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  • 21 septembre 2015

    Marcher sous les étoiles

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    Un jour je demanderai à mes parents la raison et l'occasion pour laquelle on m'avait offert alors que je commençais tout juste à lire, ce livre sur les secret de l'univers. Un beau livre à la couverture de carton épais, gris, avec une photographie de Saturne et ses anneaux. Toujours est-il que ce jour-là est née une véritable fascination pour les choses célestes et, avec elle, tout le questionnement existentiel qui peut l'accompagner : d'où venons-nous, où allons-nous ? Sommes-nous seuls dans l'univers ? Je parcourais avec une soif de connaissance sans limite ces pages de papier glacé où il était question d'étoiles en formation, de supernovae, de galaxies aux couleurs incroyables, d'amas gazeux, de trous noirs insondables et de tout un tas d'autre choses qui, à vrai dire, me dépassaient un peu du haut de mes petites années.

    Un peu plus tard, pour alimenter cette curiosité totale de tout qui me caractérisait déjà alors, je me vis offrir, probablement à l'occasion d'un Noël, un très beau livre rouge sobrement intitulé "L'Univers", écrit par  Laurent Broomhead, qui était à l'époque un vulgarisateur scientifique extraordinaire, du moins dans mes souvenirs.

    Ce gros livre rouge, j'ai du le lire et le relire un bon millier de fois et pendant des années. Il n'y était plus seulement question de corps célestes, des planètes, de leurs caractéristiques, de quasars et autres pulsars, mais aussi de notions telles que le temps, la vitesse et l'espace, d'espace-temps, de dimensions, de la forme de l'univers et de bien d'autres choses encore qui furent, et demeurent encore aujourd'hui, des champs d'intérêts dont je ne suis toujours pas lassé.

    C'est à la même époque que, naturellement, j'ai commencé à lever mon nez vers les étoiles et à observer les cieux nocturnes. Par chez-nous, la campagne étant alors encore un havre de paix et les nuits parfaitement noires chose commune, cela ne suscitait guère de difficulté. Il suffisait de se mettre sur la terrasse une fois le soleil couché et d'ouvrir les yeux pour que le spectacle ne commence. Au bout d'un certain temps, j'avais acquis une petite connaissance qui me permettait de nommer un joli nombre de constellations : la Grande ourse, la Petite ourse, Cassiopée, Orion, le Cygne, Vénus... 

    Je me souviens aussi de cette sensation absolument fantastique lorsque, un soir, je me rendis compte que l'on pouvait parfaitement observer à l’œil nu cette chose si extraordinaire qui n'est autre que la Voie Lactée, notre propre galaxie, dont la traînée blanche si caractéristique macule le ciel. Si lointaine et pourtant si proche... Ma fascination était sans limite.

    Une chose qui me sidérait alors, et qui d'une certaine manière me sidère encore, c'est de concevoir que ce que je voyais dans le ciel n'était pas tant les étoiles en elles-mêmes, mais la lumière qu'elles avaient envoyée à travers des milliards et des milliards de kilomètres de distance, plusieurs milliards d'années auparavant, et que ce que je voyais n'était qu'une image de quelque chose qui peut-être n'existait plus, et que la lumière de cet instant ultime ne m'arrivera jamais, faute pour moi d'être là le moment venu... 

    S'il est un de mes rêves d'enfants qui n'a jamais été réalisé, c'est bien celui de posséder une longue-vue ou un petit télescope pour regarder tout cela de plus près, de pouvoir notamment scruter la face de la lune ou de mieux voir la forme de ce gros point brillant bas dans le ciel et que je savais être Jupiter. Adolescent je me souviens avoir franchi le seuil d'un magasin spécialisé pour me renseigner sur les prix et modèles de ces appareils qui s'étaient depuis fortement modernisés.

    Cette passion ne m'a jamais quitté. Passion est certes un peu excessif mais je reste, en tout état de cause, captivé par toutes ces questions-là, pour certaines aux confins de la science, et qui me procurent ce vertige si spécial, lorsque j'y pense, de toutes ces choses pour lesquelles nous n'avons qu'une compréhension minime et qui sont pourtant bel et bien là, sous nos yeux et dont nous sommes partie intégrante.

    Aujourd'hui je n'ai toujours pas de télescope et je n'ai toujours pas observé Jupiter à travers une longue-vue. Mais c'est le même frisson de grandiose qui me parcourt tout entier des pieds jusqu'à la tête lorsque, au bénéfice d'une belle nuit au ciel clair comme celle encore de samedi dernier, je me promène le nez au vent, les yeux plongés dans les étoiles.

    9 septembre 2015

    Questionnaire à la Prévert

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    Un ami a publié sur son Facebook le texte d'un étrange sondage qui lui a été soumis, et de s'interroger sur les conclusions que l'on pourrait bien tirer d'un tel fatras.

    L'ensemble paraît à ce point stochastique que l'on pourrait de prime abord légitimement songer à un canular. Il paraît qu'il n'en est rien.

    N'empêche que j'ai trouvé cela fort drôle et, bien sûr, l'envie d'y répondre m'a aussitôt titillé...

    1/ Mon trajet personnel entre le domicile et le travail dure plus de deux heures dans chaque sens.  Oui / Non
    Pas exactement. Une heure quinze si la circulation est bonne et environ une heure et demi s'il y a des embouteillages sur la rocade. Pour m'économiser un peu, je reste sur place pendant la semaine et ne rentre que le week-end. L'idéal serait de rester en permanence sur Toulouse, ce qui suppose certains ajustements professionnels...

    2/ J’ai personnellement piloté un avion privé au cours des six derniers mois. Oui / Non
    Ni au cours des six derniers mois ni jamais. Sauf si l'on prend en considération les avions en papier que je me suis contenté de lancer sans réellement piloter, et encore je ne sais pas si je me suis adonné à cet exercice désopilant au cours des six derniers mois.

    3/ Avez-vous reçu une contravention pour avoir brûlé un feu rouge au cours des six derniers mois ? Oui / Non
    Pour l'instant je n'ai rien reçu dans ma boite à lettre. Et si contravention il devait y avoir, ce serait probablement pour de petits excès de vitesse cet été sur l'autoroute...

    4/ Avez-vous mangé dans un restaurant au cours des 12 derniers mois ? Oui / Non
    Oui. Plusieurs fois, souvent les mêmes d'ailleurs : on y mange bien et à prix modique. Je m'étais promis d'aller, il y a un an ou deux, dépenser une somme folle dans un excellent établissement à Toulouse mais je n'ai pas pris le temps. Défi de fin d'année ? 

    5/ Possédez-vous un moteur hors-bord de 10 chevaux ? Oui / Non
    Non. Je ne suis pas particulièrement branché mer. Et puis avoir un bateau ne m'a jamais fait rêver, contrairement à passer une journée ou deux en mer, dans des eaux paradisiaques, comme cette journée absolument inoubliable de mars 2010, auquel cas je signe tout de suite !

    6/ Êtes-vous né en janvier ? Oui / Non
    Non. En juin. Perdu.

    7/ Avez-vous une canne à mouches ? Oui / Non
    Non, je n'ai pas de canne à mouche ni de canne tout court d'ailleurs. Mon intérêt pour la pêche est inexistant. Comment-diable peut-on pratiquer une activité aussi ennuyeuse ? 

    8/ Avez-vous pratiqué la chasse d'élans, d'ours ou d'orignaux au cours des six derniers mois ? Oui / Non
    Hé non ! J'ai failli aller à la chasse à l'orignal il y a un an, au grand dam de mes amis, horrifiés à l'idée de me voir abattre l'un  de ces placides ruminants avec un fusil. Ça m'aurait pourtant plus d'y aller. Non pas pour tuer, mais pour approcher ces bestioles de très près.

    9/ Avez-vous un casier à crabes ? Oui / Non 
    Nul besoin d'avoir un panier à crabes, je travaille à l'intérieur de l'un d'eux.... Et cela suffit à mon bonheur.

    10/ Avez-vous fait à vélo plus de 160 km par jour au cours des six derniers mois ? Oui / Non
    Hormis cette petite balade lors de mes vacances à la montagne, je fais du vélo de manière assez sporadique ces derniers temps, et essentiellement pour me déplacer du point A au point B. Inutile de dire que lorsqu'il me faut parcourir plus de 160 Km je prends ma voiture.

    7 septembre 2015

    A l'ombre du soleil d'automne

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    L'automne m'inspire, culinairement parlant. Aussi loin que je me souvienne, et pour des motifs qui ne me sont pas véritablement très clairs, l'arrivée de septembre coïncide avec des réminiscences gourmandes, ouvertement décomplexées, voire revendiquées.

    Ha, l'automne...! 

    Plus encore que l'été brûlant  et ses nuits de clarté, j'aime cette période intermédiaire durant laquelle progressivement s'installe l'automne, où l'on sent imperceptiblement le soleil fatigué par tant d'ardeur se faire plus doux et la lumière plus orange, où les matins se font plus frais tandis que la nuit s'invite un peu plus promptement, sans que ne l'on y ait invitée. Ces semaines un peu ambiguës durant lesquelles shorts et pantalons se côtoient sans que l'on ne sache qui a tort ou qui a raison. Ces journées encore un peu folles où les esprits sont encore à la fête alors que le monde reprend le chemin de l'école et s'agite en moult activités sérieuses, tandis que les arbres se languissent feuille à feuille.

    Qu'elle est douce cette intersaison. Ni plus été ni encore automne. Tiède et légère comme le sont les journées de printemps, le printemps, ma saison préférée. Mais là où le printemps se fait volubile et légèreté, l'automne y gagne en gourmandise.

    Oui, fagoté d'un vaste manteau au manches trop longues et aux coudes usés, taillé dans un camaïeux allant du jaune pâle au marron le plus foncé, en passant par toute une farandole de teintes imaginables de rouge, d'ocre et de vermillon, l'automne porte avec lui des saveurs incomparables de fruits cuits au four, de prunes croquées encore tièdes sur l'arbre, de pommes au parfum floral et délicat, de saveurs acides et mielleuses à la fois et que l'on prolongera à l'envie autour d'une cheminée rougeoyante une fois l'hiver enfin venu.

    A la faveur d'une belle journée de presque automne, j'ai aimé cette soirée passée sur ma terrasse avec un ami, à refaire le monde autour de ces saveurs uniques, de figues et de mirabelles rôties venues endimancher un magret de canard gras, lui-même rehaussé d'une pétillante note de piment d'Espelette. Un peu de vin de nos coteaux venait bien entendu parfaire cet accord tout en rondeur. Une jolie soirée qui a fini bien tard. 

    C'est curieux comme les amis et les plaisirs de bonne chère occupent une place d'importance depuis quelques semaines, depuis le début de l'été à y bien penser. Peut-être parce que je reprends progressivement et pleinement possession de mon temps libre, de mes week-ends en particulier, et que les belles soirées en appellent d'autres, comme l'eau alimente chaque jour davantage le puits dont on la tire.

    2 septembre 2015

    C'était bien, les vacances...

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    Je ne vais pas y aller par quatre chemins : mes vacances d'été ont été littéralement salutaires tant je vois mon état d'épuisement stratosphérique et mon degré de ras le bol prodigieux du mois d'août. 

    Deux petites semaines de vacances seulement, mais qui ont eu un effet ressourçant au-delà de mes espérances. C'est bien simple, j'ai passé ma première semaine à dormir à coup de 10 heures par nuit tout en me levant dans un état léthargique limite inquiétant.
    La seconde semaine fut de loin la meilleure. Ho, rien de très extravagant : un pote à sauver des eaux d'une rupture sentimentale, une maison à la montagne, du grand air, de la bouffe, un océan de bonne humeur et un peu de rosé bien frais pour pousser le tout. Simple, efficace...

    Je ne vais pas me livrer à un récit détaillé de cette semaine fantastique tellement les souvenirs impérissables fourmillent et laisseront de jolies images. 


    En vrac sachez que nous avons :
    • Gravi une jolie montagne d'où la vue sur la vallée était absolument spectaculaire, 

    • Ramassé du bois flotté sur les bords d'un village englouti en Aragon, 

    • Ri comme des mômes d'avoir été traités "d'ours" par une charmante dame à qui nous achetions du miel à l'issue d'une fort agréable dégustation, 

    • Regardé plein de séries géniales en nous bourrant de viennoiseries, 

    • Fait du vélo à l'ombre des arbres parmi les fleurs d'été et les vieilles pierres des villages, 

    • Passé un après-midi délicieux à nous faire du bien dans des thermes naturels où je vais revenir tout bientôt tellement j'ai adoré ça, 

    • Écouté de la belle musique et notamment deux très beaux concerts, 

    • Discuté histoire de l'art en écoutant de la musique électro et réciproquement, 

    • Mangé la meilleure côte de bœuf de notre vie achetée à un boucher local qui aime son métier, 

    • Pris quelques kilos au passage mais ça je m'en fous... 

    C'est ça la vraie vie, c'est ça les vacances, du plaisir, de la joie, du bonheur, des choses simples, vraies, authentiques et au diable les scrupules. 

    "On a rangé les vacances dans des valises en carton, et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons" chantait Bardot...

    Le retour à la réalité du boulot la semaine dernière a été particulièrement rude. D'autant que mon esprit batifolait encore sur les flancs verdoyants des Pyrénées, et qu'il m'a été difficile de me séparer de mon acolyte, complice de longue date, avec qui je passais pourtant mes premières vacances et certainement pas les dernières.  



    Maintenant, les batteries étant chargées à bloc, place aux rudoiements de septembre, place à la vraie vie. A moins que ce ne soit le contraire...

    28 juillet 2015

    Épuisé

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    Cette année comme rarement, les vacances se font attendre. Mon état d'épuisement est total, depuis maintenant six mois, bientôt sept, passés à travailler d'arrache-pied, sans avoir eu de congés. Certes et fort heureusement il y eut ces quelques salutaires ponts du mois de Mai qui me permirent de reprendre quelques forces, mais j'ai besoin de beaucoup, beaucoup plus qu'un pont pour recharger les batteries à un niveau acceptable

    Sept mois... si l'on m'avait dit cela mi-janvier je crois que j'aurais eu peur. Et ils n'ont pas étés de tout repos. Nouveau boulot, nouvel environnement, nouvelles méthodes de travail, nouvelles connaissances, capacités cognitives sollicitées à leur maximum, journées de douze heures régulières... Je ne me suis pas ménagé.
     
    Je passe sur le toxique épisode "colocataire adoré" et son chien qui furent une source additionnelle et parfaitement inutile d'inconfort et de stress quotidien, enfer domestique dont j'ai courageusement pris la fuite voici bientôt deux mois. Ce fut une excellente décision. La prochaine sera de revenir à mes pénates toulousaines. Ici, je suis et me sens véritablement chez moi. Et j'en mesure l'importance chaque week-end lorsque je regagne mes quartiers.

    Mes nuits ne suffisent plus à me reposer, mes journées sont globalement insipides, mes soirées sont une porte ouverte sur un océan de déprime... Déprime conjoncturelle seulement, exacerbée par mon état proche de l'anéantissement. Corolairement ma consommation d'alcool a sensiblement augmenté depuis quelques semaines. Non pas que je sois saoul tous les soirs, mais les cadavres de bouteilles qui s'accumulent à force de ne pas être remisés au bac de récupération parlent d'eux-mêmes. Heureusement le sport permet de réguler ces excès.

    Aujourd'hui, mon corps m'assaille de messages d'alerte de toutes sortes que je ne peux pas écouter.

    Du repos, du silence, rien à penser, aucune préoccupation, le vide intersidéral du néant absolu auréolé du silence le plus complet plusieurs jours d'affilée... voilà ce qu'il me faut pour me remettre d'aplomb.

    Encore deux semaines à tenir.
    Elles vont être longues.


    18 juillet 2015

    Gros

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    À mon grand regret, je n'ai jamais été ni mince ni svelte. J'ai même été obèse, période de ma vie dont je porte et porterai à jamais les stigmates, tant corporels que mentaux. L'écrire me fait froid dans le dos mais lorsque je revois les photos d'époque, nier l'évidence relèverait de la mauvaise foi la plus absolue.

    Il faut dire que j'ai hérité d'un morphotype familial peu accommodant avec les canons de la beauté actuelle, au grand désespoir de ma balance. Ma grand-mère était l'archétype de la mama italienne, grande, forte et carrée. Son frère aîné avec lequel je me trouve une certaine ressemblance mesurait plus de deux mètres et dépassait largement le quintal ce qui, somme toute, était bien normal. De même mes parents sont grands et mes oncles côté maternel auraient tous pu être piliers de rugby. On ne lutte pas contre la génétique. Tout au plus essaie-t-on de se l'approprier et de dompter cette identité que l'on ne maîtrise pas.

    Gros, donc, je lutte depuis de longues années contre cette diable de biologie qui pousse mon corps à l'embonpoint au premier écart. Plus jeune j'en ai beaucoup souffert. Gros. Gourmand. Et homo refoulé qui plus est... Je ne vous raconte pas le carnage alimentaire et les bonds que faisait parfois ma balance au gré de mes sautes d'humeur, de mes contrariétés, de cet océan d'inassouvissement dont je mettrai assez longtemps à me dépêtrer. 

    Gros, et nul en sport. Ça va de pair... Mes années au collège puis au lycée furent ponctuées de ces séances d'humiliation pluri-hebdomadaires. D'abord le passage aux vestiaires, le déshabillage et l'exhibition des bourrelets disgracieux, alors que les autres affichaient des corps sains, menus voire athlétiques pour ceux qui pratiquaient une activité physique. Je me souviens d'un certain Pascal qui faisait du judo et qui, un peu plus âgé et particulièrement bien fait de sa personne, suscitait en moi lorsqu'il se retrouvait en caleçon, les premiers émois dont je ne comprenais alors pas trop la nature...

    Puis venait l'humiliation de l'incapacité à réaliser les exercices proprement, selon les canons dictés par le professeur, sous la risée de mes camarades de classe. Trop lourd pour sauter, trop gros pour ne pas m'essouffler, pas assez ceci, trop cela... Les cours d'EPS étaient le plus souvent une torture mentale absolue.

    Une fois pourtant j'avais trouvé une forme d'épanouissement avec une prof probablement un peu plus intelligente que la moyenne et qui avait accepté qu'au lieu du foot, je joue au handball avec les filles, sport que j'aimais beaucoup à l'époque et dans lequel j'avais quelques maigres aptitudes. Je l'ai beaucoup aimée cette prof-là qui avait su comprendre et faire en sorte que son élève prenne du plaisir dans une activité physique collective et dans laquelle il pourrait s'investir un tant soit peu, pour son bien à lui. Ce fut la seule fois...

    Mon entrée à l'université et mon premier appartement en solo devaient marquer un point important dans l'évolution ce de marasme. Habitué aux bons petits plats que maman préparait pour mon père qui travaillait comme un forcené et avait donc besoin d'une alimentation riche, je me trouvais désormais seul et partiellement maître de mon régime alimentaire. Et le bilan fut spectaculaire : trente kilos perdus en un peu plus de deux ans. Une métamorphose... Je n'étais toujours pas mince, ma carrure s'y oppose formellement, mais je n'étais plus obèse, ce qui constituait une avancée prodigieuse. Et je crois que c'est aussi à partir de ce moment-là, fort de cette nouvelle apparence plus en harmonie avec moi-même, que se mit en place le long et lent processus de remise en question qui devait me permettre, plusieurs années plus tard, de m'admettre comme gay et de commencer enfin à vivre un peu plus librement ces choses-là.

    Ma rencontre avec le sport vint un peu plus tard, en troisième année, sur le campus de la fac. D'abord au rythme d'une fois par semaine puis bientôt deux. De la muscu. J'y ai pris goût et je n'ai jamais arrêté depuis. C'en est même devenu un besoin au point que je ressens aujourd'hui un manque lorsqu'une semaine se passe sans que je ne sois allé transpirer ne serait-ce qu'une petite heure. Je peux dire que je suis sportif, maintenant, moi le gros nul en sport d'antan. Quelle ironie !

    Aujourd'hui je ne suis toujours ni svelte, ni mince. Je suis en quelque sorte le Sisyphe de mon propre corps... Physiquement très charpenté au point que l'on me demande régulièrement si je joue au rugby (non, je ne joue pas au rugby) je reste "enrobé" selon un doux euphémisme, malgré des efforts continus pour ramener cette masse à de plus justes proportions, bien que le poids progressif des années n'y soit guère favorable. Aussi je reste très critique vis à vis de moi-même et j'ai bien du mal à me trouver séduisant. Non pas que je me trouve moche, ce serait à nouveau de la mauvaise foi, mais j'ai bien du mal à accepter - risquerais-je tolérer ? - l'image ingrate de ce physique qui est pourtant le mien et que me renvoie le miroir chaque matin au sortir de la douche...

    9 juillet 2015

    La vie mise en scène

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    L'autre jour j'écoutais le prologue d'une émission de télévision consacrée aux réseaux sociaux dans lequel il était question de la mise en scène de nos vies.

    L'idée développée semblait être que dans notre société rongée par le culte de l'image, exacerbée par Twitter, Facebook, Instagram et autre SnapChat, nous serions conduits à nous exposer sous notre meilleur jour, à donner de notre quotidien une image merveilleuse, pleine de soleil, de rires, d'amis trop super géniaux, de plage de sable fin et de piscine à l'eau bleu turquoise, d'apéros extra fun, d'instants carte-postale dans une sorte de course effrénée à un bonheur qui se voudrait par essence démonstratif. Comme de beaux objets dans une vitrine, juste assez putassiers pour attirer le chaland, pour quelques followers de plus. 

    Je suis assez d'accord avec cette vision pour le moins cynique des choses et de l'hypocrisie massive que véhiculent les réseaux à cet égard. Il suffit d'y consacrer quelques secondes pour s'en rendre compte et croiser en moins de clics qu'il n'en faut pour le dire, tels des offrandes mystiques au Dieu Image et au culte de l'Apparence, une logorrhée de selfies autosuffisants tous plus souriants les uns que les autres. Et je ne parle même pas de cette abomination suprême qu'est la perche à selfie, instrument du diable s'il en est, à propos duquel je réclame au passage le pal en place publique suivi de l’écorchement pour quiconque en utiliserait un...

    Pour livrer le fond de ma pensé, je trouve cette tendance générale relativement insupportable, pour ne pas dire autre chose, surtout lorsque la vacuité du propos ne fait qu'enfoncer davantage la mercantilisation du plumage dans un magma obscène. La vulgarité étant, qui plus est, une arme facile mais redoutablement efficace pour capter l'attention d'un auditoire souvent narcissique en quête de son propre miroir. Likez moi Mon Seigneur !

    Est-ce un phénomène nouveau ? Se mettre en scène, vendre une image idéalisée de sa vie et de son bonheur ?

    Je ne le crois pas et suis au contraire persuadé qu'il s'agit simplement de l'expression nouvelle d'un phénomène très ancien, d'une attitude sociale extrêmement classique et banale qui trouve simplement dans ces nouveau outils un second souffle qui le pousse, de fait, à un niveau rarement atteint.

    Car il convient de ne pas oublier les règles de la convenance sociale qui dictaient naguère la manière de se bien comporter en société afin d'être bien vus, la peur du qu'en dira-t-on et tout le fatras lignifiant du regard social, de ce qui semble bien et de ce qui semble mal, de telle profession qui serait plus noble que telle autre moins valorisante, de tel quartier à ne fréquenter sous aucun prétexte ou qu'avoir sa résidence dans de tel autre serait le symbole de l'accomplissement social et donc, nécessairement du bonheur. Ce flot d'affirmations étant de tout évidence un monceau d'âneries.

    Oui, la réussite sociale, suivant bien entendu certains canons, a longtemps et est encore considérée comme l'archétype de l'accession à la félicité, suivant en cela un modèle bourgeois érigé en pilier dogmatique relativement inflexible malgré les vagues d'assaut qui lui ont été plus ou moins sauvagement assénés. Mais l'héritage culturel a la vie dure, quoique l'on tente de lui torde virulemment le cou... 

    La question sous-jacente et à mon sens l'un des enjeux cruciaux de notre temps, est de savoir se construire pour ce que l'on est et aime vraiment, plus que pour satisfaire aux attentes et aux préoccupation du regard social dont la force se trouve décuplée par les Twitter, Facebook, Instagram et autre SnapChat que j’évoquais tout à l'heure. 

    Si le carcan social pouvait en effet être jadis ou naguère étouffant, qu'en sera-t-il désormais ? Ma vie sera-t-elle assez swag en l'état pour mériter sa diffusion sans artifice sur Instagram ? Je me fais chier au boulot mais je mets une photo de moi super radieuse en train de faire l’andouille sur mon bureau... Wow la grosse éclate. 

    Après le règne de l’Être de l'Avoir, voici donc venu le temps du Laisser paraître et du Faire croire au l'on a. Comme dans un bon film, où tout le monde serait idéalement beau et parfaitement heureux. La meilleure illusion est celle qui, bien entretenue, se laisse confondre avec le réel. La prison sociale s'épaissit d'une nouvelle cloison...

    Et si on faisait péter tout cela ?

    19 juin 2015

    Le test de l'été : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

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    Bien choisir ses vacances, c'est important. Il n'y a rien de pire que rater ses vacances et rentrer tout grognon.

    Tu en as rêvé, il est là, pour toi, LE test de l'été pour t'aider à bien choisir tes vacances : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

    12 Questions pour apprendre à te connaître et passer des vacances d'enfer à faire pâlir les keupines.

    Prêt ?  La réponse en fin de test !


    1/ On te propose de partir 5 jours tous frais payés dans un parc animalier situé sur une île paradisiaque pour observer de vrais dinosaures vivants. Comment réagis-tu ?
    A - Ho chic ! Mais heu... c'est pas un peu dangereux les dinosaures ?
    B - Ton sac est déjà prêt. On part quand ?
    C - On devait pas plutôt aller chez tante Adèle dans le Périgord ?
    2/ Qu'emportes-tu avec toi pour ton séjour ?
    A - Du spray anti-moustiques.
    B - Ta perche à selfie.
    C - L'oeuvre complète de Maurice Druon.
    3/ Te voici arrivé à destination. Quelle excursion veux-tu faire en premier ?
    A - Voir les majestueux diplodocus dans leur enclos, abrité dans des passerelles blindées.
    B - Le safari T-Rex en 4x4 ! Sensations garanties.
    C - Le spa à remous dans une ambiance tropicalisée sur le toit de l'hôtel.
    4/ Une alarme retentit : la Sécurité demande aux visiteurs de quitter immédiatement l'attraction sur laquelle tu te trouves.
    A -  Une dernière photo de ce petit allosaure et on y va !
    B - Tiens un troupeau de tricératops en train de courir là bas. Allons les observer de plus près ! Les copains vont être trop jaloux sur Facebook.
    C - Tu obéis sans te faire prier et rejoins calmement l'accueil du parc. Mais... Ho, le joli petit lézard que voilà...!
    5/ Tiens, cet enclos à vélociraptors et ouvert... Les barbelés sont déchiquetés et du sang est répandu sur les murs d'enceinte.
    A - Partons alerter tout de suite un agent. Ça ne doit pas être normal...
    B - Génial ! Entrons voir ce qu'il se passe à l'intérieur !
    C- Fuyons sans plus attendre... Tiens, mais qu'est-ce que c'est que... Arrrrrgh !
    6/ Alors que tu t'es perdu dans la jungle, tu te trouves soudain nez à nez avec un vélociraptor...
    A - Tu essayes de ne pas bouger en espérant qu'il ne te voie pas.
    B - Tu essayes de lui caresser le museau. Coutchi coutchi coutchi...
    C - Tu pars en courant en regardant sans cesse derrière-toi, au risque de te prendre les pieds dans un tronc d'arbre.
    7/ Après avoir survécu à l'attaque du vélociraptor, te voici seul au milieu de nulle part lorsque la nuit tombe.
    A - Tu grimpes dans un arbre pour te mettre à l'abri. On ne sait jamais...
    B - Ton sens de l'orientation t'indique que le camp est derrière cet immense marécage d'herbes hautes. Il n'y a qu'à le traverser !
    C - Après avoir lancé une fusée de détresse que tu avais par hasard dans ton sac à dos, tu te roules en boule dans des fougères en pleurant à gros sanglots.
    8/ Au petit matin, tu es réveillé par des vibrations sourdes dans le sol.
    A - Cachons-nous dans cette grotte. Quoi que cela puisse être, cela ne nous trouvera pas.
    B - Ça doit être un gros animal, comme un tyrannosaure. Laissons-le approcher : il paraît que les mâles ont les yeux bleus.
    C - Tu te mets à courir droit devant toi en hurlant, les bras en l'air. 
    9/ Un tyrannosaure affamé est maintenant à tes trousses. 
    A - Tu essaies de démarrer un 4x4 laissé à l'abandon pour prendre la fuite. Allez démarre, mais démarre...! Tu vas démarrer oui ...?
    B - Tu essaies de le semer dans les marécages en te faufilant parmi les herbes hautes et en te retournant de temps en temps, pour voir s'il a bien les yeux bleus...
    C - Tu réussis in extremis à t'enfermer dans un local technique abandonné tandis que la bête essaie de défoncer la porte rouillée, calée à l'aide d'un morceau de bois mort.
    10/ Te voici au centre de contrôle, plongé dans le noir, lorsque soudain toi et un autre survivant entendez un cri étrange venant de la pièce à côté...
    A - Vous décidez de faire deux groupes de un...
    B - Pas de panique, vous allez dans le bâtiment situé de l'autre côté de la cour, infestée de raptors, pour réarmer le générateur central.
    C - Tu appuies sur le gros bouton rouge marqué SOS placé devant toi. Tiens, pourquoi est-il couvert de sang ? John, tu es toujours là ...?
    11/ De retour au camp de base non sans mal, un essaim de ptérodactyles sème la terreur sur les visiteurs qui se font dévorer tout crus.
    A - Tu t'empares d'un fusil laissé sur le sol et tu essaies de les dégommer. Pan ! pan !
    B - Tu essaies de faire un selfie qui vaille la peine pour InstaGram. Trop popu le ptéro !
    C-  Tu sautes dans le premier bus qui part pour sortir les visiteurs de cet enfer. Mais le chauffeur n'a pas vu ce gros rocher au milieu de la route et un pneu vient de crever...
    12/ Que ramènes-tu comme souvenir de Jurassic Parc ?
    A - Une maquette 3D de tyrannosaure rex.
    B - Un gros oeuf bleu que tu as trouvé dans les bois.
    C - Une édition rare du "Monde Perdu" illustrée par Zaha Hadid.  

    *  *  *

    BILAN DU TEST :

    Tu as un maximum de A :
    Les sensations fortes, c'est comme la sauce harissa dans ton kebab : tu l'aimes, mais pas quand ça pique. Es-tu sûr de vouloir passer ces vacances dans un Jurassic Parc ? En tout cas tes chances de survie sont assez faibles et tu devrais faire partie des victimes du second tiers du film. Bravo d'avoir tenu jusque là !


    Tu as un maximum de B :
    L'aventure c'est ton truc. D'ailleurs tu as déjà participé 8 fois à Koh Lanta et survécu à 3 crash d'avion. Téméraire et vaillant, tu t'éclates au milieu des dinos comme un gamin dans une fête foraine. Fou furieux inconscient ou héros, tes chances de survie sont assez importantes. Il se pourrait même que tu sois l'un des personnages principaux du film. Attention, tous n'arrivent pas entiers jusqu'au générique de fin...


    Tu as un maximum de C : 
    Comment dire ? Non... vraiment, les parcs à dinosaures c'est vraiment pas pour toi. Et si tu te trouves là, c'est uniquement parce que l'on t'y a traîné par la peau des fesses. Le calme du Périgord ou de la Meuse te convient davantage. Mais réjouis-toi : tu finiras dévoré par une bestiole dans un jaillissement d'hémoglobine qui fera frémir les spectateurs. Ta dernière heure sera aussi celle de ta gloire !

    16 juin 2015

    Jurassic World

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    Jurassic World

    Réalisé par : Colin Trevorrow

    Avec : Chris Pratt (Graou !), Bryce Dallas Howard, Nick Robinson

    Genre : Reportage animalier, 30 Millions d'amis, Un dîner presque parfait

    Durée : Juste ce qu'il faut

    Synopsys : Quelque part au large du Costa Rica, sur un île paradisiaque, un riche homme d'affaire décide de rouvrir le Jurassic Parc, malgré la tragédie et le fiasco intégral de la précédente édition qui avait malencontreusement transformé le parc d'attraction en banquet humain à ciel ouvert. 

    Ha mais c'est que tout a changé ma brave dame. Maintenant les dinos on les mène à la baguette ! Les raptors ? Au doigt et à l’œil ! Des vrais toutous. Qui veut faire un tour à dos de tricératops ?

    Mais pendant que tout ce petit monde joue à saute-raptor en mangeant du pop-corn, maman Indominus Rex, recluse seule dans son enclos blindé, s'ennuie à mourir. Elle irait bien pique-niquer dans les champs et croquer du visiteur. Car maman a furieusement envie de se dégourdir les pattes et elle a très très faim...

    Extraits :
    - Petit petit petit !
    GRROOOOOOOOOOOOOARH !
    - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    [Brom... Brom... Brom...]
    - Ho, regardez la chèvre !
    GRROOOOOOOOOOOOOARH !
    [Cronch, cronch, cronch]
    - Il est où le dino ?
    [Broum... Broum... Broum...]
    GRROOOOOOOOOOOOOARH !
    - Je crois qu'on a un problème...
    - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
    - Où qu'il est Kiki ? Kiki ...?
    GRROOOOOOOOOOOOOARH !
    [Cronch, cronch, cronch]
    - Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
    GRROOOOOOOOOOOOOARH !
    L'avis de la rédaction : Présenté en avant-première lors de l'ouverture du 37e Congrès International de Paléontologie d'Innsbruk, où il reçut une standing-ovation soutenue, personne n'attendait rien de ce nouvel épisode consacré à nos amis les dinosaures dont le premier, sorti il y a presque vingt ans, avait connu le succès que l'on sait.

    Ce fascinant et très pédagogique reportage animalier au rythme soutenu tout ce qu'il faut, fera pourtant bientôt autorité dans tout Muséum d'histoire naturelle ou Ecole Doctorale de Zoologie Comportementale qui se respecte, tant le réalisme et la crédibilité des situations mettant en scène ces fascinants animaux préhistoriques, sont restitués avec un naturel et une authenticité confondants. Nous sommes bien loin de la mièvrerie approximative et si peu scientifique des productions de seconde zone dont la bienséance nous interdit de citer les noms...

    Construit sur le socle d'un intéressant et vibrant réquisitoire contre les manipulations génétiques de tout poil contre lesquelles il s'inscrit en faux, le scénario de Jurassic World ne brille toutefois pas en raison de son originalité, aussi peu renouvelée que la couche d'un grabataire dans un sanatorium tchétchène.

    Aussi nous ne dévoilerons rien à la trame intime du film en révélant, non sans surprise, qu'encore une fois les bestioles en captivité vont s'échapper de leur enclos et se mettre à dévorer à peu près tout ce qui leur tombera sous la canine.

    "Il n'y a pas une grande différence entre un singe et un papillon. En tout cas, il y en a beaucoup moins qu'entre un homme et une femme..." affirmait Georges Wolinski. Parions que sous la dent d'un vélociraptor la différence demeure très négligeable. 

    En guise de conclusion : Malgré ses airs de déjà vu, Jurassic World est un divertissement plaisant qui, sans révolutionner sensiblement le genre, vous fera passer un agréable moment. Que demander de plus ?

    Note de la Rédaction : GROOOOOARH d'argent.

    15 juin 2015

    La photo du mois : "Orange"

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    Bonjour tout le monde, nous sommes le 15 Juin , il est midi, c'est donc le jour et l'heure de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois nous a été donné par Xoliv'  et il s'agit de : Orange !

    Petite explication de l'auteur :
    "Chers potos de photos, pour ma future 38e participation (avec un seul retard) je vous offre le thème du mois de juin : ORANGE, la couleur du bonheur (dixit le musée Beaubourg) alors mettez de l'orange, un ou plusieurs éléments vous êtes libre dans votre photo. Vous avez droit à tout ce que vous voulez et à toutes les nuances d'orange sauf les couchers de soleil qui seront bannis (trop facile)."

    Et voici ma contribution :

    Mettez un peu d'orange dans votre vie avec les autres blogs participants :

    A chaque jour sa photo, A'icha, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Arwen,Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Calamonique, Canaghanette, Cara, Champagne, Chat bleu, Christophe, Cocazzz, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Josiane, Julia, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lecturissime, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loqman, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, MissCarole, Morgane Byloos Photography, My Little Reflex, MyLittleRoad, Nanouk,Nicky, Noz & 'Lo, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sandrine, Sinuaisons, Testinaute, Thalie, Tuxana, Utopique-Lily, Voyager en photo, Woocares, Xelou, Xoliv'.