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  • 16 novembre 2018

    Journée Mondiale de la Chocolatine

    Décriée, critiquée, moquée, dénigrée, copiée et jamais égalée, la Chocolatine n'a pas dit son dernier mot.

    Les Toulousains en ont rêvé, ils l'ont fait ! La Chocolatine connaît ce 16 novembre 2018, sa première journée mondiale dans la Ville Rose.

    Toulouse célèbre ainsi, en un jubilatoire pied de nez aux polémiques qui inondent régulièrement les réseaux sociaux, la viennoiserie devenue une sorte de symbole du Sud-Ouest.

    La chocola-quoi ?

    La C.h.o.c.o.l.a.t.i.n.e.!
    Comme le pain au chocolat qui lui emprunte tout et dont le nom est de rigueur dans les trois quart de l'hexagone, la Chocolatine est une viennoiserie constituée de pâte levée feuilletée, généralement de forme rectangulaire, et fourrée avec une barre de chocolat noir.

    Chocolatine, donc.
    C'est pourtant pas compliqué.

    Mais il vient d'où ce nom ridic si joliment exotique ?

    Si l'on en croit certains sites qui se sont longuement penchés sur la question, l’hypothèse la plus probable de l’origine du nom « chocolatine » (la seule, la vraie) viendrait de l'autrichien Schokoladencroissant. Selon cette théorie, par homophonie, les français auraient progressivement transformé ce mot par un glissement de la sonorité Schokoladen vers celle de Chocolatine. Car, en Autriche, si vous demandez un pain au chocolat, un vous servira le Schokoladebrot, c'est à dire une sorte de cake au chocolat.

    En effet, selon l'historien culinaire Jim Chevalier, c'est le boulanger autrichien Auguste Zang qui aurait introduit la viennoiserie en France. Ce viennois né en 1807 et mort en 1888 dans la capitale Autrichienne, a introduit avec grand succès les viennoiseries à Paris. Venu s'installer en France en 1837, il ouvrait dans les années 1838-1839 une boulangerie viennoise au 92 rue de Richelieu dans laquelle le tout-Paris se pressait afin d'y acheter et d'y savourer des Kipferl, l'ancêtre du croissant. 

    D'ailleurs, ce nom, Chocolatine, n'est pas propre aux quelques régions de France que le reste de nos concitoyens jalouse en silence. Ainsi au Canada, et plus particulièrement au Québec, on dit plutôt Chocolatine. Dans les pays germanophone, c'est le terme Schokoladencroissant qui prévaut. Dans les pays anglophones, notamment chez l'Oncle Sam, mais aussi en Australie et semble-t-il en Nouvelle-Zélande, on dit Chocolate croissant. Au pays de Cervantez, la Chocolatine se travestit en Napoletanas. Enfin, il semble que l'on parle également de Chocolatine au Mexique et en Amérique Latine (même si je ne me souviens pas en avoir vu une seule en Argentine).

    Ils sont bizarres ces gens du Sud-Ouest... non ?

    Absolument pas. Ce n'est pas parce que nous sommes minoritaires à avoir raison que nous avons tort face à la majorité.

    Les plus insolents rétorqueront qu'à ce compte-là il faudrait appeler un pain aux raisins une « raisintine ». Je leur demanderai simplement comment les Alsaciens appellent un pain au raisins : Escargot ou Schneck, et on ne les embête pas avec ça, que je sache.

    Même les grands Chefs se mêlent à cette querelle bon-enfant. Ainsi le  7 novembre dernier, Guillaume Gomez, cuisinier en chef de l’Élysée, prenait ouvertement de parti du Pain au Chocolat sur son compte tweeter :



    Mais la riposte de la #TeamChocolatine ne devait pas tarder car, le 13 novembre le chef Michel Sarran (épaulé par Philippe Etchebest et Hélène Darroze, excusez du peu) lui répondait par une vidéo pas piquée des vers, restaurant ainsi la seule vérité vraie, qu'une majorité de la population française feint d'ignorer (la force du déni, que voulez-vous...) :
    Parangon de la résistance face à l'uniformisation des cultures dans un mode globalisé, la Chocolatine s'offre aujourd'hui sa première journée mondiale, et je ne peux très chauvinement que m'en réjouir.

    Mais alors il faut dire comment ? 

    Appelez-là comme vous voudrez mais, ici, dans le Sud-Ouest en général et à Toulouse en particulier, on dit Chocolatine.

    Et puis c'est tout.

    Macarel !

    4 commentaires:

    1. Je dis "chocolatine", d'autant plus que mes boulangers sont aveyronnais ! Et puis, c'est plus gracieux que "pain au chocolat".

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    2. Nommer les choses est certes important. Mais plus que la nomenclature des pains aux chocolat, que la taxonomie des viennoiseries ou que la philogénie des cousins du croissant, il me semble que l'essentiel est de bien les préparer et bien les dévorer.

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