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  • 2 mai 2010

    Cuisine et dépendances

    Grâce à Magoua, j'ai redécouvert cette chanson, dont j'avais oublié l'existence, alors qu'elle a bercé une partie de mon enfance (j'avais 6 ans lors de sa sortie ^^). J'avais toujours aimé sa musique, un peu planante et passablement tristounette, les timbres vaporeux de la voix et de l'instrumentation. La réécouter à l'instant m'a procuré une incroyable bouffée de mélancolie venue de je ne sais où. Le genre de chose qui active de très vieilles connections dans votre tête, vous replonge loin en arrière et vous retourne les tripes comme le laboureur retourne la terre.


    Une chanson qui me parle, beaucoup en réalité. Surtout après la soirée d'hier qui m'a donné l'occasion d'être mal à l'aise comme rarement.

    Hier soir donc, j'étais chez mes parents pour un repas de famille en comité réduit. Mon frère, ma belle-soeur, mes parents bien entendu, ma tante et son compagnon dont je n'avais pas encore fait la connaissance. Un brave type, bavard et gentil, qui porte le même prénom qu'un célèbre poisson amateur de mousse au chocolat, ce qui nous donne l'occasion de quelques idiotes mais assez drôles private-jockes mon frère et moi. La soirée s'annonçait sympathique, simple, conviviale et frugale, comme cela est d'habitude chez papa et maman Tambour Major. 
    A un moment donné de la conversation, ma tante, jouant avec son verre du bout de l'index, prend l'air un peu plus solennel pour nous annoncer une bonne nouvelle : elle sera grand-mère pour la seconde fois dans le courant de l'année. Après avoir été endeuillée de toutes parts ces cinq dernières années, la grande famille Tambour Major continue son oeuvre de perpétuation de l'espèce ; la vie reprend finalement le dessus, et cela fait bien plaisir. On félicite, on sourit, les verres se remplissent, se vident, on se ressert du plat de viande qui passe de main en main, cliquetis des couverts dans les assiettes. Puis, dans ce tintinnabulement jovial, vint le moment que je redoutais.  Les regards braqués vers mon frère et sa copine interrogèrent : " - Et vous ? C'est pour quand ? "

    Lorsque l'on lui pose la question, mon frère bote en touche et répond systématiquement sous forme d'une subtile boutade, puis me renvoie la balle au bond. Les convives rient ; mes parents un peu moins. Mon coeur se pince. Car je connais la suite, invariable. Détournant ainsi leur attention, grugé par ce subterfuge rôdé, le halo froid et accusateur du projecteur se pose sur moi : " Et toi ? ".

    L'espace d'une fraction de seconde je me sens tel un petit garçon tout nu, apeuré et seul au milieu de tous. Mesurant soudain l'épaisseur du mensonge, du non-dit, je pleure intérieurement face à cet abîme d'ignorance que j'entretiens, dont je ne sais pas comment me dépêtrer. J'aimerai disparaître, me volatiliser, me retrouver à l'autre bout du monde.

    " Et toi ... ? "
    " Et toi ... ? "
    " Et toi ... ? "

    Mais reprenant vite mes esprits, je me pare du masque de l'indifférence et assène une demi-vérité qui ne fait qu'entretenir l'illusion d'une certaine forme de normalité : " Non, j'ai pas de copine [bla bla bla] ... ". Conneries ! 
    A cet instant je vois mes parents sourire mais sais qu'en secret ils souffrent de voir leurs deux fistons grandir sans leur donner de petits enfants. Je sais que ma mère aimerait être grand mère, qu'elle serait fière de nous. Encore plus. Même si elle ne nous l'a jamais dit. Nous parlons assez peu de ces choses là chez les Tambour Major. Et il est certains sujets que je ne me sens pas prêt d'affronter. Pas encore...

    En réécoutant la chanson que j'évoquais au début de ce billet, en en découvrant les paroles qui m'étaient inaccessibles à l'époque (oui, je vais vous décevoir mais à 6 ans je n'étais pas encore parfaitement bilingue... personne n'est parfait !), je sais que j'ai de la chance. De la chance d'être indépendant, et de ne plus attendre après mes parents pour subsister. De la chance d'habiter une belle grande ville où je peux facilement devenir anonyme. Une grande ville dans laquelle il est facile de rencontrer des garçons, pour discuter, pour prendre un verre. Des garçons pour prendre dans mes bras et me blottir dans les leurs. Des garçons avec qui passer une heure, une nuit. Car je sais combien la solitude chez les Gays peut être une compagne impitoyable, arrogante, insupportable. Je mesure la difficulté qu'il y a à être le pédé du village, celui qu'on moque, celui qu'on frappe, qu'on humilie, qu'on rejette. Celui qui la nuit, en catimini la peur au ventre, fuit ce monde qui ne le comprend pas, court rejoindre ses semblables, faunes de la nuit, pour rentrer incognito aux premiers rayons du jour, au risque de se faire casser la gueule par des connards qui bandent en défonçant de la tafiole à coups de pompes. Celui que les parents foutent dehors, parce qu'ils ont honte. Honte de leur progéniture. Honte d'eux. Honte de ce qu'ils ne connaissent pas. Cela n'arrive pas qu'au cinéma.

    Presque trente ans plus tard, cette chanson n'a hélas pas pris une ride. Il suffit de discuter un peu avec les gens et de regarder l'actualité. Les moeurs évoluent. Lentement. Et l'on a beau être en 2010 il n'est pas toujours facile d'être pédé.
    Oui, j'ai de la chance...

    21 commentaires:

    1. J'avoue ne jamais avoir cherché à savoir ce qui se cachait derrière ces paroles.

      Et oui, même la vie n'est pas si dure, le réunion de famille et les questions sous entendues sont toujours des moments cruels.

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    2. Quelles sont les paroles de cette chanson? Je ne peux l'ecouter ici. A ce propos, je suis a Vienne pour un colloque et je surfe sur un ordinateur de l'hotel. D'apres Google, vous avez eu plus d'une centaine de visites a partir de cette adresse I.P. Toute l'Europe vous lit :o)

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    3. La famille, cette plaie.

      Je ne sais pas comment c'est arrivé, mais à la maison, ils ne me posent plus de questions. Soit ils ont compris quelque chose, soit ils ont renoncé. En attendant, ils me foutent la paix. Et ça tombe bien, ça arrive pile au moment où je me sentirais capable de leur répondre, sur ce même ton mêlant intérêt et condescendance qu'ils utilisent, "pour que ça arrive, il faudrait que les lois changent", ou encore "si tu crois que l'exemple de tes enfants me donne envie de m'y mettre ...". Oui, j'ai décidé que protéger sa famille de tout n'était pas une solution. Et oui, j'irai en enfer. J'ai hâte, tiens.

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    4. c'est vrai que lorsqu'on relativise, nous ne sommes pas les plus malheureux.
      Et la famille est là pour nous y aider.

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    5. à cette question, je réponds "ben à moi d'aller à Lourdes, ou que vous connaissiez une recette qui fonctionne pour deux garçons, les enfants, ce sera pas pour moi"
      silence parfois embarrassé en face, ms après tout, c'est un prêté pour un rendu. j'estime qu'on ne doit jamais poser ce type de question à qui que ce soit ! Certains couples hétéros ne peuvent pas concevoir, d'autres ne le veulent pas. il y a différents schémas de vie ...

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    6. Je ne sais pas si c'est un compliment, mais en tout cas : je n'aurai pas écrit mieux.
      Je n'aurai pas ressenti les choses différemment...

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    7. Ouf, très beau billet, d'une rare justesse.

      Une génération plus jeune et les choses ont (un tout petit peu) évolué. Je ne sais pas mentir et par là-même il m'était impossible de cacher quoi que ce soit à mes parents. S'ils savent, je crois que le non-dit reste le même. Ils n'hésitent pas à exprimer leur volonté d'avoir des petits enfants mais ils n'expriment pas leur souffrance d'être persuadés de ne jamais en avoir.

      Pour le reste, oui, un ami a été mis à la porte par ses parents, d'autres fuient leur vie dans un quotidien lamentable.

      Moi, j'ai fuis en faisant une classe préparatoire, deux dures années, pour passer des concours et intégrer une grande école loin de ma ville natale. J'ai eu beaucoup de chance, finalement...


      et je suis touché par l'ajout en blogroll ; la pareille sera rendue quand je refondrai le mois prochain mon blog ;-)

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    8. Et ça, ça reste un truc que les gays friendly peuvent très difficilement imaginer et comprendre, vu de l'autre côté...
      Perso j'ai été presque attristé quand tu nous a fait ton coming out que tu nous ai potentiellement pris pour certains de ceux qui ferment les portes, justement. Quand tu es de l'autre côté, tu as l'impression que ton ouverture d'esprit transpire suffisament pour que la question ne se pose même pas dans ta demeure. Tu as parmi tes amis des couples de gays, que tu connais depuis une dizaine d'années, et un nouveau se révèle dans ton cercle relationnel à l'impromptu, comme s'il osait pas te le dire parce qu'il a peur de ta réaction. Ca rassurera peut-être quelques lecteurs de savoir que dans "l'autre monde" il y a quand même de plus en plus (enfin j'espère) de personnes sensibilisées et compréhensives dans la nouvelle génération.

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    9. Je ressens de la tristesse et de la colère en te lisant. De la tristesse parce que tu te laisses culpabiliser complaisamment en endossant par ton silence les attentes des autres concernant ta vie. Et de la colère pour les mêmes raisons.
      Merde c'est ta vie ! Tes parents, oncles et tantes, frères etc. ont fait leurs choix sans te demander ton avis, ont suivi leurs envies, on t'a imposé une vie que tu n'a pas demandée.
      Alors fais en ce que tu veux.
      Et fais aussi confiance aux gens qui t'aiment et à toi-même (peut-être faut-il commencer par là ?) tu pourrais avoir d'agréables surprises.
      Ce n'est pas facile d'être gay ? Parce que le placard étouffant et les mensonges que l'on raconte aux autres et à soi-même, c'est facile ? Les plus gros obstacles à surmonter tu les as toi-même posés sur le chemin : c'est la caution que tu donnes aux attentes de tes parents te concernant. Et ça rend tout le monde malheureux à commencer par toi. Et c'est ce qui est le plus difficile à entendre.
      Il ne faut pas attendre que l'acceptation vienne des autres, il faut aller la chercher, l'imposer. Car spontanément on choisira toujours le non dit et on se cachera derrière ce que l'on croira avoir compris.

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    10. @ Joss : Moi non plus je n'avais jamais cherché. L'occasion fait le larron.

      @ Basho : J'ai mis un lien dans le billet qui mène directement aux paroles de la chanson. Pour la traduction, je laisse chacun se débrouiller ^^

      @ Charlie : Un pote Musulman très pratiquant que je taquinais un jour en lui disant d'être bien sage m'a répondu : "j'ai cessé d'être sage le jour où j'ai compris qu'on irait tous en enfer". Ca m'a scié, et beaucoup amusé.

      @ Fabisounours : Nous y aider... ou pas ;-)

      @ Will : L'affrontement frontal ne fait pas partie de mon arsenal. J'envie ceux qui en sont capables. A la rigueur je pourrais maintenant le faire face à des amis ou des gens que je connais peu. Mais la famille... la famille... !

      @ Enguerrand : Je le prends comme tel. Merci !

      @ Kynseker : Merci ! Be my guest.

      @ Kingluther : Je ne te rappellerai pas l'histoire de notre ami commun E. qui s'est fait bouler comme un mal propre lorsqu'il a appris à sa super copine M. (qui allait se marier) qu'il était Gay. Heureusement ce genre d'incident reste minoritaire chez les gens de notre génération dotés d'un minimum de bon sens. Il y a heureusement des gens bien. Beaucoup même. Là encore j'ai beaucoup de chance.

      @ Eric : Tu touches un point important : la confiance en soi. Malgré mon apparente assurance, j'en suis en carence chronique. Le poussin ne sort pas de sa coquille en ouvrant une fermeture-éclair d'un coup d'un seul. Il faut la lui faut casser de l'intérieur, au prix d'un patient travail. Le jour viendra, un jour prochain.

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    11. Quel beau billet. J'adore cette chanson, magnifique et touchante, et il m'est aussi arrivé de me retrouver dans ce genre de situation: Et toi, c'est pour quand? avec la suite d'un de mes grands oncles Oh il finira vieux garçon... Ok d'accord! eheh M'enfin... j'ai aussi de la chance d'être aimé par mes parents, mes frère et soeur... et ça, ça n'a pas de prix!!

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    12. TM > Merci pour le lien que je n'avais pas vu ^^; Et je comprends mieux le lien avec la note. Pour la confiance en soi (ou l'estime de soi), c'est au fond la meme chose que la liberte personnelle et c'est un travail de toute une vie. On pourrait meme parler de chemin. Oserai-je conclure avec une citation de SGN?^^

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    13. Dans les familles, la perpetuelle question de la déscendance se pose.
      Si les parents pleurent secrètement le manque de petits enfants, imaginons ensemble le deuil qu'il faut faire quand il est l'heure de s'assumer et se dire que cela se fera sans être père.
      Certes aujourd'hui , la parentalité s'ouvre pour les gays et les lesbiennes, mais avec tant de compléxité.
      Mes parents ont trois petits enfants du côté de mon frère, je n'ai plus aucune pression, personne de me demande rien côté vie privée, j'ai la paix.
      Ce billet est très émouvant, tu nous livre ici ta fragilité, tu nous apparais ici dans "ta" vérité.Merci.
      Sincèrement votre,
      elliot

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    14. J'ai toujours adoré cette chanson. Maintenant que j'ai lu les paroles, je la verrai différemment.

      Peut-être es-tu tiraillé entre protéger ceux que tu aimes, et te protéger, toi.

      Je ne te lis que depuis peu, mais j'ai le sentiment que malgré tes failles tu es lucide, tu vas de l'avant ; et que cette mélancolie est le signe que tu grandis pour être un peu plus "toi".

      Je te souhaite très sincèrement bon courage dans ton "combat" :)

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    15. Il te faudra être patient encore une vingtaine d'années,passé 50 ans,ces questions se font rares... ^^

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    16. TM,je m'arrête chez vous assez souvent. Vos billets, votre littérature, votre roman de vie m'intéressent, non pas, par voyeurisme (voyons,voyons ce qu'un pédéblogeur a dans le carafon?), mais certainement par identification sur votre façon d'accrocher et de parler la vie.
      Le commentaire d'Éric, je le soutiens complètement.
      Il y a toujours ailleurs même, que dans l'identité sexuelle, des combats à mener pour se faire entendre et respecter tel que l'on est, que l'on désire être.
      Femme, 55 ans, hétéro, voyez comme socialement je suis loin de vous et pourtant en vous lisant je suis assez souvent proche, très proche.
      Alors confiance bordel!

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    17. @ Alban : Finir vieux garçon est une chose, vieux garçon heureux en est une autre. J'ai choisi mon camps !

      @ Basho : Ose, ose...

      @ Elliot : J'espère que mon frère assumera son rôle d'éthéro reproducteur et que cela me foutra un temps la paix. Le temps de présenter quelqu'un à mes parents et de leur montrer que dame nature ne peut rien faire pour moi à ce niveau là.

      @ Anouchka : La vie est un combat. Heureusement les trèves sont nombreuses !

      @ Nachu : Je ne pense pas devoir attendre si loin pour être débarassé de ce genre de tracas. (cf. infra Evelyne)

      @ Evelyne : Lorsque je regarde dans le rétroviseur, me repasse des images pas si lointaines et vois où j'en suis aujourd'hui, je me dis que beaucoup de chemin a été parcouru, peut être plus vite que ce à quoi je m'attendais. Je ne m'inquiète pas trop pour la suite. Je me connais un peu, sais que je suis capable de beaucoup de détermination et que le moment venu, lorsque je me sentirai prêt, certaines choses ne me feront plus peur.

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    18. Un très beau billet, content que la chanson te l'ait inspiré. J'ai connu ce genre de malaise aussi et la fatalité qui vient avec le temps. J'ai peut-être trop tardé les choses quant à moi mais n'ai jamais regretté d'aller au fond une fois le temps venu.
      Et comme j'enseigne je transmets bien des choses à beaucoup plus de jeunes. C'est plus indirect mais ça demeure aussi.

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    19. Bonjour,

      La lecture ce ce post m'a beaucoup touché. je me suis reconnu dans cette situation. Les repas familiaux étaient pour moi aussi un calvaire car je redoutais toujours la question qui allait invariablement tomber à un moment ou à un autre : " Et toi ?" ... cette question me mettait d'autant plus mal à l'aise qu'en esquivant pendant des années la réponse je me mentais à moi-même en ne disant pas la vérité aux autres. Et je rendais complices les invités de la table qui eux connaissaient la vérité. Mais depuis cette année, tout a changé. Plus de questions, plus besoin de cacher la vérité ... puisque la vérité est dite. C'est un soulagement et les repas familiaux se passent d'autant mieux qu'il n'y a plus de question sur le renouvellement des générations. Et même les hétéros en couple qui n'ont pas d'enfants sont soulagés. Même eux n'ont plus à répondre. Comme quoi la vérité de l'un fait aussi le bonheur des autres.
      Bonne continuation à Tambour Major;

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    20. Inversement à ce qui est écrit plus haut, je pense qu'il est aisé d'imaginer et de comprendre, même vu de l'autre côté. De même il est tout à fait compréhensible et logique de redouter les réactions en retour, qui peuvent être inattendues.
      Billet touchant sur sujet délicat ...

      Sinon musicalement il y a aussi Tomorrow des Communards qui me plonge dans un état nostalgique.

      Pour finir, rien à voir avec le reste : ça doit être une coquille mais "connection" en français s'écrit "connexion" (non pas que je ne fasse pas de fautes, mais celle-là me fait mal aux yeux ^^)

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    21. douloureuse question que celle du coming out...on a peur de perdre les gens qu'on aime et en même temps on étouffe de ne pas dire! on ne supporte plus de mentir, de se cacher, de subir les sempiternelles questions sur nos histoires de coeur(un garçon si charmant, si gentil, si plein de qualités) et notre supposé célibat. et un jour, on se lance, parce qu'on n'en peut plus, parce que l'amour frappe à ta porte et que la question est: je passe à côté parce que je ne m'assume pas ou je les em... tous et je vis enfin ma vie? moi j'ai dit, j'ai parlé, avec la trouille au ventre, la peur vrillée aux tripes...une des pires périodes de ma vie.mais quel soulagement après, quelle joie de se sentir libéré du fardeau! et les autres le gère comme ils peuvent, ce n'est plus notre problème.quant à nos parents, je crois qu'ils peuvent aussi se poser des questions;y a pas que la nature qui, est responsable si, je suis un hom'oh! comme ils disent...
      et puis il y a aussi sa propre façon d'appréhender ce sujet: certains ont besoin de dire, d'autres non... pour moi c'était vital, au sens propre du terme: ou je parlais, ou je disparaissais! j'ai choisi la vie, même si elle n'est pas simple!
      je n'aurais jamais pu, comme certains, entraîner une femme qui serait devenue la mère de mes enfants, dans un odieux mensonge, un leurre, une trahison! là je pense à tous ces soi disant "bi" qui mettent tant de temps à s'accepter, s'assumer...qui pataugent dans une vie "normale" mais à quel prix? et qui finalement font un stike quand ils se rendent compte qu'on ne peut lutter sans cesse contre qui on est réellement.non, je n'aurais jamais pu!
      alors c'est simple, fais toi confiance et ose...les gens qui t'aiment, t'aiment. être gay n'est qu'une facette en plus...et puis aujourd'hui, on peut être homo et avoir des enfants, ça n'est plus incompatible. encore une fois, à chacun sa vision des choses!
      allez courage à tous ceux qui sont en plein questionnement...et je n'oublie pas de penser à ceux qui se font jeter par leur proches, leur famille, leurs parents.c'est triste, cruel et révoltant mais toujours d'actualité!soyons solidaires et parlons-en!

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