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  • 8 octobre 2009

    District9

    Des martiens rebaptisés "crevettes" en raison de leur ressemblance aux dites, tombés en rade au milieu de presque nulle part et entassés dans un vaste bidonville, fondus de  bouffe pour chat, et dotés d'armes ultra performantes inutilisables par les humains.
    Une organisation humanitaire supposée leur venir en aide et organiser leur déplacement vers un mouroir plus propre. A moins que...?

    Quelques jolies allusions à des films cultes : un fragment de La Mouche par ici, des rappels de Starship Troopers par là, une subtile pincée de Men In Black, beaucoup d'audace et d'ingéniosité, sur un arrière plan pseudo-réaliste bien ficelé qui nous renvoie cruellement face aux événements les moins glorieux de notre Histoire, voire de l'actualité la plus brulante. Une esthétique plutôt aboutie, du rythme, de l'action, du suspens et pas mal d'hémoglobine (tant humaine que E.T.). Des gentils (heu... si quand même, on peu en trouver, disons 2 & 1/2) et des méchants (alors là, plein !)...

    Mais aussi une salve de messages de fond qu'on nous balance en pleine poire sans concession : nous sommes le pire ennemi de ce que nous voulons protéger. Les parallèles sont faciles ; j'ai les miens et vous laisse vous forger les vôtres.

    Pourtant, aussi étrange que cela paraisse, au delà du thème central de l'exil forcé de ces créatures maltraitées, je n'ai pu m'empêcher de faire une lecture écologique de District9 : cette planète que nous tentons de sauver, dont nous essayons de réparer les boursoufflures chaque jour plus enflées, mais dont le destin reste scellé par des intérêts obscurs, contradictoires, égoïstes, lucratifs. Le salut ne viendra pas de l'humanité, bien trop cupide. C'est peut être idiot, peut être pas. Le réalisateur nous propose un regard noir sur l'humanitaire qui ne le serait qu'en surface ; il suffit de gratter un peu pour que surgisse noirceur, laideur et concupiscence. Tels sont les hommes... Tels sommes nous.

    J'aimerais bien savoir ce qu'il est passé par la tête de la crevette à la toute fin du film : "vengeance" ? "oublions vite" ? "planète de tarés" ?

    1h50.
    Une méchante claque.

    Voir aussi QueerAsF, Matoo

    3 commentaires:

    1. Je crois que c'est la meilleure critique de District 9 que j'ai lu jusque là ! Bravo ! :))

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    2. 100% d'accord avec toi (et avec Matoo, par là même).
      Comme je l'avais dit à un ami : ce n'est pas vraiment un film à la gloire du genre humain...

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    3. Encore un film qui me fait envie ...
      De le SF, visiblement bien mise en scène, et un côté décalé qui donne à réfléchir (ça change des blockblusters us)
      Sur ma waiting list à l'occasion !

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