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  • 22 juin 2016

    La radio de l'été des blogueurs 2016

    3 commentairess
    Hop hop hop, c'était hier la fête de la musique et avec la date du 21 juin arrive le rendez-vous annuel de la radio de l'été des blogueurs, administrée sous la très haute autorité de Son Excellence Lolobobo.

    Les règles du jeu sont les suivantes :

    1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

    2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
    • La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l'été,
    • Si tu veux (c'est mieux) tu raconte pourquoi c'est ta chanson de l'été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
    • Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c'est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
    • Tu rappelles cette règle,
    • Et tu fais un lien sur ce billet.
    3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix (panda volant, raton-laveur, signification par Huissier de Justice...).

    C'est clair ?

    Pour ma part, j'ai un tout petit peu hésité entre deux possibilités découvertes tout récemment et qui sont chacune semblablement aimables à mes oreilles.

    La première m'a été soufflée par ma petite souris préférée, alias Nekkonezumi (que je désigne au passage). Ce n'est pas à proprement parler une chanson. Non. Mais les fans d'Alien comprendront ma brusque hyperventilation me conduisant au bord de l'apoplexie lorsque je découvrais qu'une bande de zozos avaient purement et simplement publié une vidéo contenant rien de moins que douze heures de bruitages du Nostromo !!

    Juste pour le fun (et si vous avez douze heures devant vous) la voici, la voilà.


    En fouillant un tout petit peu sur youtube, vous pourrez même trouver douze heures d'ambiance du laboratoire médical du Nostromo. Mais là ça vire au glauque et je reconnais que c'est assez peu approprié pour une chanson de l'été.

    La seconde possibilité, qui sera mon choix, est une découverte du chéri qui la chantonne à longueur de journée. Vous admirerez la qualité du texte et l'inspiration musicale de ce pur chef d'oeuvre de 1977 signé Anne Léonard : Ma p'tite culotte. Attention c'est diablement entêtant !



    Et pour satisfaire à la règle du jeu, je désigne Nekkonezumi et Estef.

    Quant à ma petite culotte, inutile de la chercher, puisque je n'en mets pas.

    20 juin 2016

    38 ans

    15 commentairess
    Ce weekend j'ai eu 38 ans et pour la première fois depuis fort longtemps j'avais organisé une petite fête à la maison, rassemblé quelques amis, à manger, à boire, histoire de remettre un peu d'animation dans un appartement qui avait perdu l'habitude de recevoir autant de monde d'un seul coup.

    Car cela fait maintenant plusieurs années que je ne fêtais plus mon anniversaire. Non pas que je n'aime pas cela. Disons plutôt que je n'en avais pas envie. Mon esprit asphyxié par d'autres préoccupations n'était pas à festoyer. Il faut croire que, depuis lors, les choses vont un peu mieux.

    Ce fut une belle soirée avec beaucoup de rires pour laquelle le chéri et moi-même avions passé une bonne partie de notre journée à cuisiner de concert et faire le ménage. Ça c'est nouveau pour moi. Et je m'aperçois que cela me plaît beaucoup.

    Dans quelques jours c'est mon frangin qui aura à son tour 35 ans, un âge que je n'aurai plus. J'ai du mal à réaliser qu'il est papa, chef d'entreprise, et qu'il n'est plus l'ado capricieux et turbulent de ses 14 ans... 

    38 ans. Des années bien remplies, des expériences riches. Des voyages à l'étranger, des amis partout sur la planète, des projets pour les 10 ans à venir au moins   Aurai-je le temps de faire tout ce dont j'ai envie, d'accomplir tous les voyages dont je rêve ? 

    38 ans, presque la moitié du chemin, si l'on me prête vie jusque là. Car s'il est une chose qui m'angoisse, c'est bien de mourir, brusquement. De laisser toutes ces choses inaccomplies derrière moi, de n'avoir pas eu le temps de dire certaines choses, de n'avoir pu en vivre d'autres. 

    Vieillir me fait peur. La vieillesse, le délabrement des corps, perdre ses facultés mentales, n'être plus capable, devenir sénile, s'éteindre, et n'être plus rien... Voilà qui me terrifie.

    Lorsque certains jours de vague à l'âme je regarde une pauvre grand-mère marcher dans la rue, voûtée sur sa canne, l'air un peu perdue, je ne peux m'empêcher de songer que, quelques décennies en arrière, elle était probablement une petite fille pétillante, aux joues roses et aux couette blondes qui aimait à rire et à chantonner en sautant à la corde. 

    Que restera-t-il de cette insouciance dans nos vieux os ? 
    Vulnerant omnes, ultima necat dit le proverbe.

    Une phrase m'avait particulièrement interpellé dans les Dialogues des Carmélites de Georges Bernanos, à tel point que six ans plus tard je m'en souviens encore. Alors qu'elle est à l'agonie sur sa couche, la Prieure du couvent livre cette confession : 
    "J'ai médité sur la mort chaque heure de ma vie, et cela ne me sert maintenant de rien !"
    [Bernanos, Dialogues des Carmélites -  1948, 2e tableau.]
    Terrible et désarmant aveu d'impuissance de la part de cette femme de foi... 

    38 ans, et encore au moins autant à vivre.
    38 ans, et encore tout ce temps devant moi.

    38 ans.

    15 juin 2016

    La photo du mois : Homéostasie

    17 commentairess
    Nous sommes le 15 Juin, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Attention, je vous préviens, ce mois-ci, ça a cogité très fort...

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du bidule : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, Homeos-tasie nous a proposé le thème : "Homéostasie"...

    [insérer ici un océan de perplexité].

    Pour atténuer la vague générale de stupeur et de tremblements qui n'a pas manqué d'assaillir l'ensemble des blogueurs participants, Homeos-tasie nous a donné les indications suivantes : 
    "L’homéostasie est ce [ qui répond chez une personne au besoin viscéral d'être bien. Il s'agit de la recherche d'harmonie, laquelle anime l'organisation des informations dans notre monde intérieur; ensuite de la recherche d'équilibre, qui caractérise notre relation avec le monde, ...]. Donc, pour faire plus simple que celle bien définition de Monsieur Lascoux, je vous propose de nous parler d'équilibre et d'harmonie qu'ils soient personnels, philosophique, l'équilibre en photo, que sais-je ^^ "
    Va donc pour l'équilibre... Ce qui ne nous avance guère plus. Car en cherchant un peu, on s'aperçoit que l'équilibre renvoie lui-même à tout un tas de notions qu'il est bien compliqué de mettre en photo.

    De fil en aiguille, par association d'idées, j'en suis arrivé à l'entropie, et plus particulièrement d'entropie de l'information et tout un tas d'autres concepts liés à l'équilibre physique en chimie et en mécanique des fluides (oui ça a franchement fumé dans les synapses du Tambour Major !).

    Au bout du compte (et quelques aspirines plus tard), voici ma photo :

    (Cliquez sur l'image pour agrandir)

    Une goutte d'encre noire dans un verre d'eau. De l'ordre vers le désordre. Les deux liquides se mélangent, progressivement, à la recherche d'un équilibre qui ne sera atteint que par la répartition uniforme de l'encre dans l'eau, le tout ne formant alors plus qu'un mélange homogène.

    J'ai bon ?

    La photo du mois continue bien évidemment sur les autres blogs participants :

    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Mireille, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sense Away, Sinuaisons, Sous mon arbreTestinaute, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Woocares, Xoliv'.

    Prochain rendez-vous le 15 juillet !

    14 juin 2016

    My love is illegal

    1 commentaires
    Une réaction indirecte aux faits d'Orlando, dont l'horreur choque de par sa brutalité massive et la jeunesse des victimes. Qu'elle ne nous fasse pas oublier que, ailleurs dans le monde, et contrairement aux USA ou en France (depuis 1982 seulement), être Gay demeure une infraction pénale qui conduit directement en prison ou sur le peloton d'exécution.

    Au Cameroun, au Sri Lanka, à Singapour, en Inde... dans 76 pays dans le monde, aimer une personne du même sexe est interdit. Tel est le thème de cette vidéo que j'avais mise en exergue sur ce blog depuis quelques semaines. Il est temps de lui donner un peu plus de place.


    8 juin 2016

    Flash Bac

    12 commentairess
    Cela fait vingt ans que j'ai passé et obtenu mon baccalauréat. Vingt ans... Dans mon esprit c'était hier. Je me souviens de mon oral de latin et de mon hors sujet sur le "fatum", de l'écrit de français et du commentaire de texte sur l'intelligence et les animaux, je me souviens du long couloir gris aux fenêtres jaunes où nous avons attendu l'appel de nos noms avant de prendre place chacun à notre table, du silence qui suit la distribution des sujets et du vague étourdissement lorsque, l'épreuve terminée, nous rendîmes nos copies.

    L'avoir n'était pas tellement une question. Bon élève, studieux et appliqué depuis toujours, je ne me faisais guère d'illusion sur le résultat des épreuves. Le contraire eut été incompréhensible. Ce qui à l'époque m'interrogeait, c'était l'angoisse de mes camarades dont les notes tout au long de l'année ne laissaient elles-non plus que peu de place au doute : untel l'aurait de toute évidence, untel serait manifestement au repêchage, tel autre pouvait prétendre à la mention.

    Contrairement à beaucoup, je garde un souvenir horrible de mes années lycée, la classe de seconde exceptée, dont je n'ai gardé aucun ami ni camarade, à de rarissimes exceptions près.

    Ma classe était, de loin, la plus insupportable. Composée de groupuscules dont j'ignore encore la genèse géopolitique, ces derniers passaient leur temps à s'envoyer les pires horreurs à la figure, à se casser du sucre sur le dos et à balancer du ragot à tort et à travers à longueur de journée, par pur plaisir sadique. Bien entendu, faire criser les profs faisait partie intégrante du jeu et il ne se passait pas une semaine sans que le CPE n'intervienne pour essayer d'apaiser ce marasme dérivant sur un océan de crétinerie. Il n'y avait guère que l'effroyable Monsieur D., le prof de maths, qui parvenait à contenir cette volière indisciplinée, le terrible Monsieur D dont le souvenir hantera longtemps mes cauchemars.

    Parmi le lot de gros cons que je rêvais en secret de découper à la tronçonneuse, il y avait C, à l'égard duquel, vingt ans plus tard, je conserve une animosité qui n'a pas faibli. Lui, je le connaissais depuis la sixième, époque à laquelle il était déjà irrespirable. C était l'archétype de l'emmerdeur. Je ne sais plus exactement pour quelle raison, je lui avais décoché en pleine récréation une baffe monumentale sous les yeux du surveillant qui, voyant que l'autre n'avait eu de cesse de provoquer, n'avait pas même jugé nécessaire de me sanctionner. Doté d'un ego de footballeur de première division, grande gueule épuisante, bad boy invétéré et séducteur infortuné, ma plus grande joie fut sans conteste de le voir se planter aux examens et devoir revenir l'année suivante pour un nouveau tour, tandis que je prenais franchement le large pour user mes fonds de culotte sur les bancs de la fac. 

    Il y avait aussi S, la grande duduche. Toujours affublée de son petit toutou, l'arrogante Miss Je-Pête-plus-Haut-Que-Mon-Cul, elle se prenait pour une diva à qui il aurait fallu dérouler le tapis rouge. Insupportable dans ses manières comme dans sa façon de parler, hautaine et condescendante, S s'affichait comme une gloire professionnelle en devenir. Elle se rêvait greffière à la Cour Européenne des Droits de l'Homme ou magistrat international. J'ai ri lorsqu'il y a quelques années je l'ai aperçue avec son gros cul en train de pousser un chariot rempli de papier toilette rose à la caisse d'un supermarché...

    Moi, qui ne faisais partie d'aucun clan, j'en prenais aussi pour mon grade en humiliations hebdomadaires, parfois même en intimidations, de la part de petits cons aux gros bras mais au cerveau mou. Aussi, pour échapper momentanément à la bêtise crasse de mes camarades, j'optais pour les options les plus exotiques et les plus éloignées pédagogiquement qui soient. C'est ainsi que, en terminale économique, je choisissais le latin et les cours de physique-biologie, tous deux fréquentés par les littéraires et les scientifiques où j'avais mes véritables amis dont certains sont toujours fidèles au poste.

    Passer mon bac c'était donc, avant tout, quitter ce petit monde dont je ne pouvais plus et laisser derrière moi les crabes et autres crétins dont la seule vue m'exaspérait. 

    Du jour des résultats, je me souviens d'un beau soleil et d'une jolie lumière blanche, des panneaux vitrés gris accrochés au mur pâle du préau sur l'un desquels j'ai pu lire mon nom ainsi que le mot magique "admis" avec mention, la petite cerise sur le gâteau qui fait plaisir aux parents. Sous le ciel vert du noyer qui ombrage la cour de mes grands parents, nous avons bu une coupe de vin mousseux en mangeant des petits gâteaux secs. Des bulles pour célébrer un achèvement. 

    Je l'ignorais mais c'était surtout alors que venait de s'ouvrir la porte vers un avenir aux contours incertains et dont je me demande, aujourd'hui encore, où il me mènera...

    23 mai 2016

    L'Effet boule de neige

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    Donner ma démission et me barrer définitivement de cet endroit qui, depuis des mois, était devenu un véritable enfer, fut et sera certainement la meilleure décision que j'ai prise cette année 2016.

    Depuis maintenant un mois que j'ai mis le pied à terre pour me donner le temps de reprendre un peu du poil de la bête, bien des choses ont changé. Des petites choses, qui sont autant de signes que j'ai enfin repris ma vie en main, recouvrant ainsi des moyens intellectuels affranchis par le poids d'une contrainte de travail insupportable qui rendait impossible toute appropriation pleine et entière du présent et avait aboli toute projection dans un futur fut-il relativement proche.

    Etant d'humeur plutôt casanière - j'adore mon appartement, les objets qui s'y trouvent, l'ambiance apaisante qui y règne et la douceur de la lumière qui le beigne dès les premiers rayons du soleil jusqu'au ultimes lueurs du soir - c'est naturellement par une reprise de possession de mon chez-moi que se sont accomplies les premières étapes. Un grand ménage intégral, une grande remise en ordre de cet intérieur laissé dans un état d'abandon relatif, l'accueil de nouvelles plantes puis la commande de deux immenses photographies qu'il me faut désormais faire encadrer et qui meubleront à merveille ce grand mur désespérément vide au dessus du piano. Un coup de tête, une opportunité, un ami qui exposait et dont j'ai tout de suite apprécié le travail... Elles attendent, enroulées dans leur tube de carton. Ce n'est plus qu'une question de jours. J'ai hâte !

    A présent c'est ma chambre qui va subir quelques transformations avec l'aménagement du vaste placard peu logeable où mon linge s'entasse de manière peu ergonomique. Une commode devrait également faire son apparition et, dans la foulée, une refonte complète des murs avec de nouvelles couleurs. Probablement quelque chose d'assez mat et masculin. Je verrais bien un mur en bleu pétrole et les autres en teinte gris très clair. Avec le parquet au sol cela devrait être du plus bel effet. 

    Reprendre ma vie en main, reprendre sérieusement le sport, aussi, et continuer ce travail commencé il y a quelques semaines de retrouver une silhouette digne de ce nom. Là encore, une discussion fortuite avec un ami sur Facebook, une occasion, et hop me voici inscrit à une salle de crossfit. J'en sors à chaque fois épuisé, j'ai l'impression que je vais faire un infarctus à chaque fin de séance tellement les exercices sont intenses, mais putain que ça fait du bien, physiquement et moralement. Se sentir vivre de l'intérieur, enfin.

    Tout n'est, paraît-il, n'est qu'une question de temps et d'opportunités. Je dois admettre que ces dernières semaines en sont pour moi une démonstration patente. M'être sorti du bourbier infernal dans lequel je baignais depuis plus d'un an et le lâcher prise qui s'en est suivi fut ont eu un effet on ne peut plus bénéfique.

    Car il y a aussi ce garçon qui m'a demandé mon numéro de téléphone voici quelques semaines. Après nous être croisés de nombreuses fois et depuis de longs mois sans avoir réellement osé nous parler ouvertement, il a franchis ce pas de briser la vitre du virtuel en m'offrant cette possibilité de discuter plus librement que par le cadre contraint d'une application pour grands garçons. C'était, il faut croire, le bon moment pour lui et moi. Nous nous sommes donc vus le temps d'un extraordinaire weekend où le temps a passé avec la douceur d'une plume portée par le vent. Nous nous sommes revus et nous allons nous revoir très bientôt. La douceur de ses baisers hantent encore mes joues, l'odeur de son parfum flotte encore dans l'appartement. Son absence ce matin fut cruelle. Notre entente, toute en complicité, est fabuleuse, sur tous les tableaux... Et je crois que je l'aime déjà beaucoup.

    Tout cela et mille autres petites choses qui font que mes journées sont bien remplies, que mon avenir fourmille de mille projets tous plus palpitants les uns que les autres et que je me sens terriblement bien. "Tu revis complètement" m'a dit au téléphone une amie avec qui, hier soir, nous sommes allés prendre un verre en ville. Oui, je revis complètement comme je n'avais pas vécu depuis longtemps. 

    Et cela fait un bien fou.

    16 mai 2016

    La vie ennuyeuse d'un blogueur - En réponse à @Seb_stbg

    11 commentairess
    Seb publiait il y a quelques jours sur son blog un billet qui m'a fortement interpellé et auquel j'ai pour l'essentiel répondu chez lui.

    Seb écrivait en substance qu'avec le temps, notre vie se posant sur des branches chaque jour plus solides et moins sujettes aux ondulations venant en perturber la quiétude au bénéfice d'une tranquillité accrue, l'envie de bloguer s'émoussait progressivement, la banalité de la vie n'apportant pas, selon Seb, des sujets dignes d'intérêt.

    Effectivement, non, ce n’est pas simple d’écrire un billet de blog un minimum construit et personnel digne d’être publié. Lorsque l’on commence à bloguer (10 ans bientôt en ce qui me concerne), c’est un peu comme en amour : on est tout feu tout flamme, on essaie, on teste, on s’en donne à cœur joie, on a plein de trucs à dire et on les dit, avec plus ou moins de maladresse, celle des débuts. Souvent l’ouverture d’un blog coïncide avec un moment de sa vie où l’on a besoin de dire des choses, de verbaliser certains maux, certaines souffrances, d’exorciser certaines peurs, de partager des expériences heureuses comme des premières amours, ou malheureuses. Cela est d’autant plus facile que le champ est libre, tout est à écrire, tout est à faire, les pages blanches ne demandant qu'à être abondamment noircies.

    Avec le temps, forcément, chacun évolue, à son rythme. La plume s'affirme et la fonction du blog évolue parallèlement. Certaines étapes de la vie sont à cet égard déterminantes : entrée dans la vie active, se caser avec quelqu’un et construire une petite vie tranquille… Surtout, l’écriture permet une certaine forme d’analyse qui profite aux expériences suivantes. Peu à peu, de par les vertus cathartiques de l’écriture, les maux s’apaisent au profit d’une autre forme de sérénité.  Le besoin d’écrire devient autre. Il faut alors se laisser guider pour ne pas perdre le fil des mots et prendre le temps de les laisser germer.  Une semblable rupture est nettement visible chez moi lorsqu'en 2012 mon activité a diminué de moitié assez brutalement, faute de temps et aussi parce qu’une étape importante de ma vie professionnelle venait d’être franchie. Certaines angoisses ont alors disparu, alors que d’autres perdurent encore.

    Ecrire, c’est d’abord un plaisir. Un bonheur de jouer avec les mots pour parler à maux couverts de soi, partager des expériences, ses joies, ses peines, ses interrogations, ses petits bonheurs... Il faut du temps pour écrire. Et de l’envie aussi. Et puis les réseaux sociaux, twitter en particulier, sont de redoutables ennemis du blog : là où une jolie idée pouvait donner lieu à 140 lignes lisibles en quelques minutes, la voilà réduite à 140 pauvres signes survolés en quelques secondes. 

    Notre vie ennuyeuse et banale serait donc indigne d'intérêt ? Qui peut se targuer d'avoir une vie réellement extraordinaire ? La mienne n'a rien de particulièrement original. Je bosse, j'ai des amis, je sors un peu, je vais un cinéma, je fais du sport, je mange, je grogne, je me brosse les dents le soir, comme des millions de personnes. Bloguer est donc aujourd’hui avant tout une question d’envie, de volonté et par dessus tout de plaisir. Et je me bats régulièrement pour que ce petit bout de moi sur la toile ne sombre pas sous la poussière. 

    La fraîcheur dont il est question dans le billet de Seb et dont j'ignore si mes écrits sont réellement imprégnés, vient non pas de mon quotidien mais probablement davantage de cela : d'une façon d'être et de regarder ce qui m'entoure avec un regard simple et neuf de cet enfant de bientôt trente-huit ans qui reste encore aujourd'hui émerveillé par une coccinelle en train de gambader sur une fleur, qui aime faire copain copain avec des chevaux rencontré au gré d'une promenade et qui, à l'occasion, peut être ému aux larmes par un beau coucher de soleil. Ces petits riens qui, mis bout à bout, forment le vaste puzzle d'une vie (presque) ordinaire, puisque tel a toujours été l'intitulé de ce blog, sans recherche effrénée d'une quelconque mise en scène.

    Toutefois, parce que chaque individualité est singulière, chacun racontera à sa façon et d'une manière différente, selon des mots qui lui seront propres, les petites aspérités de sa vie quotidienne et portera son regard là où le notre ne se serait peut-être jamais arrêté, à l'instar du photographe qui, à chaque coup d'obturateur, capture un instant, une lumière, une ambiance, des gestes, des attitudes, des perspectives selon des critères qui lui seront propres et qui feront de cette photo un cliché unique, même si le sujet lui-même a déjà  été photographié mille fois. Au fond qu'importe...? La vie est un éternel recommencement et quoique nous nous efforcions de soutenir le contraire, nous marchons dans les pas de ceux qui nous ont précédés. 

    15 mai 2016

    La Photo du mois : L'infini

    13 commentairess
    Nous sommes le 15 Mai, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette cinquième édition de l'année, Christophe nous propose le thème "L'infini", thème on-ne-peut plus vaste s'il en est.

    L'infini... C'est une notion qui me fascine, qui pour moi renvoie à la notion d'univers aux dimensions tellement insaisissables qu'elles dépassent l'entendement, et à toutes les questions qui lui sont corollaires : quelle forme a notre univers ? Dans quoi est-il contenu ? Car tout cela ne flotte pas dans le néant, il faut bien une marmite pour contenir toute cette soupe céleste... Questions probablement bien naïves mais qui ne cessent de m'intriguer, notamment lorsque je me promène le nez dans les étoiles.

    L'infini me renvoie aussi aux nombres, aux mathématiques. J'avais à cet égard et il y a quelques années lu avec un plaisir infini ce billet passionnant de Virgile qui expliquait que :

    Pour compliquer les choses, il existe en réalité plusieurs tailles d'infini. Ce n'est guère surprenant : on sent bien, par construction, qu'il doit exister infiniment plus de nombres réels que de nombres entiers, puisqu'entre deux entiers consécutifs quelconques, tels que 1 et 2 par exemple, on peut faire entrer une infinité de nombres réels. Et pour une fois, l'intuition ne nous trompe pas ; on sait effectivement avec certitude qu'il existe plusieurs tailles d'infini. On les appelle, par ordre de taille croissante : aleph zéro, aleph un, aleph deux, etc.

    L'infini, c'est aussi le temps. Car le temps est infini, même si celui dont nous disposons est chronométré. Tic tac, vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. Ultima necat... peut-on lire sur le fronton de certaines horloges solaires. Memento mori... Notre propre finitude rend d'autant le concept d'infini absolument vertigineux. C'est d'ailleurs une de mes profondes angoisses : la peur de la mort, de mourir soudainement, brutalement, d'un claquement de doigts, de laisser les choses dans leur état, et de laisser certaines personnes dans l'ignorance de ce que, jusqu'au dernier instant, je pensais à elles...

    Plus prosaïquement ce sont aussi les grandes dimensions qui me renvoient à la notion d'infini. Parce que tout ce qui est plus grand que nous nous renvoie à des échelles de temps et d'espace qui nous sont difficilement accessibles ou mesurables. Comme se promener au pied de très grands arbres dont la cime se perd haut dans le ciel et qui nous oblige à pencher la tête en arrière et de porter le regard loin, loin, loin vers l'infini...

    Ce sera ma photo du mois, prise le weekend dernier.

    La photo du mois continue presqu' à l'infini sur les autres blogs participants :
    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    25 avril 2016

    Brûlé

    16 commentairess
    On croit toujours que certaines choses n'arrivent qu'aux autres, que l'on est et sera plus forts. Que certains maux ne sont qu'un effet de mode, une tendance hype pour cadres dynamiques connectés entre Berlin, Los Angeles et New-York. On se croit intouchable, en bonne petite fourmi laborieuse. Et c'est bien là le piège. 

    Cela commence par ce petit verre de vin du vendredi soir, une fois en passant, qui t'aide à déconnecter. Une bonne bouteille, pas de la piquette à trois Euros. Tu bois par plaisir. Dans un premier temps. Par nécessité, ensuite. Quelques gorgées, quelques verres et tes idées se délient enfin. Ton cerveau s'apaise. Tu lâches prise. Cela te fait du bien. Non, tu n'as pas de problème avec l'alcool. C'est seulement une passade, dis-tu. Les semaines passent, les bouteilles vides s'entassent. Jusqu'à deux par weekend, à toi tout seul...

    A ces quelques verres bienfaiteurs s'ajoutent les bières que tu t'enfiles pendant la semaine. Une, le jeudi soir. Parfois deux avec celle du mercredi. Rarement plus de trois, le même soir. D'occasionnelles, elles deviennent quotidiennes. Au moins tu dors, et tu oublies cette boule au ventre qui peu à peu a pris racine en toi et qui ne te quitte pas. Elle est là depuis si longtemps que tu ne sais même plus à quel moment elle est apparue pour la première fois. Elle fait partie de toi. Elle ronge tes jours comme la vermine ronge le bois qui tombe en poussière. Tes nuits sont ponctuées de réveils en sursaut, de rêves tourmentés et de lampe allumée à quatre heure du matin en quête d'un sommeil qui s'en est allé.

    Oui, tu aurais besoin de vacances. Probablement. Mais tu n'en n'as pas le temps ni la possibilité. Ton bureau qui croule sous les dossiers, tous plus urgents les uns que les autres, et ton patron qui te presse, te l'interdisent. 

    Il y aura ce matin étrange où, réveillé aux aurores, tu te forceras à avaler ta tartine en refrénant une nausée violente et soudaine. Ce sera la première. Elle aussi tu feindras de n'y rien voir d'alarmant même si tu n'as jamais été dégoûté à ce point par de la nourriture. Evidemment tu te poseras des questions. Mais la boule au ventre est là pour te rappeler la montagne écrasante de travail qui n'attend que toi. 

    Pourtant tu résisteras. Tu endureras encore longtemps ces nuits horribles, ces rêves atroces, cet estomac noué, cette envie de vomir dès le réveil et cette sensation de courbatures lancinantes dans les jambes. Car tu n'es pas de ceux qui s'avouent vaincus à la première épreuve. T'es un dur, un vrai, un bosseur. Pas une mauviette qui s'adonne à de puériles jérémiades parce que tu travailles trop. T'es au-dessus de ça. Tu fonces tête baissée, droit dans l'arène mortifère que tu feins de ne pas voir.  

    Il en faudra des seaux d'eau pour enfin réussir à faire déborder le vase. Tu en auras entendu des personnes bienveillantes et conscientes de la réalité de la situation, dans un contexte professionnel particulièrement dégueulasse, pour que tu ailles enfin voir ton médecin et te mettre en arrêt maladie. Putain oui...!

    Sur le coup tu n'as pas bien réalisé ce que ces deux mots anglais apposés en bas de la feuille d'arrêt signifiaient vraiment, ni mesuré la conséquence et les enjeux de la médication. Depuis une semaine tu passes le plus clair de ton temps à dormir. Tu te sens vide, épuisé, anéanti, passablement à fleur de peau.

    Tout à l'heure ton boss a appelé sur ton téléphone portable. Il s'inquiète. Non pas pour toi, mais pour le boulot qui s'accumule sur ton bureau, encore et toujours. Tu es Sisyphe, voici ton rocher ! Evidemment tu n'as pas répondu et aussitôt effacé le message laissé sur le répondeur sans même avoir pris la peine de l'écouter. Sa voix, elle aussi, te file la nausée. Mais le simple fait d'avoir lu son nom s'afficher sur l'écran t'a replongé dans ce tourbillon de stress, d'angoisse et de nausée. Une agression. Oui, tu as vécu cela comme une agression. 

    Ce soir, alors que tu n'as pratiquement rien fait de la journée hormis deux petites heures de marche au grand air, tu te sens complètement épuisé et tu te retiens de pleurer pour rien. Tu es vide. Exténué. Brûlé.

    On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres.

    15 avril 2016

    La photo du mois : La nature en macro

    19 commentairess
    Nous sommes le 15 Avril, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette quatrième édition de l'année, il revenait à Laurelinea de choisir le thème du mois et qui nous proposait : La nature en macro. 

    Elle nous donnait les indications suivantes :
    Allô allô !! Alors pour fêter le printemps qui arrive, le thème pour avril sera : LA NATURE EN MACRO.
    Il me semble qu'aucun thème ne s'y rapproche, et je ne crois pas qu'il y ait besoin de plus d'explications (enfin n'hésitez pas au cas où).
    Maître-mot : sim-pli-ci-té.
    Enjoy !
    J'ai donc saisi ma photo du mois lors d'une promenade le lundi de Pâques dans la campagne audoise, à Rennes-Le-Château, un petit havre de paix qui, au-delà du mythe autour de l'Abbé Saunière et de toute chasse au trésor, mérite de détour.

    Et c'est précisément au détour d'un champ en friches que j'ai pris sur le fait cette jolie coccinelle en train de se faire dorer la pilule. Et même que, juste après, elle dansé une cucaracha endiablée mais ça ne passe pas très bien à l'image...

    La photo du mois continue sur les blogs des autres participants : AF News, Akaieric,Alban, Alexinparis,Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Thalie, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.