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  • 26 juillet 2016

    Ras la cuve

    Un nouvel incident aujourd'hui. Un nouvel attentat, soit-disant revendiqué par des fous de dieu en mal de sensations fortes. Non pas un lieu de foule, non pas un aéroport, non pas un camion de la mort roulant à fond de train sur une avenue piétonnisée. Non. Un curé et des bonne sœurs, en pleine messe. L'archétype de l'inoffensif... Un symbole pourtant très fort.

    C'en est trop. Trop en trop peu de temps pour que nous comprenions ce qui est en train de nous arriver. Peut-être est-ce déjà trop tard pour que nous puissions réagir et couper court à la gangrène qui nous bouffe malgré nous et dissout peu à peu un lien social déjà fortement distendu.

    Je ne jetterai pas la pierre à untel ou à tel autre en hurlant qu'ils n'en ont pas fait assez ou pas fait assez bien au bon moment, qu'ils n'ont pas pris la juste mesure des choses, qu'ils ont laissé faire et s'installer les racines désormais solidement ancrées d'un arbre sur lesquels mûrissent aujourd'hui les funestes fruits du mal.

    Je constate seulement que la situation tourne au vinaigre, que l'on en a certainement perdu le contrôle et que, quoique veuillent le dire nos élus dont encore aujourd'hui Ségolène Royal, la peur monte. Parce que démonstration est faite que nulle part nous ne sommes réellement en sécurité..

    Pendant ce temps, je subodore que nos fous de dieu à nous en mal de croisade et nos revanchards de la souveraineté nationale de grand-père en petite fille, se frottent les mains, songeant à tort ou à raison que les faits leur donnent enfin raison.

    Elles vont être belles les prochaines élections...

    10 commentaires:

    1. "Parce que démonstration est faite que nulle part nous ne sommes réellement en sécurité..."

      Pas même dans nos voitures ou dans nos blocs opératoire où parfois nous mourrons ou, au mieux, nous ressortons parfois blessés à vie. Cela ne nous empêche pas de risquer tous les jours nos vies sur les routes et de confier nos corps aux chirurgiens. Et nous avons bien raison, sinon on ne vit plus.

      Il est important de relativiser et de ne pas céder à la psychose, ce que ces tarés souhaiteraient précisément.

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    2. Je rejoins l'avis de Maxlemans. Ne pas paniquer, ne faire le jeu d'aucune idéologie. Mais rester attentif et veiller.

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    3. @ Celeos et MaxLeMans : Subir une opération chirurgicale, conduire un véhicule automobile, on le sait, ça comporte des risques d'accident, lesquels peuvent être mortels.
      Aller à la messe, par principe, non. Et surtout pas celui de se faire égorger vif.
      Se promener sur le bord de mer à Nice peut en comporter. Mais certainement pas celui de se faire écraser par un camion qui a volontairement franchi tous les dispositifs de sécurité.

      Ce qui nous est démontré c'est que la menace peut surgir de n'importe où, même de l'endroit le plus inoffensif.

      Alors non, il ne faut pas céder à la panique ni cesser séance tenante de mener notre vie aussi normalement que nous la menions jusqu'alors. Mais dire que tout va bien dans le meilleur des mondes et faire mine de notre indifférence me paraît un poil difficile.

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    4. Aller à la messe est dangereux. Regarde ce qui est arrivé à la mère d'Amélie Poulain (c'était le moment de détente).

      Pour redevenir sérieux deux secondes, ce que j'entends dans mon propos, c'est que le risque nul n'existe pas. Des risques nouveaux naissent en permanence : on l'a découvert avec les vaccins, on le découvrira peut-être demain avec nos téléphones mobiles, on le découvre aujourd'hui avec le terrorisme. Vivre est un risque. Et pour ma part, étant donné la probabilité extrêmement faible d'être zigouillé par un fou furieux fanatique, mis en parallèle avec d'autres risques qui sont démesurés en proportion, j'ai pris le parti d'être indifférent à ce risque. Si ça doit m'arriver, et bien ça m'arrivera.

      Je rappelle, à toutes fins utiles, qu'il y a 12000 morts/an lors d'un accident domestique, entre 30000 et 40000 décès par an d'accidents médicaux, qu'il y a eu 3 461 morts sur les routes de France métropolitaine en 2015. En comparaison, 232 morts français entre 2001 et 2015 en France et à l'étranger pour cause terroriste dont de 130 personnes à Paris et à Saint-Denis. Si on ajoute les victimes de Nice, 86 morts, "seulement" 318 morts entre 2001 et 2016, en moyenne 21 morts/an. C'est toujours trop, j'en conviens. Mais force est de constater que les médias se focalisent sur ces attentats et participent à semer la terreur. A titre personnel, je refuse d'y céder et entend ne rien changer à mes habitudes de vie.

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      1. Si vous mettez sur le même plan le massacre de Nice et les accidents de la route , je vous plains pour cette absence de clairvoyance qui confine au je m' en foutisme.

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    5. Non Paul, je ne mets pas sur le même plan la tragédie qui s'est passée à Nice des accidents de la route. Du moins pas sur les raisons : je pense que tout le monde aura bien compris que d'un côté il s'agit d'un acte délibéré quand de l'autre il s'agit d'accidents. En revanche sur leurs conséquences directes et indirectes, c'est la même chose : des blessés et des morts, des proches qui sont révoltés, parfois même anéantis. À tout moment, on risque de mourir. Et statistiquement, il y a plus de probabilités que ce soit sur la route que sur une promenade au bord de l'eau. Et c'est uniquement sur ce point que je me refuse à changer mes habitudes. Aussi parce que je ne souhaite pas donner raison à ces tarés qui voudraient nous faire peur.

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    6. Il faut toujours garder l'espoir et courage dans ce temps difficile. On n'a pas encore assez de recul pour voir ou savoir le dégât de ces actes barbares.

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