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  • 4 avril 2013

    Inadapté ? (suite)

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    La semaine dernière je m'étais un peu épanché sur certains doutes professionnels qui m'animent depuis un bon moment. Inadapté ? Suis-je fais pour ce à quoi je me destine ? Car en dépit de tout ce que j'y trouve de positif et de séduisant, il y a  pas mal de choses qui me dérangent et qui peu à peu prennent le dessus. Le fait est que je ne me sens pas dans mon élément, que je ne m'épanouis pas et que, contrairement à certains de mes amis, je ne m'éclate pas. Pas du tout.

    Aussi depuis plusieurs mois je m'interroge, de long en large en travers, presque tout le temps, en essayant de redonner carte blanche à mon intuition.

    Ce matin, j'ai profité d'une petite virée pour aller faire un coucou à d'anciennes collègues que j'avais eu le bonheur de côtoyer pendant presque quatre ans voici maintenant une bonne paire d'années. J'ai toujours gardé contact avec elles, même si nous nous voyons assez peu. Ce n'est pas grave, l'essentiel est ailleurs.

    Comme on ne s'était pas revus avec l'une d'elles depuis presque an et demi, elle m'a demandé ce que je devenais, ce que je faisais. A ma réponse elle m'a aussitôt demandé :  "Mais... et ça vous plait ?

    Je me suis senti super mal sur le coup. Car, la mort dans l'âme, je n'ai pas pu répondre à cette question pourtant simple :"Mais... et ça vous plait ?"  Non, je ne pouvais pas lui répondre que ce que je fais me plait. Paf, droit dans le mur... Mais d'un autre côté je me suis senti soulagé que quelqu'un d'autre, de neutre, puisse mette le doigt sur ce qui ne va pas, confirmant du même coup mon ressenti et ce malaise dont je ne parviens pas totalement à me convaincre qu'il est réel. 

    Je ne vais pas développer les termes de ce ressenti. Certains tiennent très clairement à des éléments d'ambition personnelle, à la certitude que je vaux mieux que ce que je fais actuellement ; que, non, je ne me suis pas enfilé des années de thèse pour me retrouver là, même si mon sors n'est pas des moins enviables.

    D'autres éléments relèvent de la stricte irrationalité. Un puissant ressenti de n'être pas vraiment fait pour ce que je fais. Comme je l'ai écrit au début de ce billet, cet inextricable mêli-mélo de doutes m'accompagne depuis plus d'un an et je tente depuis lors de me convaincre, une fois encore, que tout va bien. Et en général je me prends des retours de manivelle prodigieux.   

    Voyant mon malaise à peine dissimulé derrière une grossière tentative de justification, dont la gaucherie ne lui aura pas échappée, elle me suggéra spontanément une autre possibilité à laquelle j'avais pourtant autrefois pensé, avant de l'oublier sur le bord du chemin. Hé oui, c'est tellement évident... Voilà qui me correspondrait mieux, à tous les points de vue. C'était d'ailleurs ce qui avait motivé mes études de droit au tout début. Alors pourquoi pas ? Il n'est pas trop tard pour changer.

    Je ne m'en étais pas rendu compte, mais ce questionnement s'inscrit dans la stricte direction de l'une des trois questions que je posais dans mon billet du premier janvier dernier
     « La question n'est pas que va-t-il se passer ? mais que feras-tu pour que cela arrive ? »
    Alors j'ai réfléchi à la question toute la journée et je crois que ma décision est prise. Ce n'est pas gagné d'avance car c'est un nouveau parcours du combattant qui s'annonce et dont le résultat n'est pas assuré. Mais je n'ai rien à perdre. Rien du tout. Alors pourquoi pas au fond ?

    C'est drôle, mais très souvent lorsque je suis en situation de doute, de questionnement, survient un événement ou une personne qui, plus ou moins consciemment, me donne des clés pour avancer et résoudre cette énigme personnelle. Comme un fait exprès.

    Je vous ai déjà dit que je ne croyais pas aux hasards ?  

    1 avril 2013

    Bon comme un cheesecake

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    Bordeaux, un week-end prolongé délicieux, superbement reçu chez des hôtes de premier choix. Des retrouvailles, de nouvelles rencontres, des rires, beaucoup d'amitié, un peu d'alcool, et toujours cette complicité partagée.

    Que j'aime ces moments... Ça fait du bien. Beaucoup. Énormément. Intensément. Je me sens vivant. Et pleinement heureux.

    C'est bon, tout simplement bon. 

    Bon comme une bonne part de ce très bon cheesecake savouré avec délices dans la douceur d'une matinée ennivrée de soleil et d'odeurs de café, autour d'une si jolie et amicale tablée.

    Et l'on en redemande encore et encore...

    26 mars 2013

    Inadapté ?

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    Inadapté. C'est une impression qui revient souvent chez moi. L'impression de ne pas trouver exactement ma place, de ne pas être là où je devrais être, que ce que je fais ne correspond pas à ce dont j'ai envie. Professionnellement parlant j'entends.

    Car choisir mon "métier" a toujours été et continue d'être une question sans réponse. Ce que je veux faire comme métier dans la vie ? Je n'en ai jamais rien su et n'en sais toujours rien. J'en avais déjà parlé dans un précédent billet au détour d'une chaîne que m'avait refilé FalconHill. C'est drôle d'ailleurs, sans m'en être rendu compte je viens de réécrire exactement la même phrase à ce sujet :

    3. Dans la vie idéale, quel serait ton métier ? Cette question c'est le drame de ma vie. Quel métier je voudrais faire ? Je n'en ai jamais rien su et je n'en sais toujours rien. Un "métier"... quel drôle d'idée ! Toutefois, pour répondre à la question, je verrais un métier qui implique une relation avec des gens, c'est à dire un métier qui ne s'exerce pas au fond d'un placard, un métier intellectuellement stimulant, qui fasse appel à une certaine créativité, un métier dans lequel on ne s'ennuie pas car il n'y aurait pas de routine, un métier qui soit valorisant, qui me laisse une grande marge d'autonomie dans l'organisation de mon travail et qui me permette de vivre confortablement. Celui que je tends à exercer en ce moment semble réunir pas mal de ces critères. On verra s'il est pour moi le métier idéal, à défaut d'avoir une vie idéale
    .
    Depuis une semaine j'ai (re)commencé à bosser. Il y a du boulot à la pelle et je sors tous les soirs vers 21 heures, avec toutefois une bonne pause pour déjeuner. Ce boulot je le connais, il correspond à plein de trucs que j'aime intellectuellement. Mais je ne suis pas sûr de me plaire là où je suis.

    En réalité ce qui m'exaspère c'est cet art consommé de mes tauliers à manier la carotte et le bâton, cette façon si subtile de me faire sentir nul comme le ferait un prof face à un élève de sixième - souvent pour dissimuler leurs propres turpitudes ou pour affirmer leur supériorité hiérarchique, je ne suis pas dupe - puis, tour à tour, de me hisser aux nues comme si j'étais le Messie. Ces gesticulations inutiles, ces leçons de morale qui me passent totalement au dessus et qui font perdre plus de temps qu'autre chose, me fatiguent vraiment beaucoup.

    Etant quelqu'un de plutôt hyper-affectif (même si cela ne se voit pas du premier coup d'œil) et de très impliqué dans ce que je fais, le moindre soubresaut me heurte, même s'il n'y paraît pas. Au collège puis surtout au lycée je me souviens parfaitement m'être fâché avec les maths parce que je ne supportais pas le prof, alors même que la matière me plaisait. Plus ou moins inconsciemment il y avait un blocage qui conduisait à des notes catastrophiques. J'avais beau fournir tous les efforts du monde, rien à faire, je restais totalement hermétique aux dérivées puis dérivées seconde. Et le pire c'était les cauchemars la nuit... 

    Depuis quelques jours mes rêves la nuit sont souvent tourmentés, voire parfois ultra-violents, tendance gore, glauque et ultra-malsains. La dernière fois que cela m'était arrivé c'était après que l'un de mes amis a fait une grosse bêtise et que je l'aie accompagné aux urgences psychiatriques. C'était il y a trois ans... J'avais mis deux mois à me remettre du choc émotionnel, et deux mois avant que ne cessent ces visions horribles venues hanter mes nuits.

    Bref, pour reprendre le fil de mon billet, qui au final est bien décousu, je me sens un peu paumé en ce moment. Apprendre et me faire les dents, certes, mais je ne sais pas si le bonheur sera au bout. En ce moment c'est le doute tout autant que le flou. Suis-je vraiment fait pour cela ? Le bonheur est-il au bout du chemin ?

    Parfois je me dis que je serais peut-être plus heureux en faisant autre chose, avoir une petite vie tranquille et bien rangée, des horaires stables, mes RTT... Devenir apiculteur dans le Vercors, boulanger en Ariège, ouvrir une maison d'hôtes dans les Landes, j'en sais trop rien. De façon générale revenir à une vie plus saine, moins valorisée socialement, mais peut-être plus en phase avec ce que je suis vraiment.

    23 mars 2013

    Un peu de tout, avec un chat dedans

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    Pas trop le temps de bloguer en ce moment, ni tellement de quoi raconter. Je bosse comme un titan, rentre chez moi le soir lessivé avec la tête en bouillie et un besoin vital de calme et de silence. N'ayant plus de télévision, c'est à peine si j'allume la radio. Rien. Zéro décibel. Normalement j'en ai pour six mois. Je me demande déjà si je vais tenir le coup. Ca craint un peu... 

    Vendredi soir en sortant du boulot je suis allé prendre l'apéro avec des amis. On a un peu tout mélangé : des vins rouges, des cocktails, des tapas, du tabac... Me suis réveillé ce matin avec la bouche lyophilisée et une gueule de bois monstrueuse. C'est pas beau de vieillir.
     Et preuve que je devais empester l'alcool : le chat n'a pas daigné dormir à côté de moi cette nuit là.

    Heureusement, dans une semaine le week-end compte trois jours. Ça tombe très bien, je vais en profiter pour faire une cure de sommeil.

    Lundi dernier j'ai finalement récupéré Gaudi qui était en villégiature prolongée chez celle que j'ai auto proclamé sa marraine. Une vraie tata gâteau celle-là. Et Gaudi était comme une princesse : chouchoutée, gâtée, dorlotée... Pendant mon absence j'avais demandé à mes parents de la faire opérer (le chat, pas la marraine) par leur vétérinaire. Je ne sais pas si c'est ça ou les bons soins de sa marraine, mais disons qu'elle a pris un sacré embonpoint ! En réalité je ne sais pas si elle a véritablement grossi car lorsque je la papouille je n'ai pas l'impression de papouiller un sac de gras double. Peut-être l'opération et ses nécessaires perturbations hormonales a-t-elle eu des répercutions sur le squelette de la bête (s'il y a des vétérinaires ou des experts en chat-minou parmi vous) ?

    Avant de la récupérer définitivement j'étais d'abord aller la voir dans son royaume transitoire. Elle m'avait tiré une de ces gueules ! Wow j'avais jamais vu ça.... Un regard de mépris mêlé de rancune rance qui disait grosso modo : " Mais va te faire foutre, pauvre type". Et elle avait passé le reste de la soirée sous le lit à m'ignorer royalement. 

    A la seconde visite, lundi soir donc, mademoiselle s'est montré plus coopérative et n'a pas fui. Elle est restée et a même joué un peu. Et depuis qu'elle est revenue à l'appart, elle a très (très !) vite repris ses habitudes : celles des ronrons le soir au coucher, celle de sa litière (ce chat est d'une propreté exemplaire !) et tout un tas d'autre petite choses qui font que Gaudi est un chat exceptionnel. Et ça fait du bien de la retrouver le soir en rentrant, à faire des roulades sur le tapis dans l'entrée pour que je lui gratouille le ventre. Un peu de réconfort après mes rudes journées.

    A propos de tout autre chose, j'ai depuis deux semaines le plaisir de retrouver une très jolie plume, celle de Erik sur son blog L'arbre à chat. J'aime toujours autant sa manière d'écrire, simple, souple, aérée. Allez lire notamment son dernier billet qui m'a tout simplement transporté de fenêtre en fenêtre. 

    Toujours sur les blogs, deux billets (ici et ici) de Patrick Antoine m'ont beaucoup marqué tant ils décrivent des univers auxquels je me confronte presque quotidiennement et qui n'en finissent plus de me donner la nausée. Lorsque vous sauvez que je suis un fervent partisan de la méritocratie, vous comprendrez pourquoi en allant lire chez lui.

    Ho, et puis, vous avez déjà lu Les Chroniques de Princesse Pouffiasse ? Non ? Vous devriez !

    Et puis allez fouiller un peu dans toute la blogroll, ce ne sont que des blogs que je lis - avec plus ou moins de régularité - et que j'aime vraiment.

    Alors bonne lecture et à bientôt. Le chat me réclame.

    17 mars 2013

    Le temps des choix

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    Parfois la vie met sur votre chemin des options auxquelles on n'avait jamais pensé. Des possibilités dont on ignorait l'existence et qui paraissaient utopiques tellement elles nous semblaient inaccessibles. Et un beau jour, un cocktail un peu huppé, quelques mots échangés une coupe de champagne à la main et un petit four dans l'autre, une discussion a priori anodine. Puis au détour d'une phrase, une carte de visite tendue entre le pouce et l'index, une proposition très sérieuse qui fait l'effet de mettre votre vie dans un shaker avec beaucoup de glace et force secousses. Tout un petit monde qui se trouve chamboulé par cette porte soudain entrebâillée et à cette main tendue. 

    Pour l'instant rien n'est fait, je ne leur ai pas encore écrit, nous ne sommes pas encore convenus d'un rendez-vous, nous ne sommes même pas au stade des pourparlers. Juste une simple hypothèse, qui aurait toutefois de sérieuses chance de se concrétiser. Mais il me la faudra étudier sérieusement d'ici avant la fin de l'année, car l'enjeu n'est pas mince, et les sacrifices en cas de réponse favorable ne le seraient pas moins. Un choix professionnel, mais avant tout un choix de vie : Toulouse, ou la Capitale. Le calme paisible d'une ville dynamique reconnue pour sa qualité de vie remarquable, ou l'adrénaline d'une ville tourbillonnante. Une carrière pépère en province, ou un coup d'accélérateur professionnel prodigieux dans une ville dans laquelle il faut très bien gagner sa vie pour profiter de la vitrine exceptionnelle étalée sous nos yeux.

    Ce n'est pas rien. J'ai le temps d'y réfléchir, peser le pour ou le contre, voir mes priorités, le temps de choisir. Choisir, ce que je déteste faire, éternel indécis que je suis.

    Choisir. Donc exclure. 

    15 mars 2013

    La Photo du Mois : "Savoir"

    29 commentairess
    Nous sommes le 15 mars, il est midi tapante, c'est le moment de notre rendez-vous habituel avec "La photo du mois". Chaque 15 du mois, un groupe de blogueurs publie à midi heure de Paris, une photo en fonction d'un thème donné à l'avance.

    Pour cette troisième édition de l'année le thème proposé est "Savoir".
    Comme thème de la photo du mois de mars je choisis "savoir," parce que notre vie et ce que nous en faisons est le résultat d'une accumulation de connaissances. On apprend des choses nouvelles (intéressantes, marrantes, ennuyeuses, fâcheuses, effrayantes, surprenantes, secrètes, tristes, décevantes, fascinantes, etc.) tous les jours depuis notre naissance, même sans nous en rendre compte. Comme je suis prof universitaire, on attend de moi non seulement que je transmette mon savoir à mes étudiants mais en plus que je continue à en accumuler le plus possible, constamment, à travers mes lectures et ma recherche et des échanges avec d'autres experts, et... heu... en ce moment par exemple j'ai l'impression de ne rien savoir du tout ! Et vous, que savez-vous ou ne savez-vous pas ou aimeriez-vous savoir ou préféreriez-vous ne pas savoir ?
    Très beau sujet, vaste thème... le plus compliqué est de savoir par quel bout le prendre !

    Pour moi le savoir est indissociable de la curiosité. Cette curiosité qui pousse à découvrir, à apprendre, à se poser de nouvelles questions pour apprendre encore et encore et étancher une soif intarissable.

    La photo de ce mois-ci a été prise in extremis hier soir chez Méchant Chimiste. Un objet posé sur la cheminée de son salon et sur lequel je me rappelle m'être extasié de longues minutes, totalement songeur, la première fois que je l'ai vu voici quelques années déjà, puis fasciné après que mon hôte m'en a expliqué le principe. Cela n'a pas bouleversé ma vie, loin de là, mais j'étais content de ce nouveau savoir. Mon encyclopédie du dérisoire à moi. 

    Savez-vous ce que c'est ?

    Le premier qui saura me donner la bonne réponse en commentaire aura droit à une surprise.

    Et pour affûter votre curiosité, savez-vous quelle photo ont choisi les autres participants à la Photo du Mois ?
     A&G, Agrippine, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Anne Laure T, Arwen, Ava, Berliniquais, Bestofava, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnet d'escapades, Carnets d'images, Caro from London , Carole In Australia, Caterine, Cath la Cigale, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Chris et Nanou, Christelle, Christophe, Cindy Chou, Coco, Cocosophie, Cook9addict, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dame Skarlette, David et Mélanie, DelphineF, Djoul, Dorydee, Dr. CaSo, E, El Padawan, Eloclemence, Elodie, Emma, Eurydice, Fanfan Raccoon, Fesse fouille, Filamots, flechebleu, Flo, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Juriste-in-the-city , Karrijini, Krn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La Parigina, La voyageuse comtoise, LaGodiche, Lau* des montagnes, Laulinea, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louiki, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mclw, Meyilo, Mimireliton, Mistinguett, N, Narayan, Nataru, Nicky, Nie, Ori, Pat Québec, Photo Tuto, Pilisi, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Mouse, The Parisienne, Tuxana, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv', Zaza.

    9 mars 2013

    Home sweet maison

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    Home sweet home, maison sucrée maison...  Et voilà, me voici de retour en France, dans ma belle ville de Toulouse. Peu à peu je reprends possession des lieux et reprends ma vie ici là où je l'avais laissée en septembre. C'est presque comme si je n'étais jamais parti. Comme si ces six mois n'avaient été qu'une immense parenthèse hors du temps, une folle ronde conduite par quelque malicieux farfadet qui m'aurait donné l'illusion de vivre six mois alors qu'il ne se serait pas écoulé plus de quelques secondes. 

    Car ici rien n'a vraiment changé. Tout continue son bonhomme de chemin. Le canal du midi dans son imperturbable lenteur, le bruit du vent dans les arbres, la couleur du ciel qui n'est plus d'azur, la lumière qui me semble soudain si fade, les maisons de brique rose bien basses, la Basilique Saint Sernin et son carillon qui scande les heures en centre ville, et cette douceur si particulière de l'air lorsque le soleil d'hiver, perçant le gris des nuages, laisse entrevoir, dans un écrin de bleu, les beaux jours du printemps tout proche.

    Le printemps, saison du renouveau. Et c'est bien de cela dont j'ai besoin maintenant.

    2 mars 2013

    Hasta luego Buenos Aires !

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    Voilà, l'appartement est rangé, les volets sont baissés, les valises sont faites, le passeport est prêt... Ciel que cet instant me semblait loin lorsque j'ai posé mes valises en Argentine il y a six mois !

    Six mois...

    Hé oui, six mois que je suis ici. Six mois que j'ai quitté les miens, ma ville, mes habitudes, mon chat, mon chez moi. Six mois de déracinement au cours desquels je me suis peu à peu reconstitué un quotidien dans cet étrange pays d'Argentine que j'ai fini par vraiment aimer, après l'avoir si souvent haït pour ses innombrables défauts, et en dépit de toutes les qualités qui sont les siennes.

    Buenos Aires, la chaotique Buenos Aires où j'ai vécu cinq mois, ses embouteillages inextricables, ses avenues aux accents qui se voudraient faussement parisiens, ses quartiers animés comme autant de villages et tout autant d'invitations au voyage, son ciel toujours bleu, sa chaleur infernale en été, ses garçons délicieusement bruns aux charmes que l'on se plaît à imaginer dionysiaques...

    Six mois...

    Six mois passés en un éclair et dont je ressors avec l'absolue conviction d'avoir grandi, humainement et professionnellement, sans trop encore savoir exactement dans quelle mesure, mais c'est un ressenti profond. Six mois durant lesquels j'ai beaucoup appris, que cela soit sur moi ou sur les autres. Ainsi je sais désormais que les gens sont partout les mêmes et que, ici comme ailleurs, je ne suis pas fait pour certaines choses. Ce qui m'insupportait en France m'a insupporté de la même manière en Argentine. Je me suis aussi rendu compte que l'on cherche parfois très loin ce que l'on a à portée de la main et qu'il suffit tout simplement d'ouvrir les yeux - d'être aware dirait un éminent philosophe de la pensée post-moderne,  pour le découvrir. Six mois qui m'ont également permis de voir où étaient mes amis, ceux et celles qui n'oublient pas malgré la distance. Réciproquement, sans pour autant leur en garder rancune, je n'oublierai pas le silence assourdissant de certaines personnes. 

    Six mois pendant lesquels la France n'aura pas eu le temps de me manquer alors que je sais déjà, en revanche, qu'à mon retour l'Argentine me manquera. Une douce mélancolie de tout ce que j'ai vécu ici avec certainement beaucoup d'insouciance, tous les jolis souvenirs, imperissables, qui désormais m'appartiennent, et la mélancolie ce que ceux que je laisse derrière moi, parfois non sans amertume.

    Argentine, pays de Borges et Cortazar,
    Et toi Buenos Aires dont Gardel a si bien chanté la mélancolie,
    Je ne te dis pas "adieu" mais "au revoir"
    Car nous savons l'un et l'autre qu'entre nous rien n'est fini.


    Hasta luego Buenos Aires !



    28 février 2013

    Notre dernière fois

    21 commentairess
    Il est venu passer la soirée de lundi à la maison. J'avais préparé le repas, comme à chaque fois. Des pâtes au saumon fumé. Pour satisfaire à notre petit rituel, il avait acheté de la glace pour le dessert. Des parfums que j'aime. Nous le savions tous deux, cette nuit serait la dernière avant la fin de l'implacable compte à rebours. Inconsciemment, je savais qu'il n'y en aurait pas d'autre. Ce serait notre dernière fois. 

    En arrivant il m'a donné un petit paquet joliment emballé. "Pour que tu aies un souvenir" m'a-t-il dit. Déchirant le papier cadeaux apparurent deux albums de Mafalda, la vedette nationale. Dire que j'ai été super touché par son geste serait un fade euphémisme. Bien entendu je ne lui ai pas dit que, quelques semaines auparavant, je m'étais acheté l'intégrale... Le prenant dans mes bras pour le remercier, j'ai failli exploser en larmes mais je ne voulais pas de ça devant lui. Good boys don't cry... 

    La soirée n'eut en soi rien d'extraordinaire. Juste nous deux. Même si nous avons fait mine que tout allait bien, je nous sentais mal à l'aise l'un comme l'autre. Ce n'était pas "comme il faut" ou comme j'aurais aimé que ce fut : non pas une soirée parfaite, mais à tout le moins une soirée qui eût un peu plus de tenue.

    Le lendemain lui et moi devions nous lever tôt, ayant chacun une journée fort chargée. Nous n'eûmes même pas le temps de prendre le temps de nous dire confortablement au revoir. Malgré tout, nos embrassades furent interminables. Et la séparation qui s'en suivit fut horriblement amère. Le lourd silence de la porte qui se referme et le vertige abyssal de la vérité nue : c'était notre dernière fois et il n'y en aurait jamais d'autre. Jamais.

    Depuis cet instant je n'ai de cesse d'avoir envie de chialer, ce que je fais d'ailleurs en écrivant ce billet. Car, je ne me suis pas laissé le temps d'amorcer un quelconque deuil de cette courte mais intense relation. Je fais le bulldozer, j'avance tout droit sans me poser de question, on ravale ses larmes comme un homme et on fait semblant que tout va bien. Mais non. Good boys sometimes cry...

    Comme me l'a dit une oreille charitable, j'ai besoin de donner à la fin de cette histoire toute l'importance qu'elle mérite. Puisse ce billet en être un nouveau témoignage.

    Et le témoin de notre dernière fois.
    Notre dernière fois...


    26 février 2013

    Le Presse-purée de la mort

    6 commentairess
    Faisant suite au tag que je lui ai refilé vendredi, et après l'Épisode II - La Revanche du doryphore-garou - paru hier en réponse à un nouveau tag de FalconHill, c'est à présent au grand Tto de me faire l'honneur de me taguer en retour avec un jeu de onze questions. Certaines vengeances sont mesquines mais, que voulez-vous, je suis joueur.

    Jamais deux sans trois, voici donc le troisième (et dernier) volet de cette saga patatoïde. 

    Place à l'action !

    Épisode III : Le presse-purée de la mort - sur un scénario original de Tto

    1. Au point où nous en sommes, la seule solution n'est-elle pas le retour de Dare Dare motus, la souris aérodynamique ?
    L'inquiétude est légitime et cette question est fille des angoisses existentielles de ce monde qui chaque jour tombe plus bas. Alors, du fond de l'engloutissement, l'humanité lève les yeux au ciel en implorant le Destin de leur envoyer un Sauveur. Mais qui ? Goldorak a pris sa retraite, Bioman s'est biodégradé, X-Or est devenu fleuriste à Tokyo, les Chevaliers du Zodiaque sont en procès avec Élisabeth Tessier, et Sangoku essaye de ressusciter ses amis pour la deux-cent unième fois... Alors, qui reste-il ? Les Snorkies peut-être ?

    2. Puisque Twitter est devenu un truc genre msn/caramail où on croise plus de "slt", "bonjour" et autres trucs du genre, où est-ce qu'on va aller maintenant ?
    On pourrait troller les Skyblogs, non ?

    3/ "Pingouin dans les champs, hiver méchant", tu es d'accord ? Pourquoi ?
    Je m'en rapporterai aux propos de Hume qui, dans son  Enquête sur l'entendement humain écrivait :
    "Si nous prenons en main un volume quelconque, de théologie ou de métaphysique scolastique, par exemple, demandons-nous : Contient-il des raisonnements abstraits sur la quantité ou le nombre ? Non. Contient-il des raisonnements expérimentaux sur des questions de fait et d'existence ? Non. Alors, mettez-le au feu, car il ne contient que sophismes et illusions". 
    Alors voilà, le pingouin n'étant que sophismes et illusions, brûlons tous les pingouins, pour le plus grand bien de l'humanité.

    4. François HOLLANDE doit-il décider de taxer à 135% le patrimoine de tout participant à "Taxi 6", "Camping 4" ou "La Vérité si je mens 7" ?
    D'un point de vue strictement fiscal, je doute que cette mesure trouve sa pleine efficacité. Certes, dans cette hypothèse précise il est beaucoup plus dissuasif de taxer le capital que l'intelligence - quoique l'on en ait trouvé une trace dans la flore intestinale d'un assistant plateau.

    5. Qui te manque le plus : Tina Arena, Sandy Valentino ou Larusso ?
    Ce qui est fantastique avec la mémoire, c'est l'aptitude à l'oubli. Et si j'ai totalement oublié les deux premières, figure-toi qu'il y a quinze jours je me suis surpris à réécouter "Tu m'oublieras" de Larusso. Je ne crois pas au hasard.

    6. C'est vrai ce qu'on m'a dit à ton sujet (non parce que je ne l'ai pas cru mais si tu confirmes, alors là ...) ?
    Je démens totalement. C'est largement en dessous de la vérité... tu le sais parfaitement.

    7. On a tous des trucs honteux à confesser. Mais dans ta discothèque, qu'est ce qui justifierait que tu sois lapidé immédiatement et sans autre forme de procès ?
    Mes enfers discothécophiles comportent deux oeuvres magistrales. La première est l'immonde disque d'une non moins immonde contralto qui, le plus sérieusement du monde, massacre le Répertoire au point de le rendre méconnaissable même par des oreilles très averties. Même le chat a eu peur. Le second est l'album "Glamour à mort" de Arielle Dombasle...


    8. Y a-t-il une pire insulte que "tu fais ta Nadine Morano là" ? Si oui, laquelle ?
    Dire à quelqu'un qu'il / elle a joué dans "Taxi 6", "Camping 4" ou "La Vérité si je mens 7"...  

    9. On parle peu du drame des autruches hermaphrodites albinos ... et pourtant, tu ne penses pas qu'on devrait faire quelque chose ?
    Leur offrir des chaussures en pastèque. Je ne vois rien de plus urgent.

    10. En dehors de toi et de moi (parce qu'on ne peut être juge et partie), quel twitto devrait coucher avec quel autre ? Pourquoi ?
    Je suis pas du genre mère maquerelle dont je laisse à d'autres le soin de se mêler de ce genre de chose. Par contre si un tweetos veut coucher avec moi, qu'il m'envoie sa candidature et son pedigree par DM et j'examinerai personnellement son dossier.

    11. Tu en fais quoi quand tu as joui ? (oui oui, c'est exprès que je n'ai pas précisé alors réponds plutôt que de tergiverser)
    Je laisse mon partenaire du moment s'en charger, selon son enthousiasme, ses fantasme, et nos envies. Et toi ?

    Voilà, ici s'achève cette trilogie. Oui je sais, tu es triste. À moins qu'il ne se trouve des personnes assez aventurières pour braver l'une, l'autre ou la totalité de ces onze questions. Après tout, l'essentiel est peut-être dans l'inutile.

    ***
    Conformément à l'article 719 quarter-bis 1/ de la Convention Internationale des Droits des Presse-Purée et des Épluche-Légumes, aucun presse-purée n'a été blessé ou maltraité pendant la rédaction de ce billet.