Soulagement. Le pronostic n'était certes pas très risqué malgré l'incertitude des reports de voix et l'importance du vote blanc que je persiste à croire irresponsable, mais c'est désormais chose faite : Emmanuel Macron sera notre président de la République jusqu'en 2022.
Avec un score de 66,10% des voix il renvoie Marine le Pen à la niche de l'opposition d'où elle pourra grogner à loisir, ce dont elle ne se privera pas, entre deux rendez-vous chez les juges qui l'attendent pour prendre le thé. Du même coup c'est Nicolas Dupont-Aignan et son ralliement aussi nauséabond qu'opportuniste qui est jeté dans la géhenne d'où on espère pouvoir l'entendre grincer des dents chaque jour du prochain mandat.
Avec un score de 66,10% des voix il renvoie Marine le Pen à la niche de l'opposition d'où elle pourra grogner à loisir, ce dont elle ne se privera pas, entre deux rendez-vous chez les juges qui l'attendent pour prendre le thé. Du même coup c'est Nicolas Dupont-Aignan et son ralliement aussi nauséabond qu'opportuniste qui est jeté dans la géhenne d'où on espère pouvoir l'entendre grincer des dents chaque jour du prochain mandat.
La victoire sur l'obscurantisme du F-Haine, dont le débat de l'entre deux tours a montré le véritable visage, sans pour autant affecter les intentions de vote des convaincus, n'est pourtant pas éclatante.
Emmanuel Macron ne recueille en effet "que" 66% des voix là où Chirac en 2002 en avait récolté 82%. Par un nécessaire jeu de pleins et de déliés, il faut bien voir que le F-Haine en recueille près de 34% ce qui constitue un score sans précédent pour ce parti. La défaite leur est belle, très belle... Et cela est terrifiant d'admettre qu'un tiers des Français a voté pour ces idées.
Ainsi, non seulement le parti reconduit ses voix du premier tour, mais il en gagne de nouvelles. Une partie en vient sans trop de doutes de Dupont-Aignan, mais pas seulement. Le fameux "plafond de verre" que l'on brandit comme une fatalité pour ce parti, se fait chaque fois plus haut. Il est dont totalement fou, comme j'ai pu le lire hier soir ici ou là, de se moquer et d'écrire que Marine et ses idéologies toxiques ne gouverneront jamais la France. Je crois, au contraire, que le danger est plus grand que jamais.
Emmanuel Macron ne recueille en effet "que" 66% des voix là où Chirac en 2002 en avait récolté 82%. Par un nécessaire jeu de pleins et de déliés, il faut bien voir que le F-Haine en recueille près de 34% ce qui constitue un score sans précédent pour ce parti. La défaite leur est belle, très belle... Et cela est terrifiant d'admettre qu'un tiers des Français a voté pour ces idées.
Ainsi, non seulement le parti reconduit ses voix du premier tour, mais il en gagne de nouvelles. Une partie en vient sans trop de doutes de Dupont-Aignan, mais pas seulement. Le fameux "plafond de verre" que l'on brandit comme une fatalité pour ce parti, se fait chaque fois plus haut. Il est dont totalement fou, comme j'ai pu le lire hier soir ici ou là, de se moquer et d'écrire que Marine et ses idéologies toxiques ne gouverneront jamais la France. Je crois, au contraire, que le danger est plus grand que jamais.
Emmanuel Macron a donc cinq ans pour réformer le pays, lui redonner un souffle un peu trop court depuis maintenant trop longtemps et, peut-être surtout, lui redonner de l'espoir en lui permettant de croire en lui et en ses forces vives. Un mandat n'y suffira évidemment pas. Il y faudra du temps, beaucoup de temps. Pour reprendre la question qui lui était posée par un auditeur à la radio il y a quelques jours, la responsabilité qu'il porte désormais sur ses épaules est immense : de sa réussite ou de son échec à entreprendre et mener à bien les réformes promises dépendra la vivacité de ses opposants en général et du F-Haine en particulier. La bête immonde n'est pas morte... Terrée dans sa grotte, elle prépare, n'en doutons pas, sa riposte.
Car le second acte de cette présidentielle sera maintenant les législatives. Fort de son tissu local qui n'a jamais été aussi fort qu'à présent, le F-Haine risque de faire à nouveau des scores particulièrement élevés. Et quoique absents du second tour, les grands partis traditionnels jouissent eux-aussi d'un tissu local solide qui leur assurera un certain résultat.
Quid d'Emmanuel Macron ? Réussira-t-il a rassembler et à dégager une majorité qui lui permettra de mener à bien les réformes promises et pour certaines attendues ? Le risque est grand de le voir pris au piège d'un blocage systématique de part et d'autre, gauche comme droite, qui embourberait toute initiative législative et réduirait de facto son mandat à cinq années d'inaction contrainte. Un quinquennat pour rien ?
Une telle situation serait évidemment terrible car, outre le temps irrémédiablement perdu, elle rendrait d'autant plus crédibles les attaques qui ont été portées contre lui tenant à son incapacité à diriger la France ainsi qu'à l'inanité d'avoir conduit à la tête de l'Etat un homme sans expérience. Les tenants du coup de com' et de l'homme feu de paille auraient alors l'impression d'avoir raison et les espoirs à nouveaux déçus seraient trop nombreux. Gageons sincèrement qu'il n'en sera rien.
Une telle situation serait évidemment terrible car, outre le temps irrémédiablement perdu, elle rendrait d'autant plus crédibles les attaques qui ont été portées contre lui tenant à son incapacité à diriger la France ainsi qu'à l'inanité d'avoir conduit à la tête de l'Etat un homme sans expérience. Les tenants du coup de com' et de l'homme feu de paille auraient alors l'impression d'avoir raison et les espoirs à nouveaux déçus seraient trop nombreux. Gageons sincèrement qu'il n'en sera rien.
Dans quelques jours Emmanuel Macron revêtira donc pour cinq ans les oripeaux de la République. Souhaitons-lui que l'habit présidentiel qui sera désormais le sien, ne soit également sa tunique de Nessus.


