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  • 6 mai 2009

    Le petit hérisson avec des épines à l'intérieur

    Juste pour faire plaisir à une lectrice qui se reconnaîtra, et aussi parce que j'ai la plume peu inspirée en ce moment, je ressors du frigo un ancien billet publié en février 2008 sur mon précédent blog abandonné au profit d'une transhumance en ce lieu pour des raisons que j'avais déjà évoquées. Mon dieu, Tambour Major pris en flagrant délit d'éco-bloggage smileys Forum

    Hé oui, je lis les commentaires laissés et je crois que le billet de "février 2008" auquel l'un d'eux fait référence est précisément celui-là.

    Je l'avais oublié ce billet... je ne me rappelais plus l'avoir écrit, sauf un vague souvenir, quelques tournures de phrases qui m'étaient restées, mais pour l'essentiel je l'ai redécouvert avec beaucoup de plaisir.
    Ca fait drôle de se relire plus d'un an après, de voir les questions que l'on se posait alors, de se remémorer tant bien que mal l'état d'esprit dans lequel on se trouvait à cet instant là, de se souvenir de ses doutes, de ses certitudes, de ses angoisses... Et quel soulagement de mesurer le recul pris depuis !

    * * *

    Attention, ce soir, je fais ma séance de psychothérapie en direct... Les vertus cathartiques de l'écriture...

    Un petit hérisson avec les épines à l'intérieur...

    L'image est pour le moins cocasse ! Imaginez un peu un hérisson qui se met en boule et hop, retourne ses propres armes contre lui-même... s'auto-perfore et se provoque d'atroces souffrances.
    Ridicule n'est-ce pas ?

    Ce serai encore plus ridicule si ce petit hérisson avait la fâcheuse tendance de se complaire dans cet état là...
    Totalement grotesque hein ?

    Et pourtant, ce petit hérisson avec les épines à l'intérieur... c'est moi.

    C'est comme ça que m'a baptisé un ami après une longue discussion à batons rompus comme j'en ai rarement eu, durant laquelle j'ai, chose rare, dit ce que j'avais vraiment à dire, histoire de régler leur compte à certains démons intérieurs qui refont surface périodiquement. Une assez longue explication bienfaisante de vidage de sac pour comprendre, faire le point et m'apercevoir que finalement, il n'y avait pas lieu de se prendre la tête, que ma réaction était nulle en fin de compte ... Bah oui... y'avait vraiment pas de quoi. Rien de très grave, mais je suis comme ça, incorrigible, même si je me soigne.

    Je ne sais pas pourquoi je retombe toujours sur les mêmes travers, car depuis hier le petit hérisson avec des épines à l'intérieur est de nouveau de sortie. Peut être les rayons du soleil dont nous a gratifié le week-end l'ont ils incité à pointer le bout de son nez alors qu'il sommeillait depuis plusieurs semaines et que je ne lui avais rien demandé. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, à tous points de vue (enfin à quelques détails près mais dont je m'accomode) : après une semaine bien remplie, j'ai passé un très bon week-end (c'est surtout le end qui est important ici, vu que mon week-end a effectivement commencé samedi à 19h), revu des gens sympa qui m'ont fait rire, eu un dimanche agréable en bonne compagnie, bref rien qui ne cède le pas à la critique.

    Et pourtant ...

    Et pourtant quelque chose en moi, un je ne sais quoi (est-ce si sûr ?) me procure un spleen indicible dès que mon cerveau n'est plus accaparé par le travail. Trop sensible, trop ceci, pas assez celà... écroché vif diront certains. Oui, il y a sûrement de cela... n'ayons pas honte, il n'y a aucune raison.

    Petit herisson ... Mon cul ! J'ai terrassé des hydres autrement plus tenaces, c'est pas un petit animal insectivore à-la-con dont le passe-temps favori est de jouer à la roulette russe avec les automobiles sur nos routes départementales qui va dicter sa loi. Bon, pour l'instant c'est lui qui mène le jeu, un set à zero...
    Sûrement je réfléchis trop, me pose trop de questions qui n'ont pas lieu d'être... Je me pose des questions, des tas de questions, sur les autres, sur moi, sur ceux qui me sont chers... Si seulement je pouvais débrancher tout ça, et profiter simplement, prendre les choses comme elles viennent, les unes après les autres. Car finalement, tout ça ne sert à rien. Mais les peurs et les angoisses sont tenaces ; j'ai encore du boulot, bien que je mesure le chemin parcouru depuis... depuis quelques temps.

    Et faire du tri, du ménage... ces mots sont en vogue dans mon vocabulaire en ce moment. Se séparer du superflue, se recentrer sur l'essentiel, établir ses priorités, remettre son instinct en marche et garder le cerveau en action... à bon escient. Apprendre à me lacher davantage, à mordre la vie à pleines dents, et avancer encore.

    Un jour quelqu'un m'a dit "on voit que tu es le genre de personne qui obtient ce qu'elle veut". Oui, sûrement...
    Je m'égare de mon propos. Nous en reparlerons une fois prochaine, peut être.

    Je termine ce billet accouché aux forceps (ça doit faire deux heures et des poussières que je suis dessus : je l'ai commencé en regardant Philadelphia sur M6 et l'achève en compagnie de Uggly Betty sur TF1). Je m'interroge sur l'intérêt de le publier, car après tout mes états d'âme n'intéressent personne et d'autre part le petit hérisson semble avoir eu peur de prendre un coup de pioche sur le coin du bec (oui, je sais : les hérissons n'ont pas de bec... vous vous ferez expliquer). En tous les cas, il semble avoir regagné son terrier.

    Dors petit hérisson, dors.

    Je vous dois combien ?

    * * *

    7 commentaires:

    1. Décidément le recyclage, c'est génial.
      J'avais aussi oublié cette image très parlante du petit hérisson dont je crois deviner l'inventeur.

      Tu crois que le petit hérisson hiberne pour de bon ?

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    2. Le fameux petit hérisson :)
      J'avais oublié ce texte et ô combien je pouvais me retrouver dedans.
      Heureusement, petit hérisson finit par rentrer les épines...
      Ouf :p
      Espérons qu'il ne pointe plus le bout de son nez ;)

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    3. Petit :) pour toi

      ....Une petite crise d ' épines à l'intérieur ... Ca peut arriver si ca ne dure pas .... ( d ' ailleurs ça m arrive mais j appelle ça autrement ...) et là maintenant tu en as conscience alors tu sauras y remédier ... :)
      Je crois que tu as eu raison de publier ce billet ...C'est vrai que de tout garder pour soi , voir m^me retourner contre soit ça pique
      Trop s'exposer, c'est prendre le risque de se livrer en pâture aussi à des gens peu recommandables... Mais là ce n'est pas le cas ...Et puis même , tu as des armes ... ces fameuses épines justement ..... utilisées correctement ... suffit de te retourner comme une chaussette :)ps : Ca me fait penser à l'histoire du crocodile, tu connais ?

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    4. @ Méchant Chimiste & P'tit Bedou : le petit hérisson pointe encore de temps en temps le bout de son nez histoire de prendre l'air mais pour l'instant il retourne bien vite à ses pénates.

      @ fleurdeschamps : Je ne dis que ce que je veux bien dire et choisis assez méticuleusement mes mots. Comme l'a écrit matoo dans l'un de ses derniers billets, blogger est bien souvent une soupape de sécurité ; l'auteur de ces lignes n'échappe pas à la règle.
      Et non, je ne connais pas l'histoire du crocodile (à moins que je ne m'en souvienne plus). Pour le coup tu en feras un billet sur ton chez-toi ^^

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    5. Bonjjour,

      Je me reconnais très bien dans ce schéma, j'aimerai que vous détaillez ce petit hérisson qui se retourne les piques sur lui-même.
      Je n'arrive à l'expliquer à personne, comment celà peut-il se traduire ?
      Merci pour vos réponses

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    6. Bonjour,

      Ce serait quoi selon vous ? De l'hypersensibilité ? Vous en avez parlé à quelqu'un ?

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    Bonjour, vous êtes bien chez Tambour Major.

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