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  • 11 mars 2010

    The Ghost Writer

    Un homme
    écrivain de l'ombre, le Ghost Writer - superbement incarné par Ewan Mc Gregor - chargé de terminer le travail commencé par un prédécesseur mystérieusement retrouvé échoué sur une plage alors qu'il regagnait le continent en ferry. Auteur d'un premier succès d'édition, peu charismatique, il ne sait pas encore que le monde politique est sans pitié.

    Adam Lang 
    ancien Premier Ministre Britannique, a commencé à écrire ses mémoires, secondé par son bras droit, celui-là même qui fut retrouvé noyé sur la plage. Il compte bien mener la rédaction à son terme.

    Une somptueuse maison
    lieu de solitude, entourée de sables et d'herbes des dunes. Vaste et froide, presque sinistre, au luxe retenu. Plus qu'un simple décors, élément actif de l'intrigue, déployant d'impudiques baies vitrées sur l'inquiétante immensité désertique ou la bâtisse semble s'être échouée. A l'abri des regards. A l'abri du monde. Un havre de paix pour autant ?

    Un énorme manuscrit
    conservé dans le tiroir sécurisé d'un vaste bureau. Oeuvre du prédécesseur, objet de beaucoup trop de précautions pour un simple tas de feuilles.

    Des femmes
    hantent la masculine demeure. Amelia, au bord de la crise de nerfs, et Ruth, épouse de Adam Lang, au charme austère. A leur service, un couple de chinois, un peu inquiétants dans leur attitude trop réservée et le silence de leurs pas éthérés.

    Un grain de sable
    va perturber le travail de notre Ghost. De lourdes accusations viennent d'être portées contre celui dont il est en train de construire le piédestal, qui mettent en émoi toute la communauté internationale. Il est question d'actes de torture, de prisonniers de guerre, de tribunal pénal international. Pris en étau dans une histoire politique qui le dépasse, que faire : continuer au risque d'entacher sa réputation d'écrivain, ou fuir ? Mais comment fuir quand des manifestants et la presse assiègent les lieux ?

    Des pièces de puzzle
    dont le sens échappe au premier abord et dont il faudra préalablement glaner les morceaux manquants. Leur sens est fuyant, comme les protagonistes de cette histoire dont il faudra beaucoup de persévérance pour percer les mystères. De fausses pistes en vraies découvertes, notre Ghost va dérouler le fil de l'intrigue, fil dans lequel pourrait bien être tressée la corde de son gibet. Le même qui a conduit son devancier à disparaître dans d'étranges circonstances ? 

    Flottement
    du personnage principal qui évolue d'incertitudes en incertitudes ; flottement du spectateur qui évolue au même rythme, celui de la lenteur, dans la pesanteur de la vaste demeure des Lang battue par la pluie. Superbement mis en images, la photographie de The Ghost Writer est magnifique. Le travail sur les couleurs confère à ce film une ambiance délicieusement dissonante mettant en opposition constante la franchise des matières, des textures foisonnantes de détails, face au flou régnant dans l'esprit du nègre qui évolue dans un monde si peu familier, celui des grands de ce monde qui font et défont la planète. Cela sent la théorie du complot, mais quel complot ? Qui en sont les acteurs ?  Dans quel but ? A qui se fier ? Qu'avait réellement découvert le premier Ghost dont le décès soulève trop de questions ? Le malaise du personnage, désarmé face à des enjeux qui le dépassent, est admirablement communicatif et l'on se plait à se laisser perdre dans cette histoire dont le coeur de l'énigme reste soigneusement gardé. Jusqu'à la fin.

    Voir aussi l'avis de Elliot

    4 commentaires:

    1. ouhou ça a l'air chouette ce film

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    2. Pour ma part, j'ai senti le "truc" venir quand il arrive sur l'île, et mon intuition ne m'a pas trompée :-) Mais pour autant je me suis laissée embarquée dans l'histoire, tenue en haleine jusqu'au bout !

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    3. Du grand art ! J'ai encore le film dans la tête et lire ton papier me le remémore si besoin était.
      Tout est bon, que dis-je, excellent dans ce film : l'image, le scénario, le rythme, le jeu des acteurs évidemment.
      La fin est magistrale ! (même si elle déçoit les quelques spectatrices à mes côtés, qui se perdent en conjectures...) je trouve cette fin très très forte!
      Envie de le revoir tiens!

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