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  • 27 janvier 2017

    Ranger son bureau

    9 commentairess
    Autant mon appartement est toujours globalement bien rangé, autant mon bureau est, de manière récurrente, un vrai petit bordel...

    Sans tomber dans l'excès névrotique d'une Bree Vandekamp - la barbe en plus et la rousseur en moins - j'aime et fais en sorte que mon intérieur soit rangé : que la table basse retrouve chaque soir sa place à peu près au milieu du tapis ; que l'évier soit vide et propre tandis que le lave vaisselle s'emplit ; que le linge propre soit plié régulièrement sans traîner des jours et des jours dans le tambour du séchoir ; qu'il n'y ait pas de moutons de poussière sous les meubles ni ailleurs... 

    Bref, malgré les traces évidentes de vie qui y règnent, mon foyer-doux-foyer est présentable sans me faire honte.

    Faire du ménage est généralement une activité du weekend, et plus particulièrement du samedi matin. Il faut dire qu'en semaine, en me levant à 6h30 du matin pour ne rentrer le soir qu'après 20h je n'en ai ni vraiment le temps ni vraiment l'envie. Aspirer, balayer, serpillériser, récurer, éponger, détartrer, il faut que ça brille. Et ensuite, épuisé de tant d'efforts, je m'octroie une bonne petite sieste d'une heure ou deux. Oui, je me sens terriblement détendu une fois la tâche terminée et que tout est joli autour de moi.

    S'agissant de mon bureau en revanche, c'est une toute autre histoire...

    Je parle bien de la pièce entière, et non pas du seul meuble, ce serait trop facile. Je ne compte plus le nombre de jours que j'ai pu passer rien que pour lui trouver un agencement qui me satisfasse dans un espace aussi peu logeable que neuf petits mètres carrés bariolés de trois ouvertures sur trois faces. Je me souviens d'un après midi suivi d'une soirée entière passés à déplacer toutes les bibliothèques garnies de tonnes de bouquins pour réussir à obtenir, après plusieurs mois d'intense réflexion, la disposition optimale, tenant compte de l'emplacement des prises, de la fenêtre, du sens d'ouverture de la porte-fenêtre et de la réverbération du soleil dans l'immeuble en face certains après-midis, ainsi que de la circulation dans la pièce, si réduite soit-elle. Oui, pouvoir accéder à mon fauteuil pour m'y installer et travailler reste un prérequis...  Je crois que cette fois-là fut la bonne car je n'ai rien modifié de substantiel depuis.

    J'ajouterai à cela les heures  les jours les semaines passées à trier, classer, ranger toute la paperasse administrative, fiscale, universitaire, professionnelle et autre, dont ma boite à lettres s'emplit régulièrement, dans des classeurs et autres porte-documents aux couleurs chatoyantes pour donner un petit semblant de joie à cette monotonie bureaucratique aussi réjouissante qu'un cimetière de la Creuse un samedi après-midi de novembre par temps de pluie (avec option corbeaux qui croassent en haut d'un vieux platane agonisant)...

    Et pourtant rien n'y fait. Je ne sais pas comment c'est chez vous mais mon bureau est toujours en bordel. Entre les partitions qui traînent parce que je n'ai pas de place pour les ranger, la paperasse qui s'entasse parce que remise à plus tard, les affaires courantes dont je m'occupe, l'imprimante posée un peu n'importe où parce qu'elle prendrait trop de place sur le bureau et tout un tas de petit bordel qui s'accumule faute de tiroirs pour l'y dissimuler, c'est le boxon. Parfois j'en ai le tournis juste en poussant la porte...

    Aussi, demain sera un grand jour puisque, empruntant quelques heures le sémillant Kangoo de papa et maman Tambour Major, j'ai prévu d'aller chez notre ami suédois, le marchand de meubles en sapin pressé, acheter de quoi ENFIN me permettre de donner à chaque chose une place et de conférer à mon bureau la douceur et l'harmonie qui feront de ce lieu un espace de volupté et de quiétude, propice aux bonheurs intellectuels auxquels j'aime à m'adonner en toute impunité lorsque le temps m'en laisse la possibilité.

    J'ai donc opté pour un bureau d'angle qui viendra remplacer celui que j'ai depuis maintenant presque dix ans et qui a bien vécu, un meuble à roulettes bas avec tiroirs, de l'éclairage efficace pour ne pas continuer à me ruiner les yeux le soir, ainsi que divers rangements qui prendront place dans le rayonnage bas de mes bibliothèques. Je ne devrais pas trop me ruiner tout en apportant une petite dose de confort non négligeable.

    Y penser me réjouit et me terrorise à la fois, devant l'ampleur de la tâche qui s'ensuivra nécessairement : il va falloir ranger... 

    Idéalement il faudrait aussi pousser un peu les murs pour gagner quelques mètres carrés au sol. A l'usage douze mètre-carrés me paraissent une surface minimale pour un bureau digne de ce nom. Mais ça, ce n'est hélas pas pour tout de suite.

    Un généreux donateur dans la salle ? 

    20 janvier 2017

    30 Chansons

    15 commentairess
    Je suis tombé l'autre jour sur ce 30 Day Music Challenge qui suggère de publier chaque jour et pendant 30 jours une chanson correspondant à une définition.

    Plutôt que d'y aller de façon homéopathique, je vais épuiser le sujet d'un coup de billet à la façon d'un portrait kaléidoscopique et musical.

    Je me suis efforcé de tenir la règle en ne nommant qu'une seule chanson à la fois, même si souvent plusieurs auraient pu convenir. C'est aussi l'une des difficultés de l'exercice.

    Autre point, et puisqu'il n'est, dans la version anglaise à ma disposition, question que de chansons, j'exclue le répertoire "classique" dans lequel je suis pourtant nettement plus à l'aise, ce qui me contraint à sortir de sa zone de confort. Ce n'est ma foi pas si inintéressant.

    Enfin, je n'ai choisi que des titres que j'écoute vraiment et que j'apprécie, ou qui ont une implication directe dans ma vie. Pas juste un titre entendu entre deux portes de magasin ou le tube du moment qui passe à la radio. Et juste pour corser un peu l'exercice, je me suis efforcé de ne pas citer deux fois le même artiste...

    Prêts ?

    1. Une chanson qui comporte une couleur dans son titre
    Mamy blue de Nicoletta.

    Ma grand mère maternelle en avait le disque et l'écoutait souvent lorsque nous étions gamins. C'est une chanson que je lui associe. Je crois même qu'un jour je lui avais demandé si c'était elle, la Mamy blue de la chanson...

    2. Une chanson qui comporte un nombre dans son titre 
    Il venait d'avoir 18 ans.

    Un texte magnifique dû à la plume délicieuse de Pascal Sevran, porté par une sensibilité extraordinaire, qui parle du temps qui passe, du temps perdu qui ne reviendra plus. Et d'une immense solitude. 

    3. Une chanson qui te rappelle l'été
    The Mamas The Papas - California Dreamin.

    Je crois que c'est un peu fait exprès d'ailleurs. Certaines musiques sont calibrées pour aussitôt évoquer une ambiance, une atmosphère.

    4. Une chanson qui te rappelle quelqu'un que tu préférerais oublier.
    Il n'y a pas grand monde que je préférerais oublier. Que certaines personnes soient entrées dans ma vie dans y laisser un souvenir impérissable est une chose, et il y en a. Que d'autres y soient entrées en y ayant fait des dégâts en est une autre...

    Mais en cherchant bien, il y en a une : Cover girl, de RuPaul.

    Pour expliquer le pourquoi du comment, cette chanson était aussi ma sonnerie de portable du temps où je bossais à chez le fou-furieux qui m'a pas mal esquinté la santé...

    5. Une chanson qui doit être écoutée avec le volume à fond
    Nirvana, Rape me...

    Brutal, sans concession, la rage aux tripes. 

    6. Une chanson qui te donne envie de danser
    On parle bien et seulement d'envie hein... Car pour me voir danser il faut se lever de bonne heure et m'avoir sérieusement fait picoler.

    Dans un premier temps, j'avais pensé à Alexandrie de notre Cloclo national, et c'était plutôt imparable. Mais en pratique je n'écoute jamais de Cloclo chez moi. Alors ce sera Marcia baila des regrettés Rita Mitsouko. Vous aussi vous dodelinez de la tête dès les premières mesures ?

    7. Une chanson pour conduire
    Rollercoaster, du groupe Everything But the Girl (album Amplified Heart, un petit bijou).

    L'album plutôt très calme dans l'ensemble s'écoute très bien en conduisant, sur de longs trajets. Il fait partie des CD que j'emporte souvent avec moi dans ces occasions.

    8. Une chanson sur la drogue et l'alcool
    Pas facile car spontanément il ne m'en vient aucune à l'esprit.

    Ah ben si ! Un perle signée Juliette, dont les textes sont toujours savoureux : Retour à la terre. Vous m'en direz des nouvelles...

    9. Une chanson qui te rend heureux
    L'âme des poètes, de Charles Trenet. Même si la chanson est empreinte d'une douce mélancolie, elle me donne le sourire. Une chanson qui sent bon la douce France d'antan, l'insouciance et qui donne envie de valser sur les trottoirs.

    Vous noterez au passage le délicat emploi du présent de l'indicatif dans le refrain...

    10. Une chanson qui te rend triste
    Les chansons tristes sont souvent les plus belles. Et celles qui rendent tristes le sont plus encore. Puisqu'il m'en faut choisir une et une seule, ce sera Partir quand même de Françoise Hardy.

    11. Une chansons dont tu ne ne lasses pas
    Brigitte fontaine, Frehel. J'ai eu un véritable coup de foudre pour cette chanson il y a une dizaine d'années, son rythme faussement chaloupé et ses harmonies éthérées n'y sont pas pour rien. Un voyage intérieur.

    12. Une chanson d'avant ton adolescence
    Chantal Goya, Felix le chat. Héééééééééé oui...

    13. Une de tes chansons préférées des années 70
    Petula Clark, Downtown. Une chanson que je qualifierais de solaire. Il y a un truc qui rayonne dans cette chanson, je ne saurais l'expliquer. Je l'aime beaucoup et en ai fait ma sonnerie de téléphone...

    14. Une chanson que tu aimerais qu'elle soit jouée pour ton mariage
    Bon, on va être réalistes deux secondes, je n'ai pas encore envisagé de me marier... Difficile par conséquent de se projeter sur un événement qui est à ce jour totalement extérieur à mes préoccupations.

    Cela pourrait très bien être quelque chose d'un peu fou comme Groove is in the heart, de Deee-Lite.

    15. La reprise d'une chanson par un autre artiste
    Instinctivement j'aurais cité, "Mon légionnaire", par Gainsbourg, reprise de Piaf, qui l'avait elle-même reprise de Marie Dubas.

    Mais comme je vais citer Gainsbourg un peu plus bas, je vais m'orienter vers Philippe Katerine et sa reprise de Partir un jour qui réussit le tour de force de rendre le bidule presque écoutable.

    16. Un de tes chants classiques préférés
    Classique, comme musique classique ? Ou classique hors de la musique classique ? C'est pas très précis comme question.

    Choisissons alors un "classique", Fly me to the moon, de Sinatra, que j'écoute souvent en faisant le ménage (et on ne se moque pas !).

    17. Une chanson que tu aimerais chanter en duo en karaoké
    Bonnie and clyde, par Gainsbourg et Bardot.

    La classe internationale cette chanson, non ?

    18. Une chanson de l'année de ta naissance
    Blondie - Heart Of Glass. Elle passe souvent sur Rire et Chanson, radio que j'écoute tous les soirs en rentrant du boulot.

    19. Une chanson qui te fait penser à la vie
    Sandra Kim, J'aime la vieJardin d'hiver par Henri Salvador. Une jolie chanson avec un joli texte et un bel arrangement, qui parle à mon sens de la vie, des petites choses essentielles qui font que la vie vaut d'étre vécue.

    20. Une chanson qui a plusieurs significations pour toi.
    Horse with no name de America. Chanson que j'aime vraiment beaucoup et qui me fait voyager dès les premiers accords de guitare. C'est ça qui me fascine avec la musique et qui me plait tant dans certaines œuvres : cette aptitude à créer un univers propre et à vous y emmener tout entier, l'espace de quelques minutes.

    Cette chanson, oui, elle a de multiples sens pour moi, hors des mots (je m'étais même amusé à en étriller les paroles) et de la musique. Elle reste et restera associée à quelqu'un qui gardera toujours une place part dans ma vie...

    21. Une chanson avec le nom de quelqu'un dans le titre.
    Billie Jean, de Michael Jackson.

    Notez que ce titre pourrait à lui seul répondre à presque la moitié de ce questionnaire...

    22. Une chanson qui de donne de l'allant
    Human Behavior de Björk, une artiste que j'apprécie beaucoup au fur et à mesure de ses albums. J'avais eu la chance de la voir en concert aux Arènes de Nîmes en 2007. Un souvenir incroyable.

    23. Une chanson que tout le monde devrait écouter
    Petite pédale, de Emmanuelle Seigner. Tout simplement bouleversante...

    24. La chanson d'un groupe que tu aimerais toujours voir ensemble
    A de très rares exception, je n'ai jamais réellement suivi de groupe dont je puisse regretter la dissolution. Le seul dont je regrette la disparition, au moins moment, c'est Everything But The Girl et je me suis donné pour règle de ne pas citer deux fois une chanson du même artiste. Dur dur...

    Simply Red est toujours là et en tournée encore en 2016.
    A-Ha était encore actif l'an passé et ils font encore de la bonne musique.
    Franz Ferdinand est lui aussi toujours là.
    Je n'ai jamais vraiment écouté oasis.
    Gorillaz vient de sortir son Hallelujah Money...

    Non, vraiment, je ne vois pas... Je passe.

    25. La chanson d'un artiste décédé
    Rendons-lui hommage, ce sera Outside de George Michael.

    Lui je l'écoutais tout gamin, lorsqu'il faisait alors partie du groupe Wham! C'est dire si ça date.
    (Le groupe a bel et bien disparu mais bon... de là à dire que j'aimerais qu'il soit encore formé...!)
    26. Une chanson qui te donne envie de tomber amoureux
    Alors là c'est une colle. Je trouve même la question étrange car je ne comprends pas le concept d'avoir "envie de tomber amoureux"... On l'est ou on ne l'est pas, amoureux. Ou alors qu'on m'explique.

    En revanche un morceau dont j'aime tout particulièrement la sensualité c'est bien le très envoûtant Souvenir de Paris, de Dimitri From Paris, même si je m'écarte un peu du sujet car il ne s'agit pas à proprement parler d'une chanson.

    27. Une chanson qui te brise le cœur
    Encore une vieillerie, mais Le petit jardin de Dutronc a le don de faire vibrer la corde de la mélancolie...

    28. La chanson d'un artiste dont tu aimes la voix
    C'est un peu con comme question car j'ai du mal à aimer une chanson si je n'aime pas la voix de celui qui l'interprète.

    Je vais choisir Why does the wind de et par Tracey Thorn, la voix des EBTG dont je parlais à la question 7. Depuis quelques années maintenant elle mène une carrière solo avec des albums très léchés, dans un style perso fortement influencé par les années 80.

    En bonus-track, écoutez cette version live maison de Why does the wind. Elle est au chant, son mari Ben Watt à la guitare, plus un clavier. Trois musicos. Et ce que je trouve fabuleux c'est qu'à la premier syllabe, paf ! on est emporté dans son univers, comme ce que je disais plus haut dans la question 20. Elle occupe tout l'espace, sans artifice. Et ça fait sacrément du bien de voir que certains artistes sont capable de cela, sans avoir besoin de six tonnes d'effets spéciaux.  

    29. Une chanson qui soit un souvenir d'enfance
    Dalida, Soleil Soleil.

    Encore une chanson associée à ma grand mère maternelle qui aimait beaucoup cette chanson, qui en avait le disque et qui l'écoutait souvent.

    30. Une chanson qui te fait penser à toi-même
    Depech Mode, Enjoy the silence. Pour mon côté contemplatif, notamment.


    Et vous ? 

    15 janvier 2017

    La photo du mois : Street Art

    28 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Janvier 2017 et c'est l'heure de notre premier rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Who Cares ? nous a proposé le thème du Street Art.

    Bon, j'avoue, ce thème ne m'a pas du tout inspiré vu que je n'ai pas (mais alors pas) du tout le temps d'aller flâner à la recherche de quelque streetarterie susceptible d'honorer le sujet du mois. Alors j'ai fais la grosse feignasse et suis allé puiser dans mes archives.

    Hop, direction le plein soleil avec cette photo prise le 2 janvier 2013 (boudu que le temps file) à Santiago du Chili où je passais alors quelques jours autour du Nouvel An. Que de souvenirs !

    Il s'agit en réalité d'un morceau d'une très grande fresque qui tient en quatre panneaux, peinte quelque part en plein centre ville historique de Santiago mais je serais bien incapable de vous dire où...

    En tout cas, cette photo et ses couleurs très vives a le don de me filer une grosse patate, surtout qu'en rédigeant ce billet j'écoute de la Bossa Nova brésilienne. Parfait pour lutter contre la morosité et la grisaille.

    Zou, la photo du mois continue chez les autres participants :
    A chaque jour sa photo, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sinuaisons, Sous mon arbre, Sweets Mix, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente, ÔBD.

    14 janvier 2017

    Pour ne pas vivre seul

    4 commentairess
    Ce billet sera un peu décousu car fruit d'une réflexion personnelle autour de choses que j'ai pu lire ces derniers temps et sur lesquelles j'avais besoin de réagir. 

    Certains maux m'épuisent et font, je crois, exactement - au moins en partie - écho à mon précédent billet à propos de la prise de distance des réseaux sociaux, ainsi qu'à cet autre dans lequel je vilipendais la course folle à la mise en scène de sa propre vie, dans une recherche effrénée de (vaine ?) popularité... 

    Je l'appellerai l'effet Narcisse, ce terrible effet Narcisse que ce billet de juillet 2015 décrit exactement quant à ce que je ressens en ce moment à la lecture de certains propos, ici et là :
    "Après le règne de l’Être de l'Avoir, voici donc venu le temps du Laisser paraître et du Faire croire au l'on a. Comme dans un bon film, où tout le monde serait idéalement beau et parfaitement heureux. La meilleure illusion est celle qui, bien entretenue, se laisse confondre avec le réel." 
    Et lorsque l'illusion s'évapore, continuerais-je, il ne reste que le revers d'un décors en carton pâte, ses coulures de colle, ses éraflures, son étrange fausseté, comme une salle de spectacle vide après la fête, ses vapeurs d'alcool, ses paillettes ternes jonchant tristement le sol comme des insectes morts. 

    Alors, lire qu'une personne que je suis sur un réseau social - sur lequel ses photos aguicheuses lui assurent une certaine popularité - est partie à l'autre bout du monde et s'y ennuie, parce que ses copains ne sont pas là, oui, ça me désole et me mettrait presque en colère.

    Aller chercher loin ce que l'on ne trouve déjà pas en soi, quelle folie.
    N'exister que par sa présence aux autres et le regard des autres, quelle tristesse.

    Tiens, tout cela me fait penser au conte du vieux marchand...

    Musique. Et aussi celle-là...

    13 janvier 2017

    Avant

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    [Une pièce étroite aux murs de béton.  
    Un lit en fer et des draps blancs. 
    Un long voilage blanc est  pendu au coin gauche du plafond.
    Eclairage en clair-obscur. 
    Le personnage - homme ou femme - est assis sur le lit.
    Sa voix est douce, sans âge, éraillée ou non. 
    Diction lente. Dans le vide]







    Avant j'étais belle.

    J'étais belle...

    J'étais belle.

    Belle...

    Avant j'étais belle. 
    Avant.

    Avant j'étais belle. 
    Très belle.

    Avant.
    J'étais belle...

    J'étais belle.
    Belle.

    Avant j'étais belle.

    Mais j'avais froid.

    Froid.
    Très froid.

    Très. Très froid.
    Froid...

    Avant j'étais belle... mais j'avais froid.

    J'avais froid.
    J'avais très froid.

    C'est terrible d'avoir froid.

    Si froid...
    Terrible...

    Tellement froid.

    J'étais belle.

    Mais j'avais froid.
    Froid.

    Avant, j'étais belle, mais j'avais froid.

    Avant...

    [Noir]

    Photo : Luc Lamotte /  Galerie Jamault

    6 janvier 2017

    Raisonner les réseaux

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    Depuis plusieurs mois je réfléchis à la question, mis sur la voie par plusieurs connaissances et certains amis qui suivent le même chemin. Aller vers plus de simplicité dans son rapport aux autres, moins d'artificialité, en réduisant l'utilisation des réseaux sociaux. 

    L'idée n'est pas de couper totalement cours à ces derniers mais d'en faire un usage raisonné et de revenir à des valeurs simples et sûres

    Cela commence par les applications de rencontres que j'ai purement et simplement éliminées de mon téléphone. J'ai bien encore mes profils sur tel et tel site mais vu que je ne me suis pas reconnecté depuis des mois et des mois, je ne sais même plus s'ils existent toujours. Et quoi qu'il en soit je m'en moque. Je connais mon travers de regarder toujours beaucoup plus loin que mon horizon immédiat. Privé de ces jumelles, je regarde donc autour de moi lorsque l'occasion se présente. Et il est vrai que les rues de Toulouse sont fort bien achalandées...

    Limiter l'usage de Twitter ensuite, dont je suis plutôt accro. Pour le coup il n'est pas question d'éradiquer l'oiseau bleu mais bien de lui donner une place raisonnable, notamment le soir où il m'est difficile de décrocher, étant souvent à l'affût d'une bonne vanne ou en pleine discussion avec tel ou tel twittos. Je sais surtout que je n'y étale pas ma vie par le menu, heure par heure, ni n'y égraine mes grognements de vieille mégère acariâtre à longueur de page, ce dont certains se sont fait une spécialité. Je twitte donc je suis ? Certainement pas...

    A cet égard, Twitter qui tend parfois à devenir un baisôdrome à ciel ouvert, m'agace de plus en plus. Les gens y exhibent le vide de leur vie à coup de photos - et maintenant de vidéos - aguicheuses. Les jeunes célibataires ou les grosses putes (ce sont parfois les mêmes) s'y reniflent outrancièrement le derrière au point que c'en est parfois gênant. Être beau rend populaire semble-t-il. La réalité démontre toutefois que cela ne rend pas pour autant intéressant.

    Grâce à Twitter pourtant, j'ai croisé de belles personnes que j'espère pouvoir rencontrer "en vrai" un jour ou l'autre. A l'instar des autres réseaux, Twitter est un bel outil mais qui ne fait pas tout. Je crois en la relation humaine, physique, en face à face, plus qu'à la vitrine virtuelle et souvent déformante qu'offre le web et derrière laquelle tout un chacun peut s'inventer une existence fantasmée.

    Le blog est (était ?) à cet égard un outil formidable sans être parfait et qui, inscrit dans la durée d'un texte long et signifiant, les commentaires aidant, permettait un véritable échange, loin de la simple "punch line" ou d'une répartie cinglante destinée à faire du ramdam. Je ne compte plus le nombre de personnes que j'ai pu rencontrer grâce aux blogs, souvent au terme d'une longue relation épistolaire, et dont certaines sont, depuis plusieurs années maintenant, de véritables amis.

    La question de Facebook ne se pose pas. J'y suis peu, ne m'y expose pas - la dernière photo y montrant ma frimousse doit remonter à plusieurs années - et poste essentiellement des âneries pour faire rire les copains, un peu toujours les mêmes d'ailleurs, que je vois régulièrement. Je pense à ma clique des mémères à chats de Toulouse, aux membres du Toulouse Carnet que j'ai toujours plaisir à revoir pour notre rendez-vous mensuel, à mes amis lyonnais dont j'ai revu certains pour nouvel An avec un immense plaisir, aux parisiens que je n'ai pas revu depuis des lustres, à ceux qui ont déménagé un peu partout et que je n'ai pas non plus revus depuis trop longtemps...

    Car au fond voilà ce qui m'importe vraiment : être avec mes amis, partager des moments avec eux, un peu de convivialité et de chaleur humaine, dans l'immédiateté et la spontanéité du quotidien... A trop s'éparpiller sur les réseaux sociaux à la recherche d'une notoriété virtuelle, je crois que l'on perd de vue cet essentiel que plusieurs milliers de followers ne pourront jamais remplacer. Sans compter le temps que l'on ne prend plus pour le leur consacrer.

    Couper les réseaux sociaux ? Certes non. Mais leur donner leur juste place pour que la vie réelle n'y perde pas au change.

    1 janvier 2017

    1er Janvier

    12 commentairess

    A l'heure où paraîtra ce billet, je serai quelque part en Ariège, au coin d'un feu de cheminée, en compagnie de quelques amis et d'un bon verre de vin, tandis que sur le coin de la cuisinière aura mijoté quelques plats délicieux dont le maître des lieux a le secret...

    2016 a été une année professionnellement et humainement assez mouvementée : quitter la maison des fous et une ville en déliquescence au prix d'un petit burn-out passager, non sans avoir préalablement rencontré l'inénarrable Loulou le Roi des Calamars ; avoir retrouvé une certaine forme de sérénité professionnelle ; avoir essayé de répondre aux sollicitation de Cupidon qui avait décidé de me faire tourner en bourrique ; avoir terminé l'année par la concrétisation d'une grosse décision qui pourrait changer pas mal de chose d'ici la fin de l'année... Oui, 2016 a été bien remplie en définitive.

    En regardant l'année écoulée, me revient en tête cette question que je m'étais vu poser il y a 4 ans en Argentine et dont j'ai presque fait une quasi-devise : "Que feras-tu pour que cela arrive ?".

    Si je devais vous formuler un vœu pour la nouvelle année, ce serait celui que vous ayez la force de prendre les décisions qui vous sont importantes et d'aller de l'avant, en vous donnant les moyens de ce que vous désirez. Parce que quoiqu'on en dise, la personne la plus importante dans votre vie, c'est vous.   

    Très bonne année 2017 à tous et à chacun !

    26 décembre 2016

    Le Grand Horoscope 2017

    8 commentairess

    Travail, santé, amour, chance... 

    Que vous réservent les Astres pour l'année 2017 ?

    En grand prophète du Cosmos, Tambour Major s'astique les boules, consulte l'Oracle et vous révèle les grandes tendances de votre avenir, en direct du Zodiaque.

    Les Astres ne mentent jamais...


    Bélier

    21 mars - 19 avril

    Travail : Vous n'avez strictement rien foutu de l'année 2016 aussi l'année 2017 s'annonce encore plus merdique que tout ce à quoi vous pourriez vous attendre. Prenez votre mal en patience, votre horizon astral se dégage à partir de 2035.

    Santé : Vénus entre dans la maison VI à partir du mois d'avril  en conjonction avec le Petit Caribou ce qui annonce un mal de dos chronique et peut-être une hernie discale à faire opérer rapidement. Ah, et on me glisse dans l'oreillette que vous auriez mauvaise haleine.

    Amour : Vous serez seul, toujours seul, désespérément seul... à quoi bon vous obstiner ?  Les Astres sont contre vous. Renoncez.

    Chance :  Misez sur les aubergines et le tofu bio.

    Taureau

    20 Avril - 20 Mai

    Travail : Si vous le cherchez, lui ne vous trouvera pas. Il y a du licenciement et du RSA dans l'air.

    Santé : Vous avez les pieds fragiles et 2017 sera propice aux ongles incarnés des orteils 1, 3 et 4. Avec Jupiter qui stagne dans la maison VII de février à novembre, anticipez d'éventuelles mycoses plantaires, avant propagation sur le reste du corps.

    Amour : Vos pulsions nymphomanes seront décuplées cette année. Attention à ne pas vous enflammer le prépuce ou la vulve, et à renouveler votre vaccin contre la blennorragie caprine. Risque de coup de foudre platonique pour les natifs du deuxième décan.

    Chance : Vous serez probablement le signe le plus chanceux du zodiaque. C'est dire à quel point les autres signes auront une année merdique.

    Gémeaux

    21 Mai - 21 Juin

    Travail : Vos efforts vont enfin payer. Coucher avec votre supérieur hiérarchique aura probablement été la meilleure décision de l'année écoulée. 2017 portera ses fruits. Prévoyez néanmoins de traiter vos lèvres gercées.

    Santé : Grosse baisse de tonus de janvier à novembre. En effet Uranus arrive en maison X et entre en résonance avec la Lune sous le signe de la Balance. Attention aux dégâts ! Prise de poids importante prévisible : vous allez bouffer comme une grosse truie. Natifs du troisième décan, attention à votre foie.

    Amour : Les natifs du premier décan trouveront probablement l'âme sœur entre le 11 avril et le 14 août et se feront larguer du 17 juin au 29 octobre. Pour les autres, faites le plein de vidéos sur YouPorn, vous en aurez besoin.

    Chance : Évitez les ratons laveurs anorexiques, misez sur le 6 et serrez les dents le temps que ça passe.

    Cancer

    22 Juin - 22 Juillet

    Travail : Si vous avez un boulot de merde, ne reprochez pas aux autres cette situation dont vous êtes l'unique responsable. Pour les Cancer en reconversion professionnelle vers les métiers de la conchyliculture, 2017 sera favorable aux natifs du deuxième décan ascendant d'un signe d'eau. Pour les autres, c'est foutu.

    Santé : Cancer, vous avez dit cancer...?

    Amour : Votre partenaire ne sera que reproche et incompréhension. Il faut lire que vous êtes particulièrement impénétrable, et pas seulement au lit... Faites place au dialogue si vous ne voulez pas que tout cela finisse encore plus mal que prévu. Et arrêtez de croire systématiquement que votre partenaire vous trompe, vous vous faites probablement des idées.

    Chance : Vous aurez une chance de cocu. Ho wait...

    Lion

    23 Juillet - 22 Août

    Travail : Après avoir trimé comme un malade en 2016 et en 2015 voici que 2017 portera enfin du fruit. Vous serez justement récompensé pour tous les efforts et les sacrifices réalisés lors de ces dernières années. Comme le dit le proverbe "Un printemps succède toujours à l'hiver". Non je déconne, vous allez en chier.

    Santé : Oh, c'est quoi ces petits points noirs sur votre avant-bras ?

    Amour : Avec la constellation du Marcassin qui se faufile entre la Lune et Mercure de janvier à juillet, vous avez les crocs et cela se voit. L'influence solaire de la maison II ne sera que peu bénéfique. Du coup tout le monde vous fuit, de peur de se faire dévorer. Allez-y doucement, prenez votre temps. Et non, le kidnapping n'est pas une option valable...

    Chance : Pensez au black-jack, à la belote et allez-y mollo sur la roulette russe. Éviter les carottes râpées. Légume fétiche : le topinambour.

    Vierge

    23 Août - 22 Septembre

    Travail : Vous n'en faites qu'à votre tête ce qui vous conduit inévitablement sur des sentiers arides dont vous n'arrivez pas à vous dépêtrer. Éviter les travaux manuels tel que l'élagage des arbres fruitiers et la tonte bisannuelle des alpagas.

    Amour : 2017 sera une année pleine d'expérimentations et de nouveautés pour vous. Vérifiez une éventuelle allergie cutanée au cuir et au néoprène. Avec l'entrée de Mars dans votre Zénith astral, les natifs du troisième décan verront leur charisme se décupler comme rarement depuis ces sept dernières années : profitez-en, ça ne durera pas !

    Santé : L'arrivée de Jupiter par le Nord dans votre Ciel astral influera négativement sur votre digestion d'autant que Neptune, qui symbolise votre intestin grêle, est en dissonance itérative en Sud-Est par la Grande Ourse et en dissonance itérative Sud-Ouest par Orion dans la maison IV. Risques de diarrhées aiguës de mai à août pour les ascendants de signes de feu. Remontées gastriques en février et mars pour les autres. Deuxième décan, méfiez-vous de la viande d'alligator et de la purée de pois cassés.

    Chance : Andromède est contrariée en maison XI de mars à mai et votre trigone est azimutal par le Sud en Juin. Alors, ne tentez pas trop le hasard cette année car les possibilités de pertes sont supérieurs à celles de gain. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, je pose quatre et je retiens deux. Animal porte bonheur : le tourteau.

    Balance

    23 Septembre - 23 Octobre

    Travail : Vos collègue disent du mal de vous dans votre dos. Vous vous en doutiez, c'est maintenant une certitude. Mars, en conjugaison défavorable avec la Loutre et la Cornemuse en maison XI, vous apportera un lot de déceptions dont vous ne vous remettrez jamais.

    Amour : Tel un navire en plein mer avec un vent force 7, votre vie sentimentale tangue et vous tentez de vous justifier. Des désaccords en série surviennent, tout se passe comme si soudain la magie entre vous disparaissait. La crainte que l'amour cesse peut vous tenailler. Hissez-haut moussaillon, pas de panique ! Cette petite tempête peut au contraire tester la solidité de vos sentiments et permettre de repartir sur de bonnes bases : votre chien vous aime, lui...

    Santé : A force de faire n'importe quoi avec n'importe qui, et malgré la protection de Jupiter en maison III de janvier à septembre, vous allez bien ramasser lors de votre prochain bilan sanguin. Flambez la chandelle par les deux bouts si vous voulez, mais ne vous y brûlez pas les doigts. Cécité passagère en août.

    Chance : Très, très peu. Évitez la couleur rouge et les chants bohémiens.

    Scorpion

    24 Octobre - 22 Novembre

    Travail : Vous avez à peu près obtenu ce que vous vouliez en 2016 alors arrêtez de faire chier les Astres et contentez-vous de ce que vous avez en 2017. Non mais !

    Santé : Tout va très bien à ce niveau pour vous cette année, ce qui n'est pas le moindre des réconforts vu le bilan astral catastrophique des douze dernières années. Le médecin ne fera pas sa fortune sur votre dos. Pensez toutefois à renouveler votre concession funéraire et votre assurance responsabilité civile (avec l'option cyclone, fin du monde et attaque de zombies), on ne sait jamais... Scorpion natifs du deuxième décan, évitez les champs de mines et les fronts de guerre du 13 avril au 19 octobre, conseil d'ami.  

    Amour : A force d'envoyer chier tout le monde, ne vous étonnez pas d'être haï par la terre entière. Pleurez tout ce que vous voulez les Astres n'y pourront rien. Et écouter du Kendji Girac n'arrangera certainement pas les choses.

    Chance : Neptune entre en oscillation avec la constellation du Marteau-Piqueur en maison de XII ce qui éloignera le mauvais œil, au moins pour cette année. Nombre fétiche : π. 

    Sagittaire

    23 Novembre - 21 Décembre

    Travail : Comment vous dire ? A partir du mois d'avril Saturne entre en conjonction avec la Grande Ourse en maison IX. Vous allez en chier. Mais grave...

    Santé : Restez chez vous... Si si, vraiment.

    Amour : Coucher avec les êtres qui vous sont chers n'est pas en soi répréhensible du moment que tout le monde est d'accord. Que ces êtres chers soient des animaux pose davantage question...  

    Chance : Non, pas cette année désolé.

    Capricorne

    22 Décembre - 19 Janvier

    Travail : 2017 sera placée sous le signe de la transparence. Normal, vous avez le charisme d'un fer à cheval. Votre implication au travail vous aide toutefois à vous laver la tête. Pensez à apporter un sèche cheveux au bureau.

    Santé : On vous avait pourtant dit de vous méfier des lance-flammes... La Biafine est votre amie. Pour les natifs du premier et du troisième décan, pensez à votre vaccin antirabique. Pour les autres c'est trop tard, vous êtes condamnés. Natifs du troisième décan : mangez de la semoule.

    Amour : L'influence du Phénix vous rendra un peu trop préoccupé par votre apparence. Les bons influx de la planète Mars, conjugués avec ceux du Soleil, vous assureront des flirts dignes d'une relation haut de gamme. Outre la confiance en vous-même, cela augmentera votre vigueur amoureuse. Ami Capricorne, tout au long de l'année, cette tendance s'imprimera dans le mouvement et dans le besoin de se dépenser en toute sincérité. Ou alors droguez-vous. 

    Chance : Attention aux attaques de ragondin. A ce détail près, tout ira bien. 

    Verseau

    20 Janvier - 18 Février

    Travail : A défaut d'aimer votre travail aimez la vie, même si c'est une folie. Premier et troisième décan, votre créativité sera débordante. En recherche d'emploi, pensez à des métiers rares tels que derviche tourneur ou sexeur de paon.

    Santé : Arrêtez de bouffer comme huit... Jupiter en ascendance dans le trigone de la Baleine vous le fera payer, surtout si vous êtes ascendant Gémeaux. Vergetures à prévoir. Mars en vibration négative dans la constellation de la Loutre à partir du 27 février, prenez garde aux drogues dures.

    Amour : N'attendez rien. L'année 2017 se présente comme un moment de solitude. Profitez-en pour ranger, classer vos affaires, payer vos impôts ou lire. Avec le Soleil qui occulte partiellement Vénus dans le quadrilatère du Serpent à plumes, les échanges avec vos amis sont aussi pris dans la dissonance astrale et le feeling n'est pas bon. Vous pouvez vivre du vague à l'âme et un long moment de blues. Les astres vous font repartir dans les souvenirs de vos amours passées. Frapper des orphelines avec une poêle à frire ne vous procurera aucune satisfaction.

    Chance : Mangez des endives et méfiez-vous des nains. Animal fétiche ; le pangolin. 

    Poissons

    19 Février - 20 Mars

    Travail : Les natifs du premier et deuxième décan sont en plénitude cosmique dans la Maison de l'Ouvre Boîte. Les natifs du troisième décan en retrait du 8 août au 19 décembre. Évitez les jeux de mots pourris et les guillotines.

    Amour : Que diable avez-vous fait au Cosmos pour avoir un karma aussi merdique ? Une belle opportunité va se présenter à vous. Et vous allez encore tout foirer. ANDOUILLE !

    Santé : Votre zodiaque est à son sommet. Profitez-en pour vous refaire une beauté. Ça ne sera pas du luxe. Furoncles à prévoir en octobre. Thrombose pulmonaire en décembre.

    Chance : Avec Mercure en stagnation sous l'horizon du Poulpe, puis en dissonance astrale avec les maisons VIII et IX, l'année 2016 fut probablement pénible, faisant osciller votre quotidien de Charybde en Scylla. L'année 2017 devrait voir revenir un afflux astral favorable à partir du 30 novembre. D'ici-là, tracer un pentacle sur votre porte avec le sang d'un chaton sacrifié un soir de pleine Lune sera certainement ce que vous aurez de mieux à faire...  

    22 décembre 2016

    Bréviaire anti-mondain

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    Billet précédemment publié le 20 Février 2009


    Vous en avez raz-le-bol des mondanités affriolantes, des cocktails de la Baronne Von Bliniskenstein où l'on s'ennuie à mourir ? Des repas interminables chez Monsieur le Préfet, où vous vous retrouvez systématiquement coincé entre, d'un coté, un vieux député eczémateux exhalant de suaves senteurs de naphtaline et, de l'autre, la psychorigide Mademoiselle Chauvignon-Lerenoncourt qui vante à qui veut l'entendre les bienfaits des châtiments corporels pour inculquer de saines mœurs aux enfants récalcitrants (la pauvre, si vous lui racontiez votre dernière nuit entre les mains du bellâtre que vous avez ramassé la veille au soir, elle s'en étoufferait sur le champ) ?

    Vous en avez soupé des après-midi Tea-Time chez tante Léonie à écouter du Chopin joué par la petite nièce sur un Pleyel de concert mal accordé : "Hooo mais c'est qu'elle est au con-ser-va-touâââre !" (à prononcer avec emphase sur un relent de guimauve), à déguster des mignardises en provenance de chez Fauchon... "Hooo mooooon dieeeeeu, mais c'est purement di-viiiiin !" (guimauve, emphase, montée en orgasme, ad. lib.) et à souffrir des conversations aussi flasques qu'un English Jelly, entrecoupées du tintinnabulement de verres en cristal... ?

    Plusieurs fois l'idée de vous suicider en avalant la théière vous a traversé l'esprit mais la frayeur de salir votre costume sur mesure en flanelle de Hongrie et coton de boeuf véritable a réfréné vos ardeurs auto-destructrices.

    Non, vraiment, c'est au dessus de vos forces.

    D'un autre coté, en y réfléchissant un tout petit peu, rien ne vous oblige à vous rendre à ces séances d'auto-mortification passive (quoique la passivité puisse être en d'autres circonstances un sujet que vous dominiez parfaitement, mais ce n'est pas le débat).

    Néanmoins votre bonne éducation (et peut être un petit coté SM chez vous aussi : hein que vous aimez les fessées ?) rompue aux épreuves du Tome 37 du Savoir Vivre Illustré de Nadine de Rotchild et à de longues soirées de méditation passées agenouillé sur une règle en bois, vous interdit par principe de refuser, le mot "non" étant génétiquement banni de votre vocabulaire, au profit d'une litote formulée sous la périphrase suivante ou l'une de ses innombrables variantes :
    "Ho, mais c'est avec plaisir très chère Madame / cher Monsieur (décliner la qualité) que j'accepte votre cordiale et si aimable invitation à laquelle je m'empresse d'émettre toutefois une réserve s'agissant de ma présence assidue en raison d'engagements personnels desquels je ne puis convenablement me dédire".
    En clair :
    "Putain, je vais encore me faire chier, je peux pas dire non, mais sois pas surprise vieille peau si je me barre au bout de 15 minutes".
    Comme quoi tout est dans la formulation, mais ne doutez pas un instant que votre interlocuteur aura su décoder toute la finesse de votre message.

    Vous pensez donc que votre cas est désespéré et que jamais vous ne parviendrez à triompher de cet enfer capiteux qui fleure bon le havane, la cannelle et le thé à la pomme verte.

    Et pourtant des solutions existent qui son à votre portée. Avec un petit peu d'entraînement vous devriez rapidement obtenir des résultats tout à fait intéressants qui transformeront radicalement votre existence, et celle des autres. Après quelques séances, si vous appliquez consciencieusement les règles d'anti-savoir vivre que voici, vos hôtes devraient dans un premier temps hésiter puis progressivement renoncer à vous convier à leurs petites sauteries insalubres.

    Commençons par le commencement : l'arrivée.

    Choisissez d'arriver avec classe chez vos invités tout en respectant une marge de démarcation qui laissera un souvenir impérissable. Venir en coupé SLK ou Z3 est malheureusement d'une banalité affligeante qui ne fera qu'entretenir une saine bienveillance à votre égard. Arriver dans le même véhicule rempli de choux-fleurs ou de navets blancs en revanche, là, c'est la grande classe. Evitez à tout prix les légumes verts : la chlorophylle est particulièrement difficile à faire partir au nettoyage. Pour la même raison les betteraves rouges, quoique nettement plus sayantes au teint, sont à proscrire.

    Vous sonnez à la porte. L'hôtesse se présente tout sourire et vous lui présentez aussitôt un bouquet de roses fraîches endimanchées de gypsophile. Quelle erreur...

    Là encore les légumes peuvent s'avérer salutaires : offrez plutôt une botte de carottes avec leurs fanes ou un potiron cueilli le matin même ! Vous pouvez également la jouer exotique en enguirlandant l'accorte dame d'un collier de fleurs, à la manière des traditions tropicales, à ceci près que vous aurez pris le soin de remplacer les sus-dites fleurs par du boudin blanc (à noël), des andouillettes (si vous êtes du coté de Vires), de la saucisse de Toulouse (si vous êtes dans le coin) ou tout autre colifichet digne d'intérêt.

    Quoique intriguée par votre entrée en matière inhabituelle, la maîtresse de maison a malgré tout pris le pari de vous laisser entrer et vous invite à prendre place parmi les autres invités. Soyez exemplaire et faites usage des formules de politesse, courbettes, révérences et baise-main coutumiers. Ce n'est pas le moment de briller en société par manque de savoir vivre et passer du même coup pour le plus fat des goujats.

    On vous invite à prendre place autour du cocktail apéritif et un major d'homme vous demande ce que vous prenez. Ne cédez pas à la tentation de demander "un doigt" de whisky, et ce d'autant que vous avez certainement l'habitude d'un peu plus que cela. Laissez simplement la conversation s'engager. Immanquablement tante Yvonne entamera un sujet à la délicate truculence tel que ses injections de Botox, l'opération de la prostate de l'oncle Georges ou ses troubles intestinaux.

    Soyez malin et profitez de ce que ces thèmes bénis sont ouverts pour introduire, si je puis parler ainsi, quelques-uns de vos sujets de prédilection. A propos de la prostate vous pouvez par exemple expliquer comment une stimulation réussie de ce petit organe peut procurer de fabuleux orgasmes ; joignant le geste à la parole si le contexte s'y prête. Cela fait surtout son effet à table, entre l'entrée et le premier plat de poisson. Employez des mots justes et pesés, ne tombez pas à pieds joints dans la trivialité d'un vocabulaire insuffisamment châtié.

    Le repas est désormais avancé, la table maculée de taches diverses délimitant le rebord des assiettes, jonchée de cadavres de bouteilles de grands crus, les esprits se font de moins en moins spirituels au fur et à mesure qu'arrive l'heure des spiritueux. C'est désormais le moment d'aborder certains sujets plus lourds, que nous appellerons des sujets de fond, tels que votre première ou votre dernière sodomie, les joies de l'onanisme en bande organisée ou les mystères de la fellation.

    Vous n'êtes pas obligé d'y aller tout de go : quelques allusions et sous-entendus habilement distillés sauront immiscer un malaise général chez le reste des convives qui feindra un sourire crispé. Si le charmant notaire, la trentaine, célibataire - que l'on a malicieusement placé à coté de Mademoiselle Clémence De Lafouffenfolie, espérant nouer ainsi une alliance de premier choix entre deux familles de haut rang - commence à vous faire de l'œil, il y a fort à parier que vous risquez de ne pas rentrer chez vous tout seul ce soir. C'est déjà ça de pris. En revanche, si c'est le député eczémateux invariablement placé à votre droite qui commence à vous regarder lubriquement du coin de l'œil en caressant son verre de haut en bas, il vaudra mieux pour vous que vous passiez le reste de la soirée en tête à tête avec votre poisson rouge !

    Le repas est enfin terminé et arrive le rituel du combo café-thé-spiritueux-mignardises et son lot de conversations émoussées, servi dans le petit salon juste à côté, celui-là même où gît le Pleyel de concert mal accordé sur lequel votre petite-nièce / la fille du médecin / Mlle De Lafouffenfolie / ad lib (rayer les mentions inutiles) s'appliquera dans un instant à massacrer les nocturnes de Chopin ou les Arabesques de Debussy : "Mon trésoooooooor ... joue nous quelque chose de si meeer-vei-lleeeeux" ( roudoudou, guimauve, emphase, montée en orgasme, etc. etc.).

    Si vous êtes toujours là, c'est que vos hôtes sont plus durs à cuire que prévu : il va falloir aller un tout petit peu plus loin et user de stratagèmes un tantinet plus démonstratifs. Tant pis pour eux, ils l'auront cherché.

    Plusieurs possibilités s'offrent à vous, tout sera fonction des circonstances, de la complicité des autres convives, de votre imagination et de votre état d'hébriété.

    Accoudé au piano, faites mine d'admirer le jeu de l'interprète et de vous intéresser à la partition, au besoin en lançant des regards soutenus par dessus son épaule. Il ne fait pas de doute que la jeune prodige, certainement interloquée par votre petit manège, vous posera la question qui, malgré son innocuité apparente, scellera en réalité sa perte : "Vous jouez du piano ?".

    Sous leurs dehors innocents, ces 4 mots anodins vont se révéler un tremplin exceptionnel : "Très certainement mademoiselle". Et de vous emparer du clavier, chassant d'un coup de hanche au besoin la vilaine.

    Prenez de grands airs, ajustez à grand bruit le strapontin en hauteur, un peu trop à gauche, pas assez reculé, non trop... faites craquer vos doigts l'un après l'autre, faites des rotations de la tête pour vous assouplir les cervicales, puis arrêtez-vous, sans décocher une parole. Restez totalement silencieux pendant une quinzaine de secondes avant de pétrir le clavier de coups de poings fulgurants assénés totalement au hasard. Avec un peu de chance vous parviendrez à faire péter une corde, ajoutant une note épicée à ce tintamarre extraordinaire.

    Au bout de 30 secondes, arrêtez-vous net, observez un silence religieux, les yeux fermés, le visage légèrement crispé vous donnant l'air de savourer, dans la résonance du salon, l'évanouissement de ces harmonies voluptueuses (si si, elles le sont !). Enfin, contemplez rapidement les têtes décomposées et les sonotones encore fumants, en vous abstenant soigneusement d'exploser de rire, puis déclarez solennellement sans sourciller que vous venez d'interpréter un extrait de la première sonate figurative « Tractopelle 84 » pour piano et perceuse électrique de Einrich-Edgar Katherr Pylar, compositeur hongrois mort à la fin du XXe siècle, dont on célèbre cette année de centenaire. Reprenez alors votre place comme si de rien n'était, votre sérénité apparente constituant le gage nécessaire de vore réussite.

    Vous pouvez également entreprendre le charmant notaire qui vous faisait de l'œil tout à l'heure tandis que vous parliez sodomie, celui-là même qui vous a subrepticement effleuré la main de son petit doigt tandis qu'il remplissait votre verre de vin.

    Riez ostensiblement et discutez bruyamment de vos ex respectifs en veillant à ne pas rester discrets. Si le cœur vous en dit, et si votre hardiesse vous le permet, passez à l'étape suivante : le roulage de pelle. Mais il faut admettre que seuls les plus téméraires parviendront à ce stade avancé de l'anti-mondanité. Pour anodine qu'elle soit – une pelle n'engage à rien – son coté très démonstratif suscitera une envie irrepréssible de vous voir instamment débarasser le plancher dans les plus brefs délais et l'on vous fera comprendre fermement, mais courtoisement, que vous êtes désormais personae non grata en cette demeure.

    Mission accomplie !

    Empoignez le notaire tant qu'il est encore chaud et rentrez vite chez vous sans demander votre reste : votre nouvel ami saura à n'en point douter trouver les mots justes pour vous faire oublier votre fugace chagrin.

    19 décembre 2016

    Brouillard

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    Brouillard sur la ville
    Dans la froidure du matin
    Le disque blanc du soleil
    Lové dans un linceul de mystère
    Dessine des ombres
    Parmi les arbres qui implorent le ciel.

    Anonymes, les silhouettes sur le trottoir
    Se faufilent dans le dédale sans fin
    D'un horizon de silence
    Perdu dans l'invisible
    Un chat assis derrière la fenêtre
    Me regarde doucement.

    A travers les vitres embuées
    Scintillent mille sapins
    Bariolés de couleurs
    Les enfants sont à la fête
    Entraînant le cœur des grands
    Dans leur farandole de joie.

    C'est bientôt Noël...