• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • Identités Singulières
  • Twitter
  • 18 juin 2013

    A l'ombre du magnolia en fleurs

    13 commentairess
    Lorsque mon frère et moi-même étions gamins, l'un de nos terrains de jeux préférés était sans conteste les placards de cuisine de ma grand-mère. Un buffet tout ce qu'il y a de plus quelconque en réalité, vu par un adulte, mais qui constituait un terrain d'exploration fascinant pour les petits aventuriers que nous étions alors. Notre caverne d'Ali Baba.

    Je m'en souviens comme d'une chose immense, de couleur blanche avec des poignées métalliques anguleuses. Les quatre portes du  bas s'ouvraient sur un véritable bric-à-brac d'objets dont nous ignorions le nom tout autant que la fonction et parmi lesquels nous furetions dans un joyeux tintamarre métallique de casseroles que nous prenions garde de faire s'entrechoquer dans la plus grande discrétion...

    La partie supérieure nous était un peu plus inaccessible sans le recours à une chaise. Au centre, une redoutable porte basculante abritait nappes, serviettes et torchons de couleurs. Je n'ai aucun souvenir de ce qui pouvait se tapir derrière la porte de droite. En revanche, ma mémoire est intacte s'agissant du placard de gauche : le placard à pharmacie. Ma grand-mère n'aimait pas que nous y mettions le nez et pourtant c'était là l'un des spectacles les plus fascinants qu'il m'ait été donné de voir. Sous nos yeux, des étages entiers de boites de pilules, de bouteilles flacons et fioles en verres de toutes sortes et formes contenant des potions extraordinaires.

    Parmi toutes ces potions, il y en a une qu'utilisait souvent ma grand-mère : un bocal transparent contenant une fleur de magnolia conservée dans de l'alcool à 90. Cela sentait vraiment très fort. Elle s'en servait contre les contusions pour la bobologie du quotidien. Un coup de marteau sur le pouce, un léger mal de tête, un peu de fièvre ? Pas de soucis : il suffisait d'imbiber un mouchoir de quelques gouttes de cet onguent puis de l'appliquer sur la zone endolorie pour que tout rentre dans l'ordre. Une potion magique dont ma grand-mère détenait seule le secret...  

    C'est sûrement pour cela qu'aujourd'hui encore ma grand-mère paternelle reste associée à la fleur du magnolia. Cette fleur étrange, si belle, perchée dans les hauteurs afin certainement de mieux préserver ses innombrables mystères. Parfois ma grand-mère en coupait une pour la disposer dans une coupelle d'eau dans la cuisine. C'était alors toute la maison qui se trouvait embaumée par cette odeur fraîche, citronnée, puissante et fragile comme un fil de soie, douce et entêtante à la fois, insaisissable, mais reconnaissable entre toutes.

    Ce même arbre du jardin qui, lorsque sa parure toujours verte s'était ornée de blanc, embaumait l'air de sa fragrance si particulière les soirs d'été, la rosée tombante vaporisant dans l'air les parfums de la campagne assommée de soleil. Ces soirées passées autour d'une grande table, jusque tard dans la nuit, à refaire le monde à la lueur d'une lampe électrique accrochée sous le toit de la maison et qui en éclairait la cour, soutenue par quelques bougies dont la flamme vacillante conférait à l'instant une ambiance de bienveillante éternité.

    Il est toujours là, cet arbre, fidèle au poste. Mais depuis quelques années maintenant, plus personne ne vient s'abriter sous sa ramure le temps d'une sieste. Les feuilles tombées au sol ne crépitent plus sous le pas des enfants d'antan dont les rires clairs s'éparpillaient dans l'air en tourbillonnant. Pourtant chaque été, dans le secret de cette alcôve de verdure aujourd'hui délaissée, se déploient inlassablement les exhalaisons nacrées du magnolia qui, jadis, ont ponctué mon enfance de souvenirs merveilleux.

    Et à chaque fois qu'au gré de mon chemin je croise ce parfum si particulier, aussitôt rejaillissent en ma mémoire ces tendres images d'enfance, d'après-midi dans l'herbe et de farniente lascif sur le grand plaid bleu de ma grand-mère, à l'ombre du magnolia en fleurs. 

    15 juin 2013

    La Photo du Mois : Le Feu

    20 commentairess
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Juin, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème a été choisi par Messine. Il s'agit de : " Le Feu ".

    Fastoche ? Tu parles... J'ai un peu galéré pour cette photo. Prendre un briquet en photo ? Mwouais... Organiser un grand bûcher sur la place du Capitole et faire cramer un ou deux hérétiques ? Pourquoi pas, mais je doute que cela soit bien légal (oui, je sais, je pinaille).

    Je me trouvais donc bien dépourvu lorsque le 13 Juin fut venu et que point de photo du mois à publier n'avais-je.

    Et puis... 

    Et puis, l'idée m'est venue au moment où je l'attendais le moins alors même que j'avais le sujet sous les yeux depuis le début !


    Vous aurez certainement reconnu un foyer de vitrocéramique. Un feu moderne, un feu électrique. 

    Attention, malgré sa simplicité apparente, j'ai eu tous les maux du monde à prendre une photo correcte. Ceci pour la simple et bonne raison que la lumière émise par un foyer vitro est saturée d'infrarouges. Or le capteur d'un appareil photo numérique n'aime pas ça du tout, les infrarouges... Du coup j'ai été obligé de pas mal retoucher l'image pour lui rendre un contraste acceptable. Sinon le résultat donne un cliché intégralement rose bonbon passablement flou. 

    Pour en revenir au thème du mois, cette photo se situe dans la droite filiation de celle d'août 2011 "Soleil" et l'inspiration a suivi le même processus intellectuel. 

    Car, voyez-vous, il n'y a pas si longtemps que cela, le feu était un élément vital, presque sacré. Allumer le feu dès le lever, avant même que ne blanchisse la campagne, ou veiller avec mille précautions à ce qu'il ne meure pas pendant la nuit en l'alimentant avec une grosse bûche qui le maintiendrait en vie jusqu'à l'aurore, était un acte vital. Le feu, symbole de la vie d'une maison, par opposition au froid de la mort à tel point que le feu se confondait avec elle. Ne parle-t-on pas encore aujourd'hui de foyer ? 

    Aujourd'hui le feu-flamme a perdu de sa sacralité. Il est devenu quelque chose de banal, vidé de ses significations essentielles. Peu à peu, la vie moderne a chassé le feu hors de nos maisons.

    Pourtant, malgré ses transformations, ses nombreux avatars artificiels nous entourent, que ce soit une plaque vitrocéramique, la résistance d'un four sous laquelle dorent viandes et tartes aux pommes, ou encore celle d'un radiateur électrique contre lequel nous aimons nous blottir en hiver.

    Et je trouve ça fascinant à vrai dire. D'une pression du doigt, la vitre noire rougit en émettant un petit sifflement, et d'un coup d'un seul un jet de chaleur surgit du néant, comme par magie. Ça chauffe, ça brûle, ça éclaire, comme du feu. Mais ce n'est pas du feu.

    Ce n'est plus du feu crépitant et dansant.

    Pourrions-nous revenir en arrière si l'avenir nous y contraignait ?

    Je me permets de remettre ici le texte de Barjavel que j'avais déjà utilisé en illustration de la photo du mois d'août 2011. Il convient tout autant à celle-ci. Je trouve qu'il interroge cette nouvelle photo d'une manière tout aussi intéressante.
    « Une odeur remplaça toutes les autres et persista. Cela sentait le mur de vieilles pierres ensoleillé, où poussent la giroflée et l’œillet du poète. (...)
    Et d'un seul coup, comme une pierre, le noir tomba. Le poste, les lumières du plafond, tout, à la fois, s'éteignit.
    - Zut, mon disjoncteur a sauté, c'est bien le moment ! jura Legrand.
    Il se leva. Il se dirigeait à tâtons, se cognait contre les meubles.
    - Tais toi ! dit François. Écoute...
    Il y avait quelque chose d'anormal dans l'air. Il semblait que la lumière avait emporté, en disparaissant, tout le monde extérieur. François et son hôte se sentaient comme isolés au sommet de quelque montagne, dans l'immense silence vide du ciel.
    - La rue..., souffla François.
    Il parvint à la fenêtre, tira les rideau, ouvrit la croisée, se pencha, bientôt rejoint par Legrand. L'obscurité noyait la ville. Et tout le bruit était mort.
    (...)
    La panique, peu à peu, gagnait tout le monde. Hommes, femmes se mirent à courir dans tous les sens, et chacun murmurait ou criait sans espoir de réponse la question posée quelques instants plus tôt par Legrand :
    - Que se passe-t-il ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui nous arrive ?
    Les esprits ne pouvaient par comprendre encore, ni même imaginer quel bouleversant changement venait de se produire au sein de la nature, et formulaient en eux-mêmes une réponse rassurante, la seule qui leur semblât logique :
    - De toute façon, ça ne peut pas durer. Tout va recommencer comme avant, dans quelques instants, tout de suite...

    Mais les instants passaient, et la lumière ne revenait pas.»

    [ R. Barjavel, Ravage - La chute des villes ]

    Chaud devant ! La Photo du Mois continue sur les autres blogs participants :

    A bowl of oranges, Agrippine, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Anne Laure T, Arwen, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnet d'escapades, Carnets d'images, Caro from London , Caro JulesetMoa, Caterine, Cath la Cigale, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Cindy Chou, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Krn, La Fille de l'Air, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mathilde, Meyilo, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, N, Nicky, Nie, Ori, Photo Tuto, Pilisi, Renepaulhenry, scarolles-and-coSephiraphSinuaisons, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv', Zaza.

    5 juin 2013

    L'ombre d'un doute

    25 commentairess
    A quelques jours près, cela faisait exactement un an que je n'avais pas revu Lionel*. Lui et moi nous sommes rencontrés voici six ou sept ans, à la salle de sport. Pas très grand, athlétique tout ce qu'il faut, solidement et bien bâti, le geste vif, un humour décapant, nous avons très vite sympathisé. 

    A l'époque il s'entraînait presque tous les jours. Le sport était une sorte de refuge qui, j'imagine, lui permettait de ne pas trop se focaliser sur ses problèmes. Et le sport le lui rendait très bien.

    Lionel était ce que l'on peut qualifier de personnage tourmenté, vaguement fuyant, certainement par pudeur. Mais je l'aimais bien. Certainement parce que, d'un certain côté, cela me rassurait de voir d'autres que moi galérer dans le bourbier de l'existence. 

    Nous discutions beaucoup, de tout, de rien, de sa copine qui le faisait chier, de bouffe, de religion, d'art, de films gores, de sport. Un bon pote quoi. Un pote un peu torturé, préoccupé par des questions existentielles auxquelles il cherchait en vain des réponses qui pussent le satisfaire. Je l'ai toujours connu en train de se débattre dans un certain état de souffrance personnelle, empêtré dans une problématique complexe mêlant à la fois une histoire familiale dont je n'ai jamais su exactement les tenants et aboutissants, une relation relativement conflictuelle avec son frère aîné auquel il portait cependant une certaine forme de respect révérencieux, et une spirale de l'échec qui le conduisait à détruire d'un revers de la main ce en quoi il avait pourtant investi beaucoup d'énergie. 

    Comme cela arrive parfois, nous avons commencé à nous perdre de vue. Cela s'est fait progressivement, de façon quasi indolore. J'avais néanmoins des nouvelles par quelques amis communs mais nous sommes restés presque deux ans sans nous revoir, jusqu'à l'an dernier. 

    Il avait un peu changé. Non pas physiquement. Il restait ce très beau garçon qu'il avait toujours été. Le changement était d'un autre ordre. Au fil de la discussion il me faisait part de sa nouvelle vie spirituelle, de ses frères d'esprit et de tout un tas d'autres choses qui me faisaient comprendre que sa détresse avait trouvé une forme d'apaisement dans des bras paternels qui font leurs choux gras des âmes errantes... Cela étant, malgré son discours prosélyte un poil agaçant, je le trouvais plus posé, comme s'il avait enfin trouvé un point d'équilibre salutaire dans la tempête qu'était sa vie. 

    Je me souviens l'avoir quitté en me demandant si j'avais envie de le revoir. Et de toute façon, quelques semaines plus tard je devais m'envoler pour l'Argentine où je devais rester six mois, ce qui allait me donner le temps de réfléchir et de remettre à beaucoup plus tard d'avoir à répondre à cette question. 
    Aussi, lorsqu'il y a quelques semaines Lionel me proposait que nous déjeunions ensemble, j'avoue avoir un peu hésité, car je n'avais pas forcément envie de subir à nouveau ce discours moralisateur de la fois dernière auquel j'avais moyennement goûté. Malgré tout, j'acceptais l'invitation. 

    Nous nous sommes donc revus à midi, dans un petit restaurant du centre-ville. Contrairement à mes craintes, j'ai retrouvé le Lionel que je connaissais, tourmenté, un peu fou, à nouveau en plein questionnement, bouillonnant, avec ce grand sourire et son regard clair. La raison en était simple m’expliquât-il : il avait tout plaqué et tout envoyé chier. Il était donc revenu dans les rangs de son athéisme originaire et avait renvoyé les moralisateurs et leurs grimoires divins à aller se faire voir à Mykonos. 

    Bien évidemment, depuis l'an dernier son discours avait changé, dans un sens qui m'a paru plus sain. Il avait tiré beaucoup de leçons de sa récente expérience. Et cela m'a fait vraiment plaisir de retrouver celui que j'avais connu avant, un peu mûri par ses dernières péripéties. 
    Du coup, nous avons beaucoup parlé, de lui, de sa vie, de ses attentes, de ses espoirs déçus, de sa vie sentimentale. Il m'a dit ne plus chercher le grand amour, faire une pause avec les nanas et vouloir vivre au jour le jour sans manichéisme, que le bonheur n'est pas au bout d'une quête éperdue mais sous nos pieds, dans notre quotidien, avec les uns et les autres. 

    Comme la dernière fois, on a reparlé de mon homosexualité, de mes attentes avec les garçons, de ce que j'attendais d'une vie de couple, de la sexualité entre hommes, tordant ici et là quelques idées reçues sur le milieu Gay. Cela m'a un peu surpris qu'il pose autant de questions sur un sujet qui a priori ne l'intéresse pas directement. Le temps passant à vive allure, nous dûmes nous séparer en pleine conversation alors que je lui parlais de ce garçon que j'avais connu à Buenos Aires.

    Juste avant que nous nous quittions, il m'a fait une confidence qui devait durablement me troubler au point que j'éprouve le besoin d'écrire sur ce sujet. En effet, Lionel me confiait avoir eu, étant adolescent, une expérience homosexuelle avec son meilleur ami. Une fois, une seule. Et qu'à l'occasion, il n'excluait pas de recommencer, peut-être, pourquoi pas... 

    Cette dernière phrase dite sur le seuil de la porte m'a un peu désarçonné. Parce que c'est la première fois qu'un de mes amis hétéros ose me confier une telle chose, et que je n'ai pas très bien compris comment l'interpréter : vraie confidence ? proposition déguisée ? un peu des deux ? 

    Mais, surtout, je suppose que la raison profonde de ce trouble vient de ce que, au fond de moi et sans avoir jamais osé me l'avouer franchement, j'ai toujours un peu fantasmé sur lui... 

    * Le nom a été changé.

    2 juin 2013

    Clavardage dominical d'un blogueur en panne d'inspiration

    25 commentairess
    Voici treize jours que je n'ai rien publié ici. Qui, hormis mon petit ego, s'en souciera vraiment ? A qui ce silence aura-t-il fait l'effet d'un manque insoutenable ? Soyons honnêtes trois secondes : personne, à part moi, car je n'aime pas voir ce petit bout de toile s’effilocher par non-usage. Depuis six ans - déjà ! - que je blogue, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas laisser dépérir ce calepin virtuel dont je demeure, ne vous en déplaise, le premier lecteur.

    Treize jours donc que je n'ai pas alimenté ce blog. Faute de temps, un peu. Faute d'envie, aussi. Faute d'inspiration, principalement. Faute de sujet suffisamment mûr, par dessus tout.

    Oui, avoir quelque chose à dire est une chose. Savoir comment l'écrire en est une autre. Et de manière générale je n'aime pas écrire à la va-vite. Au contraire, l'écriture est pour moi un moment de plaisir. Le choix des mots, la construction du récit, le balancement des idées, l'articulation du texte. J'aime ce travail qui me pousse parfois à réécrire plusieurs fois une même phrase pour la simple raison que sa sonorité ne me convient pas...

    Bref, je ne vais pas faire semblant de n'avoir rien à dire pour prétexter un billet vide. Car en réalité il ne m'est pas arrivé grand chose de particulièrement exaltant depuis le 20 mai dernier. 

    Si, tout de même, il y eut cette jolie rencontre d'un joyeux twitter lyonnais qui a la particularité de mesurer plus de un mètre cinquante sept, ce qui en soi est suffisamment rare pour mériter d'être signalé. Un soir de pluie, place du Capitole, dans l'un des beaux cafés abrités par les arcades. Quoique nous ne nous connaissions pas depuis très longtemps, le contact fut immédiat, comme à chaque fois que le monde virtuel prend chair autour d'un verre ou d'une tablée. Preuve indéniable que les échanges par réseaux sociaux ne sont pas que pure artificialité. La soirée passait en un éclair et la conversation filait encore bon train lorsque nous dûmes nous séparer entre deux averses. Il faudra que je m'organise une virée à Lyon pour revoir tout ce petit monde (sans mauvais jeu de mots).

    Quelques jours plus tard j'eu l'immense plaisir de faire la rencontre de Loup, venu de son Grand Nord en terres méridionales à la quête d'un soleil qu'il ne trouva pas. Loup, je suis son blog depuis assez longtemps, pratiquement ses premiers pas. C'est quelqu'un que j'aime lire et avec qui j'aime discuter sur twitter. Mais comme tout un chacun sait, le loup observe beaucoup plus qu'il ne se montre. Aussi, lorsque je reçus un mail  dans lequel il me demandait s'il était possible que nous nous rencontrions, ma réponse fut instantanée.
    "Tu verras, m'avait-on prévenu, il est très timide et plutôt réservé". Là encore le contact fut immédiat. En lieu et place d'un Loup apeuré, j'ai j'ai eu un immense plaisir à découvrir une véritable pipelette, drôle, fin et spirituel, exactement à l'image que je me faisais de lui à la lecture de son blog et de nos échanges sur twitter.  Encore quelqu'un que j'aurais grand plaisir à revoir, avec un peu plus de soleil peut-être. Ce fut une belle rencontre, comme beaucoup de celles que j'ai faites depuis mes débuts de blogueur.

    A propos de tout autre chose, j'ai été fortement ému par les images du mariage de Montpellier. Peut-être pour la première fois, et vivant l'événement en direct sur mon écran d'ordinateur, je me suis senti concerné, vraiment. Oui, un jour moi aussi je pourrai le dire ce "Oui" qui engagent deux personnes dans les liens du mariage. Moi aussi un jour je pourrai donner un cadre légal solide à la vie que j'aurai décidé de partager et construire avec un autre garçon que j'aimerai. Mais je n'en suis pas encore là...

    Voilà... Comme vous vous en rendez-compte, ce billet est un peu décousu. Mais rassurez-vous. Je me rends compte que le nombre de mes billets augmente sensiblement lorsque mon esprit travaille trop en raison de soucis qui me préoccupent.

    Voyez en mon silence relatif le signe que je vais plutôt bien.


    20 mai 2013

    Cet autre moi

    16 commentairess
    Il m'en faut beaucoup pour me mettre en colère. Vraiment. Un nounours. C'est souvent comme cela qu'on me qualifie. Un nounours. Une bonne pâte. Un gentil garçon. C'est vrai. Je suis un gentil garçon, ou du moins j'essaie de l'être. Être un mec cool, tranquille et souriant, qui n'aime ni le conflit ni le stress et préfère la conciliation intelligente à des prises de becs stupides et improductives.

    Attention, je ne suis pas pour autant dépourvu de quelques belles aspérités rugueuses qui, doublées d'une ou deux fêlures existentielles profondes, me confèrent un caractère assez trempé. En tout cas je ne suis pas ce que l'on pourrait appeler un méchant. Ça non.

    En revanche je suis un peu comme une cocotte minute : quand ça explose, ça explose. Et gare à qui sera là pour subir le cataclysme. Aussi je fuis littéralement les situations de conflit. Là où le dialogue est impossible, là où l'intelligence a cédé le pas à l'aveuglement décérébré, je ne vais pas ou ne me lance pas dans la discussion. Pas la peine. Ça va m'énerver pour rien et mettre des heures avant que je ne reprenne mon calme.

    Car tout au fond de moi dort une créature dont je redoute le réveil.  Je le sens en chacune de mes cellules. Il est là présent, tapi juste sous ma peau. Il voit par mes yeux, sent par mes narines, entend tout ce que j'entends, lit dans mes pensées et me souffle les siennes à l'oreille. Il me nargue, ombre noire sur mon chemin. Patiemment, il attend. Il attend son heure, épie la moindre de mes failles dans laquelle il pourrait s'engouffrer pour prendre possession de moi. Un monstre haineux, cupide, destructeur, vicieux, cruel, possessif, jaloux, doté d'une capacité de violence dont je crains de ne pas mesurer les limites. 

    Décuplée par des années de pratique sportive dans laquelle nous trouvons lui et moi pleine satisfaction - lui grandit en s'exprimant dans la froideur de la fonte, moi je l'enserre par une étreinte fusionnelle de maîtrise accrue - sa force actuelle m'est inconnue. Dans un accès de fureur, passé le seuil de la perte totale de contrôle, je crois bien qu'il pourrait tuer de mes propres mains et y prendre un plaisir inouï. Ho oui...  Une toute puissance physique relevant de l'orgasme. La destruction faite jouissance.

    J'ai toujours su qu'il était là, cet autre moi, depuis tout petit. Une bonne éducation et les nécessités du jeu social m'ont sûrement appris à le canaliser et à le maintenir, autant que possible, enchaîné tout au fond de mon être. 

    Pour j'espère ne l'en jamais laisser totalement sortir. 

    15 mai 2013

    La Photo du Mois : " Eau "

    50 commentairess
    Nous sommes le 15 Mai, il est midi tapante, c'est le moment de notre rendez-vous habituel avec "La photo du mois !

    Chaque 15 du mois, un groupe de blogueurs publie à midi heure de Paris, une photo en fonction d'un thème donné à l'avance.

    Pour cette cinquième édition de l'année, le thème choisi par Magda627 est : « Eau ».

    Thème facile pour un Toulousain car, dans la Ville Rose, de l'eau, il y en a partout. Entre la Garonne, le Canal du Midi, le Canal de Brienne, le Canal latéral à la Garonne, et les diverses fontaines qui ornent les rues, ce n'est pas le choix qui manque.

    Pourtant, c'est de l'autre côté de l'océan et dans l'autre hémisphère que je suis allé chercher ma photo du mois.


    Cette grosse bouilloire en fer blanc, lourde, un peu cabossée, au look délicieusement rétro, c'est celle de l'insupportable auberge de jeunesse dans laquelle j'avais passé mon premier mois en Argentine.

    Mais c'est aussi la première bouilloire qui m'a servi à préparer le maté.

    L'eau du maté...

    Un rituel simple. Bien plus qu'une boisson, un art de vivre.
    Et cela me manque un petit peu depuis mon retour. D'ailleurs l'autre soir, je me suis arrêté et suis entré dans une boutique bio qui vendait des tisanes, pour voir si, par hasard, ils avaient de la yerba maté.

    Avant que je ne pose la question à la vieille vendeuse affairée à servir un autre client, mon attention fut tout de suite happée par une grosse boite en fer de couleur, avec une étiquette en papier collée dessus et cette inscription au feutre noir qui m'a ramené de l'autre côté de l'océan : Maté. 

    J'en ai acheté un petit paquet, pour raviver chez moi ce rituel que je me suis un peu approprié et remettre en service mon maté et ma bombilla qui, pour l'instant, somnolent dans un placard de la cuisine.

    Et même si je n'ai pas de belle bouilloire telle que celle que l'on voit sur cette photo, ce n'est pas grave, tant que s'élèvera chez moi cette odeur si particulière lorsque l'eau frémissante versée lentement se mêlant à l'herbe, révèle des arômes nacrés de souvenirs....

    ***
    Allez donc voir les contributions des 130 autres participants à la Photo du Mois. Ca se passe par ici : A bowl of oranges, Agrippine, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Arwen, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnet d'escapades, Carnets d'images, Caro from London , Caro JulesetMoa, Carole In Australia, Caroline, Caterine, Cath la Cigale, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christeav, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Emma, Eurydice, Fanfan Raccoon, Ferdy Pain D'épice , Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Karoll art, Karrijini, Kob, Krn, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La Parigina, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laure, Laurent Nicolas, Lavandine, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louiki, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mclw, Meyilo, Mimireliton, Morgane Byloos Photography, N, Nicky, Nie, Ori, Petite Cuillère Charentaises, Photo Tuto, Pilisi, Raphaël, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sephiraph, Sinuaisons, Solveig, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Mouse, The Parisienne, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv', Zaza.

    12 mai 2013

    Frères ennemis

    20 commentairess
    Aussi loin que je me souvienne, on nous a toujours opposés. Moi l'intello, lui le manuel ; moi le gros toujours au régime, lui le sportif qui mangeait tout ce qu'il voulait ; moi le garçon d'intérieur qui passait ses journées à étudier, lui l'homme des bois toujours à l'extérieur avec ses copains ou à faire du sport. J'écoutais du Bach et du Chopin ? Lui inondait la maison de Nirvana et de Metallica. Je lisais, il détestait ça. J'avais de bonnes notes, il redoublait. Je faisais de grandes études, il partait en voie professionnelle. Il ressemblait au père, moi à la mère. J'étudiais la musique avec des professeurs,  il la travaillait à l'oreille...

    Lui et moi, moi et lui. Mon frère et moi... Frères ennemis.

    A vrai dire nous ne nous entendions pas vraiment. Je crois que chacun cherchait sa place l'un par rapport à l'autre, à l'affut d'une estime venant des adultes afin de nous légitimer dans notre rôle. Un rôle que nous nous écrivions au jour le jour et sur mesure, dans la discorde et la chamaillerie. Nos disputes étaient fréquentes et parfois violentes. Il faut dire que nous avons chacun un tempérament assez affirmé que nous mettions un point d'honneur à exacerber jusqu'à l'outrance.

    Plus je contemple notre enfance commune et plus s'accroit ma conviction que nous nous construisions selon un subtil jeu de contrastes et d'oppositions, davantage par désir de se différencier et d'exister par soi-même, que par un choix parfaitement délibéré. La construction de soi trouve ses limites dès le commencement. Nos orientations sont le reflet d'éléments extérieurs que nous ne maîtrisons pas. Je ne sais si c'est bien ou mal, mais c'est ainsi.

    Notre relation a commencé à se stabiliser un peu et à s'améliorer le jour où nous avons tous les deux quitté le cocon familial. Moi pour gagner la grande ville et entrer à l'université, lui pour un internat dans un lycée pro d'où il revenait chaque fin de semaine. Oui, je crois que c'est à partir de ce moment que nous nous sommes rapprochés, parce que nous nous voyons moins et que, malgré tout, nous avions des choses à nous dire.

    A partir de cette année là, ce doit être en 1997 ou 1998, nous nous sommes un peu rapprochés et avons commencé à devenir davantage complices. Une complicité qui n'a depuis lors cessé de croître et dont je me surprends encore aujourd'hui à découvrir le potentiel inexploité.
     
    Car, quoi que nos proches aient pu en dire, je ne suis pas certain que nous soyons en réalité tellement différents. Physiquement tout d'abord, nous sommes tous deux de grands gaillards taillés dans le granit, plus rugbymen que danseurs étoiles. Au-delà de ce premier aspect, nous partageons ce même sens de l'humour aigu penchant tout particulièrement vers l'humour (très) noir, ou encore l'attrait pour les bon mots qui nous vient de notre père. Lui comme moi aimons particulièrement la campagne, où nous avons grandi, et goûtons jusqu'à l'ivresse les plaisirs simples des petites choses qu'offre le quotidien dans un esprit grand gamin, tellement éloigné du sérieux qui nous habite professionnellement.

    Enfin, même si nous ne partageons pas exactement le même univers, nous sommes tous les deux musiciens et la musique occupe dans nos vies une place vitale. Moi plutôt "classique", lui dans un tout autre genre. Il fait même partie d'un groupe formé avec ses potes d'enfance auxquels il est resté fidèle et qui le lui rendent bien.

    Non, au fond nous ne somme pas si différents. Deux cœurs sensibles enracinés dans des valeurs communes déployées dans un imaginaire et un quotidien propres. Là réside notre identité.

    Je me souviens, lorsqu'il est entré dans la vie active, ma mère était inquiète. Serait-il à la hauteur ? Serait-il suffisamment responsable et tenace ?  Quand j'y repense, et quand je vois ce qu'il est devenu aujourd'hui : un chef d'entreprise respecté et reconnu pour son travail, qui ne compte pas ses heures et se bat contre vents et marée avec une pugnacité incroyable. 

    Oui, il a bien changé le frangin d'il y a vingt ans. 

    En fait, non, il n'a pas changé, il est bien toujours le même, pour qui sait le regarder. Il a toujours ce caractère de cochon, têtu comme une mule, parfois soupe au lait, qui le rend parfois insupportable, y compris pour mes parents qui ne savent par quel bout le prendre. Il a fondé une jolie petite famille et m'a fait tonton du même coup, pour le plus grand bonheur de nos parents. Et il fait un papa formidable.

    Il y a quelques semaines je suis allé le voir lors d'un concert Un petit groupe qui fait son chemin et qui a trouvé son public dans un microcosme qui m'est bien exotique. Ce n'était pas la première fois que je le voyais sur sur scène, j'avais déjà eu l'occasion voici quelques années d'assister à un autre concert, à leurs débuts. Cinq garçons de trente ans, bien dans leurs basquets, les pieds sur terre, la tête un peu dans les étoiles. Ils étaient tous là, et lui parmi eux, bien à sa place, donnant le change, dans un déluge de décibels exutoires.

    Et ce soir-là, en pensant à tout le chemin qu'il avait parcouru depuis nos chamailleries d'antan, peut-être pour la première fois de ma vie, je me suis vraiment senti fier de lui.  

    1 mai 2013

    Joli joli mois de mai...

    23 commentairess
    J'ai toujours aimé le mois de mai. Ce mois qui - en principe - coïncide avec le retour des beaux jours et sait rendre si doux les après-midi de sieste dans l'herbe parsemée de pâquerettes, ce cinquième mois de l'année chargé de promesses et qui, tel le vent dans les jupes des filles - ou les gambettes affolantes de certains garçons - laisse entrevoir le désirable et donne un avant goût de ce que seront les ardeurs d'un été que l'on espère radieusement solaire.

    Ha.... L'été ! Une saison bien particulière pour moi tant elle est riche en souvenirs olfactifs, en émotions terriennes. Il faudra que je prenne le temps d'écrire sur ce sujet un jour. Mais l'été venu porte déjà en germe, dans son silence noyé de lumière, les stigmates chamarrés du flétrissement de l'automne, inexorable cycle des saisons, avant que tout ne recommence...

    Oui, plus que le retour du printemps, ce sont les prémices de l'été qui constituent ma saison préférée. Plus encore que le Floréal républicain, encore trop frileux à mon goût, le Prairial, nettement plus affirmé. Car de la blancheur diaphane de l'aube rayonnante jusqu'aux derniers rougeoiements vespéraux, la nature enfin réveillée exulte, se répand en fleurs, en odeurs sucrées, en chants d'oiseaux. "La terre bienheureuse s’ouvre et s’épanouit ; Tout aime, tout jouit", pour citer Théophile Gautier.

    Voici donc venu le joli mois de mai. Et ça me file carrément la banane...
    Et vous ?

    26 avril 2013

    A bientôt 35 ans, ou le blues du jeudi soir

    43 commentairess
    Ce sont toujours les mêmes démons qui reviennent, les mêmes questions qui me hantent, le même sentiment qui me tourmente jusqu'à l'épuisement. La même impression de piétinement, de stagnation, voire certains jours de régression. En tout cas de n'être pas aujourd'hui à ma place.

    Et ce questionnement se fait chaque jour plus prégnant surtout lorsque je regarde le calendrier. Dans moins de deux mois j'aurais 35 ans.

    Où en suis-je de ma vie ?

    A bientôt 35 ans je n'ai toujours pas de situation professionnelle bien établie. De plus fort, ce que je fais actuellement ne me satisfait pas.

    Le sentiment de perdre mon temps - évoqué en tête de ce billet - s'est encore accru aujourd'hui lorsque je me suis entendu dire, par quelqu'un que j'apprécie beaucoup et respecte infiniment, que je ne devrais pas me satisfaire d'une "petite carrière provinciale" et que j'aurais tout à gagner à aller à Paris. Je sais que cette personne dit cela pour mon bien, en contemplation de ses propres erreurs et qu'il n'y a aucune méchanceté  dans ces paroles.
    J'avais déjà évoqué la possibilité de monter m'installer pour quelques temps à l'ombre de la Dame de Fer suite à une proposition inattendue. Pourtant,  si l'opportunité semble belle, est-ce bien ce dont j'ai envie au fond de moi ?
    Cette question prend toute son acuité lorsque l'on considère que, voici quelques semaines j'ai décidé d'opérer un réajustement de cap en préparant un concours qui, si tout se passe bien, prendra effet au début de l'année 2015. Autrement dit, ce n'est ni certain, ni pour tout de suite. Je n'ai pas fini de m'interroger...

    Corrélativement à ce premier volet, à bientôt 35 ans, je n'ai pas des revenus stables qui me permettent d'envisager sereinement mon avenir sans trop me poser de questions niveau portefeuille. C'est d'ailleurs une préoccupation régulière qui commence à me pourrir un peu la vie. Normalement cela devrait s'améliorer sensiblement dans les mois à venir. Certes, l'argent n'a jamais été mon moteur dans la vie. Gagner beaucoup d'argent ne m’intéresse pas directement. Être heureux, me sentir utile et m'épanouir dans ce que je fais m'importe beaucoup plus. Cela fait partie de mes rares certitudes. Toutefois, si l'argent ne fait pas le bonheur, force est d'admettre qu'il y contribue pour une petite partie. Être insouciant, c'est aussi être heureux.

    Enfin, à bientôt 35 ans, je qualifierais ma vie sentimentale de désastre, quoique cela soit peut-être un poil excessif. Il est vrai que certaines étapes de mon existence n'ont pas aidé à construire grand chose de durable de côté là. Malgré une sortie du placard excessivement tardive, j'ai tout de même eu la chance - le bonheur ! - de tomber par deux fois vraiment amoureux et de vivre à chaque fois des instants inoubliables qui resteront pour toujours gravés dans mon cœur et ma mémoire. Aussi, lorsque je vois ici et là des couples heureux et beaux dans cet amour partagé, cela me rend tout à la fois heureux et profondément triste. Heureux pour eux. Triste pour moi.
    Alors, il faut bien voir une chose : bouger à Paris, cela signifie - jolie lapalissade - quitter Toulouse et ce(ux) qui s'y trouve(nt). Quitter Toulouse pour Paris, cela voudrait aussi dire remettre en cause une hypothétique relation, si par extraordinaire il venait, d'ici là, à se passer quoi que ce soit à ce niveau. Et pour l'avoir déjà vécu, je sais qu'une relation à distance ne me correspond pas. Moi qui suis à la recherche d'un peu de stabilité, vous comprenez mon désarroi.

    Voilà l'état de ma vie à bientôt 35 ans. Un vaste chantier dans lequel tout reste à finir.
    Lorsque je pense que la plus part des gens de mon âge que je connais ont un boulot fixe depuis presque dix ans, sont mariés pour certains, ont des gosses pour d'autres... Par contraste, ça me file un peu la nausée. 

    « La question n'est pas que va-t-il se passer ? mais : que feras-tu pour que cela arrive ? ».  

    Encore une fois, toutes ces questions se résument en une seule. Et chaque fois me revient cette phrase que j'avais posée en conclusion du billet ouvrant l'année 2013.

    "Après quoi cours-tu ?" m'avait même demandé un ami, suite à un de mes derniers billets. 
    La réponse est assez simple : je cours après moi-même et cherche ma place dans une société où je ne me repère pas.

    Et par élimination, je me trouve, peu à peu...

    25 avril 2013

    Chronophages

    5 commentairess
    Vous vous ennuyez au boulot ? Vous bossez le 10 mai prochain alors que tout le service fera le pont ou sera en RTT ? Vous êtes seul chez vous sans savoir quoi faire ? Ou peut-être avez-vous tout simplement besoin de faire une petite pause pour vous changer les idées ? Ca tombe bien, voici un billet consacré aux meilleurs jeux chronophages que j'ai pu longuement tester et approuver ces derniers mois.

    Prêts ?

    On commence en douceur avec Mimou Escape qui vous fera perdre 5 minutes, tant il est facile. J'ai toutefois passé un joli petit moment. Le but est simple : aider un chat à s'évader de sa cage. Assez joli,  doté d'une bande son assez riche, drôle, Mimou Escape est idéal pour agrémenter une pause café au bureau...

    Mimou Escape

    Toujours en mode évasion mais nettement plus barré cette fois, voici Psychout.
    Très simple à jouer car les flèches de votre clavier suffisent, Psychout vous rendra certainement fou. Normal : vous devez aider un psychopathe à s'évader de son asile en récupérant une clé qui ouvre la porte vers le niveau suivant. Attention, les règles élémentaires de la logique seront parfois mises au défi pour en venir à bout !

    Psyschout

    Dans ButtonX20 vous devez encore récupérer une clé pour ouvrir la porte de sortie. Avant cela, vous devrez désactiver le laser qui la rend inaccessible. A priori tout semble très simple. Aussi simple que son design très rétro. Les 21 niveaux de ButtonX20 vous démontreront rapidement le contraire ! 

    Cela étant, rien de bien insurmontable car l'on vient au bout de ce petit jeu sympathique au bout de quelques bonnes dizaines de minutes.

    ButtonX20

    Dans une précédente édition, je vous avais parlé de Cursed Treasure. Hé bien voici la suite avec Cursed Treasure 2. Le principe n'a pas beaucoup varié depuis la première version : des tours, des hordes de vilains à pulvériser, un trésor à défendre, des up grades. 

    Depuis la première version, les graphismes ont nettement été améliorés. La difficulté est au rendez-vous, avec pas mal de jolis challenges, notamment un mode "nuit" qui corse un peu plus la difficulté.

    Indéniablement Cursed Treasure 2 fait partie de mes chronophages préférés de cette sélection et a de quoi vous tenir en haleine pendant de très nombreux après midi...

    Cursed Treasure 2 

    Simple, gore, efficace, assez drôle, assez dur et bougrement addictif,  Infectionator 2 vous charge de contaminer la planète et de transformer la population mondiale en zombies (oui, le zombie est très tendance ces années-ci).

    Pour vous aider dans votre rude et longue tâche, vous pourrez augmenter la vitesse de vos zombies, leur pouvoir contaminant, leur résistance aux balles, acheter des grenades, ainsi que débloquer des zombies supplémentaires dotés de pouvoirs spéciaux. Certains m'ont beaucoup fait rire (on trouve notamment le zombie de Kim Jong Il - hu hu hu - ou celui de.... nan, je vous dis pas !).

    Attention, commencer à jouer à  Infectionator 2 signifie ramener votre productivité journalière à un niveau proche du zéro absolu. Vous êtes prévenus !

    Infectionator 2 

    Heureusement les ponts du mois de mai approchent pour que vous ayez le temps de jouer à tout ça !