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  • 23 mai 2016

    L'Effet boule de neige

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    Donner ma démission et me barrer définitivement de cet endroit qui, depuis des mois, était devenu un véritable enfer, fut et sera certainement la meilleure décision que j'ai prise cette année 2016.

    Depuis maintenant un mois que j'ai mis le pied à terre pour me donner le temps de reprendre un peu du poil de la bête, bien des choses ont changé. Des petites choses, qui sont autant de signes que j'ai enfin repris ma vie en main, recouvrant ainsi des moyens intellectuels affranchis par le poids d'une contrainte de travail insupportable qui rendait impossible toute appropriation pleine et entière du présent et avait aboli toute projection dans un futur fut-il relativement proche.

    Etant d'humeur plutôt casanière - j'adore mon appartement, les objets qui s'y trouvent, l'ambiance apaisante qui y règne et la douceur de la lumière qui le beigne dès les premiers rayons du soleil jusqu'au ultimes lueurs du soir - c'est naturellement par une reprise de possession de mon chez-moi que se sont accomplies les premières étapes. Un grand ménage intégral, une grande remise en ordre de cet intérieur laissé dans un état d'abandon relatif, l'accueil de nouvelles plantes puis la commande de deux immenses photographies qu'il me faut désormais faire encadrer et qui meubleront à merveille ce grand mur désespérément vide au dessus du piano. Un coup de tête, une opportunité, un ami qui exposait et dont j'ai tout de suite apprécié le travail... Elles attendent, enroulées dans leur tube de carton. Ce n'est plus qu'une question de jours. J'ai hâte !

    A présent c'est ma chambre qui va subir quelques transformations avec l'aménagement du vaste placard peu logeable où mon linge s'entasse de manière peu ergonomique. Une commode devrait également faire son apparition et, dans la foulée, une refonte complète des murs avec de nouvelles couleurs. Probablement quelque chose d'assez mat et masculin. Je verrais bien un mur en bleu pétrole et les autres en teinte gris très clair. Avec le parquet au sol cela devrait être du plus bel effet. 

    Reprendre ma vie en main, reprendre sérieusement le sport, aussi, et continuer ce travail commencé il y a quelques semaines de retrouver une silhouette digne de ce nom. Là encore, une discussion fortuite avec un ami sur Facebook, une occasion, et hop me voici inscrit à une salle de crossfit. J'en sors à chaque fois épuisé, j'ai l'impression que je vais faire un infarctus à chaque fin de séance tellement les exercices sont intenses, mais putain que ça fait du bien, physiquement et moralement. Se sentir vivre de l'intérieur, enfin.

    Tout n'est, paraît-il, n'est qu'une question de temps et d'opportunités. Je dois admettre que ces dernières semaines en sont pour moi une démonstration patente. M'être sorti du bourbier infernal dans lequel je baignais depuis plus d'un an et le lâcher prise qui s'en est suivi fut ont eu un effet on ne peut plus bénéfique.

    Car il y a aussi ce garçon qui m'a demandé mon numéro de téléphone voici quelques semaines. Après nous être croisés de nombreuses fois et depuis de longs mois sans avoir réellement osé nous parler ouvertement, il a franchis ce pas de briser la vitre du virtuel en m'offrant cette possibilité de discuter plus librement que par le cadre contraint d'une application pour grands garçons. C'était, il faut croire, le bon moment pour lui et moi. Nous nous sommes donc vus le temps d'un extraordinaire weekend où le temps a passé avec la douceur d'une plume portée par le vent. Nous nous sommes revus et nous allons nous revoir très bientôt. La douceur de ses baisers hantent encore mes joues, l'odeur de son parfum flotte encore dans l'appartement. Son absence ce matin fut cruelle. Notre entente, toute en complicité, est fabuleuse, sur tous les tableaux... Et je crois que je l'aime déjà beaucoup.

    Tout cela et mille autres petites choses qui font que mes journées sont bien remplies, que mon avenir fourmille de mille projets tous plus palpitants les uns que les autres et que je me sens terriblement bien. "Tu revis complètement" m'a dit au téléphone une amie avec qui, hier soir, nous sommes allés prendre un verre en ville. Oui, je revis complètement comme je n'avais pas vécu depuis longtemps. 

    Et cela fait un bien fou.

    16 mai 2016

    La vie ennuyeuse d'un blogueur - En réponse à @Seb_stbg

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    Seb publiait il y a quelques jours sur son blog un billet qui m'a fortement interpellé et auquel j'ai pour l'essentiel répondu chez lui.

    Seb écrivait en substance qu'avec le temps, notre vie se posant sur des branches chaque jour plus solides et moins sujettes aux ondulations venant en perturber la quiétude au bénéfice d'une tranquillité accrue, l'envie de bloguer s'émoussait progressivement, la banalité de la vie n'apportant pas, selon Seb, des sujets dignes d'intérêt.

    Effectivement, non, ce n’est pas simple d’écrire un billet de blog un minimum construit et personnel digne d’être publié. Lorsque l’on commence à bloguer (10 ans bientôt en ce qui me concerne), c’est un peu comme en amour : on est tout feu tout flamme, on essaie, on teste, on s’en donne à cœur joie, on a plein de trucs à dire et on les dit, avec plus ou moins de maladresse, celle des débuts. Souvent l’ouverture d’un blog coïncide avec un moment de sa vie où l’on a besoin de dire des choses, de verbaliser certains maux, certaines souffrances, d’exorciser certaines peurs, de partager des expériences heureuses comme des premières amours, ou malheureuses. Cela est d’autant plus facile que le champ est libre, tout est à écrire, tout est à faire, les pages blanches ne demandant qu'à être abondamment noircies.

    Avec le temps, forcément, chacun évolue, à son rythme. La plume s'affirme et la fonction du blog évolue parallèlement. Certaines étapes de la vie sont à cet égard déterminantes : entrée dans la vie active, se caser avec quelqu’un et construire une petite vie tranquille… Surtout, l’écriture permet une certaine forme d’analyse qui profite aux expériences suivantes. Peu à peu, de par les vertus cathartiques de l’écriture, les maux s’apaisent au profit d’une autre forme de sérénité.  Le besoin d’écrire devient autre. Il faut alors se laisser guider pour ne pas perdre le fil des mots et prendre le temps de les laisser germer.  Une semblable rupture est nettement visible chez moi lorsqu'en 2012 mon activité a diminué de moitié assez brutalement, faute de temps et aussi parce qu’une étape importante de ma vie professionnelle venait d’être franchie. Certaines angoisses ont alors disparu, alors que d’autres perdurent encore.

    Ecrire, c’est d’abord un plaisir. Un bonheur de jouer avec les mots pour parler à maux couverts de soi, partager des expériences, ses joies, ses peines, ses interrogations, ses petits bonheurs... Il faut du temps pour écrire. Et de l’envie aussi. Et puis les réseaux sociaux, twitter en particulier, sont de redoutables ennemis du blog : là où une jolie idée pouvait donner lieu à 140 lignes lisibles en quelques minutes, la voilà réduite à 140 pauvres signes survolés en quelques secondes. 

    Notre vie ennuyeuse et banale serait donc indigne d'intérêt ? Qui peut se targuer d'avoir une vie réellement extraordinaire ? La mienne n'a rien de particulièrement original. Je bosse, j'ai des amis, je sors un peu, je vais un cinéma, je fais du sport, je mange, je grogne, je me brosse les dents le soir, comme des millions de personnes. Bloguer est donc aujourd’hui avant tout une question d’envie, de volonté et par dessus tout de plaisir. Et je me bats régulièrement pour que ce petit bout de moi sur la toile ne sombre pas sous la poussière. 

    La fraîcheur dont il est question dans le billet de Seb et dont j'ignore si mes écrits sont réellement imprégnés, vient non pas de mon quotidien mais probablement davantage de cela : d'une façon d'être et de regarder ce qui m'entoure avec un regard simple et neuf de cet enfant de bientôt trente-huit ans qui reste encore aujourd'hui émerveillé par une coccinelle en train de gambader sur une fleur, qui aime faire copain copain avec des chevaux rencontré au gré d'une promenade et qui, à l'occasion, peut être ému aux larmes par un beau coucher de soleil. Ces petits riens qui, mis bout à bout, forment le vaste puzzle d'une vie (presque) ordinaire, puisque tel a toujours été l'intitulé de ce blog, sans recherche effrénée d'une quelconque mise en scène.

    Toutefois, parce que chaque individualité est singulière, chacun racontera à sa façon et d'une manière différente, selon des mots qui lui seront propres, les petites aspérités de sa vie quotidienne et portera son regard là où le notre ne se serait peut-être jamais arrêté, à l'instar du photographe qui, à chaque coup d'obturateur, capture un instant, une lumière, une ambiance, des gestes, des attitudes, des perspectives selon des critères qui lui seront propres et qui feront de cette photo un cliché unique, même si le sujet lui-même a déjà  été photographié mille fois. Au fond qu'importe...? La vie est un éternel recommencement et quoique nous nous efforcions de soutenir le contraire, nous marchons dans les pas de ceux qui nous ont précédés. 

    15 mai 2016

    La Photo du mois : L'infini

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    Nous sommes le 15 Mai, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette cinquième édition de l'année, Christophe nous propose le thème "L'infini", thème on-ne-peut plus vaste s'il en est.

    L'infini... C'est une notion qui me fascine, qui pour moi renvoie à la notion d'univers aux dimensions tellement insaisissables qu'elles dépassent l'entendement, et à toutes les questions qui lui sont corollaires : quelle forme a notre univers ? Dans quoi est-il contenu ? Car tout cela ne flotte pas dans le néant, il faut bien une marmite pour contenir toute cette soupe céleste... Questions probablement bien naïves mais qui ne cessent de m'intriguer, notamment lorsque je me promène le nez dans les étoiles.

    L'infini me renvoie aussi aux nombres, aux mathématiques. J'avais à cet égard et il y a quelques années lu avec un plaisir infini ce billet passionnant de Virgile qui expliquait que :

    Pour compliquer les choses, il existe en réalité plusieurs tailles d'infini. Ce n'est guère surprenant : on sent bien, par construction, qu'il doit exister infiniment plus de nombres réels que de nombres entiers, puisqu'entre deux entiers consécutifs quelconques, tels que 1 et 2 par exemple, on peut faire entrer une infinité de nombres réels. Et pour une fois, l'intuition ne nous trompe pas ; on sait effectivement avec certitude qu'il existe plusieurs tailles d'infini. On les appelle, par ordre de taille croissante : aleph zéro, aleph un, aleph deux, etc.

    L'infini, c'est aussi le temps. Car le temps est infini, même si celui dont nous disposons est chronométré. Tic tac, vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. Ultima necat... peut-on lire sur le fronton de certaines horloges solaires. Memento mori... Notre propre finitude rend d'autant le concept d'infini absolument vertigineux. C'est d'ailleurs une de mes profondes angoisses : la peur de la mort, de mourir soudainement, brutalement, d'un claquement de doigts, de laisser les choses dans leur état, et de laisser certaines personnes dans l'ignorance de ce que, jusqu'au dernier instant, je pensais à elles...

    Plus prosaïquement ce sont aussi les grandes dimensions qui me renvoient à la notion d'infini. Parce que tout ce qui est plus grand que nous nous renvoie à des échelles de temps et d'espace qui nous sont difficilement accessibles ou mesurables. Comme se promener au pied de très grands arbres dont la cime se perd haut dans le ciel et qui nous oblige à pencher la tête en arrière et de porter le regard loin, loin, loin vers l'infini...

    Ce sera ma photo du mois, prise le weekend dernier.

    La photo du mois continue presqu' à l'infini sur les autres blogs participants :
    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    25 avril 2016

    Brûlé

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    On croit toujours que certaines choses n'arrivent qu'aux autres, que l'on est et sera plus forts. Que certains maux ne sont qu'un effet de mode, une tendance hype pour cadres dynamiques connectés entre Berlin, Los Angeles et New-York. On se croit intouchable, en bonne petite fourmi laborieuse. Et c'est bien là le piège. 

    Cela commence par ce petit verre de vin du vendredi soir, une fois en passant, qui t'aide à déconnecter. Une bonne bouteille, pas de la piquette à trois Euros. Tu bois par plaisir. Dans un premier temps. Par nécessité, ensuite. Quelques gorgées, quelques verres et tes idées se délient enfin. Ton cerveau s'apaise. Tu lâches prise. Cela te fait du bien. Non, tu n'as pas de problème avec l'alcool. C'est seulement une passade, dis-tu. Les semaines passent, les bouteilles vides s'entassent. Jusqu'à deux par weekend, à toi tout seul...

    A ces quelques verres bienfaiteurs s'ajoutent les bières que tu t'enfiles pendant la semaine. Une, le jeudi soir. Parfois deux avec celle du mercredi. Rarement plus de trois, le même soir. D'occasionnelles, elles deviennent quotidiennes. Au moins tu dors, et tu oublies cette boule au ventre qui peu à peu a pris racine en toi et qui ne te quitte pas. Elle est là depuis si longtemps que tu ne sais même plus à quel moment elle est apparue pour la première fois. Elle fait partie de toi. Elle ronge tes jours comme la vermine ronge le bois qui tombe en poussière. Tes nuits sont ponctuées de réveils en sursaut, de rêves tourmentés et de lampe allumée à quatre heure du matin en quête d'un sommeil qui s'en est allé.

    Oui, tu aurais besoin de vacances. Probablement. Mais tu n'en n'as pas le temps ni la possibilité. Ton bureau qui croule sous les dossiers, tous plus urgents les uns que les autres, et ton patron qui te presse, te l'interdisent. 

    Il y aura ce matin étrange où, réveillé aux aurores, tu te forceras à avaler ta tartine en refrénant une nausée violente et soudaine. Ce sera la première. Elle aussi tu feindras de n'y rien voir d'alarmant même si tu n'as jamais été dégoûté à ce point par de la nourriture. Evidemment tu te poseras des questions. Mais la boule au ventre est là pour te rappeler la montagne écrasante de travail qui n'attend que toi. 

    Pourtant tu résisteras. Tu endureras encore longtemps ces nuits horribles, ces rêves atroces, cet estomac noué, cette envie de vomir dès le réveil et cette sensation de courbatures lancinantes dans les jambes. Car tu n'es pas de ceux qui s'avouent vaincus à la première épreuve. T'es un dur, un vrai, un bosseur. Pas une mauviette qui s'adonne à de puériles jérémiades parce que tu travailles trop. T'es au-dessus de ça. Tu fonces tête baissée, droit dans l'arène mortifère que tu feins de ne pas voir.  

    Il en faudra des seaux d'eau pour enfin réussir à faire déborder le vase. Tu en auras entendu des personnes bienveillantes et conscientes de la réalité de la situation, dans un contexte professionnel particulièrement dégueulasse, pour que tu ailles enfin voir ton médecin et te mettre en arrêt maladie. Putain oui...!

    Sur le coup tu n'as pas bien réalisé ce que ces deux mots anglais apposés en bas de la feuille d'arrêt signifiaient vraiment, ni mesuré la conséquence et les enjeux de la médication. Depuis une semaine tu passes le plus clair de ton temps à dormir. Tu te sens vide, épuisé, anéanti, passablement à fleur de peau.

    Tout à l'heure ton boss a appelé sur ton téléphone portable. Il s'inquiète. Non pas pour toi, mais pour le boulot qui s'accumule sur ton bureau, encore et toujours. Tu es Sisyphe, voici ton rocher ! Evidemment tu n'as pas répondu et aussitôt effacé le message laissé sur le répondeur sans même avoir pris la peine de l'écouter. Sa voix, elle aussi, te file la nausée. Mais le simple fait d'avoir lu son nom s'afficher sur l'écran t'a replongé dans ce tourbillon de stress, d'angoisse et de nausée. Une agression. Oui, tu as vécu cela comme une agression. 

    Ce soir, alors que tu n'as pratiquement rien fait de la journée hormis deux petites heures de marche au grand air, tu te sens complètement épuisé et tu te retiens de pleurer pour rien. Tu es vide. Exténué. Brûlé.

    On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres.

    15 avril 2016

    La photo du mois : La nature en macro

    19 commentairess
    Nous sommes le 15 Avril, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette quatrième édition de l'année, il revenait à Laurelinea de choisir le thème du mois et qui nous proposait : La nature en macro. 

    Elle nous donnait les indications suivantes :
    Allô allô !! Alors pour fêter le printemps qui arrive, le thème pour avril sera : LA NATURE EN MACRO.
    Il me semble qu'aucun thème ne s'y rapproche, et je ne crois pas qu'il y ait besoin de plus d'explications (enfin n'hésitez pas au cas où).
    Maître-mot : sim-pli-ci-té.
    Enjoy !
    J'ai donc saisi ma photo du mois lors d'une promenade le lundi de Pâques dans la campagne audoise, à Rennes-Le-Château, un petit havre de paix qui, au-delà du mythe autour de l'Abbé Saunière et de toute chasse au trésor, mérite de détour.

    Et c'est précisément au détour d'un champ en friches que j'ai pris sur le fait cette jolie coccinelle en train de se faire dorer la pilule. Et même que, juste après, elle dansé une cucaracha endiablée mais ça ne passe pas très bien à l'image...

    La photo du mois continue sur les blogs des autres participants : AF News, Akaieric,Alban, Alexinparis,Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Thalie, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    8 avril 2016

    Les dernières heures

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    Voici mes derniers jours,
    Mes dernières heures dans ces murs.

    Je le sais.
    Je suis prêt.

    Prêt à partir, à lui dire merde,
    Prêt à prendre sur moi les infamies
    Et les derniers coups bas.
    J'ai la tête ailleurs, je n'y suis plus.
    Plus envie de m'investir, plus envie de bosser, Plus envie de rien du tout.

    Quelque chose s'est fané, depuis longtemps.

    Dans le silence du soir je regarde ces lieux
    Avec une pointe de nostalgie, déjà,
    Avant même d'en être parti,
    Bientôt.

    Comme une relation amoureuse qui s'éteint,
    On se regarde de loin en loin,
    Les yeux vides de tout désir
    Et le cœur absent de tout espoir.

    On se croise mais on ne se voit plus,
    On se parle mais on ne s'entend plus,
    On se frôle mais on ne se comprend plus.

    Le temps est venu de tourner cette page, de faire mes cartons.
    De préparer mon départ.

    Ils sont longs et épuisants,
    Les derniers jours,
    Les dernières heures.

    6 avril 2016

    Lettre ouverte à Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise

    16 commentairess

    Carcassonne le 06 avril 2016

    Monseigneur,

    C'est la troisième fois en tout et pour tout que je m'adresse épistolairement à ce jour à un évêque. La première fois c'était pour ma confirmation, en 1994 ou 1993, je ne sais plus exactement. Ce fut une jolie fête en Eglise dont je me souviens assez précisément. Car oui, je suis chrétien et ai grandi dans les valeurs chrétiennes qui nous sont chères. Des valeurs somme toute assez simples, mais fortes et qui tendent à l'universalité. Des valeurs tellement hautes qu'elles innervent encore les fondements même de notre droit positif ainsi que les soubassements de notre société, chose que l'on a tendance à oublier. 

    La deuxième fois devait se situer une quinzaine d'années plus tard, suite à la fermeture brutale d'une formation que je suivais dans un Institut Catholique et qui me tenait à cœur. "Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe" est-il écrit dans St Matthieu, 7 - 7,8. Nous avons donc frappé, nous avons demandé, mais jamais personne ne nous a répondu. La porte est demeuré close, comme celle de la formation qui s'est arrêté pour notre groupe, alors qu'elle n'était pas encore achevée.

    Mais vous vous doutez bien que ce n'est pas de cela dont je veux vous parler aujourd'hui. Non, évidemment. 

    Si je prends la peine de vous écrire aujourd'hui, un peu à brûle pourpoint j'en conviens, c'est par réaction aux propos insupportables que vous avez pu tenir hier mardi 05 avril 2016 sur RCF et dont la presse relaie la teneur. 

    L'Eglise à nouveau en proie aux affres des affaires de pédophilie dont elle a bien du mal à se dépêtrer, vous avez notamment déclaré : 

    "La pédophilie est un mal. Est-ce que c'est de l'ordre du péché ? Ça, je ne saurai pas dire, c'est différent pour chaque personne. (...)

    La difficulté, c'est : "quelle conscience la personne a de ce mal ?" Comment elle s'en sent responsable ? (...) Quand on commet un péché. On a conscience qu'on blesse la relation à l'autre et qu'en blessant la relation à l'autre, on blesse la relation avec Dieu. On est dans l'ordre du péché, mais est-ce que cet homme est pécheur au sens strict du terme ? Je ne peux pas le dire, à chaque fois, on ne peut pas parler de façon générale

    La pédophilie "est un mal et la première chose à faire, c'est de protéger les victimes ou les éventuelles victimes".  

    Je ne peux vous désapprouver concernant la question des victimes que ces actes infâmes ont durablement traumatisées et partiellement détruites. Il suffit d'écouter leurs témoignages pour comprendre l'atrocité et la violence, non seulement physique mais surtout psychique, que constituent les actes de pédophilie et la difficulté pour le jeune adulte qui réalise alors pleinement la gravité des faits dont il a été victime, de se relever de pareille humiliation et dégradation de sa personne. 

    En revanche, je demeure abasourdi par vos doutes sur le reste de la question.

    Comment, en toute intelligence et sans la plus crasse mauvaise foi, peut-on asséner qu'il est impossible de parler de façon générale et d'émettre des doutes sur le fait qu'un acte pédophile puisse être un péché ? COMMENT ?  

    Sauf le respect que je m'efforce de vous témoigner, je me permets de vous rappeler les termes du Catéchisme de l'Eglise Catholique (intégralement consultable en PDF ici) - que je vous sais parfaitement connaître - et qui au chapitre consacré au péché expose ceci en page 294, n°1889-1850 :

    II. La définition du péché  

    1849 Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. Il a été défini comme " une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle " (S. Augustin, Faust. 22, 27 : PL 42, 418 ; S. Thomas d’A., s. th. 1-2, 71, 6).

    1850 Le péché est une offense de Dieu : " Contre toi, toi seul, j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait " (Ps 51, 6). Le péché se dresse contre l’amour de Dieu pour nous et en détourne nos cœurs. Comme le péché premier, il est une désobéissance, une révolte contre Dieu, par la volonté de devenir " comme des dieux ", connaissant et déterminant le bien et le mal (Gn 3, 5). Le péché est ainsi " amour de soi jusqu’au mépris de Dieu " (S. Augustin, civ. 14, 28). Par cette exaltation orgueilleuse de soi, le péché est diamétralement contraire à l’obéissance de Jésus qui accomplit le salut (cf. Ph 2, 6-9). 

    Une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite... Comment être plus clair ?

    Comment  dès lors admettre qu'un homme naturellement et normalement doué de raison - je ne parle pas d'intelligence - ne puisse pas entendre que sodomiser un petit garçon ou une petite fille, lui mettre un doigt entre les fesses ou lui demander une fellation - car c'est bien de cela dont il s'agit, ne nous voilons pas la face - n'est pas une faute contre la raison la plus élémentaire ? Car je vous rappelle que, oui, c'est une chose maintenant bien acquise depuis une sombre époque de la fin du XVIIIe siècle, les être humains sont doués de raison. Le clergé dont vous faites partie n'échappe pas à cette règle...

    Qui plus est, j'irai même jusqu'à invoquer là une Loi Naturelle dont vos ouailles ont fait gorges chaudes lorsqu'il s'est agit d'aller défiler dans la rue... Peut-être d'ailleurs en faisiez-vous partie.

    Non, on ne tripote pas les enfants pour satisfaire des pulsions sexuelles, quand bien même seraient elles irrépressibles et irrésistibles.

    Ces actes sont à ce point un abominables, pour reprendre un vocabulaire qui est familier à l'Eglise, et attentatoires à l'ordre social que les articles 222-22 et suivants du Code pénal - Code qui réprime l'homme qui, avili, retrouve la bestialité de son instinct de prédateur animal - prévoient pour ces faits, dont vous ne savez pas dire s'ils sont ou non un péché, des peines de réclusion criminelle allant jusqu'à à la perpétuité...!

    L'argument du degré de conscience de l'auteur des faits, que vous excipez hardiment dans votre interview, est ici totalement irrecevable en plus d'être honteux. Car la gravité et la nature même des faits ne laisse nullement la place au doute. D'une part parce que cela fait des années que ce même genre de scandale éclabousse l'Eglise un peu partout sur la planète à tel point que cette dernière a finalement jugé utile de mettre en place des moyens internes pour y remédier et dont je serais friand de lire le bilan d'activé. D'autre part parce que, rendant à César ce qui est à César, l'Eglise vit, en France, dans un Etat de droit, pourvu de règles que nul n'est censé ignorer, et particulièrement celles relatives à l'interdiction de porter atteinte à l'intégrité physique d'autrui et dont je parlais quelques lignes plus haut.

    Comment dès lors admettre qu'un prêtre ou quiconque d'autre qui se livre à des attouchements sexuels sur un mineur ou sur un majeur non consentant, ne commette pas ipso facto, un péché ? Sur la base de quelle considération, si ce n'est celle de vouloir excuser ou amoindrir la responsabilité de ceux qui commettent ces actes odieux, pouvez-vous douter de la gravité de la faute ainsi commise et mettre en question leur nature intrinsèque de péché ?

    Je ne vous cache pas, Monseigneur, que vos propos m'ont littéralement choqué et scandalisé tellement cette attitude quasi compassionnelle pour les auteurs d'actes pédophile est répugnante, en plus d'être contre productive.
    Peut-être le déclin et le recul du nombre des clercs font-ils justement redouter à l'Eglise d'avoir à se séparer de certains de ses éléments et de l'absence desquels elle ne peut se payer le luxe. C'est là probablement une autre question, grave, qu'elle devra dénouer. Mais ce n'est pas une question qui doit se résoudre sur le dos des victimes passées, présentes et, hélas j'en suis convaincu et le déplore, à venir...

    La seule manière qu'a l'Eglise de sortir la tête haute est d'adopter une attitude responsable en faisant une bonne fois pour toutes le ménage dans ses rangs et en condamnant sans la moindre once d'ambiguïté tout acte de violence ou de pédophilie. Le combat sera long, coûteux, il y aura des pleurs et des grincements de dents mais sans une éthique forte à cet égard ceinturant les pierres de l'édifice, je vous prédis la ruine. 

    Maintenir et réitérer des déclarations semblables aux vôtres hier mènera, hélas, l'Eglise tout droit dans cette dernière direction. 

    Tambour Major

    1 avril 2016

    Dans les jupes de pierre de Dame Carcassonne

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    La cité médiévale de Carcassonne fait partie de ces endroits où j'aime me rendre régulièrement, en une sorte de petit pèlerinage personnel, à l'instar du Guggenheim à Bilbao, des berges du Canal du Midi, ou d'autres endroits encore dont je n'ai pas parlé ici, et dont certains font l'objet d'une découverte récente..

    Petit je me souviens l'avoir croisée souvent, la cité,  alors que, de Toulouse, nous nous rendions en Savoie visiter ma grand mère et mes cousins. C'était alors une étape incontournable sur le trajet. Une figure intangible au milieu des vignes Audoises et qui, sur le long chemin du retour depuis le pied du Mont Blanc, nous indiquait depuis l'autoroute que l'arrivée n'était plus très loin.

    Curieusement, si je me rappelle de chacune de mes visites pour y avoir nourri à chaque reprise de nombreux souvenirs, je n'en conserve aucun de ma première fois à Carcassonne. Je me souviens pourtant très bien de nombre de mes premières fois, mais pas de celle-ci. De fait, je suis incapable de la situer sur une chronologie personnelle. Peut-être parce que ce majestueux monument est, par lui-même, hors du temps.

    Visiter la cité de Carcassonne, c'est toute une expérience. Le mieux est d'arriver à pied, d'un peu loin, pour la voir se dévoiler progressivement, en distinguer les contours et les formes, apercevoir peu à peu les créneaux, la texture des pierres et d'imaginer le petit monde habitant à l'intérieur.

    Passé le pont-levis, nous voilà aussitôt projetés dans un ailleurs, un autre temps, un autre espace, un autre rythme. Nul besoin d'être un grand érudit pour trouver son bonheur. Il suffit de se balader dans les ruelles, de flâner d'échoppe en échoppe dont la rue principale est infestée, de rêver le long des remparts qui offrent une vue imprenable sur les alentours, d'écouter le murmure des pierres et les sifflements du vent, d'imaginer mille histoires fantastiques... J'aime m'y perdre à loisir pour faire le vide, m'évader de mon quotidien et raviver mon âme d'enfant un peu maltraitée en ce moment.

    Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est peut-être pas le jour qu'il faut voir Dame Carcassonne, mais la nuit. Car la nuit, la cité se trouve alors littéralement "transfigurée" pour pasticher Schoenberg. Délivrée du tumulte des flots de touristes, plongée dans le silence qui lui donne des airs de ville abandonnée, arpenter ces rues de vieilles pierres devient alors une expérience véritablement exaltante tout autant qu'étourdissante. Je vous invite vivement à essayer par vous-même.

    Ouverte aux quatre vents été comme hiver, ma promenade préférée est sans conteste celle qui fait le tour des remparts par les lices, librement accessibles à pied. Si par chance le temps est clair et que l'on peut du fond de cet abîme admirer un ciel constellé d'étoiles, le spectacle s'en trouve démultiplié.

    J'aime à m'arrêter au pied d'une haute tour dont la base est épaisse de plusieurs mètres puis, levant la tête, m'imaginer quelques siècles en arrière dans la peau d'un éventuel assaillant pour ressentir le vertige glaçant d'une confrontation impossible. Comment ébranler pareil édifice, moi petit homme avec ma lance de fer et de bois ? 

    Ce doit être pour cela que j'aime autant la cité médiévale de Carcassonne. Monument grandiose, elle inspire au visiteur un sentiment de puissante majesté comme, d'ailleurs, tout ce qui est beau et qui parle à l'âme bien avant que de s'adresser à la raison. 

    Aussi, c'est avec une immense tristesse que j'apprenais l'autre jour qu'aux termes d'âpres négociations, cédant aux appels des Marchants du Temples (et probablement d'une inattendue manne financière...!), les Conservateurs de ce lieu unique au monde avaient donné leur feu vert à l'installation en janvier 2017 dans l'une  des tours de la superbe Porte Narbonnaise, d'un néfaste-food ayant eu longtemps pour effigie un clown prénommée Ronald ...

    Selon la presse locale la plus avertie, un sandwich idoine et exclusif - le "Mc Cathare" - aurait même été labellisé en partenariat avec des producteurs locaux. Il se murmure en outre secrètement dans les milieux autorisés qu'il pourrait être servi avec une portion de cassoulet en lieu et place des traditionnelles frites et autres potatoes. Voilà qui n'est pas sans faire tache d'encre au royaume de Loulou et de ses calamars ! 

    Espérons au moins qu'ils serviront du Filet-O-Fish...

    15 mars 2016

    La photo du mois de Mars : Un défi ou challenge personnel

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    Nous sommes le 15 Mars, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le troisième thème de l'année nous a été proposé par Chat Bleu et il s'agit de : Un défi ou challenge personnel.

    Pour expliquer le thème :
    "Il est des envies qui fourmillent dans notre tête. L'une d'elles peut devenir un but, un challenge, le moyen de se dépasser. Alors, que feriez-vous pour y parvenir et le réaliser. Illustrez votre challenge afin de concrétiser votre rêve. Étonnez-nous avec vos photos. Vous avez un mois."
    N'étant pas quelqu'un qui fonctionne par défi ou challenge - des notions qui sont tellement étrangères à ma façon de fonctionner et de vivre - il m'est bien difficile de dire laquelle des innombrables idées qui fourmillent incessamment dans ma tête pourrait devenir le challenge de mes rêves.

    Non pas que je n'ai aucun idéal ni aucun désir, bien au contraire, mais le concept de dépassement permanent de soi renvoie à une manière d'aborder la vie que je fuis car elle renvoie à cette idée épuisante que la vie serait une éternelle compétition. Au secours...

    Aussi je botterai un peu en touche avec ma photo. Lorsque l'on se lance des défis, ne dit-on pas que l'on vise la lune ?  Cela tombe bien, ce sera ma manière d'illustrer ce thème.
    Ma photo a été prise en janvier dernier, alors que la lune était assez basse sur l'horizon, avec un mon appareil numérique et le zoom poussé presque à fond, d'où une image qui manque de définition. Mais le plaisir de photographier la lune et de voir apparaître de si belles images était réellement fabuleux...

    La photo du mois continue sur les autres blogs participants :
    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Cara, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cocazzz, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julie, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Loulou, Luckasetmoi, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Suki, Testinaute, Thalie, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    9 mars 2016

    Lire le futur dans un tas de merde

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    Nous y sommes. La tempête qui s'annonçait le mois dernier est là. En plein. Un vrai merdier digne des plus grands épisodes de Dallas. 

    Aller bosser devient un supplice.  Tout le monde est rongé par le stress et l'inquiétude du lendemain. Au quotidien c'est une horreur. Et encore, nous n'en sommes qu'aux prémices d'un cataclysme bien plus destructeur.

    Dur de supporter tout cela et d'encaisser lorsque l'on est une éponge à émotions.

    Des voix autour de moi me conseillent de penser à moi,  de prendre la poudre d'escampette et d'aller vite voir ailleurs, là où l'herbe ne pourra pas être moins verte. C'est d'autant plus tentant qu'un poste se libère à quelques rues d'ici et que j'y ai mes entrées... Tout n'y est pas rose non plus et il faudra probablement négocier un peu sur les conditions financières. Toujours est-il qu'une porte est ouverte.

    D'un autre côté, j'hésite. J'hésite par couardise de sortir d'une sorte de confort pépère que me procurent mes habitudes et ma connaissance des dossiers. Mais j'hésite peut-être et surtout en raison de la terreur d'avoir à affronter la fureur du Big Boss qui voit ses troupes se décomposer et lui tourner le dos jour après jour. Lui dire que je me casse ne sera pas pour lui plaire, c'est certain.

    Que vaut-il mieux : prendre quelques giclées de lisier en pleine face maintenant et pendant le temps de mon préavis ? Ou risquer de peut-être tomber, dans quelques semaines ou quelques mois, à pieds joints dans la fosse à purin ? 

    Ce n'est pas simple d'affronter la vérité en face et de lire le futur dans un tas de merde.