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  • 1 novembre 2008

    Mignonne allons voir si la rose...

    L'oeuvre poétique d'Arthur Rimbaud tient dans l'inconscient collectif de nos contemporains une place toute particulière au milieu des Verlaine, Hugo et autre Baudelaire. Nous avons tous plus ou moins ânnoné alors que nous étions gamins, quelques vers de ces auteurs sans forcémment en comprendre parfaitement le sens. Aussi, poussé par une saine curiosité, je me procurais voici quelques mois déjà, les Poésies de Arthur Rimbaud et de quelques autres afin de combler un vide non seulement dans les rayonnages de ma bibliothèque, mais surtout dans mes connaissances, très maigres en la matière.

    Si j'ai lu avec un plaisir sans faille l'ami Victor Hugo, je vous avoue que l'effet d'un Arthur Rimbaud n'est pas tout à fait le même. Enfant terrible et rebelle - sauvageon, voire racaille sur les bords aurait-on dit aujourd'hui - la poésie de Rimbaud ne caresse pas dans le sens du poil. Où alors avec un peigne asséré de lames de rasoir ! L'angulosité du texte se dispute avec l'amertume du propos, mais toujours avec une fluidité et un naturel qui forcent l'admiration.

    Pourtant hier soir, au détour d'un alexandrin, je tombais nez à nez avec un sonnet ouvrant l'Album Zutique, particulièrement délectable et qui m'a fait songer au subtil gag que Ronsard a dissimulé dans le sonnet dont j'ai choisi les premiers vers pour titre de ce billet. 

    L'IDOLE 
    Sonnet du Trou du Cul

    Obscur et froncé comme un œillet violet
    Il respire, humblement tapi parmi la mousse
    Humide encor d'amour qui suit la fuite douce
    Des Fesses blanches jusqu'au cœur de son ourlet.

    Des filaments pareils à des larmes de lait
    Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
    A travers de petits caillots de marne rousse
    Pour s'aller perdre où la pente les appelait.

    Mon Rêve s'aboucha souvent à sa ventouse;
    Mon âme, du coït matériel jalouse,
    En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

    C'est l'olive pâmée, et la flûte câline,
    C'est le tube où descend la céleste praline:
    Chanaan féminin dans les moiteurs enclos ! 

    Certes il n'est pas de l'entière main de Rimbaud, son compère Paul Verlaine en étant le co-auteur. Néanmoins, je m'étonne que ce chef-d'oeuvre ne soit pas enseigné en classe...

    9 commentaires:

    1. Pour avoir épousé une qui est devenue depuis Docteur es Musicologie, spécialisée dans Verlaine et Debussy, j\'ai moi même du jeter un oeil à certaines pages de Verlaine que je ne connaissais pas non plus (même si ce sonnet, qui siffle sur nos tête, est peut-être un peu plus connu...). Je ne pensais pas, par exemple, que le verbe gamahucher puisse faire partie d\'un autre art que celui de la gauloiserie paillarde... et pourtant, sculpté par un Verlaine il se trouve également dans son oeuvre. A ce titre là, je te renvoie aussi au sketch de Timsit sur le chauffeur de taxi qui explique Ronsard ("mais la rose, mais la rose, mais... c\'est la chagatte")... tu y retrouvera l\'inspiration à nu... (Eluard aussi à écrit quelques très beaux textes, mais beaucoup moins crus, tout de même...)

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    2. Cantiques des Cantiques*

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    3. Et j\'allais oublié le Cnatique des Cnatiques... mon Dieu...

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    4. Verlaine et Rimbaud auteurs de ce poéme? M\'étonne pas. Z\'étaient toujours l\'un dans l\'autre, ces deux-là.

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    5. Lorsque je parle de la farce de Ronsard, constatez vous-même l\'étendue des dégats en relisant la première strophe de la célèbre "Mignonne..." en tenant compte non pas des allusions graveleuses du père Ronsard, mais plus particulièrement de la première lettre de chaque octosyllabe... Déguster sans modération !
       
      Hé oui, un peu de brutalité dans un monde de douceurs.
       
      Tiens, je devrais peut être me lancer dans la lecture de l\'oeuvre poétique de Pierrot moi ^^

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    6. Cher T.M.
       
      Entièrement d\'accord avec toi. Pourquoi ces quelques lignes ne sont pas enseignées à l\'école ?? C\'est extrêmement bien traduit et interprété. Bravo à toi d\'avoir trouvé ce magnifique sonnet.
       
      Pas mal occupée ces jours-ci et de surcroît malade,
      Pour laisser sur mon blog, quelque chose de potable...
       
      Bon c\'est pas du Verlaine ou de son co-auteur, mais j\'aurais essayé.
       
      Salut à toi T.M. et une p\'tite biz !

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    7. "L\'angelot maudit" est pas mal non plus, bien qu\'un peu plus terre à terre...

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    8. "L\'angelot maudit" est pas mal non plus, bien qu\'un peu plus terre à terre...

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