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  • 24 octobre 2017

    Stealthing ?

    Je me sens horriblement mal depuis samedi soir. Malgré la prise en charge immédiate, le fil des événements se bouscule dans ma tête, au ralenti, me faisant revivre un vertige indicible, cette angoisse qui m'a submergé, et cette solitude immense face à quelqu'un qui essaye de dédramatiser ce qu'il vient de se produire.

    Je revois également en boucle cet instant où il découvre le préservatif le long de sa jambe. "Ho, il est là...". Le ton de sa voix, dénué de toute inquiétude, presque au bord d'un rire gêné, m'avait alors décontenancé. A présent il me dérange. De même que son attitude totalement détachée, ou encore le fait de ne pas même m'avoir conseillé de me rendre à l'hôpital. Lui même n'y est d'ailleurs pas allé, aux dernières nouvelles. Car je maintiens le contact. Pour savoir le fin mot de l'histoire.

    Mon expérience est à tout le moins la démonstration que ce genre de déconvenue, accidentelle ou pas, peut arriver à tout le monde. Absolument tout le monde...

    "Es-tu sûr que c'est un accident ?" m'a questionné un ami. Dimanche je lui répondais que oui. Aujourd'hui je ne le sais plus. Et à vrai dire j'en doute de plus en plus.

    J'ai en effet appris depuis lors l'existence d'une pratique totalement folle : le Stealthing, qui consiste pour l'un des deux partenaires à retirer son préservatif sans le dire à l'autre qui continue à se croire protégé... Je vous laisse imaginer le carnage que ce genre de chose peut faire, tant chez les hétéros que chez les gays. Ces gens sont des criminels en puissance.

    "Mais arrête, c'est un accident. Il t'a peut-être trompé sur la capote, mais tu es pris en charge, arrête de dramatiser" m'écrivait en substance une connaissance ce midi. Non, justement... et bien au contraire, ce n'est pas rien bordel de merde. Non, non, non et mille fois NON. Je n'ai jamais consenti à un rapport sans préservatif. Avec personne en général et lui en particulier. Si ce n'est pas un accident - ce qu'avec un peu de recul j'ai de plus en plus de mal à croire - alors ce type m'a utilisé pour son petit plaisir en bafouant les règles élémentaires en la matière : le respect de l'autre et la sécurité. La mienne comme la sienne.

    Si ce n'est pas un accident, alors, à cause de lui, je suis obligé de prendre un traitement assez lourd pendant un mois, de subir des contrôles médicaux réguliers, et de croiser les doigts en espérant qu'il n'en soit rien dans 30 jours. Non, ce n'est pas rien... Ce n'est pas bénin. Savoir ce qu'il s'est réellement passé est important pour moi. On ne parle pas d'une simple grippe.

    S'agissant des bilans, mes premiers résultats sanguins sont parfaits, ce qui ne me surprend guère. J'espère seulement qu'ils se maintiendront ainsi. 

    Pour autant, le moral fait le yo-yo, pris entre l'envie d'aller de l'avant et l'envie régulière de fondre en larmes, de me blottir dans des bras enveloppants qui me diront que tout va bien se passer, que ça va aller, que je ne suis ni sale ni spolié de rien. Car, comme je l'écrivais tantôt à un copain venu aux nouvelles, je me sens mal dans mon corps. Sale. Spolié de quelque chose. Comme si j'avais été violé. Et ce matin je me suis réveillé avec une migraine titanesque.

    Une question lancinante me hante : Stealthing...?

    5 commentaires:

    1. Je ne te connais pas et sans doute mon message peut paraître superficiel, entre écran interposé mais je suis de tout coeur avec toi. Pour que tes angoisses disparaissent quand tout sera rentré dans l'ordre au niveau des analyses et que tu trouves une réponse à tes questions. Je te souhaite bon courage. Tout plein de forces et des bises, certes virtuelles mais sincères.

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    2. Bonjour , je viens régulièrement sur ton blog, pour y prendre un plaisir certain dans la lecture de tes billets. Je peux témoigner pour ma part que beaucoup de mecs pratiquent le no capote, ce à quoi je me refuse" t'en fais pas je suis clean ...", combien de fois j'ai entendu cette phrase. Le stealthing je ne connaissais pas jusque à présent cette pratique la. Ton expérience va me faire redoubler de vigilance. Je suis moi aussi de tout cœur avec toi.

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    3. Pas marrants tes derniers billets. Simple commentaire amical en te souhaitant le meilleur. Je ne sais pas dire plus, mais ta souffrance me touche...

      Pareil que Dede, de tout cœur avec toi.

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    4. Je viens seulement de découvrir ce qui t'est arrivé : vraiment de tout coeur avec toi ! Tu vas réussir à surmonter tout ça même si ça ne doit pas être évident. Courage mon grand !

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    5. Je rattrape mes lectures en retard des derniers 15 jours et je blêmis. Je n'ai que des petits bras malingres mais je ferai tout pour le réconfort si tu as besoin, n'hésite pas.

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