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  • 18 septembre 2014

    L'armée des ours mécaniques

    Régulièrement, et depuis plusieurs semaines, mes nuits sont ornées de rêves pour le moins étranges. La nuit dernière encore je rêvais que je jouais une transcription du Concerto pour Orgue de Poulenc aux côtés de Bruce Willis, qui interprétait la partie normalement dévolue à l'orchestre.

    Par le passé, j'ai fait des rêves ultra-violents qui me faisaient me réveiller en sursaut, littéralement terrifié.

    Toutefois, je note une certaine évolution. Autant par le passé mes rêves étaient riches en impressions, bariolés de couleurs estompées, autant aujourd'hui ils tendent à gagner en précision et fourmillent de détails précis, un peu à la manière des inquiétants tableaux d'un El Bosco.

    Il y a quelques semaines, j'ai fait un rêve particulièrement bizarre, long, développé et vraiment dérangeant. À tel point que, à 5 heures du  matin, un peu traumatisé et parfaitement lucide dans lon lit, et la mémoire encore vive, je me suis senti obligé de me lever pour le noter.

    Nous sommes dans la basilique Saint Sernin, à Toulouse, pour un office du soir. Le lieu ne lui ressemble pas mais c'est bel et bien Saint Sernin. L'un de mes amis, suppléant du lieu, est aux claviers de l'orgue de choeur, inhabituellement situé juste à côté de l'autel. De là il commande aussi le grand orgue. Il est un peu stressé car il n'est pas sûr que le chant d'entrée soit le bon. Il entonne donc le cantique "Dieu nous accueille en sa maison" sur une registration anormale et inappropriée de plein-jeu et régale. Ses modulations étranges - il bémolise périodiquement le si naturel du soprano - donnent une carrure inédite et bancale au chant.

    Je m'assieds sous le grand orgue et vois arriver deux amis, chacun vêtu d'une robe d'avocat anglaise à l'encolure blanche, ainsi qu'une troisième personne dont je ne suis pas certain de l'identitée, qui s'asseyent. Je ne sais pas s'ils me voient. Moi j'essaie de me cacher, je ne veux pas qu'ils me voient et viennent me parler. De loin, je les observe discuter avec complicité.

    Le prètre prend la parole : "Bonsoir et bienvenus sur France Inter !". La voix est celle de Louis Bozon, l'ancien présentateur du jeu des 1000 Francs. Le célébrant nous invite à fermer nos portables par un calembour radiophonique fumeux. Il nous demande aussi de couper le Wi-Fi en faisant attention de ne pas bloquer le réseau de la basilique. Les personnes présentes s'exécutent et sortent eur téléphone portable, ce qui donne lieu à un joyeux tintamare de discussions. On peut voir les flux d'interactions entre les différents téléphones se matérialiser par des faisceaux lumineux se joignant en des sphères, elles aussi lumineuses, rouges. Le tout est agrémentés de "bips" sonores - en fait des "Tût" ronds, comme sur certains jeux électroniques des années 80. 

    Une femme brune aux cheveux longs a du mal à capter le réseau de son voisin et cela l'intrigue.

    Soudain, au milieu de cette agitation, un objet volant de la taille d'un téléphone portable, vient se déployer au dessus de la tête des gens. S'ouvrant en deux parties, une lumière jaune  projette une vidéo.

    Un savant fou dont on ne voit pas le visage, prend alors la parole. Sa voix est un peu hésitante. Il explique qu'il va détruire les villes de plus de 1 million d'habitants - son expression exacte est "mettons, un million" - à l'aide d'une armée d'ours polaires mécaniques. Je me dis : "Ouf, Toulouse est sauve !" Il commencera par Saint Petersbourg. S'en suit une animation très réaliste où Saint Petersbourg est rasée par des machines gigatestques de couleur noire, ayant la forme d'ours polaires anguleux marchant à quatre pattes.

    Il déclare ensuite vouloir s'en prendre aux villes de 400.000 habitants, à l'aide de foreuses géantes.

    In peto, je songe à fuir dans une ville qui a de vagues airs de Rocamadour, mais située dans un paysage du Luberon. 

    Au même moment, je vois des images vidéos de foreuses géantes tombant du ciel et s'abattant sur le sol. La partie supérieure, de forme émisphérique, des machines, s'interconnecte les unes aux autres pour devenir une excavatrice géante.

    Puis le savant fou anonce qu'il va simplement détruire la terre. 

    Les foreuses se mettent alors à perforer les océans qui se vident, s'engoufrant qand les cavités béantes, puis dont les eaux, chauffées par les couches terrestres inférieures, rejaillissent sous forme de jeysers. Image d'océans vides, de trous béants, de villages en ruines juchés en haut de promotoires rocheux précaires, et de villageois se prenant dans les bras l'un de l'autre en attendant leur mort imminente...

    Plusieurs semaines après, le traumatisme est intact.

    5 commentaires:

    1. Moi qui ne me souviens jamais d'aucun rêve, j'ai hurlé cette nuit,j'étais dans le film vu hier soir:"Mange tes morts - tu ne diras point"....

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    2. As-tu essayé de rechercher un peu la littérature spécialisée évoquant la signification des rêves?

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    3. Ah oui effectivement c'est digne d'une adaptation hollywoodienne ^^
      N'as-tu pas regardé "Matrix Revolution" ces derniers temps car les machines "foreuses" que tu mentionnes y ressembleraient étrangement...
      Et pour la signification de tes rêves, je suis du même avis que @Seb_Stbg : voir pour te documenter ou bien en parler peut-être à un spécialiste (sans toutefois te sentir fou hein :D )

      Et moi qui pensais que mes rêves étaient "décalés", je peux aller me rhabiller :)

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    4. Il faut arrêter de fumer du sirop d'érable :)

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    5. Ton subconscient n'y va pas avec le dos de la cuillère. C'est bien de noter ses rêves, ça aide à les mémoriser et cela peut parfois aider à en comprendre certains aspects, seul ou avec l'aide d'un psychanalyste.
      Dors bien.
      Bises

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