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  • 29 septembre 2014

    Les mots d'une mère et le pain de viande de mon chéri

    Panique à bord, moral dans les semelles, envie de pleurer à tout bout de champ... Ca ne va pas trop en ce moment. Plein de tracas m'assaillent, une équation diabolique à plusieurs inconnues se déroule sous mes pieds sans que je sache exactement comment m'y prendre ni quels pièges vont se refermer sur moi. L'impression d'avancer dans une brousse mortelle. La fatigue poussant à la paranoïa, la moindre aspérité prend des proportions vertigineuses, le moindre accroc est en soi une apocalypse.

    Ces derniers jours j'ai du consacrer environ 90% de mon énergie à canaliser mon stress. Tout devenait montagne. La moindre contrariété avec chéri me conduisait à tout remettre en question, de manière drastique : et si, au fond, la solution la plus simple n'était pas de tout plaquer et de reprendre ma vie en France, là où je l'ai laissée il y a huit mois ? Rentrer les mains vides, comme le fils prodigue. Insupportable. Et pourtant...?

    Noyé dans ce magma limbique, luttant de toutes mes forces pour rester positif, j'ai appelé ma mère, comme chaque lundi. Je lui racontai ma situation, mes doutes, mes angoisses et mes risques de déconvenues administratives.

    " Si tu dois rentrer en France quelques jours, rentre. Ca nous fera plaisir de te revoir. Et puis tu repartiras. Tu as réussi à passer au travers de toutes les difficultés jusqu'à présent. Il n'y a pas de raison pour que tu n'y arrives pas."

    Quelques mots qui ont suffi à volatiliser toute particule de torpeur. C'était si simple. Moi qui craignait, je ne mesurais pas à quel point mes parents pouvaient me soutenir dans ma folle embarquée.

    Si tu dois rentrer en France quelques jours, rentre.

    Ma propension à en appeler à la fatalité me surprendra toujours. J'ai beau m'efforcer de rester aussi cartésien que possible, une part de moi élude les base élémentaires du rationnalisme pour s'adonner à de savantes contorsions délirantes et destructrices, toutes conduites par un instinct de fuite.

    "Ca nous fera plaisir de te revoir."

    Apaisé, je regarde avec amusement chéri, rentré pendant mon appel. Concentré comme un neurochirurgien en pleine intervention, les deux main plongées dans un cul de poule en inox, la cuisine disparaissant peu à peu sous un monticule de vaisselle sale et d'emballages éventrés, il prépare un pain de viande pour le souper.

    Il lève ses yeux pétillants vers moi.
    Je souris.

    19 commentaires:

    1. Rien ne remplace les mots d'une maman ... ainsi qu'un plat préparé par un chéri aimant

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      1. C'est exactement ce que je me suis dit en raccrochant,
        Les deux me sont indispensables.

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    2. Il suffit de la bonne personne au bon moment et le cerveau aux idées qui tourbillonnent peut s'apaiser

      Il est bon le pain de viande ?

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      1. Oui. Surtout lorsque l'on a du mal à prendre du recul sur sa propre situation.
        On attaque le pain de viande dans une heure ! Mais il sent super bon :)

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    3. Normal les coups de blues, mais tant que les proches sont là et à l'écoute, même un simple coup de fil et le sourire reviens . Courage Tambour , la persévérance est toujours récompensée .

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      1. C'est dans ces moments-là que l'on se rend compte de ce qu'implique la distance et la privation de tout ces moments où l'on parle de tout et de rien, où l'on démêle l'important du reste, l'air de rien.

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    4. Les mamans ont toujours le bon mot pour nous réconforter :)

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    5. Moi qui suis aussi en plein doute, j'ai choisi la devise des romains: "Carpe Diem".

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      1. Douter est une chose. Avoir la tête parasitée par des soucis qui t'absorbent à 200% et te privent de voir les joies de l'instant présent en est une autre. Pas facile de carper le diem dans ces conditions.

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    6. Ah les mamans, si on ne les avait pas il faudrait les inventer :)

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      1. Ou payer un psy ! Mais les psy ne savent pas préparer de bons petits plats :)

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    7. L'essentiel, je trouve, est d'être bien entouré ! Alors si en plus, il s'agit de ta maman et de ta moitié, c'est encore mieux :-) Courage tu vas y arriver ;-)

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      1. Bien entouré, à distance. Mes oreilles confidentes sont davantage en France qu'au Québec. Cela ne facilite pas les choses.

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    8. c'est parce que tu te poses les bonnes questions que tu as les bonnes réponses (Fortune Cookie)

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    9. Ah,moi dans ces cas là,y'a que le travail intense qui me "sauve"!!! On pourrait avoir une photo....du pain de viande??? :)

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      1. Trop tard, on a tout mangé. Je ferai un photo-reportage lorsque on en refera un.

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    10. Parfois il suffit juste de laisser un peu de temps pour que les choses retrouvent l'ordre espéré...

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