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  • 9 août 2013

    La Forteresse Cathare

    Tu t'es construit tellement de mécanismes de défense que tu es une forteresse cathare : ceux qui passent dans la plaine te voient, se disent : "Houla, surtout n'allons pas nous y risquer tellement c'est inaccessible" et passent leur chemin, de peur de l'affronter.

    Telles sont, dans leur transcription à peu près fidèle, les paroles d'un ami l'autre jour au téléphone. Une longue conversation qui a duré une heure, comme j'en ai peu eu depuis longtemps et qui, pourtant, fait tellement de bien. Pouvoir se livrer à cœur ouvert, en toute confiance, à une oreille que l'on sait attentive et compréhensive, sans crainte de jugement, voilà une chose qui m'est, en réalité, rare, et d'autant plus précieuse. 

    Oui, j'avais besoin de vider un peu mon sac, trop lourd à porter pour les reins d'un seul homme, si Tambour Major soit-il. Quelques personnes l'ont compris, et se sont manifestées en conséquence, chacune à sa manière. Ce sont des choses que je n'oublie pas...

    Car en effet, depuis quelques temps, quelques mois, cela ne va pas très fort. Les causes en sont nombreuses (oserais-je dire innombrables ?) et pour certaines parfaitement identifiées. Des soucis au boulot, un manque total de visibilité professionnelle à court terme doublée d'une certaine insatisfaction intellectuellement lignifiante, quelques soucis de santé, beaucoup de fatigue physique, un océan d'épuisement moral, un désert sentimental asphyxiant, voilà la coupe que je bois chaque jour jusqu'à la lie. Je m'emploie d'ailleurs ardemment à lui trouver une solution efficace et viable mais, jusqu'à présent, mon arsenal stratégique de fortifications, douves, meurtrières et autres ponts-levis me permettaient de préserver un semblant d'équilibre apparent. C'est d'ailleurs étonnant comme je parviens à tromper mon monde par cette sûreté granitique affichée qui cache en réalité un puits abyssal de doutes quasi-constants. Lorsque la voûte en plein cintre masque un château de cartes.... Au fond, l'attaque étant la meilleure stratégie de défense, tout cela est fort logique. 

    Quitter ma zone de confort et faire un peu de place à autre chose. Un peu d'imprévu, un peu de fantaisie, un soupçon d'insouciance, un zest de lâcher prise. Relâcher un peu la bride de tout, pour ne plus avancer en apnée. Vaste programme...

    Hier soir, en ayant particulièrement ras-la-cuve de ma journée, je m'en suis allé me promener en ville en sortant du boulot. Il faisait très bon et très beau. Cela m'a fait beaucoup de bien, je crois que je souriais un peu. Au détour d'une rue, par un hasard que seul le Destin - ou le plus grand des hasard - peut expliquer, j'ai croisé sur ma route deux charmants garçons de ma connaissance qui marchaient ensemble. Nous avons discuté un peu. J'ai eu beaucoup de plaisir à bavarder avec eux, et surtout à revoir plus longuement l'un des deux qui présente à mes yeux bien des charmes.

    Cela commence peut-être tout simplement par là...

    Quitter ma zone de confort donc, prendre les difficultés une par une avec un minimum de recul, et surtout baisser sérieusement les armes. Ce n'est pas simple. Mais ce n'est pas insurmontable. 

    Rome ne s'est pas faite en un jour. Tambour Major non plus...

    10 commentaires:

    1. Quand je lis ton billet, j'ai l'impression de lire un peu ma description bien qu'en sachant que ce texte peut s'appliquer à beaucoup d'autres personnes.
      Se construire des barrières, une forteresse imprenable est certes sécurisant dans beaucoup de domaines mais par expérience, je sais que ça nécessite de constants efforts pour maintenir ce lieu protégé en bon état. Et ne parlons pas de la fatigue, de la tension qui en résultent...
      Il est vrai que la pratique du "lâcher prise" est agréable quand on s'y autorise (et même bénéfique) mais elle a le chic de nous rappeler que nous avons notre "forteresse" à défendre contre les intrusions de toute sorte. Un cercle (très) vicieux qu'il n'est pas toujours aisé de vivre au quotidien. En effet, même avec la meilleure détermination du monde, ce que nous construisons, maintenons en état, subit les outrages du temps et à certains endroits des craquelures apparaissent. Craquelures qui en appellent d'autres et ainsi de suite...
      Alors écoute ton coeur et ton corps, profite des moments que tu décris dans ce billet (et des autres) et surtout rappelle-toi qu'être constamment en état de "défense" et "protection" est plus éreintant qu'autre chose.
      Maintenant comme tu le dis si bien, "Rome ne s'est pas faite en un jour, Tambour Major non plus..." Alors fais-le à ton rythme ;)

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    2. Pas de conseils surtout en ce moment où je me sens nul. Va à ton train de sénateur romain. Bises

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    3. Deux adages à appliquer en permanence : la gentillesse demande beaucoup moins d'efforts que la méchanceté, les autres sont toujours mieux en général que ce qu'on imagine...

      L'idée de la forteresse ce n'est pas si mal que cela quand on est face à "un puits abyssal de doutes quasi-constants". J'ai mis cinq ans aux alentours de la trentaine pour essayer de sortir de mes propres doutes quand j'ai enfin trouvé la réponse qui est, comme je le dis souvent sur mon blog, "qu'il n'y a pas de réponse"...

      Pour le reste j'aimerais bien te consoler dans mes bras, mais bon, je n'ai plus l'âge...

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    4. pourquoi te compliques-tu la vie en te posant autant de questions ? tu l'avais déjà fait assez souvent je me souviens, et je me souviens d'avoir dit, laisse flotter les rubans, arrête de te prendre la tête, oui je sais, c'est pas simple, mais c'est le conseil d'une ancienne qui a déjà tant vu de la vie ! un gros bisous

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    5. Ahlala, ce fameux "lâcher prise" auquel il est si difficile de parvenir et qui est pourtant tellement indispensable à tout changement... Je ne dis pas que c'est facile, parce que ça ne l'est pas. Mais tu as déjà fait une partie du chemin en prenant conscience de la construction de la forteresse tout autour de toi (je trouve l'image très bien trouvée, soit dit en passant). Ce que tu as construit, il va falloir, si ce n'est le détruire, au moins l'ouvrir quelque peu. Joli chantier qui s'ouvre à toi !

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      1. Evidemment qu'elle est très bien trouvée cette image, non mais dis donc ;)

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    6. Comme dit l'adage (que je partage dans une certaine mesure): tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Profite de ce passage à vide pour imaginer de nouveaux projets, de nouvelles destinations (intellectuelles ou géographiques), de nouvelles rencontres, peut-être totalement décalées par rapport à celles que tu as l'habitude de faire (comme tu en parles dans ton billet précédent) ?

      Quand tu dis "avec un minimum de recul", je dirais plutôt avec un MAXIMUM de recul. Je pense que nous ne faisons jamais assez preuve de détachement ...parce que c'est difficile de prendre cette posture.

      Enfin, quand tu dis avoir pris plaisir à te promener dans ta ville, j'imagine tout à fait que ça puisse être le cas, moi qui l'est découverte il y a peu et l'ai trouvée superbe. Profite !

      En un mot (deux) : courage et persévérance !

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    7. Chacun n'est il pas prisonnier de sa propre citadelle ? Tu en connais les fondements et ses fragilités. ..ouvre la herse pour faire venir au loin de l'aide. Les solutions se trouvent souvent dans les confessions et les oreilles attentives sont souvent de bien belles alliées. Le chemin ne va pas être sans difficulté. .. la pierre est solide. .. mais rien n'est invincible.
      Libère tes chakras ouvre ton coeur et part en guerre. .. ta victoire est au bout de ta lance !

      Des bises

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    8. Tambour, à un moment donné, se poser la question et dans x année ma vie ...
      Le flash, la révélation ou pas.
      De toute façon prendre le taureau par les cornes et oser affronter pour soi l'impossible, après tout que risque tu ?
      L'inconnu est effrayant et instable , mais rester stoïque l'est plus encore quand s'est pour s'enfoncer dans un mal être.
      Pense d'abord à toi , le reste.....

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    9. Ouh la la, et moi je ne vois rien! et je suis fort marri de te savoir en moyenne forme. Tu fais partie des gens qui directement ou indirectement m'ont aidé à me construire et à me sentir sinon bien, mais mieux.
      Alors mon cher Tambour, même si ça ne guérit pas, reçois un énorme câlin et une énorme bise de ma part!
      Et si tes pas te mènent à la montagne savoyarde, viens manger une croziflette à la maison :-)

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