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  • 14 novembre 2014

    Good-bye, little yellow bird

    Une décision dure, difficile, longuement réfléchie après avoir pesé la totalité brumeuse du 'pour' et l'immensité écrasante du 'contre' : je rentre.

    Vivre ses rêves, assumer ses folies, pour le meilleur et pour le pire.
    Être fort, apprendre à grandir.
    Prendre des décisions.
    Être courageux.
    Savoir renoncer à temps, lorsque l'imminence de la catastrophe pointe seulement son ombre à travers l'embrasure de la porte mais que l'on la sait inévitable. 

    Avant qu'il ne soit trop tard.

    Décision longuement mûrie, ponctuée de nombreux revirements. Au fond, ne pas choisir est tellement confortable. L'indolence moëlleuse du non-choix...

    Oui, rester ici, c'était aussi rester dans l'illusion que les choses allaient s'arranger par elles-mêmes, niant aveuglément le silence assourdissant qui inonde ma boîte mail depuis neuf mois. Illusion confortable, il est vrai, mais aussi mortelle que le chant des sirènes.

    Car non, je n'ai pas trouvé ici l'accomplissement du rêve américain que je m'étais forgé voici bientôt un an. Malgré tout mon optimisme, des efforts tytanesques déployés pour remuer ciel et terre pour que les pièces du puzzle puissent s'ajuster, cela n'a pas suffi.

    C'est ainsi. Il faut s'y résoudre.

    Revenir n'est pas un échec. Loin de là. J'ai en effet récolté bien d'autres choses autrement plus précieuses, dont certaines satisfactions personnelles que l'on n'apprendra jamais dans les livres et qu'aucun diplôme d'aucune université du monde ne pourra remplacer.

    Décision toutefois ô combien douloureuse qui me conduit à laisser derrière moi celui pour lequel j'étais venu, au bénéfice d'un alignement des planètes qui semblait alors parfait.

    Une relation formidable avec un garçon qui l'est tout autant. J'ai beaucoup grandi avec lui. Il m'a aimé au-delà de tout ce que je pouvais imaginer et ce fut réciproque.

    La coupure, nette et radicale n'en est que plus féroce. 

    Depuis 3 jours, je ne dors qu'à coups de somnifères. Chaque matin je me réveille en pleurant, songeant à ce bonheur perdu, et à lui, probablement triste à en mourir.

    Même s'il ne l'approuve pas, il comprend ma décision et je sais qu'il finira par ne plus m'en vouloir.
    Good-bye, little yellow bird.
    I'd gladly mate with you.

    I love you, little yellow bird,
    But I love my freedom, too.
    C'était notre chanson. C'était sa sonnerie. En même temps s'affichait la photo de ce grand gaillard au sourire d'enfant qui savait si bien me faire rire autant que me faire enrager. Aujourd'hui je ne peux plus l'écouter sans fondre en larmes...

    Entouré de ses amis qui l'adorent, je lui souhaite de vite aller mieux.

    À présent, un éprouvant voyage m'attend. Ma ligne de route est claire. Du travail m'attend déjà de l'autre coté de l'atlantique. Fort de mon passé, l'avenir m'appartient. Et plein de belles choses avec lui. 

    Restons optimistes, tant bien que mal.

    Good-bye little yellow bird...



    29 commentaires:

    1. Rester optimiste, ce sera probablement très difficile mais c'est la seule chose à faire ! Courage mon grand, un gros hugh.

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    2. Les choix les plus difficiles font beaucoup grandir. Ils permettent aussi de rebondir. Courage !

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    3. On ne peut rien dire dans ces moments qui apaise réellement. Mais il y a des actes de renoncement et de refus de laisser pourrir et s'envenimer qui sont faits d'amour et de respect. J'ai un jour quitté un pays, une vie, des illusions, une relation, il y a eu un retour qui brisait tout mais qui fut finalement... une renaissance. Ta, votre, lucidité est pour l'instant une déchirure mais une vie t'attend, et ton épanouissement avec, alors... des larmes certes, du retour à soi aussi. Bon retour, bon recommencement, et mes pensées pour toi.

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    4. Good-bye little canichou...

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    5. Des bises et en lien une chanson/vidéo à laquelle ton billet m'a fait penser http://youtu.be/Qxu6wJe2ACY . Peut-être y puiseras-tu un peu de courage.

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    6. Une décision qui n'est jamais facile à prendre... mais l'important comme tu le dis c'est de ne pas considérer ce choix comme un échec. De rentrer fort de ton expérience, et la tête haute, même si tu as encore les larmes aux yeux... Bon courage.

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    7. Gros bisous et câlins en cascade pour t'aider dans ce moment douloureux ! Te connaissant un peu (au fil des lectures), tu n'as pas pris cette décision sans en avoir réellement pesé le pour et le contre. Tu peux garder la tête haute même si, j'en conviens, ce n'est pas évident en ce moment. Courage !

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    8. Je suis triste avec toi. Et serai fort bête avec toi si tu en as besoin/envie dès jeudi. Mes pensées et mes espoirs sont avec toi.

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    9. A force d'essayer de passer le fil par le chas de l'aiguille on finit par y arriver. A moins que l'on ai des problèmes de vue. Sinon, il doit bien y avoir un moyen de trouver quelqu'un pour le faire. Si on tient vraiment à le faire soi-même il va falloir prendre rendez-vous avec un ophtalmo.

      Conclusion : s'occuper autrement quand on attend que l'anesthésie se dissipe.

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    10. Les larmes aux yeux, je te promets que la vie de ce côté-ci de l'Atlantique saura être belle, aussi belle, mais différemment.
      courage !

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    11. Bon retour!Tu verras, en vieillissant, on s'endurcit! :) Tu as le temps....

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    12. "La joie requiert plus de courage que la peine"
      tu vas devoir travailler pour faire revenir la joie mais elle reviendra et la peine s'éloignera

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    13. Bon courage, e um abraço, j'espère qu'on te verra à Toulouse ou pars-tu t'installer ailleurs?

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    14. Une décision fort difficile à prendre en effet, je te souhaite beaucoup de courage !

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    15. C'est ta décision , respect .
      Bon retour Tambour et vive demain :)

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    16. Non d'un caribou en string ! Hugh. Bises

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    17. Tu te souviens ce que nous avons déjà partagé ? Rien n'est définitif dans la vie, pour autant que l'on ne renonce pas définitivement ...
      Si l'idée de te changer les idées avec les pacs-men, on t'attend à la capitale.

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    18. Décision difficile s'il en est que celle qui déchire autant... Mais même si vous reprenez des routes séparées et malgré la distance, votre histoire commune ne saurait être totalement terminée. Bises

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    19. Nous serons là, comme tu l'as été pour moi, pour nous

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    20. Je n'étais pas venu sur ton blog depuis un moment. Je ne peux te rassurer en disant que c'est la bonne ou mauvaise solution. Toi seul en est maître, de cette décision. En tous les cas, cette phrase a résonné en moi: "Au fond, ne pas choisir est tellement confortable. L'indolence moëlleuse du non-choix..."je suis en plein dedans en ce moment, et le choix de dire non quelque part et oui ailleurs est un vrai choix qui te permettra j en suis sûr de trouver ce que tu cherches. Après, c'ets plus facile à écrire qu'à faire...

      Arthur

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    21. Pauvre ton ex, bien on dit que quand qqun parte, celui qui reste souffre beaucoup plus.

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    22. Donc si j'ai bien compris, t'es parti parce que tu trouvais pas ce que tu cherchais ici en France, t'étais étouffé et l'amour pour lui t'as fait des pas que t'avais jamais réussi à faire avant. Et donc au bout des 10 mois (certes les derniers plus difficiles que les premiers, l'amour cache soulage au début) tu te barres ?

      C'est moi, ou t'es un éternel insatisfait ? Faudrait pas cacher sa manque de patiente derrière des mots comme "non choix". À la fin t'es pas ni parti pour l'amour ni à la recherche de rien, si c'était le cas, soit tu serais resté pour lui, soit tu serais resté pour toi et ton avenir.

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      1. Cher Anonyme,merci pour ce commentaire à l'emporte-pièce. Non, tu n'as pas bien compris la situation. Les choses ne sont pas aussi manichéennes que cela. Je croyais pourtant l'avoir assez clairement instillé dans mon billet.

        Ta conclusion démontre par ailleurs une bêtise venimeuse dont je me demande si elle ne serait pas feinte, dans le seul but de me blesser... Dans le cas contraire, je suis vraiment navré pour toi.

        Bisous.

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      2. Ah bah oui ! parce que forcement, si on se joint pas à tout cette foule qui se déchire les vêtements pour te dire "Oh mon pauvre ! Bisous mon chouchou et câlins" et tout ce bullshit, on a alors un seul but, "te blesser". (avis de ne pas faire un autre commentaire que ne soit pas doux)

        Au même temps c'est plus facile se positionner en victime après d'avoir fait "le bulldozer", partir et faire comme si de rien était, "en oubliant" l'autre que t'as laissé derrière, dans le confort des mots douces qui cachent une partie de la réalité.

        Le Cher Anonyme

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