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    16 octobre 2021

    16. Compas / Boussole #Blogtober2021

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    Le mot anglais "Compas" trouve une résonance toute particulière à mes oreilles car il me renvoie à une période dorée de mon enfance, celle où je jouais à The Legend of Zelda, jeu qui a forgé, chez toute une génération de joueurs, un imaginaire puissant. 

    Nous sommes quelque part en 1988, j'ai 10 ans, et mon pote Julien m'invite à passer un week-end chez sa grand-mère à la campagne. Une jolie maison rustique, restaurée avec soin, qui abrite un antique four à pain. Entre deux balades à vélo, le copain m'entraîne dans sa salle de jeux. Il avait une NES, la console de jeu qui nous faisait tous rêver à l'époque. C'est grâce à lui que j'ai découvert The Legend of Zelda. 

    Ce jeu a immédiatement provoqué un choc total, tant il faisait écho à tout ce qui me plaisait : un univers immense à explorer, de la magie, des objets à découvrir, des monstres à éviter ou à trucider, le tout baigné dans une musique héroïque devenue légendaire. Ce n'était pas un jeu, mais un miracle.

    Parmi les objets indispensables à la progression de notre héros dans les différents donjons, il fallait bien entendu trouver la carte qui permet de comprendre la disposition des salles, et la boussole, "compas", qui donne l'emplacement du boss à abattre. Si récupérer ces deux objets est une promenade de santé dans les premiers niveaux, cela devient sérieusement plus corsé au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu. 

    À l'époque, mon anglais étant plus que balbutiant, je n'avais pas compris que compas signifiait boussole, ce qui provoquait chez moi une sorte de dissonance cognitive : comment notre héros pouvait-il trouver son chemin avec un compas ? J'essaie longtemps et vainement de comprendre ce nouveau mystère en m'imaginant tracer cercles et arcs de cercle sur ma feuille blanche. 

    Ce n'est que bien longtemps après, lorsque j’eus mon premier Robert and Collins en main en classe de sixième, que je compris le sens de ce mot et que la lumière se fit...

    8 janvier 2019

    Je suis faible...

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    Cela fait des jours des semaines des mois que je tournais autour du pot sans oser franchir le pas. L'acheter, ou ne pas l'acheter...? Je parle évidemment de la Switch que je convoite doucement et pour laquelle les copains m'avaient offert un bon d'achat assez important. Mais, allez savoir pourquoi, j'avais des scrupules à cracher, non pas 400€ mais une petite somme tout de même, ce dont je m'épanchais récemment sur Twitter.

    Et puis il a fallu un tweet du graoutissime @BertClem (oui, il est graou, en plus d'être adorable) qui me répondait que se faire plaisir était tout aussi important et que je devais ranger mes scrupules.

    Bim ! Il avait raison le bougre.

    Car en effet, je me rends compte que depuis quelques temps, je suis dans une attitude un peu binaire consistant à refuser de faire quelque chose si je ne peux pas le faire complètement ou d'une manière qui ne soit pas totale. Ce qui me conduit à renoncer à quelques instants de satisfaction, même brefs, au motif étriqué que ce n'est pas assez et que ça n'en vaut pas le coup. 

    Il est vrai que bossant énormément en ce moment, j'ai peu de temps à consacrer aux jeux - du moins je ne m'accordais pas le temps de le prendre, ni à quoi que ce soit d'autre. Et je crois que c'est une erreur. Comme je l'écrivais dans mon billet du 30 décembre dernier, il me faut prendre davantage de temps pour moi et pour les autres, "Prendre le temps de penser à moi, de me reposer plus régulièrement, de me ménager, de prendre soin de moi et, n'en déplaise à Juliette, m'accorder quelques plaisirs superflus" écrivais-je. Je ne savais pas à quel point ces derniers mots résonneraient fort quelques jours plus tard.

    Alors voilà, j'ai craqué...



    Et pour l'instant, pas l'once d'un brin de moustache de culpabilité à l'horizon.

    A moi les plaines d'Hyrule !

    2 novembre 2018

    Cinquante deux jours avant Noël

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    Peu à peu la Ville Rose se pare des décors de fin d'année qui ornent déjà les rues du centre-ville. Un compte à rebours m'apprend que cinquante deux petits jours nous séparent de Noël et de son cortège de festivités obligatoires. Vu la propension du temps à passer comme un éclair en ce moment, ces cinquante deux jours sont en réalité après demain. 

    Il me tarde, à vrai dire, de pouvoir me poser un petit peu, de ralentir mon rythme de travail assez intense. De profiter de ma famille, passer deux ou trois jours au coin du feu, à ne rien faire ou si peu, d'avoir les narines emplies de ces odeurs si caractéristiques de vin chaud, de cannelle, de cardamome et de chocolat. L'odeur de Noël.

    Cela me fait songer à cette recette de biscuit absolument délicieuse que j'avais découverte chez la gourmande @cuipatchocandco. J'avais grâce à elle, pu réaliser l'an passé un très joli sapin de nawouel en biscuits qui avait été dévoré en quelques heures.

    Réaliser des biscuits. en voilà une activité simple, ludique et horriblement régressive qui me rappelle, l'odeur des épices à biscuit en plus, l'atelier pâte à modeler que j'affectionnais tant lorsque, gamin, j'étais en classe de maternelle. C'est fascinant combien notre enfance peut façonner notre vie d'adulte.

    A cet égard, depuis que j'ai passé une après-midi chez les parents de Tarvalanion en début d'année, à confectionner des biscuits pour le thé avec des emporte-pièces rigolos, j'ai acquis à mon tour tout un tas d'emporte-pièces sympas : étoile, licorne, ange, flocon de neige, nounours... Encore l'autre jour, j'ai sauté sur une occasion pour m'en acheter trois de plus, ce qui doit porter ma petite collection à une bonne dizaine de formes différentes. Il faut que je m'accorde un dimanche récréatif pour refaire des biscuits et emplir l'appartement de ces odeurs apaisantes qui donnent aux jours de grisaille un petit air de fête.

    Si je fêterai bel et bien Noël, je ne crois pas en revanche que cette année je fêterai le Nouvel An. Je n'en ai plus véritablement envie. Et ce n'est pas nouveau. Cela fait plusieurs années que je me dis : "cette année tu ne fais rien" et que, malgré moi, je me laisse entraîner dans des soirées plus ou moins conviviales. Et cette année, je n'en ai pas, mais alors pas du tout envie. 

    Ce qui me fatigue par avance avec le Nouvel An, c'est l'obligation d'être heureux sur commande, de festoyer à ce qui ne représente rien à mes yeux, sans aucune valeur symbolique. Ultime pied-de-nez, je crois que, si je le pouvais, je me débrouillerais pour travailler cette nuit-là...

    A propos de festivités, pour mon anniversaire l'été dernier, les copains m'ont offert un joli chèque cadeau chez un célèbre commerçant en ligne, afin de m'acheter une Switch et de jouer au dernier Zelda. Car je suis un gros fan de la licence depuis ses origines. Et que ce jeu est vraiment réussi, aux dires de tous et du haut des toutes petites minutes que j'ai pu y jouer. 

    Mais voilà, j'ai beaucoup de mal à admettre claquer autant d'argent dans une console de jeu à laquelle je n'ai, en réalité, que peu de temps à consacrer. En semaine, je suis beaucoup trop fatigué pour cela en rentrant du boulot tard le soir, et je crois préférer consacrer mes quelques weekends libres à mes amis et à un peu de vie sociale, plutôt qu'à pourfendre du monstre à travers les plaines d'Hyrule. Du coup, je ne sais exactement que faire ce de bon d'achat.

    Et en même temps, puisqu'il m'a été offert pour mes 40 ans, je ne veux pas l'employer à n'importe quoi. Dilemme car je demeure attaché à la force des symboles. A moins que je n'utilise cette somme pour financer l'achat de cette belle montre qui me ferait tant plaisir et que je suis sûr de porter au poignet pendant des années... Oui, ce serait une belle idée. 

    Et cela ferait un très joli paquet sous le sapin.

    7 février 2012

    Comme un vent frais sur la Garonne

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    Au début, je ne m'en étais pas rendu compte. Je n'avais pas perçu la réalité de tous les bouleversements qu'allait produire ma soudaine libération, après des années d'oppression. Se lever, y penser, s'y mettre, faire une pause café pour fuir un tout petit peu, aller au cinéma et se dire que peut-être l'on n'aurait pas du, culpabiliser pour un rien en songeant que l'on aurait peut être mieux à faire....
    On me l'avait pourtant dit : "Après ça, va commencer le premier jour du reste de ta vie". Cette jolie phrase m'était apparue comme une pure abstraction.

    Les choses se font progressivement tant je ne perçois pas encore toute l'étendue des possibilités qui sont désormais à ma portée. Je me sens un peu comme un prisonnier qui sortirait d'une longue peine d'enfermement et qui réapprend peu à peu la liberté. C'est étourdissant et extrêmement excitant. Cela peut vous sembler tellement banal. Car au fond je ne fais rien d'autre que reprendre une vie normale...

    Depuis maintenant quelques jours, je revis. Vraiment.
    Je fais des choses qui me plaisent, ma vie sociale connaît un second départ après une longue traversée du désert. Ce week-end, j'ai même rebranché la vieille Game Cube qu'un pote m'avait prêté, et joué à Zelda pendant des heures, chose que je n'avais pas faite depuis.... pfiou ! je ne saurais même pas le dire.

    Agir sans culpabiliser, sans cette pression sournoise qui teintait de grisaille tout ce qui aurait pu être des instants parfaits. Aller au cinéma, sortir dîner, flâner le nez au vent, le cœur et l'esprit légers.

    (Toulouse sous la neige, 7 février 2012)

    Un grand vent d'air frais souffle sur la Garonne.
    Le vent du changement, le vent du renouveau.

    Et cela fait un bien fou.

    21 février 2011

    25 ans de Légende

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    En surfant sur le site du journal Le Monde, j'apprends que c'est aujourd'hui 21 février  2011, le 25° anniversaire du jeu "The Legend of Zelda" sorti le 21 février 1986 sur la première console de jeu de la firme Japonaise Nintendo. Putain... 25 ans que Link trucide du boss pour récupérer la triforce afin de triompher de l'affreux Ganon, de délivrer la princesse Zelda et faire recouvrer à Hyrule paix et harmonie...

    25 ans... J'en suis encore tout chose.

    Pour bien comprendre mon émoi, il faut savoir que Zelda représente à mes yeux LE jeu ultime, celui sur lequel j'ai passé des heures et des heures de bonheur pur, celui qui m'a fait rêver pendant des années, et dont j'ai suivi la saga avec une passion hors du commun au fur et à mesure que les machines évoluaient.

    Halalalaa... Zelda, c'est d'abord un thème musical hyper fort, tellement fort qu'il n'a guère varié au cours des divers opus. Quelques notes à peine et j'en ai des frissons rien qu'en y repensant ! Le monde de Zelda, le Royaume d'Hyrule, c'est aussi  tout un fatras d'énigmes à résoudre, des passages secrets à trouver au prix d'innombrables échecs, des objets magiques à découvrir dans les donjons et un peu partout, ainsi qu'un véritable univers doté d'une ambiance toute particulière et qu'il fallait entièrement découvrir pas à pas, regorgeant de monstres durs à cuire et d'endroits mystérieux dont il fallait percer les secrets.

    Je me souviens que je jouais souvent avec un copain et que je fantasmais sur les pouvoirs du "bâton magique", capable de lancer des sors comme les Wizzrobe (oué, j'étais mine de rien assez porté sur les symboles phalliques même gamin hu hu hu) ... Quand j'ai réussi à m'en emparer  (du bâton, pas du copain !) j'étais limite hystérique (qu'on est con quand on est ado ^^). Arf, il y avait aussi la quête de l'épée magique qui m'a fait tourner en bourrique au point que j'avais fini par croire qu'il y avait un bug dans le jeu ! Et puis... et puis je pourrais en parler pendant des heures !

    J'en aurai bavé pour le terminer ce jeu, mais avec un plaisir je crois insurpassé, à tel point que je le recommençais régulièrement jusqu'au jour où je suis (enfin, j'étais !) devenu capable d'en venir à bout d'une seule traite sans perdre une seule fois, en quatre heures de temps. Oué, j'étais bel et bien accro, et le suis encore.

    Ce qui est tout à fait remarquable, c'est que les épisodes suivants ont repris tous ces éléments qui avaient fait de ce jeu une véritable réussite. Si l'on y regarde bien, pas grand chose de fondamentalement nouveau n'a véritablement été ajouté depuis lors car l'essentiel des ingrédients de base étaient déjà présent : le boomerang, l'arc et les flèches, la torche, des roupies à trouver un peu partout, des boutiques, des élixirs de vie, des boucliers de plus en plus puissants, des fragments de coeur dispersés aux quatre coins de la carte...  Un coup de maitre !


    Putain, un quart de siècle déjà...? Je m'en souviens comme si c'était hier. Allez, juste pour le plaisir, on s'en remet un petit coup :