• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • Identités Singulières
  • Twitter
  • Affichage des articles dont le libellé est Mexique. Afficher tous les articles
    Affichage des articles dont le libellé est Mexique. Afficher tous les articles

    25 octobre 2020

    Inktober avec un clavier #25 Copain

    2 commentairess

    Journée entre potes ce dimanche. Tout d'abord un brunch avec mon mexicain que j'apprends à connaître, et sa bande. Nous étions dans un chouette petit restaurant du quartier Arnaud Bernard, tenu par des compatriotes à lui. Bien qu'ayant déjà visité le Mexique, je ne crois pas avoir goûté aucun des plats servis ce midi. Tout d'abord pu découvrir el atole, une étonnante boisson chaude faite à base de farine de maïs et diverses épices. Légèrement sucrée avec de la mélasse, le atole se boit quand il fait froid. De consistance un peu crémeuse et de texture assez irrégulière, celui de ce dimanche était préparé avec du maïs rouge, ce qui lui donnait une couleur grisâtre un peu déroutante. J'ai beaucoup aimé et je crois que j'y reviendrai.  

    J'ai beaucoup aimé également leur café, préparé à la casserole comme dans bon nombre de pays en réalité, agrémenté de clous de girofle, de cannelle et de poivre. Plutôt doux, très légèrement sucré, j'ai réellement savouré ses arômes inhabituels très dépaysants. Nous nous sommes ensuite régalés de tamales, une sorte de petit pâté de polenta à la viande, cuit dans des feuilles de maïs, accompagnés d'une délicieuse sauce  légèrement piquante qui vous ensoleille le palais d'une douce chaleur fort plaisante. S'en sont suivi des memelas, un genre de crêpe épaisse dont la pâte est faite à base de maïs et haricots rouge, servie garnie de sauce tomate, d'oignons et de fêta. Simple, efficace rassasiant, et encore plus délicieux avec une cuillerée de la fameuse sauce piment qui, loin de transformer la nourriture en feu ardant, lui confère ce surcroît de chaleur bienfaitrice qui vous emporte encore plus loin. Chaque bouchée était entrecoupée de discussions très animées sur la manière de désigner les aliments dans les différents pays d'Amérique latine représentés autour de notre joyeuse tablée. Ce fut un joli moment, rempli de saveurs nouvelles et de décibels...

    Sitôt sorti, je me rendais à quelques rues de là chez un autre pote qui fêtait son anniversaire en compagnie de quelques uns de ses amis autour de jeux de sociétés. Petite équipe pour une grosse ambiance. Nous beaucoup ri, raconté des bêtises, dessiné des flamands roses en train de faire du moonwalk, et gentiment dit du mal sur Mylène Farmer, comme il se doit. J'ai passé  avec eux un excellent moment qui ne fut interrompu que par les nécessités logistiques inhérentes au couvre feu. Saleté de pandémie tout de même.

    Un très chouette dimanche avec des amis donc, qui m'a bien changé les idées. Un dimanche comme j'aimerais qu'il y en ait plus souvent !

    15 août 2013

    La photo du Mois : "Un objet"

    29 commentairess
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Août, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Gizeh et il s'agit de : Un objet.

    J'ai choisi un petit objet, que j'ai presque toujours avec moi et qui, lorsque je le regarde, me fait puissamment voyager. Un petit morceau d'évasion de quelques centimètres carrés.


    Il s'agit d'un morceau de papier amaté qu'une amie m'avait ramené du Mexique, quelques mois avant que je ne m'y rende moi même. 

    Le papier amaté est un papier fabriqué à partir d'écorces d'arbre. Autrefois, les Mayas et les Aztèques utilisaient ce procédé pour créer des livres. Cette technique si spécifique s'est perpétuée à travers les siècles. Il se fait en séparant l'écorce extérieure de cactus, de roseaux ou de "Maguey" (plante utilisée à la fabrication de la Tequila), de son écorce intérieure. La fibre végétale est alors mise à tremper, bouillie dans de l'eau. De l'eau de chaux ou de soude est ajoutée sur la fibre avant d'être rincée. Ces fibres sont ensuite disposées sur une surface dure, croisées en double épaisseur. Elles sont battues afin d'être homogénéisées. Est enfin enduit une couche de chaux ou d'amidon afin d'obtenir une surface lisse, propre à être peinte. 

    Celui-ci est orné d'un motif traditionnel venu des Mayas, un oiseau aux couleurs vives. Il a naturellement trouvé sa place dans mon agenda où m'offre un peu de soleil. 

     Quel objet auront choisi les autres participants à la Photo du Mois ? Il n'y a qu'un moyen de le savoir !

    Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Anaïs and Spip, Ann, Anne, Arwen, Aurélie Ménard , Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnets d'images, Caro from London , Caterine, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, E, El Padawan, Eloclemence, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Isa, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, _Hypeandcie, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Kia909, KK-huète En Bretannie, Kob, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Messine, La Nantaise, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, Mes ptits plats, Meyilo, MissCarole, Monptitboudoir, Morgane Byloos Photography, Nicky, Nie, Ori, Oscara, Photo Tuto, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sephiraph, Shoesforgirls, Skipi, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, woocares, Xoliv', Zaza.

    10 septembre 2012

    Il est beau le bidet !

    25 commentairess
    S'il y a bien une chose qui m'avait marquée lors de mon voyage au Mexique, et que j'avais retrouvée au Brésil, c'est la poubelle placée à côté de la cuvette des WC. Pas une petite poubelle de salle de bain ordinaire pour jeter un bout de coton usé, une lame de rasoir émoussée ou un flacon de gouttes vide. Non, je veux parler d'une poubelle plus importante au contenu plutôt surprenant puisqu'il s'agissait, ni plus ni moins, de papier hygiénique sale... Plutôt que de jeter le papier tartiné de moussaka dans la cuvette, on le met à la poubelle. Voilà voilà. Bonjour les odeurs en plein été...
    Ce n'est pas une règle absolue, j'ai observé de nombreuses exceptions, notamment dans les hôtels, mais je crois pouvoir dire sans trop me tromper que la règle reste assez générale. L'Argentine n'échappe pas à cette observation. 

    J'en suis donc venu à me poser une question dont la pertinence vous assommera certainement : Mais z'enfin, pourquoi donc ?

    Il y aurait sûrement de quoi écrire tout un bouquin sur l'histoire de l'hygiène intime en général et de l'usage du "PQ" en particulier. Je m'étais déjà à ce propos fendu d'un petit billet sur l'évolution de la perception du papier WC en France par le prisme de deux publicités. 
    N'oublions pas qu'en France, l'usage du papier WC est assez récent. Si j'en crois mes sources
    "Le papier toilette a été introduit en France au début du XXe siècle. Longtemps considéré comme un produit de luxe, son utilisation ne s'est vraiment répandue que dans les années 1960". 
    Avant, on faisait avec les moyens du bord : du papier journal, du tissu, des végétaux, de l'eau, rien du tout... 

    De l'eau ? Voilà qui est intéressant. C'est d'ailleurs encore de cette façon que l'on se nettoie le postérieur dans de nombreuses régions du globe. On le faisait encore naguère en France avec un bidet.

    En faisant quelques recherches, comparer l'évolution chronologique de l'implantation du papier WC et la disparition proportionnelle du bidet de nos foyers est particulièrement intéressante. Si en France l'implantation des bidets chute brutalement dans les années 70 (dans la foulée de l'adoption du papier hygiénique donc), elle reste encore massive en Amérique du Sud, et particulièrement en Argentine où 90% des foyers en seraient équipés (sources). La forte présence des bidets en Argentine et en Amérique du Sud pourrait - vu de loin - s'expliquer assez logiquement par une trop récente systématisation de l'usage de papier toilette.

    Sans faire ni refaire une histoire du papier cul (et pourtant ce serait fichtrement intéressant), je dois avouer que les Argentins ont trouvé une solution ma foi plutôt intéressante permettant se dispenser - en tout ou partie - de rouleau de cellulose ouatée.

    Un indice en image :


    Vous avez vu ?
    Non ?
    Mais siiiiiiii ... Regardez bien : Là !


    J'en ai même vu un autre modèle monté directement sur la cuvette des WC. Admirez un peu l'outil.
    Vous noterez que le bidule est rétractable pour éviter certains désagréments liés à l'inexorable loi de la gravité qui sévit en ce bas monde.


    Vous l'aurez compris, il s'agit d'un jet d'eau destiné à vous karcheriser la rondelle en douceur et éliminer tout ce qui doit l'être en cette zone de notre anatomie. C'est extrêmement fréquent : presque tous les bidets que j'ai pu croiser en sont équipés. Le montage sur cuvette est plus rare. 
    On peut bien évidemment régler la puissance et la température du jet, comme sur une douche normale. Prendre soin de son hygiène intime n'a jamais été aussi agréable.

    Du coup, l'usage de papier devient superfétatoire. Et pour cause : à quoi bon s'irriter la rondelle avec du papier alors qu'il y a déjà tout ce qu'il faut pour faire place nette, avec dans le même temps une séance de guili-guili qui font du bien partout ? Halalalala, ils savent ce qui est bon les Argentins !

    Et pour ceux qui se demandent si j'ai essayé, je me draperai princièrement dans une dentelle de pudeur et laisserai virevolter votre imagination ...

    15 février 2012

    La photo du mois : "Mon rêve serait "

    42 commentairess
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Février, fête de la Saint Claude, mais surtout jour de La photo du mois ! Comme chaque mois, un groupe de blogueurs réalise une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15, à midi, heure de Paris.
    Ce mois-ci le thème a été choisi par 100Drine qui nous propose de plancher sur : " Mon rêve serait ".
    Comme mon Blog parle de "Rêver d'Ailleurs", le thème que j'ai choisi pour Février 2012 est : "Mon rêve serait..."
    Par là, vous êtes libres de mettre en image le rêve d'un moment, d'un jour, d'une vie... ou même votre rêve de la nuit dernière ! Plus c'est fou, mieux ce sera (enfin dans la limite du raisonnable bien sûr...).
    Très sincèrement, j'ai énormément galéré pour ce thème. Pour plusieurs raisons. D'une part je suis un éternel rêveur, toujours un orteil dans la lune et le nez dans les étoiles. J'ai donc beaucoup de rêves, plus ou moins fous mais aucun qui me tienne plus à cœur qu'un autre. La question du choix fut donc cornélienne. D'autre part, le rêve représente l'inaccessible, ce que l'on n'a pas, ce que l'on n'est pas, et que l'on aimerait être ou posséder. Comment alors représenter cette absence ? 
    Du coup, le salut est venu en fouillant dans mes archives photos. Un cliché fait à la volée, un matin d'avril 2008, dans un pays lointain. Un rêve de voyage :


    Il s'agit d'une photo faite à Guanajuato, lors d'un mémorable voyage au Mexique en avril 2008 avec mon meilleur ami. Mon premier grand voyage, qui me laisse des souvenirs impérissables. Le Mexique est un magnifique pays dans lequel je me suis parfaitement senti à l'aise, notamment parce qu'il n'y avait aucune barrière linguistique. Et Guanajuato est certainement l'un des plus beaux endroits que j'aie jamais visité et où j'ai très envie de revenir. Tout y est beau : les couleurs, la lumière, la douceur à l'ombre des arbres, les odeurs du marché (dont on aperçoit la sortie dans le coin en haut à droite de la photo), la gentillesse des gens... Je me suis promis d'y retourner un jour et de voyager aux quatre coins du mondes. Voilà l'un de mes rêves.

    A quoi rêvent les autres blogueurs de la photo du mois ?
    Allez le découvrir chez eux : 100driiine, 4 petits suisses dans un bol de riz, A&G, A&Y, Agnès, Alexanne, Anaou, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Aparça, Aude, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Boopalicious, Carnets d'images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Cindy Chou, Clara, Claude, Clem et Cha, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dorydee, Dr CaSo, E, Edegan, Eff'Zee'Bee, Emi London, Emily58, Emilyinfrance, Emma, Fabienne, Fanny et Vincent, Florian, florianL, François, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Grignette, Guillaume, hibiscus, Hugo, Isabelle, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Julien, Karrijini, Kia909, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Madame, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, L'atelier azimute, Laure, Lauriane, L'Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les Maudits Expats, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, Lhise, Louiki, Loutron glouton, Lucile et Rod, Lyonelk, M, Ma, Madame zaza of mars, magda627, Mamysoren, Mandy, Manola, Marion, M'dame Jo, Meyilo, Mgie les bons tuyaux, Narayan, Nataru, Nathalie, Niwatori, Nomade57, Noon, Nora, Nous4auQuébec, Ori, Où trouver à Montréal ?, Pitch, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Soiz, Sprout©h, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, Suzie, Tam, Tambour Major, The Parisienne, Thib, Titem, Ty, Une niçoise, Urbaine, Urbamedia, Vanilla, Vinie, Violette, Viviane, Voyagesetc, Xavier Mohr, Zaromcha,

    Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question ? Contactez Olivier.

    19 avril 2008

    Heureux qui comme Ulysse...

    5 commentairess
    Tadaaaaam ! Me revoilou !

    Je vous ai manqué ?

    (béh... dites oui, au moins pour me faire plaisir....)




    Ouhaaaaaaaa....! Alors par où commencer ?

    Je n'ai pas la force de me lancer dans un récit exhaustif de mon périple mexicain tant il fut riche en événements, en rencontres, en fous-rires, en alcool aussi (non, non, pas une goute de tequila ! Plutôt de la vodka et du whisky),  en joies, en instants inoubliables, bref un voyage haut en couleurs qui ne donne qu'une envie : repartir au plus vite vers ce pays gigantesque doté d'un passé d'une rare richesse.

    Pour tenter de brosser à très grands traits ces quelques 15 jours sous les tropiques, nous partîmes le 2 avril au petit matin après une trop courte nuit de sommeil. Au passage nous embarquons Elisabeth qui est sur le même vol que nous et qui se rend aux mêmes festivités. Le monde est petit.

    Quelques 23h heures de vol et de transit plus tard, notre avion se pose sur une piste bordée de cocotiers derrières la cime desquels le soleil étendait son manteau de pourpre parmi les vagues de l'océan pacifique. Un chauffeur nous attends et à bord d'une voiture blindée (oué, il fallait au moins ça !) nous gagnons notre hôtel à Acapulco. Le lendemain débutait le 5° Festival Français dans un des plus beaux palaces que compte Acapulco. Vous avez sûrement déjà vu à la télévision ces fêtes hors norme où tout le gratin mondain danse autour d'une gigantesque piscine sur les rythmes distillés savamment par un des DJ's les plus en vue du moment ? De ces fêtes orgiaques qui frisent l’indécence...? Ben, ça a été ça pendant 3 jours... Entrecoupés par une après midi de relaxation intense dans un petit coin de paradis bercés pas des hamacs enivrants sur une plage de sable blanc et une autre dans un endroit de rêve où, semble-t-il, Gloria Gaynor et Sylvester Stallone ont leurs habitudes.

    Notre passage à Acapulco s'est achevé lundi, jour où nous prîmes la direction de Guanajuato, magnifique ville coloniale située à quelques 10h de bus de là, au Nord de Mexico. Après avoir subi les aleas d'un passage à l'heure d'été mal négocié qui nous  fît rater notre bus ( et le dernier de la journée par dessus le marché !) nous voici à Guanajuato. Un seul mot pour résumer ce coin splendide : COULEURS ! Notre séjour à Guanajuato durra 2 jours, juste le temps de faire un tour au musée des momies (les Mexicains ont une relation à la mort toute particulière...), et de visiter la ville, classé tout de même au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Quatre heures de bus suffiront à nous mener à San Miguel De Allende, ville un brin moins charmante que Guanajuato, mais dans laquelle les échopes d'artisanat sont légion.

    Vendredi, direction Mexico où nous attendent Karim et Jean-Christophe, les amis de Laurent. Nous y retrouvâmes Elisabeth et une partie du petit monde d'Acapulco pour des soirées mémorables.

    Samedi soir, outre une bonne cuite, passage à une soirée mondaine où se coutoyaient attachés d’ambassades et diplomates de tout poils, organisée au sommet d'un immeuble par le groupe HSBC. Aux platines, rien de moins que le bassiste de Manu Tchao. Normal quoi. Le lendemain fut une des journées les plus difficiles de ce voyage...

    Dimanche, visite du Teotihuacan et de ses pyramides puis soirée sushis tranquillou chez Karim et J.C.

    Lundi : c'est déjà l'heure du départ ! Notre avion ne partant que le soir, nous avons encore le temps de faire un tour au Socalo, le centre hystorique de Mexico où nous effectuons quelques achats.

    17h, nous rejoignons l'aéroport pour 20h de trajet.

    Pour compenser la maigreur de ce récit, je mets quelques photos (j'en ai environs un millier !!) que vous pourrez commenter à loisir.

    2 avril 2008

    Je me casse !!

    3 commentairess

    Ca y est !!


    Le moment est venu de faire ma valise et de tirer ma révérence pour quelques jours de repos - amplement mérités.


    Désormais, j'ai le sésame magique entre les mains, la preuve en image :


    Alors il ne me reste qu'une chose à vous dire : 
    A bientôt !                         A presto !                                 See you later !
    tak zatiaľ !                   bis bald !              

    до скорого!                     τα λέμε σύντομα

    إلى اللقاء القريب

    ¡hasta prontito!

    na brzkou shledanou                                        

                                                             görüşmek üzere!


    31 mars 2008

    Dénouement

    3 commentairess
    Bien chers lecteurs et amis qui me faites l'honneur de lire ce ramassis de billevesées oisives et  vaseuses,
    l'heure est grave...
    car j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer.


    Oui, je sens déjà monter en vous les larmes chaudes d'une émotion troublante qui envahit vos  sens, une de celles que l'on ressent à la perte d'un parent proche ou de son meilleur ami, une  de celles qui vous fait chavirer pendant quelques instants vers des horizons abrupts où les lois  de la rationalité n'ont plus guère cours, de celles qui manquent de peu à vous faire irrémédiablement basculer dans la plus noire des folies et en ont poussé plus d'un à s'arracher les yeux, à se bouffer la jambe, voire pire... écouter l'intégrale de Francis Lalanne.

    Mais non,  non, NON, toi, lectorat adoré, garde ta dignité et ton calme, je t'en conjure...

    Pour ménager davantage le suspens, accordez moi le temps de vous narrer plus en détails ce qu'il m'est arrivé ces derniers temps.

    Tout remonte à septembre dernier. Des amis communs, une sortie en boite au bout de la nuit, des présentations avec un certain Laurent, une amitié naissante qui allait peu à peu grandir même si à l'époque je n'en savais rien, des "au revoir", "avec plaisir", "à bientôt", "on s'appelle"...

    Quelques semaines plus tard Une rupture douloureuse qui me fait recroiser son chemin par le besoin d'exorciser ma douleur. Puis une nouvelle soirée qui sera suivie de beaucoup d'autres, des discussions... une proposition de vacances communes, j'ai dit oui sur-le-champ.

    Bref, depuis début janvier j'ai en ma possession un billet aller-retour pour le Mexique et assister en VIP au Festival Français d'Acapulco qui a lieu cette semaine. Pourquoi VIP ? Tout simplement parce que Laurent, avec qui je suis censé m'exiler, est ni plus ni moins qu'un ami des directeurs dudit Festival et que nous logeons chez eux...

    Et qui dit voyage à l'autre bout du monde dit nécessairement... passeport.

    Voici presque une semaine, je me suis inquiété de mon passeport.
    Celui-ci avait ses habitudes (me semble-t-il) sur une des étagères de ma bibliothèque, entre un vieil appareil photo et des chéquiers usagés.

    Mercredi dernier donc, avant de partir au boulot, je regarde furtivement sur l'étagère afin de m'assurer qu'il est bien toujours là à m'attendre sagement. Ô stupeur... l'étagère comporte bien tout le petit bordel habituel, mais rien qui ressemble de près ou de loin à un passeport en cours de validité. Un coup d'œil rapide sur mon bureau très très bien rangé laissé à l'abandon, je remue un livre ou deux, regarde sous quelques piles de documents... rien. Etant donné que je suis déjà en retard, je remets mes investigations à plus tard et prend le chemin du bureau, prenant soin au passage d'alerter mes parents et de leur demander de regarder chez eux également. "Le premier qui le trouve prévient l'autre" me dit ma mère.

    De retour le soir, après plusieurs heures à avoir méticuleusement inspecté chaque cm² de mon  bureau, vidé chaque étagère une à une, bouquin après bouquin, l'angoisse monte d'un cran : RIEN ! Chez mes parents, la chasse n'a pas été meilleure... et ma mère (jeminquiètedoncjesuis.com) commence à se faire un sang d'encre.

    Pour me moquer et décompresser un tout petit peu, j'appelle Laurent et lui lance :

    "Salut, j'ai une bonne nouvelle : je trouve plus mon passeport !".

    Après quelques secondes de silence étourdi il me répond :

     "Bien !"... visiblement déstabilisé par l'info.

    Le lendemain, jeudi, je demande à Christophe - qui, outre la profonde amitié que je lui voue ainsi qu'à son amie Madeline, a le bon goût de pratiquer entre autres exoticités, l'art de la radiesthésie à ses heures - de me donner un coup de main avec son pendule... sans succès.

    Selon lui :
    1/ Le passeport n'est pas dans l'appartement
    2/ il n'est pas perdu mais égaré
    3/ on peut le retrouver.
    Moué... rassurant mais pas satisfaisant. Quand je vous parlais de moyens d'investigation de haute technicité, je ne vous mentais pas !!

    De son coté, ma mère - transformée pour le coup en enquêteur hyper spécialisé que même chez NCIS ils n'en ont pas - passait la maison et ma chambre au microscope à balayage électronique, infrarouges, détecteurs de rayons gamma, spectrométrie artificielle, bref tout ce qui peut débusquer un passeport dans un rayon de 25 Km à la ronde avec une précision d'un quart de nanomètre. Bredouille. Ayant un peu voyagé par-ci par-là en début d'année, je prends même le soin de recontacter les divers hôtels dans lesquels j'ai séjourné, okazou ... Ils ne m'apporteront aucune réponse.

    Nous sommes jeudi 27 mars, il est 17h45... je suis supposé décoller mercredi 2 avril à 7h du matin pour le Mexique et je n'ai pas de passeport.

    L'angoisse totale.

    Ayant prévenu mes secrétaires le matin, Valérie m'appelle et je lui raconte mes déboires. Elle me dit qu'il existe une procédure particulière pour obtenir un passeport dit "de secours". Aussitôt dit, me voici sur le Net : effectivement cette procédure existe. Elle nécessite d'effectuer une déclaration de perte ou de vol de passeport puis de faire une demande spéciale à la Préfecture qui me délivre le sésame sous 48h.

    Il est 18h15, je file au Commissariat de l'Embouchure, situé à deux pas de chez moi, m'attendant à y passer une bonne partie de ma soirée. De toute façon, je n'avais pas le choix.

    Chance ! 20 minutes plus tard c'est à mon tour.

    La fliquette qui me reçoit me demande de quoi il  s'agit et je lui expose ma situation : j'ai perdu mon passeport et dois être à Acapulco dans 5 jours. Elle écarquille des yeux, au bord de l'évanouissement visiblement émue par le tragique de la situation, reléguant les femmes battues au rang des vulgaire tapages nocturnes. Je m'entends néanmoins répondre : "Ha oui, mais nous on prend pas les déclarations de perte, on ne prend que les déclarations de vol... il vous faut aller à la Mairie pour ça".

    Je m'y attendais... Cette phrase terrible qui annonce bien des difficultés insurmontables : "Nan c'est pas moi, c'est l'autre..." Évidemment, à presque 19h les mairies sont fermées depuis longtemps... Sachant néanmoins que la réalisation d'un nouveau  passeport - fut il de secours - nécessitait un certain nombre de documents dont des photos d'identité, je me rendais au photomaton le plus proche pour me faire tirer le portrait.

    De retour à la maison, je répertoriais tous les papiers nécessaires, le rangeais soigneusement  dans une pochette, me préparant à la folle journée qu'allait être mon vendredi. 

    Au programme : aller à la Fac faire mes photocopies et imprimer mes billets d'avions à titre de justificatif de l'urgence, aller à la mairie pour procéder à la déclaration de perte et obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance, acheter un timbre fiscal à 30 €, puis me rendre à la préfecture avant que le guichet ne ferme (13h) pour constituer mon dossier. 
    Après avoir souhaité une bonne nuit à mes contacts MSN, je me couchais pétri d'inquiétude.

    Vendredi matin 6h, réveil ! J'engloutis un petit-déjeûner, embarque ma paperasse et fonce à la Fac.

    7h57 : Arrivé sur place, je me rends compte que j'ai bien entendu pris le mauvais trousseau de clés... retour à la case départ, rentre à la maison. 

    20 minutes plus tard, le photocopieur photocopie et l'imprimante imprime à tout-va.

    8h30 : je suis à la mairie. Ma mission : obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance  (heureusement que je suis né à Toulouse !!) et procéder à ma déclaration de perte. Si l'obtention de la copie intégrale n'a soulevé aucune difficulté, la déclaration de perte fut une 
    autre paire de manches.
    "Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut  aller au Commissariat.


    - Mais j'en viens du Commissariat ! Ils m'ont soutenu que c'est à la mairie de le faire...


    - Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolée."
    Vous avez déjà vu les 12 travaux d'Astérix ? Oui ? Ben moi je l'ai même vécu. Sur le coup j'ai cru revivre certains passages Kafkayens du "Château"... Bon, allez, je prends ma copie d'acte de naissance et file tout droit au Commissariat le plus proche qui, par un heureux hasard, se trouve exactement sur le trajet me conduisant à la Préfecture.


    Il est 8h50... 

    "Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut aller à la Mairie !


    - Mais j'en viens de la Mairie ! Ils m'ont soutenu que c'est au Commissariat de le faire...


    - Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolé " me répond un  gentil jeune homme en uniforme (toute ressemblance avec un dialogue ayant déjà été relaté dans ces lignes ne serait pas fortuite).

    J'ai l'impression d'être pris d'étourdissements... S'ils s'y mettent tous, jamais je l'aurai ma déclaration de perte ! Bouhouhouhou....

    Je pleure un peu de ma voix la plus mielleuse, minaude ce qu'il faut et au bout de quelques minutes. 
    Il craque...

    "Bon, je vais vous le faire, mais c'est pas à nous normalement de faire ce genre de chose"  grommelle-t-il l'air faussement bougon (pour faire plus vrai je pense), me tendant un formulaire jaune portant la mention suivante en haut : "Perte - Vol"...

    Bref, qu'il s'agisse d'une perte ou d'un vol, vous l'aurez compris, c'est EXACTEMENT le même formulaire !! Alors pourquoi ils nous font chier bordel ?!

    Je remplis consciencieusement le document que mon interlocuteur tamponne avec application.

    J'en repasse une couche :

    "Merci beaucoup, vous êtes bien aimable... blablablabla..." mais j'étais tellement content que je lui aurais presque fait des bisous ^^.

    9h12 !! Il me reste encore à me procurer un timbre fiscal à 30€ puis à affronter la Préfecture

    9h18, j'ai enfin trouvé un Tabac qui vend des timbres fiscaux.

    9h27 j'entre dans la Préfecture. Et là... du monde du monde du monde... des centaines de personnes qui attendent et une file interminable pour l'accueil. Je m'en sortirai jamais ! La machine adminstrative infernale à assomer les gens est en pleine action : de sa lenteur hypnotique elle broie les esprits comme la meule broie le grain.

    Soyons malins : lisons les panneaux ! Et hop, direction le 1 étage 1/2... (si si... je n'invente rien).

    9h30 : je suis au service des passeports. Devant moi un monsieur fait une demande. La dame du guichet lui explique plusieurs choses auxquelles je ne comprends rien, mais prêtant l'oreille je l'entends dire "Les passeports d'urgence ? Non, c'est uniquement pour les personnes qui partent sous 48h... vous, vous partez dans 3 semaines, on va faire un passeport normal". Et là intérieurement je pousse un énorme


    YEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!

    Soulagé : je suis bien dans l'hypothèse  prévue !!

    oui ouiii ouiiiii ouiiiiiii ouiiiiiiiiiiiiii !!!!!

    (jubilation parocistique proche de l'orgasme)



    Mon tour arrive. J'expose mon cas, lui donne tous mes papiers, remplis le formulaire et le lui  remets.

    "Parfait, tout est en ordre" répond-elle. "La commission se réunit cet après midi, et si elle valide votre dossier, vous aurez votre passeport lundi matin. Appelez ce numéro avant pour savoir ce qu'il en est".


    Je lui demande :

    - Et vous pensez que j'ai une chance de l'obtenir ?


    - Ca je ne sais pas monsieur.


    - Mais objectivement, les chances pour que j'obtienne mon passeport...?


    - Je ne sais pas monsieur. Tout va dépendre de ce que décide la Commission"


    - ...
    Comme elle a vraiment été très gentille et on ne peut plus agréable, je ne lui en veux pas pour cette non-réponse et m'en vais dignement en la remerciant.


    Nous sommes vendredi 28 avril, il est 10h10 et je n'ai toujours pas de passeport...




    Mais j'ai réussi à boucler en quelques heures seulement - au pas de charge - ce qui aurait du me prendre une matinée entière. Je suis épuisé, d'autant que mes nuits sont très courtes en ce moment. Aussitôt j'appelle notamment Laurent et mes parents pour les prévenir de mes démarches. Sauf que... tout était suspendu à la décision d'une obscure Commission.

    Ce matin, lundi 31 Mars 2007, il est 9h.


    J'embarque pour le Mexique dans moins de 48 heures


    et je ne sais toujours pas si je peux partir.



    Je me décide à appeler le numéro magique du service Passeports de la Préfecture.



    9h10 : occupé
    9h12 : occupé
    9h17 : occupé
    9h19 : occupé
    9h21 : occupé
    9H23 : occupé
    9h27 : Service des Passeports bonjour ?



    C'est à ce moment précis que le drame s'est noué...
    Partira ?


    Partira pas ...?



    - Oui bonjour, je vous appelle pour mon passeport, j'ai fait une demande d'urgence vendredi.
    - Attendez je regarde...

    Suspendu à mon téléphone, j'espérais que la réponse fut celle à laquelle je m'attendais.

     Et c'est là que l'annonce fut terrible :

    - Oui c'est bon vous l'avez."


    J'eus soudain l'impression que les lois de la gravité n'avaient plus cours. Aussitôt je prévenais Laurent, mes parents et un ami de cette nouvelle qui signifie une chose désormais certaine :


    JE PARS AU MEXIQUE !
    Yoooooooooooooooouuuuuuhooooooou !


    La mauvaise nouvelle, puisqu'il y en a une, c'est que pendant 15 jours, vous serez privés de nouveau billet d'humeur de votre Tambour Major préféré. 15 Jours qui vous sembleront les plus ternes de votre existence. Certains d'entre vous se poseront des questions existentielles, oubliant leur tristesse dans l'alcool ou la drogue...

    Mais je vous en conjure, soyez forts !

    Je reviendrai !


     Plus Tambour-Majoresque que jamais !



    Allez, plus qu'une journée à tenir !


    Youtoutou... toutoutoulou...