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  • 25 février 2021

    Il faut que tu respires - A propos de l'apnée du sommeil

    Avant, mes matins étaient groumpf... Mais ça c'était avant.
     
    Voilà un peu plus de deux mois que je suis appareillé pour de l'apnée du sommeil qui me pourrissait les nuits. Pour ceux qui ignoreraient tout de cette pathologie, l'apnée du sommeil est un trouble du sommeil  qui se manifeste par des arrêts involontaires de la respiration, des apnées, pendant le sommeil.
     
    Ces pauses respiratoires se produisent plusieurs fois par nuit, à une fréquence variable. On considère qu’elles sont problématiques lorsqu’il y en a plus de cinq par heure. Dans les cas graves, elles surviennent jusqu’à plus de trente fois par heure. Elles peuvent durer plus de trente secondes. Autrement dit, toutes les deux minutes, la respiration s'arrête pendant plus de dix secondes et l'on ne respire plus. Toutes les heures. Toute la nuit. Toutes les nuits...

    Généralement, ces apnées sont dues à un relâchement de la langue et des muscles de la gorge. Comme ils ne sont plus assez toniques, ils bloquent le passage de l’air lors de la respiration. Ainsi l’air ne circule pas à cause de l’obstruction des voies respiratoires supérieures.

    Au niveau des conséquences, l'apnée du sommeil est évidemment désastreuse sur la qualité du sommeil puisque l'on se réveille régulièrement pour respirer, avec une délicieuse sensation d'étouffement et généralement trempé de sueur. Le sommeil se trouve donc complètement chamboulé. Et le matin au réveil (le vrai !) c'est la catastrophe. Pendant des mois je me suis réveillé complétement à plat et complètement KO, alors que j'avais fait une nuit de huit heures, souvent avec un mal de crâne de tous les diables. Comme l'apnée du sommeil est souvent jumelée à un fort ronflement, ce qui était précisément mon cas, j'avais aussi quasiment tous les matins une sensation d'irritation du fond de la gorge, précisément à cause de ronflements que l'on m'a déjà décrits en termes homériques. Sans compter une somnolence terrible pendant la journée et contre laquelle de devait lutter à grand renfort de caféine. 

    A cela s'ajoutent les effets pervers : comme le corps est épuisé, le cerveau lance des appels de sucre (de l'énergie !) pour combattre la fatigue. On mange donc davantage, avec une inévitable prise de poids. Sans compter que le dérèglement du sommeil engendre un dérèglement total des cycles hormonaux qui ont lieu la nuit. 

    Bref, un désastre.

    En fin d'année dernière, je décidais donc d'aller consulter un pneumologue afin de prendre les choses en main. Après avoir réalisé un examen du sommeil, le diagnostic était posé, sans surprise aucune. Me concernant ce n'est pas une apnée sévère, mais assez importante pour pouvoir être traitée médicalement par un appareil, un genre de pompe qui envoie de l'air par le nez et qui force le passage là où il est bloqué par la langue et la gorge. L'équipement est maintenu par un jeu de sangles élastiques, afin que l'ensemble soit étanche. Niveau visuel, c'est à mi-chemin entre le masque de Dark Vador et un Facehugger d'Alien... Au niveau de la glamouritude, on repassera.  

    Au bout de deux mois, au niveau des effets, c'est formidable. Je dors. Et je dors bien. En ce moment je me fais des nuits de huit heures d'une seule traite, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années ! Le matin je suis reposé, même s'il m'arrive de faire des rêves assez chelous. Mais surtout je n'ai plus ce foutu mal de tête de l'apocalypse en me levant. Je n'ai plus non plus mal à la gorge. Je suis opérationnel dès mes œufs brouillés avalés et je ne passe plus la matinée complètement amorphe. Et ça, c'est un vrai changement. J'avais oublié que l'on pouvait être bien dès sept heures du matin et parfaitement d'attaque dès huit. Je revis ! Niveau poids, on verra comment cela évolue également. Épaulé par une nutritionniste, j'ai bon espoir de perdre ce qu'il y a en trop d'ici la fin de l'année.

    Purée, j'ai vraiment l'impression de devenir un vieux blogueur pour parler de ça aujourd'hui! 😅

    6 commentaires:

    1. Comme je le disait avant d'être sauvagement censuré par Safari : je compatis, je suis une victime du sommeil salopé (ici par autre chose: ma cervelle). J'imagine aisément ce que tu as vécu. Mal dormir, c'est se reveiller fatigué, épuisé, la cervelle vidée et en mode grrrroumph (voir irritable) et sans énergie dans la journée. A la longue ça use, la fatigue s'accumule. Mais tu connais la solution, et tu es soigné. C'est une bonne chose. Et de mémoire cette apnée du sommeil ce n'est pas un truc de vieux (blogueur).

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      1. Il existe une autre cause à la mauvaise qualité du sommeil : cela s'appelle les voisins... Pour l'instant j'y remédie avec des bouchons d'oreilles.

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      2. moi c'est cette saloperie de bipolarité : ma cervelle décide a 3h ou après 30 minutes de sommeil que NON JE DOIS ETRE REVEILLE A 100% et hop là je peux par exemple être aussi en forme qu'après une nuit complete. Sauf qu'a 3h ou 4 du matin y'a pas grand chose à faire. J'ai déjà testé : courir autour du quartier, bah oui, ça ne fatigue pas trop. Quand je dormais chez mon ex adoré, je finissait dans le canapé , par ce que pour redormir : je bouge pendant 30 a 40 minutes, voir 1h vu que la cervelle dit "non" donc je reveille l'autre et c'est une torture pour la personne qu'on aime... qui ne comprenait pas que je finissait dans le canapé, ou carrément rentré chez moi pour m'occuper sans faire de bruit chez lui. NOS troubles du sommeil peuvent faire chier l'AUTRE dans son sommeil.

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    2. Pareil. Je ronfle, un vrai sonneur. Je me réveille trois fois les nuits, je suis épuisé la journée. Je cherchais justement quel toubib consulter. Voilà je vais suivre ton chemin hop rdv pneumo, merci !

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      1. Ho c'est cool d'avoir pu t'aider :)
        L'examen du sommeil et appareillage sont totalement pris en charge par la sécurité sociale. Et le traitement est bénin. Alors franchement, fonce !

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    3. Bienvenue au club, cher Tambour!
      J'ai été diagnostiqué il y a 23 ans, dans un pavillon construit par Victor Horta, à Jette-Saint-Pierre.
      Vous ronfliez donc comme une soubasse.
      Au sujet de l'orgue, connaissez-vous la recette du « trille américain », telle que me l'a contée mon ami Joseph Woltèche, décédé malheureusement le 20 janvier dernier.
      Un jour, alors qu'il jouait son bel instrument de Saint-Nicolas en Outremeuse à Liège, un commerçant de la rue Puits-en-Sock monte sans autorisation à la tribune et l'interpelle:
      - C'est bien ce que vous jouez. Maintenant, faites donc un trille américain.
      - Un trille américain, je ne connais pas. Qu'est-ce que c'est ?
      Le commerçant s'installe d'autorité sur le banc. Il enfonce le pouce de sa main droite sur le do central d'un clavier et l'y laisse, tandis que du medium de cette main, il bat le ré bémol à droite.
      - Il font tous comme ça maintenant en Amérique !
      Ceux qui jouent du violon ou de la flûte à bec utilisent ce trille depuis longtemps, sans le savoir. « L'Amérique, fille de l'Europe ! »
      Cordialement.

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