Lorsque l'on se promène dans Toulouse, il faut garder le nez en l'air. En l'air pour regarder ce qu'il se passe au dessus de sa tête. Non seulement on peut observer de superbes détails d'architecture de maisons bourgeoises et autres magnifiques hôtels particuliers dont certains remontent au XV° siècle. Mais aussi pour faire certaines découvertes plutôt insolites telles que le nom totalement improbable de cette toute petite rue.
Non non, ce n'est pas un poisson d'avril en plein mois de mai... Cette rue existe vraiment ! Située à quelques pas de la place du Capitole dans l'un des plus vieux faubourgs de la ville et possédant la dernière maison à encorbellement de Toulouse. Pourtant, il m'a été impossible de trouver une explication historique rationnelle à ce nom là. J'aurais quelques vagues idées par trop fantaisistes pour qu'elles fussent crédibles (oui oui, on pense bien à la même chose, bande de canailloux !).
En fouillant un peu sur le net j'ai appris que la verge d'or est une plante vivace à rhizome traçant et fibreux qui fait de petites fleurs jaunes poussin, qu'elle est particulièrement connues pour ses nombreuses vertus médicinales, notamment antiseptiques et diurétiques, et qu'elle fut (et demeure ?) employée en cas d'infection urinaire. Voici d'ailleurs à quoi ressemble la fameuse verge :
C'est vrai que je la connais (aussi
) celle-là, qui pousse un peu partout dans les champs en été à la campagne.
Mais alors, qu'en est-il réellement du rapport entre la plante et cette rue sombre et biscornue ? Mystère ! Quoiqu'il en soit, quelques toulousains lui sont redevables d'une adresse des plus cocasses.
Mais alors, qu'en est-il réellement du rapport entre la plante et cette rue sombre et biscornue ? Mystère ! Quoiqu'il en soit, quelques toulousains lui sont redevables d'une adresse des plus cocasses.
A vérifier quand même la signification du mot en occitan car la mauvaise francisation des noms de lieu au 19ème siècle a donnélieu à quelques bells perles ( voir ls 3 cocus). Comme je n'ai pas ici accès au dico occitan français!!!!!!!
RépondreSupprimerJ'en ai planté. Ça fait de jolies fleurs jaunes qui tiennent jusqu'à l'automne.
RépondreSupprimerPeut-être en faisait-on des baguettes (verges) une fois sèches ?
RépondreSupprimerIl est possible que c'était une ancienne rue aux apothicaires, dont l'un spécialisé dans les infections urinaires. Beaucoup de rues gardent la mémoire d'anciens occupants, la rue des blancs-manteaux, la rue des Ursulines, la rue Monsieur le Prince etc.
RépondreSupprimerBotanique quand tu nous tiens...!! eheh Maintenant je saurais le nom de cette plante qui colle au doigts quand on veut l'arracher, si je ne m'abuse!
RépondreSupprimerAppelée aussi solidago,c'est une plante envahissante.
RépondreSupprimerEt je réalise ainsi que tu habiterais donc toulouse !
RépondreSupprimerveinard !
bises
@ Alain : Le panneau en occitan indique "Verga d'aur"... Ce qui selon le dictionnaire occitan-français signifie "verge d'or".
RépondreSupprimer@ Ô. d'Evian : Ha oui, maintenant que tu le dis, tu en avais même parlé dans l'un de tes billets.
@ Eric : Tu penses à un coup des chinois ? ^^
Sérieusement, je pense que la rue aurait plutôt porté le nom du corps de métier plutôt que celui des vergettes (dont la traduction occitane est vergueta )
@ Bashô : Les rues de Toulouse racontent son histoire, en particulier les petites rues des vieux quartiers, épargnées par les grands plans d'urbanisme et les réhabilitations et autres mises au goût du jour au gré des épisodes politiques qui ont ponctué les siècles. Celle-ci ne fait pas exception. Tu as peut être raison. Peut être pas... Je mène l'enquête !
@ Alban : Qui colle aux doigts ? Ha oui, tu as précisé : tu parles bien de la plante ! :D
@ Nachu : Oui, elle envahit les friches par chez nous ! Mais c'est une belle plante une fois en fleurs.
@ Corto74 : Je n'en fais pourtant pas mystère ;-)