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  • 1 septembre 2009

    Ni remords ni regrets

    Ça y est, c'est fini... Ce soir en partant du bureau je cliquai machinalement sur "fermer la session" après avoir éteint d'un geste automatique la paire d'enceintes qui encadre l'écran de mon vieil ordinateur. Puis me levant, tournai la clé dans la serrure et refermai derrière moi , dans la pénombre d'un couloir mal éclairé, la double porte en bois à travers laquelle s'était épanché toute la journée un puissant courant d'air bienfaiteur.
    Pour la dernière fois. Sans remords, ni regrets.

    C'est sans émotion aucune que je quitte la Vénérable Institution Toulousaine dans laquelle j'ai œuvré deux ans durant. Deux ans déjà... deux ans d'efforts à monter un projet pédagogique somme toute assez ambitieux dont la réussite me surprend parfois mais dont les véritables possibilités de pérennité n'ont de cesse de susciter en moi une grande perplexité tant je ne partage pas les orientations que mes supérieurs entendent lui donner. Décisions qui ne m'appartiennent pas et pour lesquelles je n'ai pas mon mot à dire ; et quoi que j'aie à dire, ma voix n'est d'aucune portée en la matière. La logique de la rentabilité maximale l'emporte haut la main sur les vertus de la joaillerie fine.

    Deux ans de prise de tête sur de la paperasse en tout genre  et que j'exècre plus que tout, de rencontres aussi car j'ai eu la chance de collaborer avec des gens qui pour certains auraient pu devenir plus que des collègues, mais surtout de trop longs mois sans remettre sur le métier l'ouvrage entrepris depuis plusieurs années et qu'il est maintenant temps de conclure.

    Ce soir avant d'éteindre mon ordinateur pour la dernière fois, j'ai envoyé un mail à l'ensemble du personnel. Mes doigts frappèrent la première phrase de manière inconsciente : " Chers collègues, chers amis".  Un instant d'hésitation m'arrête dans ma course, comme une dissonance inopportune dans un accord fait s'arrêter la main du pianiste. Mon index droit se pose alors sur la touche effacer et remonte à rebours les 11 derniers caractères couchés sur l'écran. "Chers collègues" sera finalement mon seul prologue. Car hormis ma secrétaire, personne n'eut la moindre délicatesse à mon égard, ni même (à une notable exception près) ma hiérarchie... Pas un mot, pas un mail, pas un coup de fil... Nada, que dalle. Je suis donc parti dans l'indifférence générale à 19h30, arpentant des locaux déjà vides, dans lesquels je ne reviendrai a priori jamais. Ultime au-revoir à ces murs de brique rouge, l'esprit nimbé d'une pointe d'amertume, me remémorant tous ces instants de rires partagés voici encore seulement quelques jours autour du repas de midi pris à l'ombre d'un grand figuier dans l'une des cours intérieures.
    Sans remords ni regrets... mais déçu.

    C'est une nouvelle page qui s'ouvre à moi, pleine d'excitations, d'espérances et de projets dont l'année qui commence sera déterminante.
    Sans remords ni regrets.
    Mais plein d'espoirs.

    4 commentaires:

    1. "En route pour de nouvelles aventures !"
      (Oui, je sais, ça a déjà été utilisé par d'autres...)

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    2. Faire les choses comme on pense qu'il faut qu'elles soient faites et ne rien attendre. Le meilleur moyen de n'être pas déçu. Souvent plus facile à dire, je te l'accorde.
      You know what ? The best lies ahead ;-)

      Et la suite du programme, c'est quoi ?

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    3. Hum .... sans remords ni regrets .. oui je connais
      Tu as certainement eu raison d'aller voir d' autres horizons .... que je suis bien curieuse de connaître

      C'est étrange :
      Dernier jour pour toi hier
      et premier pour moi aujourd'hui

      Bonne chance à toi pour la suite et
      A bientôt

      chtitefleur :)

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    4. @ Eric... Puisque Tambour Major n'a pas répondu et que je pense pas que ce soit un secret, la suite n'est rien de moins qu'une thèse à finir.
      Alors on se sort les doigts du c.. et on se met au boulot et plus vite que ça ! Je veux pas voir une page de ce blog mise à jour tant que la rédaction est pas finie !
      Compris ?

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