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  • 12 août 2009

    G.I. Joe - Le réveil du cobra

    Au commencement étaient des figurines en plastique pas forcément très jolies mais très en vogue chez les garçons commercialisées par la firme Hasbro, spécialiste en jouets pour enfants. Fi des soldats de plomb, voici des soldats bodybuildés en plastique, aux muscles saillants, doté d'armes de destruction de la mort et d'engins ravageurs propices à de multiples aventures écrites au gré de notre imagination sur la moquette de la chambre : les G.I. Joe sont là !

    Pour accélérer les ventes de ces figurines, on décida de produire une série animée qui mettrait en scène ces fiers combattants des temps modernes dans une lutte sans merci contre le très très vilain Cobra, leader des forces du mal, occupant ses journées à fomenter moult plans diaboliques pour diriger le monde et épancher sa soif de pouvoir. Heureusement les gentils
    G.I. Joe sont là ! Souvenons ensemble du VRAI générique qui a bercé notre enfance (pour les plus jeunes des moins vieux d'entre nous... snif...) :




    Je ferai l'impasse sur l'ignoble générique perpétré par Bernard Minet... le mauvais goût a tout de même ses limites !

    Quelques... 20 ans plus tard (aoutch, le coup de vieux !!), sur la base des seuls personnages Hasbro et une vision hyper manichéenne du monde, LE film
    G.I. Joe se répend sur les toiles blanches de nos salles obscures.

    Alors,
    G.I. Joe c'est l'histoire des gentils contre les méchants. Les gentils ont les cheveux blonds, et les méchants ont les cheveux noirs, au moins c'est facile de les reconnaitre. On notera un hérétique ninja méchant qui s'habille en blanc (qui fait écho à un non-moins hérétique ninja gentil qui s'habille tout en noir), couleur très peu commode lorsque l'on combat parce qu'on se salit très facilement : une giclée de sang et hop, c'est le drame. Oui mais dans le film, il ne se salit pas. Ben oué... il va pas faire une machine en plein combat non plus ? Des blonds contre des bruns, un ninja blanc contre un ninja noir ... Manichéisme poussé jusque dans ses derniers retranchements : ainsi la base des gentils est en plein désert du sahara (chaud et sec) alors que la base des méchants se trouve sous la banquise (froid et humide). Le film regorge de ce genre de détails.

    Donc, au début les méchants veulent s'emparer d'une arme très très dangereuse pour prendre le contrôle du monde. Et les gentils vont tout faire pour les en empêcher. Sauf que chez les méchant il y a une fille très très méchante - qui marche comme si elle défilait pour Dior - qui se trouve être l'ex petite amie d'un gentil ... Et l'amour va tout emporter sur son passage, faisant litière des clivages idéologiques... hooooo que c'est bôôôô l'amûûûûr !
    Et au final les méchants ils perdent et les gentils gagnent...
    Voilà en gros la trame du scenario dont l'originalité exubérante n'aura pas échappé à votre sagacité.

    Pour autant, G.I. Joe c'est aussi des dialogues d'une profondeur sidérante :
    - "Hooo mon dieeeu, j'ai perdu... C'est ma première défaite de ma vie... Et dire que mon père m'a appris à toujours gagner, bouhouhouhou.... (océan de larmes)
    - Oui mais le plus important n'est-il pas que tu sois encore en vie ?
    Les scénaristes n'ont par ailleurs reculé devant rien :
    - Hummmm.... d'après la longueur de son ombre et l'heure à laquelle la photo a été prise, sachant que l'image induit une perte de 17% et que le sujet mesure 1m86, j'en déduis que le clichet a été pris au Kizristirsministristan !

    Hé oué, les
    G.I. Joe c'est aussi la technologie la plus avancé au service du bien...

    Manichéen, qui n'évite aucun cliché, la démesure poussée à son paroxysme, il ne faut pas attendre de ce film ce qu'il ne promet pas ! Si vous vous interrogez sur la portée sémiologique du discours Kirkegardien dans la prose de Edmond Rostand vu par François Mauriac, passez votre chemin ! Si en revanche vous voulez passer un agréable moment de distraction - lecture possible voire recommandée au second degré - à grand renfort d'effets spéciaux où ça explose dans tous les coins 225 fois par minute, alors c'est ici que ça se passe !

    Pour ma part j'ai passé un bon moment, ce qui n'est déjà pas si mal au fond. Le scénario construit de toutes pièces pour les besoins de la cause n'a rien d'original, ce qui a déjà le mérite de ne pas trahir le matériau de base, laissant libre champ aux scénaristes pour laisser galoper leur imagination dans une surenchère débridée qui ne connait pas la crise.

    Seul point faible s'il en fallait trouver : les effets spéciaux pas toujours à la hauteur. Certaines textures et renderings semblent un peu bâclés : la texture du sable au début du film, celle des avions en général pour lesquels l'aspect métallique est un peu trop lissé, les avions eux même s'intégrant souvent maladroitement au reste des décours. Des critiques similaires peuvent être adressées dans les mêmes termes aux scènes sous-marines. Dommage de voir les ficelles du tour de magie, mais dans l'ensemble cela fait une assez bonne moyenne et le tout conserve une certaine tenue.

    La fin du film - qui fait étrangement penser à Star Wars - est également ultra-prévisible à tel point qu'il y a fort à parier que ce "Réveil du Cobra" appelle un opus 2 que l'on devine déjà en gestation dans les studios de production.

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