et des regards plongés dans le vide le long des trottoirs gris. Novembre, ton teint délavé et tes immeubles désolés qui pleurent sous ta lumière crue parsemée d'oiseaux tristes.

    Non je n'ai jamais aimé cette ambiance de mois de novembre, porteuse de mélancolie.
    Et pourtant, très étrangement, cette année, elle m'avait manqué.

    5 novembre 2015

    Arrière-saison

    4 commentairess
    Novembre
    Je n'ai pas vu cette année passer
    Depuis fin janvier les semaines s'enchaînent
    Toutes assez différentes, toutes assez pareilles
    Frénétiques

    Des journées bien remplies
    Des instants fulgurants
    Des nuits souvent trop courtes
    Entrecoupées de songes étranges

    Le temps qui passe

    La fenêtre de mon bureau ouverte
    J'écoute la rue
    Le bruit des voitures
    Deux jeunes hommes qui discutent
    Une porte qui claque
    Au loin une meuleuse portée par quelque main caleuse mange du ciment

    Le vent emporte la feuille du platane à l'écorce grise
    L'eau du canal s'étale avec mollesse le long des roseaux
    Un coin de ciel dans une flaque
    Et l'ombre longue qui s'allonge sur le granit

    Envie de lecture
    De canapé au coin du feu 
    De gâteau au chocolat encore tiède

    Un peu de douceur
    De tendresse

    Cette arrière saison déraisonnable n'encourage pas au labeur
    Il faut bien pourtant...

    Le rythme lent 
    Du temps 
    Qui 
    Passe.

    11 octobre 2015

    Vapeurs chocolatées

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    Le réveil a sonné à 9h30. Trop tôt. Beaucoup trop tôt vu mon niveau de fatigue ce matin. J'ai pourtant dormi plus de huit heures mais mon corps en réclame davantage. Mes nuits sont mauvaises en ce moment. Bien plus que de coutumée. Je me suis finalement levé une heure plus tard, en me faisant quelque peu violence, vaguement étourdi par cette crève qui m'use depuis quinze jours.

    Une lumière incroyable baigne l'appartement. Basse, chaude, enveloppante, aux reflets dorés. Au dehors les arbres couleur de rouille se détachent sur un ciel impécablement et uniformément bleu. Une journée d'automne magnifique. Normalement j'avais prévu de bosser sur des choses urgentes. J'ai envie de profiter de ma journée et je suis crevé. 

    Un café mousseux dans une grande tasse agrémenté d'une pointe de lait à la main, je fouille sur mon téléphone cette recette de "Gâteau tout chocolat" trouvée la veille. Le four préchauffe thermostat 6 tandis qu'un mélange mousseux d'oeufs et de sucre foisonne dans un saladier. Le beurre et le chocolat fondus emplissent la cuisine d'un parfum d'enfance puis se répandent en zébrures chamarées dans la pâte qui prend peu à peu forme sous le fouet. Belle, lisse et luisante, la consistance semble idéale. 

    J'aurais mieux à faire qu'un gâteau au chocolat. Mais cet après midi je vois mon filleul et je lui ai promis de porter un gâteau pour le goûter. Ca fait longtemps que je n'ai pas préparé de gâteau d'ailleurs... 

    Vingt-cinq minutes plus tard.
    La minuterie du four qui retentit. Il a l'air parfait.

    Allongé sur le canapé du salon devant Mommy, blotti dans ma couverture, j'oublie le temps et les soucis du quotidien. De délicieuses vapeurs chocolatées flottent dans l'appartement. 

    7 septembre 2015

    A l'ombre du soleil d'automne

    12 commentairess
    L'automne m'inspire, culinairement parlant. Aussi loin que je me souvienne, et pour des motifs qui ne me sont pas véritablement très clairs, l'arrivée de septembre coïncide avec des réminiscences gourmandes, ouvertement décomplexées, voire revendiquées.

    Ha, l'automne...! 

    Plus encore que l'été brûlant  et ses nuits de clarté, j'aime cette période intermédiaire durant laquelle progressivement s'installe l'automne, où l'on sent imperceptiblement le soleil fatigué par tant d'ardeur se faire plus doux et la lumière plus orange, où les matins se font plus frais tandis que la nuit s'invite un peu plus promptement, sans que ne l'on y ait invitée. Ces semaines un peu ambiguës durant lesquelles shorts et pantalons se côtoient sans que l'on ne sache qui a tort ou qui a raison. Ces journées encore un peu folles où les esprits sont encore à la fête alors que le monde reprend le chemin de l'école et s'agite en moult activités sérieuses, tandis que les arbres se languissent feuille à feuille.

    Qu'elle est douce cette intersaison. Ni plus été ni encore automne. Tiède et légère comme le sont les journées de printemps, le printemps, ma saison préférée. Mais là où le printemps se fait volubile et légèreté, l'automne y gagne en gourmandise.

    Oui, fagoté d'un vaste manteau au manches trop longues et aux coudes usés, taillé dans un camaïeux allant du jaune pâle au marron le plus foncé, en passant par toute une farandole de teintes imaginables de rouge, d'ocre et de vermillon, l'automne porte avec lui des saveurs incomparables de fruits cuits au four, de prunes croquées encore tièdes sur l'arbre, de pommes au parfum floral et délicat, de saveurs acides et mielleuses à la fois et que l'on prolongera à l'envie autour d'une cheminée rougeoyante une fois l'hiver enfin venu.

    A la faveur d'une belle journée de presque automne, j'ai aimé cette soirée passée sur ma terrasse avec un ami, à refaire le monde autour de ces saveurs uniques, de figues et de mirabelles rôties venues endimancher un magret de canard gras, lui-même rehaussé d'une pétillante note de piment d'Espelette. Un peu de vin de nos coteaux venait bien entendu parfaire cet accord tout en rondeur. Une jolie soirée qui a fini bien tard. 

    C'est curieux comme les amis et les plaisirs de bonne chère occupent une place d'importance depuis quelques semaines, depuis le début de l'été à y bien penser. Peut-être parce que je reprends progressivement et pleinement possession de mon temps libre, de mes week-ends en particulier, et que les belles soirées en appellent d'autres, comme l'eau alimente chaque jour davantage le puits dont on la tire.

    5 octobre 2014

    Vole, vole, vole la feuille

    4 commentairess

    Vole, vole, vole la feuille  au vent... 
    Cette ritournelle m'est instinctivement revenue en tête alors que je me promenais en l'autre jour en admirant dea feuilles mortes soufflées par le vent.
    Les vacances sont finies,
    Les bleuets fanés,
    L'hirondelle est repartie,
    Au revoir l'été.
    Oui, au revoir l'été pour cet année. L'automne est bel et bien là. Impossible de se tromper. Les splendides couleurs cuivrées dont se parent les arbres au Québec en ce moment sont là pour en témoigner. L'arrière saison ici est vraiment splendide. Les arbres peu à peu s'embrasent. Et les écureuils qui gambadent encore un peu partout, sont plus grasouillets que jamais !

    Les bleuets - du Québec ! - sont effectivement fanés. Mais l'on en trouve toute l'année produits sous serres et importés des voisins étasuniens. Tiens, il me faudra refaire un pouding aux bleuets !
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.
    Cette chanson, nous la chantions à l'école primaire, lorsque j'étais en CP, ou quelque chose comme ça. C'est drôle comme certains souvenirs sont tenaces. On la chantait le soir, avant la fin de l'école, dans notre petite salle de classe, aidés par un tourne-disque gris et organge.

    Je me rappelle exactement de la voix un peu nasillarde du monsieur, puis du choeur d'enfants qui reprenait avec lui le refrain sur le disque. J'ignore en revanche qui en est l'auteur et qui l'avait enregistré. 
    Les nuages sont venus,
    Le vent a soufflé
    Et sur l'arbre presque nu,
    La pluie a pleuré.
    En septembre, les journées sont belles, ensoleillées, globalement très agréables. Le soir, le ciel se dore au soleil couchant, jouant avec l'écume des nuages. Les arbres ne sont pas encore nus. Ils le seront dans quelques semaines, avec l'arrivée des premiers coups de gel.

    La pluie, elle est là aujourd'hui. Je n'ai jamais vraiment aimé les temps de pluie, à de rares exceptions. La pluie et le gris du ciel qui va avec elle, suppose le renfort moral du chocolat chaud, d'odeurs épicées et d'une couverture douillette. La pluie renferme sur soi et invite à l'introspection.

    Au contraire la neige, qui ne mouille pas et sublime la nature morte, est une invitation à l'aventure.
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Elle est entêtante cette chanson. Je ne me rappelais plus exactement de toutes les paroles, alors je les ai cherchées sur internet. J'ai atterri sur un forum de maîtresses d'écoles qui cherchaient aussi ce texte et sa musique pour l'enseigner à leurs élèves de CP. Elle est donc toujours apprise. Je me demandent si certains d'entre vous la connaissent...
    À six heures l'horizon,
    Est déjà tout noir,
    Qu'il fait bon à la maison,
    À rêver le soir
    À six heures l'horizon n'est pas encore tout noir. La nuit ne tombe pas pour le moment avant sept heures. Mais en décembre le soir commence à quatre. Cela m'avait un peu choqué lors de mon premier passage ici l'an passé. L'hiver est tellement opressant que l'arrivée de beaux jours est une libération. Mais l'hiver est tellement beau...
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Oui, c'était la chanson de l'automne. Dehors cela sentait la pluie sur les trottoirs et la feuille de maronnier. Emmitouflés dans notre manteau, nous bravions le froid du soir. Une chanson triste, très mélancolique. 
    Et Noël s'en reviendra, 
    Dans l'hiver tout blanc
    Et le gui refleurira 
    Au premier de l'an.
    Noël... dans un peu plus de deux mois. Pour le moment ici, c'est l'effusion de Halloween qui approche. Citrouilles monstrueuses, squelettes et autre colifichets maléfiques envahissent vitrines et rayonnages. L'hiver sera là bien assez vite pour déjà y songer. Profitons de l'automne tant que nous le pouvons. 
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.