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  • 18 août 2010

    Au bord du Lac Léman - 2nde partie

    Le soleil est levé depuis longtemps déjà lorsque je m'éveille. Ouvrant les volets, c'est un ciel mitigé qui m'accueille. Qu'importe, je suis en agréable compagnie, notre bonne humeur saura braver la velléité des éléments indécis. De toutes façons nous avons le temps et le prenons.  Nous quittons le home-sweet-home en début d'après midi en direction des montagnes cette fois-ci. Les paysages sont toujours aussi ravissants. Décidément qu'est-ce que j'aime la montagne !

    Nous arrivons à La Chapelle d'Abondance où mes acolytes ont leurs habitudes. Il est quinze heure et nos estomacs montrent des signes de faiblesse. Après avoir été honteusement éconduits d'un bouiboui désobligeant dont nous sommes partis la tête haute mais le ventre vide, c'est une souriante et agréable serveuse qui nous offre l'hospitalité à quelques mètres de là. Hervé opte pour une salade composée tandis que les deux morfales gourmands de service jettent leur dévolu sur des assiettes de charcuterie accompagnées de bière fraiche. S'en suivra pour ma part un délicieux fondant aux myrtilles tandis qu'Olivier choisira un dessert aux framboises.

     
    Repus, on se balade au milieu de ce village de carte postale et ses chalets de bois aux noms plus-cliché-que-ça-tu-meurs. Puis après avoir regagné la voiture, nous continuons à grimper le long de la route - bravant au passage les périlleux dangers dont les itinéraires-bis pour cause de patelins en fête étaient jonchés - jusqu'à la frontière Suisse, matérialisée par deux bornes en roche où nous n'avons pas manqués de faire les andouilles. Là nous attendait un très joli lac sur la face duquel se miraient les montagnes. Un charmant endroit qui eut sûrement beaucoup plu à Narcisse.


    Nous continuons ensuite en direction de Aigle où l'imposante citadelle veille sur les plaines et coteaux sillonnés de vignoble. Il doit y avoir du bon vin par ici. Et dire que nous n'y avons même pas goûté ! Ce sera un bon prétexte pour revenir. smileys Forum


    Le coin est agréable. On fait un petit tour du village, ses passages pavés de gros cailloux, son église, son prunier dont nous pouvons attester qu'il produit de très bon fruits et qui laissent la langue bleue... Au péril de ma vie je cueille même quelques délicieuses mûres parfumées à souhait, englouties sur le champ.
    Nous rentrons au crépuscule et comme de coutume profiterons de la clarté de la nuit pour bavarder et refaire le monde, parler littérature, bande dessinée, Stéphen King et de bien d'autres choses encore. Une étoile filante pourfend la nuit. Je fais un voeux. L'avenir nous dira s'il se réalisera.

    Lundi matin, bientôt sonnera l'heure du départ. Nous profitons du temps restant pour aller visiter l'exposition H²O. Bon, heureusement qu'on était trois pour se soutenir moralement car l'expo d'art contemporain était... heu... ben... oué, on va "admettre" (comme le suggérait le catalogue dont je ferai bientôt une sévère critique) que c'était de l'art. Certaines oeuvres étaient carrément capilotractées voire à la limite du foutage de gueule.  Bref, ce n'est pas celle qui me laissera le souvenir le plus impérissable. Néanmoins, j'ai pu profiter des vitraux et mosaïques Art Nouveau qui ornent ici et là l'entrée des anciens termes d'Evian. C'est toujours ça de pris.



    Il est dix huit heures. Mon séjour en compagnie d'Oliver et Hervé s'achève. Non que je ne veuille pas rester plus longtemps, mais je suis attendu chez Revigo à Saint Jean de Maurienne pour la fin de mes vacances. A reculons je charge le coffre de mes quelques affaires. "Je crois que c'est le moment" dit Olivier. Oui, déjà, le moment de se dire au revoir. Le temps passe trop vite ici. Je suis vraiment triste de partir.

    Nous nous embrassons une dernière fois en promettant de nous revoir prochainement, à Toulouse. Un dernier salut à travers la vitre, un ultime coucou aux moutons et je m'engage sur la voie rapide, laissant derrière moi deux amis qui me manquent déjà.

    Les vitres ouvertes aux quatre vents, je fonce sur l'autoroute déserte.
    Mes yeux s'embrument.
    Une larme perle sur ma joue.
    Ce n'est rien. Juste le soleil qui m'éblouit un peu trop fort...

    A suivre...

    A lire également chez Olivier : De l'art ou du cochon ?, En montagne.


    14 commentaires:

    1. Tes photos sont magnifiques!!! J'adore!! Beau résumé de tes vacances!

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    2. Par curiosité, vous arrivez à gambader après une théorie de tels repas? :)

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    3. Superbe résumé du week-end, c'est très chouette d'avoir les deux versions en passant chez Olivier et chez toi...La prochaine fois, allez donc jusqu'au château de Gruyère et vu que vous avez l'air d'avoir un bon estomac, envoyez-vous de ma part une fondue et par dessus une belle meringue à la double crème. Oui, c'est un défi !

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    4. @ Alban : Merci pour les photos. Comme tu t'en es rendu compte, je les ai toutes recadrées et à peine retouchées. En raison de la luminosité j'avais tout sous exposé à -1/3. Bientôt je raconterai la suite de mes vacances dans la Maurienne.

      @ Bashô : Je ne suis pas sûr de bien comprendre ta question (le mot "théorie" ne me parait pas à sa place...). Mais oui, on peut tout à fait gambader après un tel repas. Avec toute l'élégance gracile d'un plantigrade :)

      @ Sandrinexpt : On n'est pas à un défi près :) Par contre c'est un défi à relever en hiver héhé ^^

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    5. hihihi de la bouffe et des ballades, ça devait etre chouette !! Super cette photo du lac !!!

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    6. T.M.> Le mot "théorie" a un sens (très) vieilli qui signifie aussi procession, députation solennel (ou non, ça peut avoir un sens ironique) et par extension une suite, un alignement de choses. Je me souviens d'un texte de Léon Blum qui raconte avoir vu une "théorie d'automobiles". Mais sur internet, j'ai trouvé cet exemple : "Une théorie de grands ice-bergs, vraisemblablement échoués, prolongeaient le cap que nous devions doubler." — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928).

      J'espère qu'on me pardonnera cet accès de fièvre d'archaïsme. :)

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    7. Ah j'oubliais, les plantigrades sont vraiment très gracieux (dans la nature s'entend). Mais très dangereux, le grizzili, par exemple, a une vitesse de pointe de 55km/h (pour un poids de 700kg, ce qui donne une idée de sa puissance).

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    8. @ Fabisounours : Ca l'était. Mais balades et boustifailles n'étaient que le cadre à d'amicales ballades :)

      @ Bashô : Ego te absolvo. Et je suis un gentil grizzly moi :)

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    9. c'est sur que la charcuterie, ça tient plus au ventre que de la salade!!

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    10. Tu racontes bien... tu as l'art de donner envie de voyager en ta compagnie ! Tu arrives même à caser le génialissime Stephen King sur les bords du lac Léman (association improbable) !

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    11. Et les agapes ont continué...Tu racontes avec truculence, les photos sont admirables. Dommage que manquent les photos d'art contemporain, il arrive que le foutage soit vraiment drôle. Je ne me souvenais pas que c'était si beau, par là bas. Tu y étais à la meilleure période.

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    12. @ Nigloo : Absolument. Surtout que celle qui nous a été servie était tout à fait délicieuse :)

      @ Jay : Ha ha, c'est vrai que l'association est un peu improbable ^^ Bienvenue par ici !

      @ Enguerrand : Ce n'est pas très difficile de faire de belle photo dans cette région. Il suffit de viser à peu près n'importe où : tout est beau !

      @ Flavien : Hélas on n'a pas pu faire de photo dans l'exposition. En plus je ne crois pas que le rendu ait été fidèle. Et la montagne est belle en toute saison, chaque fois pour des raisons différentes.

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    13. Ah, ça me rappelle nos vacances le mois dernier. ça me parait déjà si loin... Merci pour ce récit et ses photos, c'était chouette :)

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