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  • 26 novembre 2015

    Carpaccio de chaton au raifort et à la citronnelle

    9 commentairess
    Ce n'est un secret pour personne, à l'heure où les rues se parent de décorations multicolores, les fêtes de fin d'année approchent à grands pas et, avec elles, le rituel cortège des repas de famille.

    De Noël à Nouvel An, ce sont autant d'occasions de se réunir autour d'une belle table afin de savourer ensemble de bons petits plats cuisinés avec amour. En bonne ménagère attentionnée que vous êtes, vous commencez donc fort légitimement à vous à vous préoccuper de vos menus de réjouissances.

    Mais voilà, qu'allez-vous cette année servir à vos convives ? Comment en effet sortir du sempiternel saumon fumé toujours trop salé et du boudin blanc bon marché (que certains associent aux pratiques les plus viles) ?

    Sans pour autant tomber dans le piège blingbling du caviar que personne n'apprécie véritablement (ha... si ? Vous aimez vraiment cela ...?), nous vous proposons aujourd'hui une recette fraîche, simple et savoureuse qui ravira petits et grands : un délicieux carpaccio de chaton aux arômes inédits qui ravira vos papilles et surprendra vos invités.


    Carpaccio de chaton au raifort et à la citronnelle
    (pour 6 convives)

    Difficulté *** Prix ***** Temps de préparation *******

    Injustement réduite à la part congrue du chaton krokro mignon et autres lol-cats qui pullulent sur le web, la viande de chaton est pourtant d'une finesse et d'une délicatesse par trop insoupçonnée.

    Consommée en Mésopotamie Septentrionale dès l'aube du IX siècle av J.C., c'est Alexandre le Grand qui popularisera au gré de ses conquêtes le fameux Mlöch, sorte de ragoût mi-cuit à base de chair de chaton, de fleurs de gentiane et de racine de mandragore fermentée dans du lait caillé.

    Dans la Rome Antique, le célèbre Apicius rapporte une recette similaire qui était fort goûtée de César Auguste et servie lors des fêtes du solstice d'été.

    Aujourd'hui c'est une version résolument contemporaine de ce plat éminemment festif que nous vous invitons à réaliser. 

    À vos marques, prêts ? Cuisinez ! 

    Ingrédients :
    • 3 chatons (comptez 1 chaton pour 2 personnes)
    • 10 cuillerées à soupe d'huile de noyau de goyave
    • 5 cuillerées à soupe de vinaigre de fleur de lotus
    • 137 grammes de chair d'agave du Poitou
    • 19 grammes de sel rose de la Baie de Tchankalakoualawüt
    • 2 bâtons de citronnelle bio de Tanzanie
    • 1 racine de raifort fraîche (préférez la Ulalala Sarrachlag Heul, dont l'arôme est plus vif)
    • 2 pamplemousses rose de Nouvelle Ecosse
    • 3 kumquats de Lituanie
    • 226 grammes de fromage de zèbre frais 


    Préparation : 

    1/ La veille, dépecez soigneusement les chatons que vous aurez préalablement fait préparer par votre chatonnier. A l'aide d'un bon couteau, découpez-les en lanières un peu épaisses d'un demi-centimètre.

    Disposez la chair sur une grande planche de cèdre, couvrez d'un linge et d'un poids pas trop lourd et laissez reposer à l'air libre pendant au moins 12 heures.
    Astuce du chef : 
    Choisissez uniquement des chatons âgés d'au minimum 3 mois sans excéder le seuil de 6 mois au maximum. En effet, en deçà de 3 mois la chair de chaton, particulièrement tendre, se transforme assez facilement en une pâte informe, ce qui nuirait à sa tenue et préjudicierait gravement à la réussite de votre recette.
    En revanche, au-delà de 6 mois, la chair commence au contraire à devenir dure et filandreuse, ce qui pourrait s'avérer particulièrement désagréable en bouche. 
    Il est donc fondamental que, lors de votre commande, vous précisiez bien cet impératif à votre chatonnier qui se fera un plaisir de vous fournir des chatons de la meilleure qualité.
    Autre précaution, choisissez vos chatons bien vigoureux et joueurs, signes de qualité tant sanitaire que gustative. Faites le test de la baballe : lancez une balle de tennis et repérez ceux qui s'élancent d'un seul bond et sélectionnez les plus joueurs. 
    2/ Toujours la veille, faites infuser les 2 bâtons de citronnelle, fendus en 2 dans le sens de la longueur, dans l'huile de noyau de goyave. Faites délicatement chauffer le tout au bain marie pendant 6 heures. Laissez ensuite reposer  à l'air libre, simplement couvert.

    3/ Le jour même, pressez le jus des pamplemousses.Versez le vinaigre de fleur de lotus dans un petit bol, ajoutez le sel rose de la Baie de Tchankalakoualawüt ainsi que le jus de pamplemousse, 113 grammes de fromage de zèbre, puis fouettez vivement jusqu'à obtenir un mélange mousseux.
    Réservez au frais.

    4/ Filtrez l'huile à la citronnelle à l'aide d'un carré de soie et réservez à l'air libre. 

    5/ Pelez la racine de raifort. À l'aide d'un économe ou d'une mandoline, taillez une douzaine de lamelles dans le sens de la longueur (comptez deux lanières par personne). Prenez garde à vos doigts... Ce n'est pas vous, le carpaccio ! Puis réservez au frais.

    6/ Taillez les  kumquats en quartiers en gardant la peau.

    7/ Pelez l'agave du Poitou, et taillez sa chair en julienne.

    8/ Dans un saladier en cristal de Baccarat, réunissez les lamelles de raifort, les quartiers de kumquat, la chair d'agave. Émiettez les 113g restant de fromage de zèbre. Arrosez avec 5/8 du mélange au vinaigre puis brassez sans trop insister pour ne pas casser la chair des fruits.  

    10/ Passez maintenant à l'étape ultime : le dressage.
    Disposez dans chaque assiette une dizaine de lamelles de chair de chaton, A l'aide d'un pinceau, badigeonnez-la assez généreusement d'huile infusée à la citronnelle. Puis ajoutez de façon harmonieuse les lamelles de raifort, les quartiers de kumquat et les dés d'agave. Gardez au frais environ 1 heure puis servez bien frais, en présentant les 3/8 restant de vinaigrette au fromage de zèbre dans une jolie coupelle, à part, à discrétion des convives.

    Accord mets-vin

    La viande de chaton, fine et délicate, s'accommode assez mal des vins traditionnels. Relevée de raifort et de citronnelle, il lui faut une réplique toute en fraîcheur et en vivacité, à l'image de ces petits animaux attendrissants.

    Notre choix se porte donc fort naturellement vers un saké millésimé, servi tiède, dans la plus pure tradition du saké. C'est là assurément l'accord parfait pour un repas sans faute note.

    Pour ceux et celles en quête d'un peu plus d'exotisme, un Tokay de Hongrie 2007 peut s'avérer un excellent compromis qui accompagnera tout aussi bien, dans la continuité de vos agapes, une tarte fine aux foies de taupe meringuée.

    Et Bon Appétit bien sûr !

    21 novembre 2015

    Pluie de novembre

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    Voici venue la pluie, la pluie de novembre. La pluie froide, glaciale, pénétrante. Une pluie de désolation qui s'abat sur les arbres agonisants qu'étouffe un ciel d'abandon.

    Je n'ai jamais aimé le mois de novembre, sa détresse soudaine après l'agitation tourbillonnante de l'été puis la pétillance méridionale de l'automne si doux et la tiédeur de l'arrière saison, naguère encore  voluptueusement languissante.

    Novembre, Brumaire, période des brumes et des brouillards dont je peux savourer certains matins le spectacle, grandiose et féerique à la fois, de la campagne en éveil au sortir de la nuit et de ses pudiques paysages opalescents voilés de brumes, mollement éclairés par le disque blanc du soleil.  

    Novembre, Frimaire, la période des premiers froids, des manteaux noirs et des premières écharpes, des mains dans les poches et des regards plongés dans le vide le long des trottoirs gris. Novembre, ton teint délavé et tes immeubles désolés qui pleurent sous ta lumière crue parsemée d'oiseaux tristes.

    Non je n'ai jamais aimé cette ambiance de mois de novembre, porteuse de mélancolie.
    Et pourtant, très étrangement, cette année, elle m'avait manqué.

    16 novembre 2015

    Place du Capitole

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    Dimanche 15 novembre 2015
    Place du Capitole, Toulouse.

    15 novembre 2015

    La photo du mois : "Mémoire"

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    Puisque quoi qu'il advienne la vie continue, et que nous sommes aujourd'hui le 15 Novembre, mettons l'angoisse la tragédie quelques instants de côté pour notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour ce mois de Novembre, c'est elPadawan qui nous avait proposé le thème "Mémoire".
    "Pas de note ni d'explication. Je vous laisse la liberté d'interpréter le thème comme bon vous semble. En dire plus serait déjà vous orienter..."
    Un thème ouvert, très large, qui laisse la place à de multiples interprétations. Voici la mienne :


    La mémoire... sans elle pas de passé, pas même de futur. Seulement un présent constant et éternellement fuyant. Graver un signe dans la pierre, sur une tablette d'argile ou une feuille de papier, en laisser une trace, c'est fixer cette mémoire pour que d'autres, après nous, puissent accéder à leur tour à cette information et qu'elle se  puisse se transmettre fidèlement à travers le temps et l'espace,

    Du bloc de marbre au rouleau de parchemin, du premier document imprimé au CD-ROM (pour Read Only Memory) gravé sous le stylet du laser, et jusqu'à la clé USB, les progrès techniques ont permis un accroissement vertigineux de la capacité de stockage et donc de la capacité de fixer, sur des mémoires inertes, un volume prodigieux d'informations. Toujours plus. La clé de cette photo a dix ans et une capacité de 250 Mo qui nous paraît aujourd'hui bien ridicule à côté des Giga-Octets qui sont désormais de mise.

    Se souvenir de tout pour ne rien oublier. Une information immédiatement et mondialement accessible. Mais au fond pour quoi faire ?  Il y faut probablement un peu d'humanité, pour que la mémoire se fasse souvenir... 

    Si vous n'avez pas la mémoire trop courte, vous vous rappellerez que la photo du mois continue sur les autres blogs participants  :

    A'icha, AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Canaghanette, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julia, Julie, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, N. Madiot, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Suki, Testinaute, Thalie, Tuxana, Un jour, une vie, Visites et voyages, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    14 novembre 2015

    13 novembre 2015

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    “Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste.”
    [Victor Hugo / Choses vues, 1851] 

    11 novembre 2015

    James Bond - Spectre

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    Spectre

    Réalisé par :  Sam Medes

    Avec : Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux

    Genre : Fashion TV, Le tour du monde en 80 jour, Hacker Magazine.

    Durée : 21.43 fois 007 minutes

    Synopsis : Épuisé par sa précédente et éprouvante mission, Bond prend quelques jours de vacances sous le ciel de Mexico et devient fou au son des rythmes tropicaux. Entre deux verres de tequila et quelques bouchées de nachos, il décide de redessiner quelque peu le plan local d'urbanisme à coups d'explosifs avant de s'adonner à l'un de ses loisirs préférés, la voltige en hélicoptère. 

    Toutefois cette petite incartade hors mission déplaît à ses supérieurs qui le grondent très très fort. Hé non, ce n'est pas le moment de faire le pitre au moment même où le Grand Chef décide de faire un peu de ménage dans les services avec l'arrivée d'un petit geek aux dents longues capable de finir Call Of Duty en moins d'une heure les yeux bandés, et qui reprend instamment les rênes de la ménagerie.

    Vexé dans son orgueil, et armé de son plus beau costume, Bond part pour Rome assister à une réunion TupperWare sans y avoir été préalablement invité.

    Pendant ce temps, quelque part dans un mystérieux lieu tenu secret, des méchants ourdissent un plan démoniaque pour asservir le monde à leur concupiscence sans borne. 

    Ça tombe bien 007 est déjà sur le coup. 

    Extraits :  [Attention, spoilers !]
    ♫♪Toum-toum toudoudoum-toum, ♪♫ toum toudoudoum toum... ♪♫

     Vrrrrrrrrraaaaaaaaaaoumm...

    - Mon précieeeeuuuux...!

     Tacatacatacatac !

    - Bonjour James.

    - Ho elle est jolie la voiture....

    ♪♫♪ Toum-toum toudoudoum-toum, ♫♪ toum toudoudoum toum... ♪♫

    - Gniark gniark gniark... On est les méchants....!

    Vroum vroum vroummmm.... (plouf !)

    - Tatoukacé le navion...!

    Pif paf pif paf pif paf !

    - Mwouahahaha....

    - Ho James...

    ♫♪♫ Toum-toum toudoudoum-toum, ♫ toum toudoudoum-toum... ♪♫

    L'avis de la rédaction : Acclamé lors de la denière Fashion-Week pour sa collection printemps-été 2016, le dernier James Bond, Spectre, est assurément un très grand cru du prêt à porter masculin. Car l’émotion était partout. 

    Le Bond version printemps-été 2016 est plutôt chic, sobre, et urbain. Un savant mélange de coupe 60’s et d’inspiration sportswear. La retenue est toutefois de mise cette saison chez Maison Bond qui avait pourtant habitué les fashion addicts à un style plus expérimental et déstructuré.  Les petits blousons sont très alléchants et les slim vernis portés avec des vestes trois boutons sont parfaits. Enivrant !

    S'agissant du scénario qui se déploie en un kaléidoscope visuel de cartes postales et de situations pour le moins rocambolesques (n'est pas Bond qui veut !) toutes parfaitement crédibles, l'action mollement rythmée s'enchaîne aux quatre coins du monde. Et à vouloir trop en faire, Spectre finit un peu par se perdre et se noyer dans sa propre ambition. Ce faisant et sur la même cadence, notre James adoré élime ses superbes costumes avec un raffinement inouï. Daniel Craig, ou la classe internationale...

    L'on regrettera néanmoins l'omniprésence d'une musique un tantinet trop présente et irraciblement anxiogène qui vient ternir cet opus globalement regardable quoique relativement convenu.

    En conclusion : Un poil long (d'environ 007 fois 5 minutes), d'un ton globalement assez sombre, suivant en cela la lignée du précédent SkyfallSpectre demeure un film sympatoche, sans plus.
    "L’élégance n’est ni une question de porte manteaux, ni une question de porte monnaie." affirmait Karl Lagerfeld dans une entrevue. Avec un budget de 300 millions de dollars, Spectre démontre qu'un porte monnaie bien rempli y aide un tantinet...

    Note de la rédaction : Karl Lagerfeld de bronze.

    5 novembre 2015

    Arrière-saison

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    Novembre
    Je n'ai pas vu cette année passer
    Depuis fin janvier les semaines s'enchaînent
    Toutes assez différentes, toutes assez pareilles
    Frénétiques

    Des journées bien remplies
    Des instants fulgurants
    Des nuits souvent trop courtes
    Entrecoupées de songes étranges

    Le temps qui passe

    La fenêtre de mon bureau ouverte
    J'écoute la rue
    Le bruit des voitures
    Deux jeunes hommes qui discutent
    Une porte qui claque
    Au loin une meuleuse portée par quelque main caleuse mange du ciment

    Le vent emporte la feuille du platane à l'écorce grise
    L'eau du canal s'étale avec mollesse le long des roseaux
    Un coin de ciel dans une flaque
    Et l'ombre longue qui s'allonge sur le granit

    Envie de lecture
    De canapé au coin du feu 
    De gâteau au chocolat encore tiède

    Un peu de douceur
    De tendresse

    Cette arrière saison déraisonnable n'encourage pas au labeur
    Il faut bien pourtant...

    Le rythme lent 
    Du temps 
    Qui 
    Passe.

    2 novembre 2015

    Les contes de la Forêt Magique : "Bridou le Caribou a perdu ses boules"

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    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique. 

    Les animaux de la Forêt Magique ont un grand copain : Tambour Major. Il est très grand, et très costaud. C'est le plus fort de toute la Forêt Magique ! Avec lui on s'amuse, on pleure, on rit, il n'y a pas de méchant, que des gentils. Et Tambour Major aime beaucoup ses amis de la Forêt Magique.

    Ce matin-là dans la Forêt Magique, alors qu'il se promenait sous un vaste chêne pour ramasser des glands, les oreilles de Tambour Major furent attirées par de longs et lourds sanglots provenant du bord de la Rivière Enchantée.

    Mais qui donc pouvait être en train de pleurer de la sorte, alors que les fêtes de Nawouel approchaient peu à peu et que toute la Forêt Magique commençait à bruire jovialement de tous ces réjouissants préparatifs ? 

    S'approchant des berges, non-loin du Vergé des Muses, il aperçut Bridou le Caribou en train de pleurer à chaudes larmes, entouré de tous les petits animaux de la Forêt Magique, tous bien en peine devant un pareil spectacle.

    Intrigué et attristé de voir son ami si triste, Tambour Major interroge :

    "Mais enfin, que t'arrive-t-il ?" demanda-t-il au cervidé apitoyé...
    - J'ai perdu mes boules ! répondit Bridou.
    - Tes boules ?
    - Oui...  Mes boules ! Mes jolies boules de Nawouel. Je ne les retrouve plus !" pleurnicha Bridou en reniflant bruyamment.

    Un frémissement de stupeur se répandit alors parmi tous les petits animaux de la Forêt Magique, horrifiés par cette nouvelle terrible : Bridou le Caribou a perdu ses boules de Nawoel...? Mais comment cela était-il possible ? Sous le coup de l'émotion, Juliette la Moufette en tomba à la renverse. Car aucun drame d'une telle ampleur n'avait frappé la Forêt Magique depuis la triste et sombre affaire du chapeau de Ginette l'Alouette, il y avait déjà bien bien longtemps, affaire dont les animaux de la Forêt Magique ne reparlaient qu'en chuchotant et avec une grande prudence...

    "Ce n'est pas bien grave !  Nous allons les retrouver tes boules ! répondit Tambour Major, de sa jovialité coutumière.
    - Mais... comment ? S'enquit tout tremblotant le Caribou sanglotant.
    - C'est simple, rétorqua Tambour Major, nous allons demander à nos gentils lecteurs de t'en dessiner de nouvelles !"
    - Hoooooooooooo !" Firent admiratifs tous les petits animaux de la Forêt Magique en écarquillant tout grand les yeux...
    - Quelle bonne idée ! Balbutia Bridou qui esquissa un timide sourire et qu'une étincelle d'espoir vint illuminer le regard un peu couillon et encore tout embué.


    Veux-tu aider Bridou le Caribou 
    à retrouver ses boules ? 


    Réalisée avec paint, en 47 secondes...
    1/ Alors prends tes crayons de couleurs, tes feutres, ta tablette graphique, paintbrush ou n'importe quel logiciel de dessin pourrave, la queue du chat... (ad lib)  ou tout ce que tu voudras,

    2/ Et dessine la plus belle boule de Nawouel pour notre ami Bridou le Caribou ! 

    Jolie, super moche, trash ou abstraite, laisse courir ton imagination ! Tu peux même participer plusieurs fois.

    3/ Envoie ton dessin (ou sa photo) au format JPG à tambour.major@yahoo.fr en précisant bien ton nom.

    4/ Tu as jusqu'au 10 Décembre 2015 à minuit.  

    Toutes les boules seront affichées ici même et la plus belle remportera un somptueux cadeau, choisi par Bridou le Caribou lui-même, qui donnera son verdict le 20 décembre !


    "A tes crayons, je compte sur toi !"

    31 octobre 2015

    Clavardage du 31 Octobre 2015

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    Cela fait plus d'une heure que j'ai l'ordinateur ouvert sur les genoux tandis que la télé allumée sur une chaîne quelconque distille ses mièvreries insignifiantes et que je n'écoute que d'une oreille vaguement distraite, tout occupé que je suis à perdre mon temps à faire le tour des dernières publications de mes amis sur FaceBook. Une vidéo de chaton en train de se faire attaquer par une horde de canetons inoffensifs pour l'un, un gif de jolis bears en harnais en train d'onduler en boucle pour l'autre, un article de presse sur les prochaine élections régionales là. Du haut, du grand niveau. Parfait pour mon samedi matin. J'ai besoin de choses simples et faciles. De la bouillie pour cerveau mou, à l'instar de la bouffe pour bébé à gencives molles.

    Je me suis réveillé à 6h30 ce matin. C'est tôt. Trop tôt pour un samedi dont la matinée est destinée à un farniente réparateur. Au chaud sous la couette, j'ai regardé rougir le ciel avant de me lever une petite heure plus tard, avec l'idée d'écrire un billet.

    Je n'aime pas écrire pour écrire. En général mes billets germent et mettent un certain temps avant d'arriver à maturité. Quelques heures, quelques jours, quelques semaines... Manifestement mon idée du jour n'est pas assez développée car je ne sais pas trop encore qu'en dire. En un mot, je me suis rendu compte en regardant les comptes InstaGram auxquels je suis abonné, que mes photos ne mettaient jamais en scène des personnes, seulement des paysages, des bâtiments. Mais jamais de personnes, de visages, ou alors de manière extrêmement rare. Je ne sais pas trop s'il y a de quoi en faire un billet. Probablement pas. Ou, du moins, pas pour le moment. Peut-être me faudrait-il avoir les idées plus claires, ce qui est assez loin d'être le cas.

    J'ai fait des rêves bizarres ces deux dernières nuits. Hier j'ai rêvé que je montais chez moi en prenant les escaliers et non pas l'ascenseur. Curieux, je pénétrais dans un appartement donnant directement dans le hall d'entrée au sol de pierre gris clair. Il n'y avait pas de porte. Les murs de cet appartement étaient revêtus de faïences aux couleurs vives et de formes géométriques caractéristiques des années 70. Du rouge, du blanc étincelant, du marron, du bleu foncé bigarré d'autres couleurs. Très lumineux, cet appartement était vide et ne comptait qu'une seule pièce assez vaste en apparence. En ressortant, je croise quelqu'un que je ne connais pas. Un black. Je ne sais pas qui c'est. Puis je reprends mon ascension des escaliers de marbre blanc, veinés de gris. Soudain, je me retrouve sur un échafaudage métallique en plein air, il fait presque nuit ainsi qu'en atteste la couleur du ciel au dessus de ma tête ainsi que les lumières colorées que je discerne en bas. Je comprends que je suis toujours dans les escaliers mais dans cet enchevêtrement de poutrelles de métal, je ne trouve pas mon chemin et je commence à paniquer. En face de moi arrivent deux enfants d'une dizaine d'années qui jouent à escalader ces "escaliers" dans lesquels j'ai bien du mal à retrouver ma route. L'un d'eux porte un pull orange.

    Cette nuit j'ai rêvé que l'on me tirait dessus. La scène se passait dans une sorte de musée. Ambiance de lumières feutrées, couleurs douces de ton crème. Des escaliers, encore, au dessus et au dessous. De beaux escaliers à angle droit mais avec une très belles lignes courbes qui accentuaient l'impression globale de douceur déjà installée par la lumière et les couleurs. Le genre de lignes qui marquent la pâte d'un architecte. Je dois avoir 14 ans. On m'agresse, on me veut du mal, je ne me souviens pas exactement des circonstances. Il y est question d'une sorte de dispute entre moi et quelqu'un d'autre de très agressif, la tension monte très vite et très fort. On me tire dessus avec une arme. C'est assez confus. Avant de me réveiller, je vois l'autre, celui qui a tiré, au sol, face contre terre. Je l'ai poussé, ou je lui ai également tiré dessus, je ne sais pas, je ne sais plus.

    En écrivant ce billet de manière plutôt automatique, je me rends compte que c'est la troisième fois en quelques semaines qu'il est question d'un escalier dans mes rêves. Le premier s'effondrait au fur et à mesure que je le construisais. Je me perds dans le second, et tue quelqu'un dans le troisième. Ce n'est pas bien glorieux. Je ne sais pas trop ce que cela signifie. Peut-être faut-il y voir la manifestation onirique de certaines angoisses professionnelles qui me tenaillent depuis quelques semaines. Des décisions à prendre, des orientations à me donner, des responsabilités pour lesquelles je ne suis pas sûr d'encore avoir les épaules assez larges pour les endosser, même si l'on m'assure que si...

    Finalement et malgré moi ce billet s'est écrit un peu tout seul.
    Nous sommes le 31 octobre 2015, il est 11h47.

    Je dois aller prendre ma douche et me faire couper les cheveux.
    Des choses importantes.

    Ma vie presque ordinaire...

    22 octobre 2015

    Place de la Major

    2 commentairess
    De l'envie profonde de visiter cette ville ou de l'envie de découvrir l'endroit où mes parents s'étaient pris en photos voici presque quarante ans, lors de leur deuxième année de mariage, je ne sais pas exactement ce qui m'a poussé à faire un détour par Arles.

    Toujours est-il que la semaine passée, lorsque j'appris que je devais me rendre dans le Sud Est de la France pour une mission flash-éclair de 36 heures et que, préparant mon trajet, je me suis aperçu que ma route allait croiser cette ville qui inspira une jolie nouvelle à Alphonse Daudet et l'un des chef-d'oeuvre de tous les temps à Georges Bizet, l'évidence se fit que je m'arrêterai quelques heures en terres camarguaises.

    Le temps m'étant compté, je focalisais ma visite sur le cœur de la ville, à savoir son amphithéâtre et son théâtre romains, distants de quelques pas. 

    Dire que je n'ai pas été impressionné par ces deux édifices serait un mensonge. Marcher le long des pierres pluriséculaire provoque inévitablement une sensation de grandiose auquel je suis particulièrement sensible.

    Imaginer qu'ici même, en d'autres temps, la foule gallo-romaine a arpenté les mêmes lieux, effleuré cette même pierre, regardé le même ciel, qu'ici-même des gens ont ri, pleuré, applaudi en des temps tellement lointains et en parlant une langue que je ne comprendrais pas, a quelque chose de véritablement sidérant. On est bien peu de choses, face à ces pierres immuables.

    Pourtant c'est je crois en admirant la ville du haut d'une tour que je crois avoir deviné que la véritable beauté d'Arles résidait moins en ces deux monuments, qu'en ses rues et ruelles serpentant par dessous les tuiles rouges des toitures biscornues.

    Visiter une ville au pas de charge a quelque chose de frustrant. On voit, mais on ne ressent pas. On entend, mais on n'écoute pas.

    On respire sans sentir, on marche sans prendre le temps de vibrer. 

    On regarde mais l'on ne perçoit pas le rythme de la ville, ses sons, ses odeurs, ses us... bref tout ce qui fait qu'ici ce n'est pas exactement pareil que là-bas.

    C'est d'ailleurs l'une des grandes richesses de notre beau pays que cette variété de territoires, de terroirs, d'architectures. Faire 200 kilomètres et avoir tout à découvrir...

    Et du peu que j'ai pu en voir en deux petites heures qui m'étaient imparties, je sais que je reviendrai découvrir ce que la belle arlésienne cache sous ses jupons.