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    Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles

    10 août 2018

    Vive les vacances, vive l'insouciance...

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    Ca y est.
    Enfin, le grand jour est arrivé. Il m'a semblé tellement abstrait ces derniers temps, que je finissais par croire qu'il ne viendrait jamais.

    Me voici enfin en vacances !  (ouiiiiiiii !)
    Rhâlâlâlâ... Je suis tellement épuisé, j'avais tellement de mal à travailler depuis mon retour de ces quatre petits jours au Portugal au début du mois. Certes ils m'avaient déjà fait un bien fou mais, cette fois, il était vraiment temps que j'arrête la machine pour un repos prolongé. Qui veut voyager loin ménage sa monture et, en l'ocurrence, la monture c'est moi.

    Pour me ressourcer et regonfler les batteries, dans un premier temps, direction Paris, où je ne suis pas allé en pur touriste depuis une demi-éternité au moins (fichtre, cinq ans !). Ca va être fabuleux de me réveiller en pleine capitale, de regarder par la fenêtre, de me dire "Youpi, je suis à Paris !" et de passer la matinée à ne rien foutre, affalé dans le canapé en regardant la télévision et juste profiter du moment, du décalage, du changement de cadre, pour déconnecter complètement.

    Car mon programme s'annonce très chargé : farniente intensif, rienfoutage, siesting, dormage et reposing, entrecoupé de glou et de rigoling avec des copains, de rencontring avec des gens sympas avec qui je discute sur twitter, et de retrouvailling avec d'autres que je n'ai pas revus depuis (beaucoup) trop longtemps.

    Une belle petite semaine en perspective qui s'annonce d'ores et déjà très riche.

    La seconde partie sera dans un cadre tout autre car je prendrai ensuite la route des Pyrénées. Là-bas j'ai rendez-vous avec un grand bol d'air pur (oui, on me glisse dans l'oreillette que Paris, niveau air pur, ce n'est pas tout à fait au point) et, si la météo le permet, vadrouiller à loisir en montagne, tel un petit écureuil évanescent (c'est une image) à l'assaut des monts et des cimes enherbées. Tambour-Heidi en somme. 

    Deux semaines qu'elles vont faire beaucoup du bien.
    Et cela commence maintenant.

     

    23 septembre 2016

    Profiter de la vie

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    L'idée a germé lundi soir en rentrant du boulot. Ramenant un ami que je déposais chez lui, et lui donnant une boîte d’œufs frais tout juste récupérée en chemin chez mes parents, je m'enquerrai de son weekend. "Je suis à Paris, me répondit-il. Y. donne un concert dimanche à [célèbre église parisienne] ; ça va probablement être grandiose".

    Y. est en l'occurrence un ami commun qui a le bon goût d'être un musicien hors pair dont la simplicité n'a d'égal que l'infini talent et que je n'ai pas revu depuis deux ans. 

    Aller à Paris depuis Toulouse c'est toute une expédition lorsque le voyage se décide à la dernière minute, surtout si l'on ne veut pas y laisser une jambe en prix de billets. En train, c'est moins cher, d'environ cinquante pour cent, mais on se cogne plus de dix heures de trajet allé et retour. Choix cornélien. 

    Autre élément à mettre dans la balance, le temps présentiel relativement court, à peine plus de vingt quatre heures.  Car en si peu de temps il est évident que je n'aurai pas le temps de voir tout le monde, de faire le tour de toutes les personnes que j'y connais et que je n'ai pas non plus revues depuis tant d'années pour certaines, ni de rencontrer toutes celles et tous ceux avec qui j'échange régulièrement sur les réseaux sociaux et pour lesquels les pixels ne suffisent plus. 

    Rapidement l'idée s'est imposée à moi : je serai à ce concert et donc à Paris pour le weekend. Fi donc du temps de trajet. Un peu de bonheur n'a jamais fait de mal. J'achetai donc mes billets de train dans la foulée.

    Le jeu en vaut-il réellement l'investissement ? Oh que oui, cela en vaut la peine.

    Oui parce que j'avais envie d'aller à ce concert et que cela me fait immensément plaisir d'y être.

    Oui parce que cela fait près de trois ans que je ne suis pas revenu à Paris, fut-ce seulement le temps d'une improbable escale de quelques heures.

    Oui parce que je vais y revoir des amis que je n'ai pas vus depuis trop longtemps.

    Oui par ce que c'est aussi l'occasion de faire de nouvelles rencontres dont une qui n'a que beaucoup trop attendue avec un blogueur que je lis depuis des années et à qui j'avais promis de passer faire la bise la prochaine fois que je monterais.

    Oui parce que j'ai envie de marcher dans les rues de Paris sous le soleil de septembre et de me dire que j'ai eu mille fois raison.

    Oui parce que j'ai envie de me surprendre à oublier que lundi je travaille.

    Oui parce que j'ai envie de rêver au nez des vitrines et de flâner avec insouciance dans la plus belle ville du monde.

    Oui... parce que !

    Et surtout, j'avais envie de profiter de mon weekend sans me poser de question.

    Envie de profiter sans subir cette frustration de me demander dimanche après-midi au détour d'un vague à l'âme malsain pourquoi, au final, je n'avais pas sauté dans le premier train sans être retenu à quoi que ce soit d'autre que du bon temps, loin de mon quotidien et me dire, après coup, que j'avais été bien bête d'avoir été trop sage. 

    Envie de profiter de la vie, tout simplement.

    19 septembre 2016

    Colères (en réaction à l'alerte attentat du 17 septembre)

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    Cela ne m'arrive pas souvent, mais depuis samedi je suis assez furieusement en colère.

    Colère contre des "informations" que j'ai pu voir passer sur mon fil twitter samedi après-midi alors que j'étais afféré à chercher comment vanner un twittos aux grosses patounes et qui me le rend bien :
    "Potentielle prise d'otage à Etienne Marcel selon la police... quartier bouclé - mouvement de panique."

    Potentielle prise d'otage. Décryptée, cette affirmation dégouline de sensationnalisme et la recherche exacerbée du buzz. Potentielle, cela signifie que l'on n'en sait rien, qu'il n'y a aucune certitude, que l'information n'est pas vérifiable ou à tout le moins qu'elle n'a pas été vérifiée. Une information qui n'en est pas une, donc. Une rumeur, un bruit de couloir, un souffle putride au fond d'un chiotte mal nettoyé...

    De la merde.

    Colère parce qu'au moment où je répondais à cette flatulence nauséabonde, le twitt avait déjà fait l'objet de 48 rediffusions, touchant je ne sais combien de milliers de personnes. La panique véhiculée par ce même message indiquant un "mouvement de panique" appelant la panique, je ne sais combien de personnes ont paniqué en le lisant.

    Colère...

    Par la suite, le système Alerte Attentat mis en place par le Gouvernement signalait quant à lui, une intervention policière dans le 1er arrondissement de Paris et invitait la population à se tenir à l'écart. Le message évoquait « une intervention en cours des forces de l’ordre à la suite d’un attentat » près de l’église Saint-Leu. Simple, mesuré, efficace, véhiculant un message rassurant : certes il se passe quelque chose, mais la police est déjà là. Restez loin des lieux en question et continuez à vivre normalement. 

    Les informations devaient révéler, quelques longs instants plus tard, la fausse alerte et l’inexistence de la menace.

    Potentielle prise d'otage, donc...

    Colère ensuite contre ces petits cons qui, comme le relaye le journal Le Monde prétendent être à l'origine de cette fausse alerte.

    D'une part si leur affirmation repose sur l'espoir de récupérer le fait divers pour de la gloriole personnelle et ricaner de leur bonne blague avec leurs potes, c'est vraiment très très con.
    D'autre part s'il s'avère qu'ils ont réellement provoqué la fausse alerte pour faire le buzz et rigoler avec leurs potes, on touche le fond de la bêtise la plus crasse et du degrés le plus haut de l'inconscience égocentrique. J'espère dans cette hypothèse des poursuites judiciaires et une sanction exemplaire...

    Colère enfin contre nous tous, pendus à nos écrans, relayant, amplifiant, absorbant la rumeur et la crainte qu'elle véhiculait. Combien en ai-je lu en quelques minutes seulement sur mon fil twitter pendant que les sites des grands médias demeuraient taiseux ? Pendant ce temps, pris d'un mouvement de cyber panique, de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux faisaient état de fusillades ou de prises d’otages dans une église, qui se sont révélées bien évidemment fausses, indique Le Monde dans le même article.

    Colère enfin contre nous-mêmes. Par ce que nos réactions démontrent que, quoi que l'on veuille en dire, et malgré nos bon mots, la peur nous tenaille et qu'il suffit d'un petit soubresaut pour faire frémir toute la fourmilière.

    Colère.

    14 novembre 2015

    13 novembre 2015

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    “Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste.”
    [Victor Hugo / Choses vues, 1851] 

    25 juillet 2012

    De retour

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    De retour de Paris, déjà... 

    Et quel séjour mes aïeux ! C'est bien simple : je n'ai pas touché terre pendant cinq jours ! Aujourd'hui je suis crevé.

    Au rythme d'un planning ministériel j'ai arpenté la capitale de long en large et en travers, ai découvert une très bonne brasserie avec un motard qui ne m'a pas laissé le choix dans la date, rencontré de la mémère à chat, revu l'égérie du short de couleur improbable (qui ce jour là a su faire preuve d'une sobriété ébouriffante !), j'ai bu du punch de Nahel avec un animal aquatique nocturne qui avait tout spécialement fait désinfecter de la paille fraîche pour moi, admiré la nouvelle silhouette toute pleine de sveltitude d'un illustre blogueur, écouté de la zique à m'en faire péter les tympans à St Sulpice, ai discuté de Justin Bieber dans l'un des hauts lieux de la blogosphère autour de quelques bières de rosé congelé bien frais et d'un barbecue au sein du très convoité Montreuil des Blogs (avec aussi lui, lui, lui, puis lui : que du beau monde j'vous dis !), ai déjeuné en compagnie de la fine fleur de la finance hexagonale, pris un verre avec un adorable twitteux - star télévisée ! - que je n'avais pas revu depuis plus de deux ans et demi, ai fait la connaissance du futur Ministre de la Culture, sans oublier les deux vedettes du oueb qui m'ont réservé un accueil extraordinaire dans leur chez-eux...

    Du bouare, du miam, du rire, du soleil, de la joie et de la bonne humeur... Que demander de mieux ?
    C'est ça la magie des blogs. C'est chouette !

    Et tout ça en cinq jours seulement. C'est purement prodigieux non ?.
    C'est vous dire le rythme effréné que j'ai vécu ! Et encore, je n'ai pas fait le tour de tout le monde, entre ceux que j'aurais bien aimé revoir et ceux que j'aurais bien aimé rencontrer aussi. Bref, il me faudra revenir, dans quelques mois.

    Encore un grand immense merci à tous ceux que j'ai pu croiser et rencontrer : grâce à vous j'ai passé un séjour absolument inoubliable ! Vivement la prochaine !



    19 juillet 2012

    Vive les vacances !

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    Ca y est, ce sont les vacances. Enfin ! De vraies vacances, avec plein de trucs à faire, à commencer par rien ! Les vacances... Ce mot est un peu irréel. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas eu de vacances d'été suffisamment longues pour réellement me reposer, avoir l'esprit libre, faire le vide, recharger les batteries à bloc et repartir de plus belle affronter mille et un dangers.

    Il y a de cela à peine plus d'un an, j'écrivais en ces lieux que ce serait le dernier été. J'étais alors en pleine rédaction de ma thèse de Doctorat, la tête dans les bouquins, à lutter avec moi même et l'indifférence d'un Directeur absent. J'en ai bavé, je m'en suis vu des pierres puis des coups de poignards.
    Et en effet, c'était bien le dernier été. Le dernier été à bosser comme un connard, la boule au ventre, à avoir envie de tout et à ne profiter de rien... J'en ai le vertige en y repensant.

    Car depuis quelques mois maintenant je revis. Même si je n'ai pas encore fait le deuil de certaines choses qui mettront du temps avant de n'être plus que des souvenirs, je peux aujourd'hui me retourner le coeur léger et apprécier les jours qui passent, loin de la machine universitaire qui broie les hommes, loin des couloirs et des rumeurs de cabinets qui finissaient par me filer une gerbe monstrueuse.

    Pour la première fois depuis bien longtemps, je me sens valorisé, on m'estime pour la qualité de mon travail, je m'épanouis pleinement dans ma formation professionnelle, j'ai des projets plein la tête, ça fait du bien à l'égo.

    Parmi les projets du moment, déjà il y a mes vacances (ouiiiiiiiiiii \o/) qui s'annoncent bien chargées. Quelques jours à Paris pour commencer, avec un emploi du temps ministériel en perspective, tellement j'ai de personnes à voir, d'amis à revoir et d'autres à rencontrer... Ensuite quelques jours chez les copains de Lyon en août, avant de poursuivre ma route jusqu'au bord du Lac Léman, comme en 2010.

    Et puis, outre mes vacances, j'ai un autre très gros projet à finaliser : une expatriation - imminente ! Hé oui, en septembre bye bye Toulouse, bye bye la France, je pars passer l'hiver au chaud car je décolle pour six mois pour l'autre bout du monde, au pays du tango, du maté et du soleil : direction Buenos Aires ! Je suis excité comme une puce !
    Officiellement j'y vais pour le boulot, compétences, expérience, toussa. Mais soyons clairs : ceci n'est qu'un fallacieux prétexte... J'espère que tout le monde en est parfaitement conscient. Rhaaaaaa j'aime ma life en ce moment.

    Putain putain putain...

    Bon, faut que je m'active : j'ai mon sac à dos à préparer et un train à prendre.

    Hey, vous savez quoi ?
    C'est les vacances !!!

    22 janvier 2012

    La première fois que (A lire chez Tto)

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    Tto me fait l'honneur d'un billet relatant notre rencontre en décembre dernier, dans une jolie adresse du XVII° arrondissement. Il exagère un poil la réalité en ce qui me concerne (voyez mon commentaire chez lui) mais je m'associe à ce qui y est dit pour le reste. 

    C'est ça aussi la magie des blogs. Pour faire écho au billet de Flavien, bloguer permet de découvrir des personnalités qui suscitent l'intérêt, des émotions. De billets en commentaires on se découvre quelques pixels crochus, une conversation s'amorce, prolongée par quelques vannes qui donnent du liant à la sauce. Parfois, lorsque l'occasion se présente, on rencontre celui (ou celle) qui est à l'autre bout du clavier, et cela fait de jolis moments. 

    J'avais pris le parti de ne pas raconter mon séjour parisien. Je m'en tiendrai à ma décision initiale.
    Tto relate cette très chouette soirée qui en appelle sûrement d'autres. Il le fait très bien. Et c'est à lire chez lui.

    15 janvier 2011

    La Photo du Mois : Dans le Ciel

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    Chaque mois, les blogueurs qui participent à La Photo du Mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, le thème retenu par Marie est : Dans le ciel.



    Paris, mardi 28 décembre 2010 vers dix-huit heures trente. Les phares de la Tour Eiffel transperçant les cieux et le brouillard Parisiens de leurs feux tournoyants.

    Canon Digital Ixus 100 IS - 35mm - f/3.2 - 1/13s - ISO 400

    7 janvier 2011

    Mon nouveau copain !

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    Depuis que je suis rentré de Paris, un nouveau copain surveille mon bureau. Il a quatre pattes, de belles oreilles et une longue trompe. Oui, c'est un petit éléphant. Pas un vrai hein. Un éléphant du Kenya taillé dans du bois de savon et que j'ai ramené de la boutique du musée du Quai Branly. J'ai bien vérifié, l'étiquette collée sur son ventre mentionne bien Made in Kenya et non pas Made in China.  Petit mais  ne vous y fiez pas : il est fichtrement lourd. Hé oui, un éléphant ça trompe énormément ! Lui, ajouté à tous les bouquins, je vous assure que mon poids de bagages avait pratiquement doublé entre l'allée et le retour. Heureusement qu'en train cela ne pose pas le même genre de difficultés qu'en avion.

    Comme je sais qu'en principe les éléphants ont peur des souris, je craignais que la cohabitation avec la souris de mon ordinateur ne soit difficile. Mais finalement non, ils s'entendent plutôt très bien. Et il semble s'être très bien habitué à son nouvel environnement Toulousain. La preuve en images :


    Je sais qu'il a un frère jumeau quelque part sur la toile. Et quelque chose me dit que cela lui ferait plaisir d'avoir de ses nouvelles. Si jamais il lit ce message... smileys Forum

    31 décembre 2010

    Trois jours et demi

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    Décidément je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à raconter mes quelques jours à Paris. J'ai beau essayer et m'y être repris plusieurs fois, rien ne me satisfait. Au bout de quelques lignes mon récit devient lourd, épais, d'une fastidieuse linéarité et surtout d'une longueur décourageante. Je ne suis pas doué pour coucher en quelques mots par écrit le récit de mon voyage.

    Comment d'ailleurs reconstituer l'enchaînement de toutes les rencontres, la multitude des lieux que j'ai vus, la variété des conversations que j'ai pu avoir parfois jusqu'à des heures quasi-matinales, la richesse d'instants rares et précieux en un seul billet ? Chacun de ces instants mériterait à lui seul un billet entier, il en faudrait donc beaucoup. Et à la précision d'une cartographie précise je préfère les grandes fresques impressionnistes qui en quelques traits savent retranscrire toute l'émotion d'une scène qu'un seul regard circulaire peut embrasser totalement.

    Tout a débuté lundi après midi avec Jonathan D., tout aussi charmant que son blog le laisse transparaître. Nous n'avions pas de programme bien établi, aussi en quelques pas nous gagnons l'exposition Andrée Putman dont j'ignorais tout autant l'oeuvre que l'existence. Au bout de quelques petites minutes d'attente en plein blizzard nous nous réfugions au chaud à la découverte de cette "impératrice du style à la française". Quelques éléments biographiques nous apprennent tout du pedigree de la dame, génétiquement et socialement programmée pour réussir (être la pote à Lagerfeld, Klein, Giacometti et consorts n'est pas donné à tout le monde...). On s'extasie sur du très beau mobillier, on bave ici sur un fort beau piano Pleyel "Voie lactée" designé pour les 200 ans de la manufacture, on hallucine un peu plus loin sur les plans de la nouvelle résidence construite au Maroc.

    Un petit tour par la librairie histoire de me procurer le catalogue de l'exposition et il est bientôt quatre heures lorsqu'un petit creux s'invite dans nos estomacs. Un snack salé pour Jonathan qui n'avait pas déjeuné, un irish-coffee pour moi et nous voici chez Pierre Hermé : un "deux-mille feuilles", un "plaisir sucré" et quelques macarons (à 2 Euros la pièce, on choisit méticuleusement les parfums !) seront notre festin de gourmets, festin or-gas-mi-que englouti - excusez du peu - sur le parvis de Saint Sulpice (oui, il y a un coté un peu sacrilège là dedans).

    Les papilles encore engourdies par tant de bonheur, nous arpentons une dernière galerie d'art avant de nous rendre au Bon Marché où nous nous extasions sur des pots de Nutella de 5Kg ainsi que de superbes livres. Dur dur de ne pas céder à la tentation et de ne rien acheter ! Voici que 19h30 sonnent : il est déjà l'heure pour moi de me rendre chez Fabisounours et Will qui m'avaient invité à dîner chez eux.

    Je les avais croisé en juin dernier mais nous n'avions pas vraiment eu l'occasion de bavarder. Accueilli par les glapissements de Coupine qui deviendra très vite ma meilleure amie, la conversation va bon train tandis que dans l'air flottent les odeurs alléchantes du repas que Will nous a concocté. La soirée passera en un éclair, le plus joyeusement du monde, dans une bonne humeur typiquement Fabisounoursienne et il est plus de deux heures du matin lorsque j'enfourche mon vélib pour regagner mes pénates.


    Le lendemain une longue journée m'attend que je dois passer avec Olivier qui m'attend sous un énorme sapin de noël face à Notre Dame. Un solide repas et un ptit dessert dans l'estomac, nous décidons d'aller visiter le Musée du Quai Branly.

    Comme nous sommes de grands gaillards nous nous y rendons à pied, profitant du trajet pour papoter comme si l'on s'était quittés la veille ainsi que pour faire quelques photos  avec le nouvel appareil que le papa nawouel lui avait apporté. On attend un peu avant de pouvoir entrer et nous voici bientôt dans les lieux. Ce fut à vrai dire assez déstabilisant car l'histoire des peuplades d'Afrique Noire, d'Océanie ou d'Asie me sont aussi peu familières que les notions élémentaires de thermodynamique...

    L'organisation interne est assez joliment faite, un peu sombre peut être (par souci de protection des oeuvres je suppose) et l'on navigue d'une région à l'autre du globe, admirant tantôt un masque de guerre giganteste, tantôt des tambours verticaux réellement major (oui à partir de 3 mètres de haut, ça en jette tout de même !). Une véritable plongée dans l'inconnu !

    En sortant nous passons par la librairie où je me chargerai de quelques kilos de livres et d'un joli petit éléphant en pierre savon du Kenya qui veillera sur mon bureau. Il fait déjà nuit lorsque nous sortons ; quelle déprime ! Et en plus il tombe quelques gouttes... Nous grimpons au sommet du Trocadéro d'où nous admirerons la dame de fer illuminée avant de filer dîner dans un resto chinois. Mine de rien, ça creuse la culture ! Nous nous séparons encore une fois des souvenirs et des projets plein la tête.



    Le lendemain je m'éveille un peu plus tôt que prévu et termine ma nuit devant Avatar bien au chaud blotti dans une couverture, une tasse de café velouté à la main. Au loin un étrange gadget geekissime dénommé Nabaztag prophétise seul dans son coin, agitant des oreilles comme une girouette. S'il se met à cracher de la bouillie verte je l'inonde d'ail et de fines herbes !

    Une fois bien éveillé je file en ville rejoindre Bashô, visiblement très stressé, qui me propose d'aller visiter le Musée du Judaïsme ainsi que l'exposition Felix Nussbaum. Très bonne idée, je suis nul en Judaïsme et ne connais pas davantage Felix Nussbaum que je ne connaissais Andrée Putman ou les civilisations Guinéennes ! Décidément cela aura été un séjour riche en découvertes ! D'ailleurs l'expo Nussbaum est vraiment intéressante, si vous avez le temps allez y faire un tour elle en vaut le coup.

    Les même causes produisant souvent les mêmes effets, après nous être sustenté de nourritures spirituelles nous nous rendons à la Maison de Thé Mariage Fères où nous papotons un bon moment en savourant de fort bonnes pâtisseries agréablement accompagnées d'une tasse de thé bien chaud. Mon guide m'emmène ensuite de l'autre coté de la rive à la découverte de quelques coins agréables et de l'insolite Shakespeare and Company, sorte de paradis du livre anglophone dont l'organisation intérieure ne laisse aucun doute sur l'anglicitude du maître des lieux ! Et déjà vingt heures sonnent à Notre Dame. Il est temps pour moi de continuer ma route et de rejoindre non loin de là Waquete déguisé en mammouth laineux pour l'occasion (je cherche encore ^^).  

    S'agissant de Waquete, j'ai beau croire qu'il s'agisse d'un animal aquatique nocture - qui évolue aussi très bien dans le vin blanc soit dit en passant - je ne m'explique toujours pas le vortex spatio-temporel qui nous a fait passer de huit heures du soir à presque quatre heures du matin en l'espace de quelques minutes. La facilité la plus triviale inviterait à rechercher une tentative d'explication dans la personne de mon interlocuteur et l'heureuse rencontre de deux personnes sur la même longueur d'ondes mais... non il doit y avoir autre chose.

    Le Waquete doit disposer de pouvoir psychiques exceptionnels, ceux-là même qui font encore aujourd'hui l'objet de recherches par des laboratoires secrets dont même les gouvernements ignorent l'existence... Car oui, le temps a - de mon coté du moins - filé avec une vitesse qui défie l'entendement et c'est presque à l'aube que je me suis endormi dans mon lit coiffé d'un épais édredon.


    Oui, le temps s'est écoulé avec une célérité déconcertante. Hier encore je me trouvais au coeur de la Capitale, partageant mes dernières heures de vacances avec Jonathan D. et Cédric Darval de Bayen pour un repas fort sympathique chez Prosper (Youp la boum ! voilà, ça c'est fait) autour d'un excellent tartare et de desserts qui ne le furent pas moins (le tiramisu au Nutella est démoniaque !).

    Remontant le Boulevard de Menilmatoo Menilmontant le nez au vent, préparant déjà le rétro-planning du retour je me disais que vraiment j'avais passé des journées géniales ici et commençais mentalement à préparer l'esquisse de ce qui pourrait être un billet.
     
    Ce matin après m'être installé devant mon écran d'ordinateur et mis un disque interprété à Saint Etienne du Mont par les doigts virtuoses des Duruflé, je dus me rendre à l'évidence : jamais je ne pourrai transcrire tout cela fidèlement sans recourir à des ellipses fulgurantes.

    Il est 16h20 à l'instant où je couche cette phrase. Cela fait plus de cinq heures que je m'évertue à pondre ce billet qui ne veut pas s'écrire tant les images fusent dans ma tête et les souvenirs abondent. Lorsque j'ouvrai mon premier blog je n'imaginais pas qu'écrire me permettrait bien plus que de noircir des pixels, mais aussi de faire de très belles rencontres. Ce fut le cas de ce dernier passage à Paris, trois jours et demi qui ont magistralement clôturé une année 2010 déjà bien riche.

    Et j'ose croire que 2011 qui approche maintenant à grands pas, le sera au moins tout autant !