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    Affichage des articles dont le libellé est rugby. Afficher tous les articles

    24 septembre 2017

    Intensément

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    On the threshold of a new world. C'était le titre d'un texte d'anglais en seconde ou en première, à propos des immigrés arrivant aux portes d'Ellis Island. Au seuil d'un nouveau monde. D'une nouvelle liberté, d'un nouveau champ des possibles, des rêves, des espoirs, des envies. C'est un peu mon état depuis quelques jours. 

    Me voici en effet en train de prendre un léger virage professionnel que je n'avais pas envisagé pour tout de suite, alors même qu'un autre revirement est toujours en préparation et dont l'issue ne sera connue que dans quelques mois. Incertitudes donc et d'énormes défis qui m'attendent. 

    En tout état de cause c'en est fini mon horrible boss, c'en est terminé des trajets et des bouchons le matin. Adieu la boule au ventre qui me nouait les entrailles sans discontinuer et les angoisses injustifiables.  Oui, il était plus que temps de quitter mon boulot précédent. 
    Voici donc venu le temps d'une certaine liberté retrouvée et, avec elle, la possibilité de me réapproprier ma vie, un peu délaissée depuis presque trois ans. Avoir à nouveau l'esprit libre pour vivre ma vie pleinement, jour après jour, en profitant des moindres interstices qui nous sont offerts et auxquels on rechigne à tendre la main pour la simple raison que l'on est moralement au bout du rouleau. Ce n'est pas exactement une résolution de nouvelle année, pour de simples raisons calendaires, mais j'ai envie de vivre l'année qui vient pleinement.

    Cela passe par des choses toutes simples dont j'avais perdu l'habitude. Sortir du boulot et flâner dans les rues de Toulouse. Croiser au hasard de mes périgrinations des visages connus, discuter torchons et chiffons au coin d'une rue avec un ami, aller prendre un café avec un autre, pouvoir rentrer chez moi à pied ou en vélo.

    Chose encore improbable il y a quelques mois, je fais mes premiers pas sur un terrain de rugby, moi dont le physique laisse à penser, depuis ma tendre enfance, que je suis un pilier, alors que je ne chausse des crampons que depuis tout récemment. Poussé par des connaissances qui ont sû me convaincre de passer le cap - je n'avais alors jamais touché un ballon de rugby de ma vie ! - j'y suis allé comme par défi contre moi-même je pense, histoire de voir de quoi je serais capable.  

    Et je dois dire que les premiers entraînements sont plutôt concluants. J'aime l'esprit d'écoute et de groupe dans la stratégie comme - et surtout - dans l'effort. L'équipe est super accueillante, bienveillante, chaleureuse, dotée de joyeux lurons toujours prêts à faire la fête. Un petit brin de folie stimulant dont j'avais besoin, une réelle bouffée d'air frais. Et, à ma grande surprise, sur le terrain je prends mon pied, malgré les premiers placages et le corps qui souffre le lendemain et les jours suivants. Loin de l'effort stéréotypé que je connaissais de par ma pratique de la muscu, cela fait un bien fou de se sentir vivant de cette manière.

    Vie du corps, vie de l'esprit, j'ai déjà réservé tout un tas de billets pour des concerts tout au long de l'année et renouer avec une vie culturelle intense dont l'absence se faisait ressentir. Jamiroquai, Walkyrie de Wagner, Requiem de Duruflé, Cassenoisette, Carmen et encore d'autres choses qui vont venir se greffer dont les Nadalets en décembre et, sans l'ombre d'un doute, d'innombrables soirées avec les amis qui me sont indispensables. 

    On verra bien si je tiens le coup ou non mais en tout cas, je prends le pari de vivre pleinement la grosse année qui s'ouvre devant moi.

    Vivre intensément.

    Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

    19 juillet 2011

    Décidément le rugby fait de très beaux garçons

    27 commentairess
    Habituellement je vais m'entraîner à la salle de sport entre midi et deux, ce qui est plutôt agréable car il y a peu de monde qui vient, une petite dizaine de personnes à tout casser. De  fait il y a largement assez de place pour que l'on ne se gène pas les uns les autres. Et puis le petit nombre fait que l'on se connait tous plus ou moins de sorte qu'on peut papoter de façon  très conviviale. L'autre avantage est que l'on peut prendre sa douche tranquillement : il suffit d'attendre que le plus gros des troupes passe devant et soit sorti pour disposer des vestiaires à sa guise. Car, ainsi que je l'avais déjà expliqué,  les douches ont ceci de particulier d'être collectives. Hé ouep, on se savonne tous ensemble ! Seul un rideau sépare pudiquement l'espace douche du reste des vestiaires. Bon, au départ cela m'intimidait un peu car je suis malgré tout assez pudique en dépit d'un petit coté coquin-voyeur. Mais avec le temps j'ai fini par m'y faire, même si contrairement d'autres adhérents je ne suis toujours pas disposé à me trimballer à poil au vu de tout le monde...

    Depuis quelques temps j'ai changé mes horaires d'entrainement. Un agenda défavorable m'amène à repousser mes séances en fin de journée, à un moment où il y a davantage de monde. Du coup il est fréquent qu'il faille se partager le même appareil ou le même plateau à plusieurs. Ce n'est pas en soi très embêtant. Il est du même coup également fréquent qu'il faille prendre sa douche avec deux ou trois autres personnes, ce qui est une autre paire de manches.
    Cela faisait à vrai dire un sacré bout de temps que je n'étais pas venu en soirée, au point que je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de nouveaux inscrits, et tout particulièrement un petit groupe de rugbymen d'une vingtaine d'années venus parfaire leur musculature pourtant déjà bien saillante sous leur maillot près du corps. Rien qu'en les apercevant la première fois dans la salle j'ai eu des bouffées de chaleur et c'est en transpirant à grosses goutes, le souffle haletant que je leur serrais la main pour les saluer, en gentleman que je suis. Etrangement ça n'a rien de particulièrement excitant à regarder un très beau mec qui s'entraîne. Non. Le moment le plus intéressant, c'est la phase de récupération après l'effort, les regards qui plongent dans le vide, les visages qui se décrispent avec la décharge d'endorphine délivrée par l'effort, l'attention qui se relâche, les sourires au copain qui fait une plaisanterie. Ca fait de beaux garçons le rugby... de très beaux garçons mêmes.

    Je connais assez mal les mœurs propres à l'ovalie mais une très récente expérience me laisse penser que c'est une terre paradisiaque. L'autre jour en arrivant à la salle de sport je me dirige vers les vestiaires pour me changer. C'est à ce moment que j'eus une vision orgasmique : deux très très beaux rugbymen visiblement totalement indifférents à ma présence papotaient entièrement nus en sortant de la douche tout en s'essuyant nonchalamment. Feignant l'indifférence mais intérieurement proche du stade de la vaporisation, je m'assieds pour me changer, prenant tout mon temps pour profiter du spectacle autant qu'il se doit. Croyez-moi : si les rugbymen dont déjà très beaux garçons habillés, je vous assure qu'ils le sont bien plus encore dans le plus simple appareil ! Vous avez déjà vu la vidéo making-off des Dieux du Stade ? Ben voilà, c'est à peu près l'impression que j'ai eue, celle de vivre un instant magique entre moiteur vaporeuse et la sensualité torride de ces corps dénudés que rien ne semblait pouvoir atteindre. Chez Chaosmen ou Falcon tout cela aurait normalement fini en orgie débridée, mais ce jour-là il faut croire que les réalisateurs avaient leur leçon de poney.

    Ce soir-là, émoustillé au plus haut degré, j'ai redoublé d'efforts sous ma barre qui me semblait bien légère. Allez savoir pourquoi...