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    15 juin 2018

    La Photo du Mois : Parfait (ou presque)

    10 commentairess
    Bonjour bonjour, nous sommes le 15 juin (et dans trois jours c'est mon anniversaire, soit dit en passant), il est midi et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois-ci a été choisi par Nanouk qui nous propose de plancher sur : Parfait (ou presque).

    Note de l’auteur-e :

     À prendre littéralement ou avec une certaine ironie, à votre bon plaisir. 

    Alors, alors alors...

    Alors j'avoue avoir pas mal séché sur ce sujet qui ne m'a pas inspiré du tout. Entre la masse de boulot que je déblaie comme un forcené depuis un mois et tout un tas d'autres choses, je n'ai pas vraiment eu le temps de véritablement réfléchir à ce thème ni de songer à prendre une photo qui soit en parfaite adéquation avec le sujet proposé.

    Que faire ? Renoncer ? Hors de question. 

    J'étais sur le point de jeter l'éponge lorsque soudain... le chat ! (Vous l'aviez vu venir ?)

    Me penchant sur la donzelle nonchalamment alanguie sur un plaid moelleux, j'eus cette vision de quasi-perfection mathématique...



    Incroyable non ?
    Le Chat m'avait déjà permis de démontrer l'effet gyroscopique mais, là, j'avoue que j'en suis resté bouche bée...

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Albane, Alexinparis, Amartia, Angélique, Betty, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

    15 août 2017

    La photo du mois : Effet gyroscopique

    17 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes déjà le 15 Août et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci CécileP a choisi un thème particulièrement difficile qui en a découragé plus d'un, puisqu'il s'agit de"Effet Gyroscopique"... rien que cela !

    Les indications pour bosser sur ce thème étaient les suivantes :
    C'est un effet qui apparaît à partir de 30 km/h et qui permet de tenir en équilibre. Il est rencontré dans différentes situations, à vous de trouver votre effet gyroscopique. 
    Voilà voilà voilà... Bon, j'aurais préféré un thème un peu plus simple et évident (c'était l'idée de départ de Olivier lorsqu'il a crée ce groupe, je vous renvoie à mes premières contributions sur ce point) comme Bleu, Rouge, Eau, Ca tourne... Mais non, pour cette fois-ci ce sera Effet gyroscopique. Qui sait, peut-être le mois prochain aurons-nous à traiter de la constante d'Avogadro ou des ensembles booléens... Mais en attendant, ce sera de l'effet gyroscopique dont il s'agit.

    Longtemps - jusqu'au 14 en fin de journée - je suis demeuré dans une abyssale perplexitude face à ce sujet dont je ne savais que faire et encore moins comment le prendre en photo. À moins de botter en touche...

    J'en étais à un point de désespoir proche de l'anéantissement le plus total lorsque soudain, pris d'un fulgurant éclair de génie, je me suis livré à cette petite expérience inédite que vous pouvez reproduire chez vous.

    1. Protocole expérimental :

    Soit un chat C, de corpulence moyenne, tendance princesse, option angora.
    Soit une banquette B de couleur bordeaux, d'un moelleux stardard.

    Disposons tout d'abord le chat C sur la banquette B.

    Appliquons maintenant une rotation R au chat C posé sur la banquette B de sorte à lui imprimer une force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps selon l'équation suivante :

    ∑[C↕B)]^ Fg  => Ps

    Que constate-t-on ?

    2. Constatations : 

    Malgré tous nos efforts, nous observons que le chat C n'est absolument pas réceptif à la force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps.

    Pire, le chat C entre dans un état de flasquitude Ef qui frise l'insolence...

    La preuve en image :
    Fig 1 : Le chat C dans un état de flasquitude insolente (Ef),
    n'est pas DU TOUT réceptif à l'effet giroscopique (Eg).
    3. Conclusion : Le chat C n'est pas du tout réceptif à l'effet gyroscopique Eg. Il semble que la force d'inertie Fi de le chat C absorbe toute veilléité rotationnelle et, de fait, toute propention à gyroscoper...

    Étonnant non ?

    Voilà, j'espère que cette petite expérience vous a plu et que vous en savez désormais d'avantage sur l'effet gyroscopique, très brillament illustré ce mois-ci (mais si, mais si).

    Le mois prochain, grâce à le chat, nous démontrerons la constante de Planck.

    Et ceux qui pourraient penser que le chat - que l'on voit beaucoup ces derniers temps dans la photo du mois - n'est qu'un prétexte à raconter n'importe quoi, sont des affreux jojos qui sentent mauvais des pieds. Na !

    La photo du mois continue chez les téméraires participants de ce mois-ci : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Xoliv', écri'turbulente.

    NB : Aucun chat C n'a été blessé lors des expérimentations relatées dans ce billet.

    15 juillet 2017

    La photo du mois : Provocation

    14 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes déjà le 15 Juillet et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Morgane nous propose le thème "Provocation", dans tous les sens du terme.

    Ce thème un peu ardu a causé pas mal de défections dans les rangs de la photo du mois et je reconnais avoir séché un bon moment. C'est finalement ma mère qui, sans le vouloir, m'a fourni la photo de ce mois-ci.

    Remettons-nous dans le contexte : par une dure journée de labeur avec ma conn mon hystérique de patronne, mon téléphone vibre au beau milieu de l'après-midi : ma mère vient de m'envoyer un message. Oué, elle est super moderne ma maman.

    Je l'ouvre (le message, pas ma maman ! suivez un peu...) et découvre une photo de le chat en train de n'en foutre pas une, assortie de cette légende :

    "la vie est dure..."

    Décryptons ensemble cette photo anodine :


    Voilà... elle est vachement dure la vie ! Pendant que certains s'escriment au boulot pour payer les croquettes, d'autres se la coulent douce en faisant bronzette sur le balcon.

    Si ça c'est pas de la provocation ...!?

    Vous constaterez au passage que Gaudi, alias Miss Fluffy qui règne en despote éclairé sur une maisonnée composée de deux humains corvéables à merci et d'un labrador un peu idiot martyrisable à la demande, se porte à merveille...

    La photo du mois continue sur les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jess_TravelPicsAndTips, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Philae, Philisine Cave, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Ventsetvoyages, Xoliv', écri'turbulente.

    15 octobre 2013

    La Photo du Mois : Victoire

    32 commentairess
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Octobre, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Mamysoren et il s'agit de : Victoire.

    Entre le peu de temps que j'ai eu pour me consacrer à ce thème en raison d'un emploi du temps sur-chargé, d'impérieuses obligations professionnelles qui devraient trouver un certain dénouement vendredi, et le manque total d'inspiration a priori pour ce sujet, je me suis trouvé bien en peine pour prendre une photo.

    En effet, mon dernier mois n'a été émaillé d'aucun type de victoire à proprement parler et si victoire il y a, elle n'a pas encore eu lieu. Pire, je l'attends car je suis dans l'expectative de bonnes nouvelles prochaines. Ce sujet "victoire" est assez ironique en fait.

    Ou peut-être la victoire a-t-elle lieu chaque matin : le triomphe de ce vortex temporel sans fond qui s'appelle mon lit et dont je peine d'avantage chaque matin à m'extirper, contrairement au chat, qui ronfle toute la journée sans sourciller, alors que le monde va si mal, que des migrants se noient en pleine mer, que la guerre déchire la Syrie, que l'homme dévaste chaque jour la planète à coup de centrale nucléaire qui pète et qui transforme les océans en déchetterie à ciel ouvert, et qu'il n'y a plus de café dans le placard... Mais vous croyez qu'il s'en préoccupe le chat ? Hein ? Vous croyez que ça l'émoustille un tant soit peu ? Vous croyez qu'à un moment quelconque de la journée il va se dire "Tiens, et si je sauvais le monde ?". Hé ben non, le chat il s'en fout... totalement. Haaaa elle est belle la France...

    Bon, alors, revenons à nos moutons, il me faut une photo qui illustre une victoire. Hé bien soit !



    La victoire, c'est de résister à ça, tous les matins... et de partir travailler le torse bombé pendant que Miss Feignasse squatte le canapé. Je vous laisse le soin d'interpréter et de traduire en paroles d'hommes ce que le regard hautement sibyllin de la bête signifie.

    Et pour voir de jolies victoires, allez voir les autres blogs participant à la photo du mois :
    A'icha, Agathe, Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Ann, Anne, Anne Laure T, Arwen, AurélieM, Ava, Béa, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Caro from London, Caterine, Cathy, Cécile - Une quadra, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, dreamtravelshoot, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, InGrenoble, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Joane, Josiane, Julie, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Messine, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, MauriceMonAmour, Mes ptits plats, Meyilo, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nicky, Nora, Ori, Oscara, Photo Tuto, Pilisi, Piolo, Pixeline, Pomme d'Happy, Renepaulhenry, SecretAiko, Sephiraph, Shoesforgirls, Sinuaisons, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xoliv', Zaza Retour

    20 avril 2013

    Un peu de bonne humeur

    19 commentairess
    J'avais commencé à écrire un billet un peu introspectif que je n'ai pas réussi à terminer - et que je ne publierai pas tout de suite - sur des choses qui me sont arrivées cette semaine. Un billet où je racontais l'effet cocotte-minute, vous savez lorsque notre patience est mise à rude épreuve et qu'au bout d'un moment on entre en ébullition et que PAF ! on explose en dévastant tout sur son passage. Je n'aime guère me mettre dans de pareils états. Alors, plutôt que de casser la gueule à mon Big Boss et de faire la Une de la page faits divers de la Dépêche du Midi, j'ai préféré prendre une décision tout aussi radicale : démissionner ! Hop, on n'en parle plus, adios muchachos et surtout au revoir bande de raclure. C'était mardi.

    Et depuis, tout va mieux. Je dors mieux. Je ne suis plus pris par une angoisse permanente tout au long de la journée, je n'ai plus les jambes tétanisées à force de contenir le stress et le flot de méchancetés continu que je devais encaisser quotidiennement. Je souris à nouveau. Mais surtout, depuis mardi, je dors, je dors, je dors... Mon corps me réclame ce sommeil qui lui faisait défaut. En un mois j'avais accumulé autant de stress qu'en une année entière. 

    Depuis cette décision qui n'a pas été simple à prendre mais qui fut libératrice, tout va mieux. Vraiment mieux. C'est fou comme le boulot peu influer négativement sur notre vie. Cela me renvoie à des questions assez fondamentales quant à mes choix professionnels, sur ma façon de travailler et mes priorités. J'y pense depuis un petit moment, je commence à avoir très clairement certaines réponses : mon bien être avant tout, et me préserver de tout ce qui pourrait parasiter inutilement ma qualité de vie. Voilà ce qui, plus que l'argent, est essentiel pour moi. 

    Dormir, récupérer, reprendre possession de mon quotidien, ne plus subir, et passer ma journée à dormir. Vous pensez, c'est le chat qui a été content ! Elle a pu se la couler douce avec moi tout au long de mes interminables grasses matinées et ronronner comme un tracteur avec son papa chéri (c'est moi !). Bon, l'autre nuit elle a été totalement insupportable car elle s'est mise à chasser un boule Quies sous le lit vers 4 heures du matin et ce jusqu'à ce que je pousse un hurlement d'apocalypse à dessoucher la forêt de Compiègne qui aura définitivement calmé ses instincts de prédateur pour la journée...

    A propos de journée, celle d'aujourd'hui s'annonce splendide. Non seulement le soleil est de retour, il fait super beau, Toulouse est rayonnante,  mais en plus je vais passer ma journée à écouter et faire de la (très) belle musique avec un interprète magistral dont le talent n'a d'égal que la gentillesse. Et rien que d'y penser j'ai un patate d'enfer. 

    Pendant ce temps le chat se livrera probablement à son activité favorite : faire bronzette sur la terrasse, à l'ombre du nouveau rosier que j'y ai installé. En ce moment même, elle est étendue de tout son long sur un banc en bois, juste face à mon bureau, étirée de tout son long dans un morceau de soleil. Elle semble tellement malheureuse que c'en est un déchirement... 

    Bon week-end à tous.
    Et un peu de bonne humeur ! 

    23 mars 2013

    Un peu de tout, avec un chat dedans

    12 commentairess
    Pas trop le temps de bloguer en ce moment, ni tellement de quoi raconter. Je bosse comme un titan, rentre chez moi le soir lessivé avec la tête en bouillie et un besoin vital de calme et de silence. N'ayant plus de télévision, c'est à peine si j'allume la radio. Rien. Zéro décibel. Normalement j'en ai pour six mois. Je me demande déjà si je vais tenir le coup. Ca craint un peu... 

    Vendredi soir en sortant du boulot je suis allé prendre l'apéro avec des amis. On a un peu tout mélangé : des vins rouges, des cocktails, des tapas, du tabac... Me suis réveillé ce matin avec la bouche lyophilisée et une gueule de bois monstrueuse. C'est pas beau de vieillir.
     Et preuve que je devais empester l'alcool : le chat n'a pas daigné dormir à côté de moi cette nuit là.

    Heureusement, dans une semaine le week-end compte trois jours. Ça tombe très bien, je vais en profiter pour faire une cure de sommeil.

    Lundi dernier j'ai finalement récupéré Gaudi qui était en villégiature prolongée chez celle que j'ai auto proclamé sa marraine. Une vraie tata gâteau celle-là. Et Gaudi était comme une princesse : chouchoutée, gâtée, dorlotée... Pendant mon absence j'avais demandé à mes parents de la faire opérer (le chat, pas la marraine) par leur vétérinaire. Je ne sais pas si c'est ça ou les bons soins de sa marraine, mais disons qu'elle a pris un sacré embonpoint ! En réalité je ne sais pas si elle a véritablement grossi car lorsque je la papouille je n'ai pas l'impression de papouiller un sac de gras double. Peut-être l'opération et ses nécessaires perturbations hormonales a-t-elle eu des répercutions sur le squelette de la bête (s'il y a des vétérinaires ou des experts en chat-minou parmi vous) ?

    Avant de la récupérer définitivement j'étais d'abord aller la voir dans son royaume transitoire. Elle m'avait tiré une de ces gueules ! Wow j'avais jamais vu ça.... Un regard de mépris mêlé de rancune rance qui disait grosso modo : " Mais va te faire foutre, pauvre type". Et elle avait passé le reste de la soirée sous le lit à m'ignorer royalement. 

    A la seconde visite, lundi soir donc, mademoiselle s'est montré plus coopérative et n'a pas fui. Elle est restée et a même joué un peu. Et depuis qu'elle est revenue à l'appart, elle a très (très !) vite repris ses habitudes : celles des ronrons le soir au coucher, celle de sa litière (ce chat est d'une propreté exemplaire !) et tout un tas d'autre petite choses qui font que Gaudi est un chat exceptionnel. Et ça fait du bien de la retrouver le soir en rentrant, à faire des roulades sur le tapis dans l'entrée pour que je lui gratouille le ventre. Un peu de réconfort après mes rudes journées.

    A propos de tout autre chose, j'ai depuis deux semaines le plaisir de retrouver une très jolie plume, celle de Erik sur son blog L'arbre à chat. J'aime toujours autant sa manière d'écrire, simple, souple, aérée. Allez lire notamment son dernier billet qui m'a tout simplement transporté de fenêtre en fenêtre. 

    Toujours sur les blogs, deux billets (ici et ici) de Patrick Antoine m'ont beaucoup marqué tant ils décrivent des univers auxquels je me confronte presque quotidiennement et qui n'en finissent plus de me donner la nausée. Lorsque vous sauvez que je suis un fervent partisan de la méritocratie, vous comprendrez pourquoi en allant lire chez lui.

    Ho, et puis, vous avez déjà lu Les Chroniques de Princesse Pouffiasse ? Non ? Vous devriez !

    Et puis allez fouiller un peu dans toute la blogroll, ce ne sont que des blogs que je lis - avec plus ou moins de régularité - et que j'aime vraiment.

    Alors bonne lecture et à bientôt. Le chat me réclame.

    25 avril 2012

    Chat faisait longtemps...

    37 commentairess
    Je me rends compte avec stupeur que cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon chat. Oui, je sais, ça vous a manqué et vous étiez éplorés face à ce manque de gratitude de ma part. Vous m'en voyez désolé, je ne suis que navritude et mortification. Hé oui, quand on a la prétention d'être LE plus beau chat du monde (n'en déplaise à certains ersatz qui s'approprient vainement ce titre), il faut veiller à soigner son image. Les véritables vedettes se font rares et laissent leur public chéri dans l'expectative d'une prochaine apparition qui imprimera sur leur rétine des images de bonheur indélébile...

    Car il faut bien reconnaître que Gaudi est un chat de compétition, une bombe atomique sur pattes, une arme de ronronnement massif et de câlinage hautement addictive. Heureusement que, comme tout bon papa, je la garde bien au chaud à la maison, loin de la folie du monde, sinon elle serait aussitôt assaillie par les mamies du coin qui se précipiteraient, avec toute la prestance que leur permet leur déambulateur et autres prothèse de hanche qui couinent, pour la caresser de leurs mains décharnées et tremblotantes. Sans compter sur le tsunami hormonal qu'elle provoquerait chez tous les matous en rut que compte la ville (et elle en redemanderait la salope). Haaaaa non alors ! Ma fifille ne sera pas la trainée du quartier !
    De toutes façons, j'ai pris rendez-vous chez le véto pour... (*émotion*) pour la faire "opérer"... Le calvaire des chaleurs est assez peu cool pour elle, et encore moins pour moi. C'est couillon, mais j'ai beaucoup de mal à me résoudre à la faire amputer d'une partie d'elle-même. Mais il paraît que c'est pour son bien. Même la SPA le recommande...



    En ce moment, elle découvre que la couette comporte deux faces. Jusqu'à présent elle connaissait le dessus, là ou elle roupille une bonne partie de la journée. Il y a quelques jours, je l'ai surprise en train de roupiller sous la couette, là où c'est moelleux et où il fait bien chaud. Vous vous rendez compte l'intelligence supérieure de cet animal ?

    Seul inconvénient de la bestiole : l'option "poils angoras" qui n'est pas désactivable. Et du poil, il y en a ! Partout ! Sur le canapé, les vêtements, le parquet... Et surtout en ce moment vu qu'elle perd son somptueux pelage d'hiver pour revenir à une tenue un peu plus décontractée (mais toujours ultrachic) pour affronter les beaux jours avec classe, nonchalance et la féline désinvolture dans laquelle elle est passée maître.
    What else ? 

    12 février 2012

    Cauchemar sur pattes

    43 commentairess
    Il n'y a pas à dire : avoir un chat c'est super cool. Depuis maintenant sept mois que je vis chez l'un d'entre eux, j'ai pu goûter les joies félines des ronrons sur le canapé, les séances de gratou-gratou avant d'aller se coucher, ou encore les parties ultra régressives de cache-cache et autre coucou-le-chat à travers tout l'appartement. Ceux qui partagent la même situation que moi savent exactement de quoi je parle. Gaudi et moi nous entendons très bien, j'adore mon chat, et non pas seulement parce qu'elle est le plus beau chat du monde, et mon chat m'adore, parfois façon pot-de-colle.

    Avoir un animal domestique, c'est adopter une bestiole vivante, dont il faut s'occuper, qu'il faut nourrir, soigner. Vous me permettrez d'insister sur le terme vivant. Le vivant, la vie, cette chose que l'on ne comprend pas vraiment, cette force qui anime les être et les conduit, par tous les moyens possibles, à perpétuer l'espèce. Hé oui, avoir un animal vivant c'est aussi accepter que quelqu'un d'autre que soi puisse avoir une vie sexuelle dans le foyer. Lorsque l'on adopte un poisson rouge, ce n'est pas bien grave. La sexualité du poisson rouge est assez sommaire et ne dérange personne. Il en va tout autrement de la sexualité du chat...

    Gaudi, qui est une minette de compétition, ne fait pas exception à la règle. Elle avait déjà connu quelques soubresauts hormonaux en août. Rien de bien dramatique, cela n'avait duré que quelques petits jours. Cette fois-ci, c'est plus sérieux. Tout a commencé insidieusement : des câlins et des ronrons un poil plus insistants que d'habitude, puis ça commence à se rouler par terre avant que n'arrivent les premiers "miaou". Pas des miaou de la mort façon troll en rut (le rut du troll Auvergnat peut rendre sourd un éléphant). Non non, rien de tout ça. Juste des "miaou" sirupeux, des "mrrrrrrou" liquoreux, et des "meeow" apitoyés, le tout dans des postures navrantes que seule la haute tenue de ce blog m'interdit de décrire ici.

    Cela a d'abord eu lieu durant une pleine semaine voici 15 jours. Et comme un tremblement de terre séisme, depuis 3 jours, c'est la réplique. Des "meow" en veux-tu en voilà que ça n'en finit pas. Inutile de demander Putain mais pourquoi tu fais "miaou" le chat ? Kessia kivapa à la fin ? La réponse saute aux yeux. En soi, ces "miaou", "mrrrrrou" et autre "meow" ne sont pas tellement gênants le jour. La nuit en revanche, c'est insupportable.

    Car cela ne s'arrête jamais.
    Jamais...
    Jamais.
    Le chat devient votre pire cauchemar.


    Au secours j'ai la chatte en chaleur, et je n'en peux plus !


    Un rendez-vous chez le véto s'impose... 

    22 novembre 2011

    Chat fait du bien

    21 commentairess
    Aujourd'hui je suis désolitude, consternage, mortification... Et ce n'est pas peu dire. La raison en est simple : je suis totalement passé à coté de LA journée la plus importante du mois de novembre. Que dis-je : LA journée la plus importante de toute l'année entière. C'est vous dire l'ampleur du drame. Comment ça, vous ne voyez pas de quoi je veux parler ? Mais enfin...! de la journée de la gentillesse, qui a lieu chaque 13 novembre bien entendu ! Gniarf, ma navritude est immense... Je n'ai pas été à la hauteur, je suis un blogueur indigne.

    Alors pour compenser et vous instiller la dose de bonheur sirupeux sans laquelle votre existence serait aussi exubérante que celle d'un gravillon sur une route départementale du Gers, voici une photo de mon chat, certainement l'un des plus beaux de la voie lactée et qui, mine de rien, a bien poussé depuis le mois de mai !

    J'ai conscience qu'autant de bonheur d'un seul coup pourra paraître excessif à certains d'entre vous mais, que voulez-vous, je suis né comme-ça j'aime j'aime la vie.


    Bien entendu, toute allégation tendant à soutenir que mon prétendu oubli de la journée de la gentillesse n'est qu'un prétexte à publier une photo de mon chat, ne serait que mensonge et calomnie !

    5 septembre 2011

    Le chat en 9 questions essentielles

    20 commentairess
    Les chats sont une source intarissable d'inspiration, d'attendrissement, de divertissement. Quiconque a déjà observé un exemplaire de ce machin à poils qui fait miaou s'est forcément posé des questions. Plein... Le chat est une véritable énigme à moustaches (oui, comme Line Renaud) qui interroge la science et nous renvoie inexorablement aux mystères de la condition humaine, dans sa dimension zoroastrienne.

    Ne renonçant à aucun défit, et pour toi lecteur (peut-être possesseur d'un minou-minou ?) je passe aujourd'hui en revue les 9 questions les plus couramment posées à cet animal venu du fin fond des âges. Pourquoi 9 questions et pas 10 ? Parce que j'avais la flemme les chats ont 9 vies, évidemment ! Allez, hop, c'est parti :   

    1/ Putain mais pourquoi tu fais "miaou" le chat ? Kessia kivapa à la fin ?
    Question sûrement number one, le chat ayant le léger défaut de ne pas employer un langage articulé basé sur des mots clairs formés de syllabes lui permettant de s'exprimer avec précision, mais des "miaou" ou "meow" tous semblables les un aux autres, à l'intonation employée prés. Cette question Kessia kivapa à la fin ? se pose alors que la gamelle est pleine, qu'il a à boire, que la litière est clean, qu'il a eu des câlins plein, bref quand rien ne justifie (au moins a priori) un miaulement intempestif. Et pourtant il miaule. Sans raison. C'est exaspérant. QUOI "MIAOU" PUTAIN ????

    2/ Qu'est-ce que tu regardes comme ça depuis tout à l'heure ?
    Se produit alors que tout est normal, qu'aucun miaulement intempestif n'a retenti. Le chat est souvent caché sous un meuble, et regarde fixement un objet à l'insignifiance navrante, les pupilles soit très dilatées, soit totalement rétractées, mais toutes moustaches dehors... Et rien ne se passe. Rien du tout. Sauf peut-être si survient un événement vous amenant à vous poser la question n°3. 

    3/ Qu'est-ce que t'as vu encore ?
    Cette question peut être chronologiquement indépendante de la question n°2 et s'en distingue de par le contexte, vous allez voir. Le phénomène se caractérise de la façon suivante : en général le chat bondit du point A où il était (NB : il pouvait ne pas y être 3 millisecondes avant, mais s'y trouvait indubitablement lors de son dernier bond, c'est à partir de là qu'on compte le point A) vers un point B constitué d'un endroit totalement aléatoire (la cuisine, le salon, le jardin, sous un autre meuble, sur une plante, sur vous...) comme une véritable furie, sans raison valable apparente. Juste comme ça, pour le fun (?). Ne vous inquiétez pas, tout est normal. Vous avez juste un chat.

    4/ Où es-tu encore passé ?
    Question généralement posée après dix bonnes minutes passées à inspecter infructueusement les moindres recoins de l'appartement à la recherche de la bête qui semble s'être volatilisée. Ne vous inquiétez pas, n'appelez pas le NCIS (un exorciste à la rigueur) : le monstre va se manifester, tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre. Dans les cas les plus difficiles, cette question trouvera une réponse dans la question n°5.

    5/ Mais bordel de merde, comment t'as fait pour te coincer là dedans ? 
    "Là dedans" peut être le haut d'une étagère où l'on ne peut grimper sans recourir à la téléportation (les lois de la physiques sont très claires sur le sujet), ou un endroit presque quelconque à ceci près qu'il est  inaccessible sans avoir à démonter tout le meuble pour déloger la bestiole éructant de rage. Se produit idéalement au moment où l'on a le moins de temps à consacrer à une séance de bricolage : juste avant de partir bosser le matin ou d'aller se coucher tard le soir, lors d'une explosion nucléaire, d'une invasion de ragondins géants ou d'une attaque de zombies, ad lib... Notez que cette question peut hélas pertinemment répondre à la question n°1.

    6/ Où as-tu encore été fouiller pour trouver ça ? 
    "Ça" désignant par exemple un incongru sachet de capote encore fermé ou déjà ouvert qui resurgit du néant. Vous croyez à la génération spontanée vous ? Idéal un soir où vous recevez du monde...

    7/ Mais quelle idée t'as eu de jouer avec ça ?
    Exclamation interrogative qui peut être ornée de plusieurs invectives colorées de noms d'oiseaux votre choix, généralement inspirées par la colère. Non, il n'est jamais très agréable de s'apercevoir que le chat a eu la délicate idée de jouer avec les câbles audio de votre chaine hi-fi ou encore votre tout nouveau câble HDMI qui vous a coûté un bras, et de les retrouver éparpillés soigneusement rognés jusqu'à la moelle.

    8/ T'as fini oui ?
    Question idiote à un comportement tout aussi idiot de le chat qui fait rien qu'à vous énerver. Mais non, dans sa logique à lui, ce qu'il fait n'est pas idiot du tout. Juste que le chat est le roi des attitudes stochastiques. Cessez de mettre de la rationalité dans le chaos, vous vous fatiguez pour rien.

    9/ Tu veux pas te pousser un peu non ?
    Votre chat vous adore et il vous le rend bien. C'est l'unique raison pour laquelle il vient se coucher en plein milieu de votre bureau alors que vous êtes en train de bosser. Ne cherchez pas à comprendre : c'est là, un point c'est tout ! Vous ne le dérangez pas le moins du monde, continuez donc ce que vous étiez en train de faire, il ne se formalisera pas de votre présence. D'ailleurs si vous pouviez lui grattouiller un peu le menton pendant que vous triez vos factures ou remplissez votre fiche d'impôt, ça ne serait pas de refus. Et puis au moins pendant qu'il ronronne sur votre clavier, il ne fait rien qui vous conduirait à vous poser l'une des 8 questions précédenteeeeeklrljrtrmlkllzrptzjpppppppppppppp          rirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrqqqqqqqrrrrrrrr wwwwww

    24 août 2011

    Le chat et le dindon

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    Depuis hier mon chat glougloute comme un dindon. Des petits "glou" lancés à la cantonade. C'est nouveau. Ça vient de sortir. Pour moi un chat ça fait "miaou" ou "meow" selon l'intonation et le moment de la journée. Mais là en plus c'est "glou ?" ou bien "glou" tout court. Mon chat est un dindon... 

    Depuis hier mon chat s'étale de tout son long en montrant son cul comme une délurée, la queue bien remontée, comme une flèche pointée vers le ciel pour indiquer "C'est par là que ça se passe! Cum on boyz !! ". Salope... 

    Depuis hier ma chatte a ses première chaleurs.

    Je suis un papa comblé.

    23 août 2011

    Fruits de la passion et autres chat-rabias

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    Hé bien il n'y a pas à dire, la chaleur et le soleil (si si, on a eu du soleil ici, nous) réussissent plutôt bien à mes plantations, en particulier à ma passiflore. En juin dernier elle était toute en fleurs. C'est toujours le cas !
    Ce qui au passage ravit le chat qui adore jouer avec les fleurs fanées. Je vous jure, il est complètement dingue de ça et peut passer des heures entières à chasser son bout de fleur fanée à travers tout l'appartement ! Je ne sais pas ce qui l'excite autant, l'odeur ou le "fritch fritch" que fait la chose quand on la touche ou alors une substance psychotrope qui les rend encore plus dingos, mais en tout cas ça lui fait un sacré effet !
    Outre les pitreries du chat qui m'a bouffé toute la misère qui poussait au pied d'un arbuste et s'est essayé au twirling bâton avec un rouleau de papier hygiénique dont il a déroulé la moitié dans le hall de l'appartement c'est de ma passiflore dont je voulais vous parler. Ma passiflore est en fleurs et je... Hein ...? Oui oui, vous avez bien lu : profitant que la porte des toilettes n'était pas parfaitement fermée, le chat s'est essayé au twirling bâton avec un rouleau de papier cul... C'est un artiste mon chat. Un vrai. Tenez, regardez un peu ce tableau néo-figuratif teinté de post-modernisme, ça écorche les yeux tellement c'est beau ! Ca pourrait presque entrer directement au Centre Pompidou ou carrément au Guggenheim Museum ! Non ?
    Mistigrification Évanescente I - Papier hygiénique et chat, sur parquet flottant.

    Bon, pour en revenir à ma passiflore ((je vais y arriver, je vais y arriver.. ne croyez surtout pas que ce billet consacré à ma passiflore est un prétexte déguisé pour parler de tout autre chose, de mon chat en particulier), qui dit fleurs dit : fruits. Et des fruits il y en a quelques uns que je n'avais pas remarqués au début car, verts, il se fondent admirablement bien dans l'abondant feuillage. C'est bien fait la nature. Contrairement au chat qui, lui, ne se fond pas du tout dans le feuillage lorsqu'il entreprend d'escalader la treille par une de ces félines fantaisies dont il a le secret... mais je digresse. Voici donc ma prochaine récolte :
    En revanche je ne sais pas du tout comment on fait pour savoir que les fruits sont mûrs. J'en ai ouvert un qui contenait une petite quantité de graines rouges enrobées d'une substance gluante peu sucrée. Dans mon souvenir c'était meilleur que ça. Si quelqu'un a une idée... Et tout cela mûrit sous le regard attentif du chat qui ne m'a été d'aucun secours sur ce point précis. Ses connaissances en botanique sont encore assez limitées. Pourvu qu'elles le restent.

    14 avril 2011

    Chaton cro mignon

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    Mercredi soir je suis allé rendre ma première visite à la maman-chat qui joue à la nourrice en attendant que les chatons soient en âge d'être adoptés. En fait ce n'est pas tant elle que j'allais voir mais plutôt les pitichats, et tout particulièrement l'un d'eux dont je serai bientôt le papa-chat. Oui, je deviens déjà gaga. Le pire est à craindre...

    En ce moment ils logent avec leur maman (la vraie cette fois !) au rez-de-chaussée d'une étagère au bout d'un couloir. Autant vous dire qu'il faut pas mal se contorsionner pour les approcher. Et faire des photos propres dans ces conditions relève tout autant de l'exploit.

    Au bout de 3 semaines ils ont bien poussé et sont bien éveillés : ça miaule (un peu), ça sautille, ça viens voir, ça fighte sec aussi devant maman qui feint la patience. La synchronisation des quatre pattes motrices n'est pas encore tout à fait au point mais on sent que c'est en bonne voie. J'ai pu prendre le mien dans mes mains. Le pauvre a du être terrorisé au début face à une si grosse bête. Mais on s'est bien entendus tous les deux. On a même essayé de jouer à papatte. Et puis quand c'est fatigué - c'est à dire assez vite - hop ça file maladroitement se blottir contre maman pour une bonne tétée et roupiller un coup, bercé par les puissants ronrons de maman.

    Y'a pas à dire : un pitichat c'est vraiment cro cro mignon !

    7 octobre 2010

    Que votre main est froide...

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    La nouvelle saison du Théâtre du Capitole s'ouvre par l'un des trois piliers de l'opéra : La Bohème de Puccini, adaptée de l'oeuvre de Henri Murger "Scènes de la vie de bohème" que quelques extraits intégrés au livret m'ont donné envie de lire. L'un des trois piliers ai-je écrit car j'ai appris tout récemment qu'il existait un moyen mnémotechnique tout simple pour se rappeler du nom de ce que l'on désigne classiquement comme les trois grands chef-d'oeuvre de l'opéra : A comme Aïda, B pour la Bohème, et C pour Carmen. Comme je suis un garçon qui ne fait rien comme les autres, j'ai naturellement commencé par la fin car voici quatre ans maintenant que j'écoutais pour la première fois, juché sur mon strapontin d'orchestre, la fresque éblouissante de Bizet. Aïda donné l'an passé ou l'année précédente, m'a échappé. J'attendrai donc mon tour patiemment pour compléter la trilogie.

    Il paraît que le quatrième tableau de la Bohème - celui de la mort de la douce Mimi - est celui des larmes, celui capable de faire pleurer comme une madeleine même le hollandais calviniste le plus austère. Mon coeur doit être d'airain. Car tant lors de la générale, où j'ai profité de la compagnie d'un très agréable jeune homme aussi cultivé que charmant, que lors de la représentation publique à laquelle j'ai assisté, c'est systématiquement le troisième tableau qui me tire les larmes. Pourtant il n'y a rien de véritablement dramatique dans ce tableau : pas de mort, pas de dilemme cornélien... Rien qui ne doive entraîner la compassion. Hé bien moi ça reste mon tableau préféré, loin des simagrées mielleuses du premier tableau, des frasques un peu tape à l"oeil quoique formidables du second, ou du trépas larmoyant du quatrième. A croire que la mort m'indiffère.
    De même, plus qu'au jeune premier qu'est Rodolfo, je m'attache - parce que je me reconnais ? - davantage au personnage de Marcello, un grand gaillard - incarné par un magnifique baryton, et je ne parle pas que de la voix ! -  tourmenté par ses démons intérieurs et des souvenirs amoureux lancinants. Rodolfo me paraît mièvre, inconsistant, presque superficiel. Il n'a pas les pieds sur terre ce garçon. Marcello en revanche a conscience de tout, il voit, il sait, il devine, il sent tourner le vent et venir la tempête. Et pour moi l'un des grands moments forts c'est, à la fin du deuxième tableau, le monologue de Marcello qui se lamente de retrouver Musetta et de retourner à ses amours perdues contre lesquelles il lutte de toutes ses forces, pour succomber à nouveau. Et là, oui, je pleure.

    Je n'aime pas les mondanités. Je le savais. La rentrée solennelle de la Faculté qui avait lieu ce soir fut l'occasion d'une piqûre de rappel. Non pas que croiser des personnalités importantes de la vie politique et économique me dérange, je n'ai rien contre. Plutôt que le contexte me donne la nausée. Ces instants où l'on a la curieuse sensation d'être plongé au beau milieu d'un aquarium de champagne  rempli de piranhas louvoyant entre des récifs de petits fours, à lécher le cul du plus offrant et à se gargariser en coeur de toute la merde qu'ils peuvent avoir collée sur les amygdales.
    Il ne faut pas être hypocrite : j'apprécie les honneurs. Mais uniquement lorsqu'ils sont justifiés. Je suis trop humble con pour tolérer qu'on me remette des lauriers dont j'aurais acheté chaque rameau au prix de mon asservissement. Il faut les voir ces renards de basse-cour, qui se sourient par devant et se poignardent par derrière, à la recherche d'une gloire vaniteuse et futile, spectacle qui m'amuse et m'apitoie. Pauvres d'eux. Pousse-toi de là que je m'y mette ! Monseigneur admirez mon ramage ! Vous prendrez bien un verre de cigüe ? Votre Seigneurie toisez donc mon plumage ! Votre altesse, que vous êtes jolie, vous me semblez belle ! Sans mentir... Mais tel le chat de la fable qui croque ses courtisans, n'est pas renard celui qu'on crôa !

    Fuyant à toutes jambes ce panier de crabes nauséabond, je repensais au Figaro de Beaumarchais :
    "- Comment voulez-vous ? la foule est là: chacun veut courir, on se presse, on pousse, on coudoie, on renverse, arrive qui peut; le reste est écrasé. Aussi c'est fait ; pour moi, j'y renonce."
    Le mariage de Figaro (III,5)

    En entrant chez moi en fin d'après midi, j'ai eu la confirmation d'une impression récurrente : cet appartement a besoin d'une âme qui le hante. Même si l'on a essayé de m'en dissuader je crois que je vais faire entrer un compagnon dans ma vie, qui puisse venir se frotter contre moi en rentrant le soir, me regarder un instant et continuer sa vie féline quelque part ailleurs. Oui, je crois bien que j'ai très envie d'un chat. Un joli chat gris aux poils soyeux et aux longues moustaches, peut être un chartreux. Ou un rouquin tigré au  grands yeux verts remplis de malice, quoique j'ai entendu dire que  les chats tigrés sont tarés... Mais ce soir tandis que je défaisais les lacets de mes souliers en cuir, j'aurais bien aimé qu'un matou vienne se faufiler entre mes chevilles endolories par deux rudes journées ponctuées d'une trop brève nuit, sentir la douceur de son pelage contre ma main froide et chancelante, et l'entendre jouer avec mes chaussettes toutes griffes dehors pendant que la baignoire distillerait les embruns aromatiques des sels apaisants.

    Enveloppé de la mousse onctueuse d'un bon bain chaud, je me délasse enfin, tandis qu'au loin Mélisande se lamente de Pelléas. Une bonne bouteille de Château Neuf 2005 a également été ouverte qui s'aère pendant que mes membres se délassent. Une soudaine envie de m'enivrer un peu, de laisser aller mes sens où bon leur semblait. L'effet est réussi.

    Dieu que cette partition est belle. Et dire que je ne l'avais point aimée la première fois...

    J'ai ouvert la fenêtre ;
    il fait trop chaud dans la tour.
    Il fait beau cette nuit.

    Debussy - Pelléas et Mélisande, (III, 1)