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  • 7 août 2007

    Rando dans le Néouvielle

     

    Aïé, c'est fait, nous avons randonnifié dans le Néouvielle.

    Le projet d'une rando itinérante le cours d'un-week end était en germe depuis un an, et après quelques hésitations techniques (quand ? où ? combien de temps ? quelle difficulté ?) j'ai jeté mon dévolu sur un tour du Néouvielle et son parc naturel pour une durée de 2 jours.

     

    Théoriquement le treck consistait en une boucle partant du lac d'Orédon, passant par le Lac d'Aumar puis du Gourguet, jusqu'au refuge de Bastan, enfin retour par le lac de l'Oule, le col d'Estoudou ; j'ai bien dit théoriquement...


    Nous partîmes vendredi en fin d'après midi afin d'être sur place le samedi matin et d'attaquer la rando dans les meilleures conditions. Arrivés au lac d'Orédon, à partir duquel devait s'articulait tout notre week end, nous installons notre campement sur les rives du lac puis nous déballons quelques victuailles. Gérard en profite pour se foutre de moi parce que j'avais eu l'idée de porter une grosse boite de cassoulet que nous ferions réchauffer sur la popotte. "J'en mangerai pas de ton truc !"... mwé.... quelques minutes plus tard il changeait un peu de ton, face à un froid qui gagnait les lieux "bon, j'en prendrai mais alors un tout petit peu..." ; cinq minutes plus tard nous partagions le contenu de la boite en 2 parts à peu près égales, qui furent englouties en quelques coups de cuillère... Alors ? C'était pas une si mauvaise idée que ça ?

    22h30, nous nous couchons dans nos tentes et nous aprètons à passer la première nuit de bivouac, sans savoir que nous allions affronter un froid glacial (environ 3°C...).

     

    Samedi matin, on s'éveille, on met le nez dehors, on grelotte, on s'emitouffle dans un pantalon et une polaire, on démonte le bivouac. Après un copieux petit dèj, nous nous ébranlons gaillardement sur les sentiers du néouvielle : l'aventure nous appelle !!

    Au bout de quelques instants de marche, les premiers lacs offrent à nos yeux leur eau cristalline d'un bleu presqu'irréel dans un écrin minéral de pierres démembrées, adouci par la présence rassurante de conifères à l'ombre rafraîchissante. Nous voici aux lacs d'Aubert et d'Aumar, le premier des deux se caractérisant par une retenue visible depuis le lac d'Orédon. Nous rencontrons également un troupeau de vache à la placidité toute bovine et ne resistons pas au rituel de la photo.

    Jusque là tout était en ordre. Nous nous remettons en route et prenons la direction du Col d'Estoudou que nous gravissons à la force des mollets. Un passage escarpé à flan de montagne nous offre une vue plongeante sur le lac d'Orédon et le parking que nous avons quité il y a maintenant quelques heures.


     

    Arrivés en haut du col d'Estoudou, un petit coup d'oeil sur la carte me fait tiquer... c'est qu'en principe,  bé.... on n'avait pas à grimper le col d'Estoudou... on s'est juste planté d'itinéraire... on fait le circuit, en sens inverse ! Qu'à cela ne tienne... on continue ! Direction le lac de l'Oule auquel on accède par une pente raidissime que l'on espère n'avoir jamais à remonter. Les événements à venir seront cruels.

    Arrivés sur les bords du lac de l'Oule nous découvrons un endroit ombragé propice au casse croute et nous adonnons à une abondante séance de farniente. Nous sommes à peine à une grosse heure et 1/2 du refuge de Bastan dans les environs duquel nous devons passer la nuit.

     

    Trois heures plus tard nous rechaussons nos sabots et prenons le chemin de Bastan. Il fait chaud, très chaud... Gérard a li'dée de se baigner dans un lac... en un temps trois mouvement le voici en short et s'engouffre dans l'eau. "Elle est glaciale ! Mais elle est vachement bonne ! Viens !" me lance-t-il... Après quelques instants d'hésitation (moi qui ne prend de bain que si l'eau fait fondre la robinetterie...) je mets un orteil dans l'eau... Gasppsssssss !! C'est hyper froid ce bordel ! Arrangué par les encouragements un brin narquois de Gérard, je me lance à mon tour... elle est glacée... mais finalement ça fait un bien fou !

    Rafraîchis et séchés au soleil, nous reprenons notre périple vers Bastan où nous parvenons rapidement. Après avoir découvert un point d'eau potable, nous choisissons un endroit pour sacrifier au rituel du bivouac et du repas.


    Dimanche matin, la nuit fut bonne et nettement moins froide que la précédente, alors que nous sommes 400 mètres plus haut. Tant mieux !

    Un rapide petit dèj, un petit café au refuge qui nous a presque fait regretté de ne l'avoir pas fait nous même avec nos sachet lyophilisés et notre réchaud... m'enfin...

    Au programme du jour, bé, finir le périple entammé la veille... en sens inverse. Ce qui n'est pas sans poser de sérieuses difficultés car il faut désormais réinterpréter les informations données par le guide... source de pas mal de tergiversations !

     

    Nous prenons la direction des lacs de Bastanet et franchissons 2 cols qui nous ouvrent les horizons étourdissantes du Néouvielle. La marche devient difficile en raison de la pente (on se met en mode "marche automatique - cerveau déconnecté pour pas penser que c'est dur) et du terrain très accidenté et très rocailleux. Après avoir traversé les lacs de Bastanet, nous descendons dans une vallée.... mon genou gauche commence à faire des siennes.... aïe aïe aïe.... ! Si ça continue comme ça, je vais pas pouvoir marcher bien longtemps !

    Arrivés à "la cabanne de berger restaurée" annoncée par le guide, nous cherchons notre chemin... et là... c'est le drame, car point de chemin il n'y a !! J'ai beau retourner la carte et le guide dans tous les sens...  non vraiment, je vois pas... "Bon, bé... on va prendre par là..." lancè-je l'air à peu près sûr de moi, qui n'a pas trompé Gérard plus d'1/2 seconde...

    Et nous voici partis à travers la montagne, dévalant à travers les herbes sauvages et les éboulis... Au bout d'une grosse 1/2 heure de trecking, nous apercevons le lac de l'Oule : sauvés ! A défaut de savoir exactement où l'on est, on sait désormais où on va ! Ce n'est pas exactement (en fait pas du tout) l'itinéraire prévu... mais ce n'est pas bien grave.

    Finalement, nous finissons par attérir le long d'un sentier fleurtant avec un torrent tourbillonant au long duquel des pêcheur s'alanguissent. La douleur au genou est moins en moins soutenable...

    Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner. J'en profite pour alpaguer un couple de randonneurs et quémander quelque drogue susceptible de calmer la douleur. On me donne 2 comprimés de Dafalgan salutaires qui me permettrons de terminer la journée dans de meilleures dispositions.

    Gérard est littéralement assailli par les insectes de la pire espèce et suggère que nous levions le camps. Nous nous exécutons, le temps de se couvre, au loin le tonnerre gronde...

    Nous arrivons au lac de L'Oule ! Nos amies les vaches ont gagné d'autres pâturages. Quelques gouttes de pluie marquent de leur empreinte la poussière sèche, les pièrres assoiffées exhalent des senteurs minérales, l'air se fait soyeux.

    Nous contournons le lac afin de gagner le sentier menant au col d'Estoudou, que nous devons alors gravir... celui-là même que nous espérions ne jamais avoir à affronter en ascension, voici désormais qu'il est notre seule voie sur le chemin de retour... A partir de cet instant a commencé l'heure et demi la plus pénible de ces deux jours... Une heure et demi de montée non-stop, de montée franche et raide, sur un sentier escarpé, mal foutu, plein de pierres et de racines, sans repos possible... Seule solution : le mode Massey-Ferguson 1ère vitesse lente... : j'avance pas à pas, 20 cm à la fois, ça prendra le temps qu'il faut, je vais en chier, mais au bout du compte j'arriverai en haut... Gérard passe devant. A peine avais-je fait une centaine de mètre et sué plusieurs litres d'eau, qu'une espèce d'encorné des carpates, la bouche en coeur me lance

    - "boooouh lalalalalala.... j'ose même pas vous dire que vous z'en êtes à peine au début du quart... après c'est encore pire... ça monte raide comme ça (il me mime la pente de la main) !"

    Espèce de rognure de balais à chiotte !! Comme si on avait besoin de ça ! On le sait que ça grimpe bordel ! Je lui aurais bien arraché les yeux avec les dents mais ma bonne éducation m'interdit une telle sauvagerie gratuite... pas frapper, pas frapper....

    On se reconcentre, mode Massey-Ferguson..., un pas après l'autre, on avance, on transpire, on en chie, c'est dur, oui... c'est dur...

    Je ne sais pas combien de temps a duré cette montée... mais croyez moi, on est bien lorsque l'on arrive en haut !

    Je rejoints Gérard qui m'avait devancé, on s'abreuve puis nous dirigeons vers la dernière déscente : direction le parking du lac d'Orédon, que nous atteignons plus ou moins rapidement, ma patte folle faisant à nouveau des guilis-guilis peu agréables, quoiqu'encore supportables.

     

    17H... nous sommes sur le parking.

    Gérard dévore une pomme et a déjà troqué ses chaussures de rando pour des tennis plus légères. J'enlève les miennes, redoutant les émanations gazeuses toxiques qui pourraient en émaner... Le ciel se couvre d'avantage, il commence à pleuvoir pour de bon.

    On boucle les ceintures, nous voici sur le chemin du retour.

     


     

    La prochaine fois, j'apprendrais à lire proprement une carte... promis.

    En même temps, c'était tellement plus fou !

     

    3 commentaires:

    1. Bon, ben grâce à ce petit commentaire j\'ai enfin la réponse à ma question : c\'est Gérard qui était devant... Donc je sais qui est l\'âne et qui est le cochon...
      Et j\'en déduis d\'après tes commentaires qu\'il est mieux monté que toi (enfin, plus vite je veux dire, ne vas pas mal interpréter mes propos !!)

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    2. @Kingluter : tu sembles avoir des informations que je ne détiens pas...

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    3. Bonjour,
      Je viens de tomber sur ton blog en tapant Néouvielle, et quel heureuse surprise de voir enfin un blog "digne" d\'intérêt dans toute cette jungle. Il n\'y a pas si longtemps j\'étais en vacances  du côté de Saint Lary et c\'est vrai que la réserve du Néouvielle est magnifique. Cette année j\'ai fait le col de l\'Estoudou par Orédon, bien moins difficile que par l\'Oule je trouve...En tout cas si ça te rassure, il y\'a quelques années quand je faisais de la colo, nous aussi nous nous sommes perdus dans le coin en voulant faire le tour des lacs de l\'Ours, de l\'île etc... Bref voilà :).

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