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  • 24 novembre 2017

    Jamiroquai au Zénith de Toulouse - 22 novembre 2017

    Vingt ans. Cela fait vingt ans que je suis véritablement devenu fan de la musique de Jamiroquai, de ses rythmes groovy, de ses lignes de basse superbement dessinées  et de ses orchestrations toujours très soignées. 

    Si Space cowboy m'avait séduit par le passé, le tourbillonnant Cosmic Girl fut mon véritable premier coup de coeur. C'est simple, je connais les paroles par coeur. Il y en aura bien d'autres par la suite. J'étais en première année de fac, temps de mes premières virées avec les copains, des soirées jusqu'au bout de la nuit et des premières cuites mémorables. Welcome back to 1997 !

    Je ne suis pas à proprement parler une groupie, en ce sens que si j'aime un groupe, un artiste, je vais bien évidemment écouter ce qu'il fait (c'est notamment le cas de Björk que j'avais vue en concert aux arènes de Nimes en 2007, un de mes très grands souvenirs de concert !) sans pour autant suivre ses moindres faits et gestes. Je n'avais donc aucune idée particulière de ce que pouvait donner un concert de Jamiroquai, si c'était à la hauteur, si cela en valait la peine.

    Pourtant lorsque en mars dernier, par je ne sais plus quel hasard, j'ai appris que Jamiroquai se produirait à Toulouse le 22 novembre, mon cerveau ne fit qu'un bond : il me fallait aller à ce concert. Et je me souviens très précisément du moment où j'ai acheté mon billet, six mois à l'avance et de cette pensée qu'il me serait probablement étrange, en novembre suivant, de me dire que cela faisait six mois que j'attendais cet instant. Et cela n'a pas loupé.

    Pour résumer le concert en un mot comme en cent : ça valait grave le coup car  j'ai vraiment passé une putain de super soirée !


    22 novembre 2017, il est dix-neuf heures lorsque j'arrive sur le parking du Zénith et que je parque mon vélo à deux pas de l'entrée et prends place dans les gradins, idéalement situé. La première partie est assurée par un DJ dont j'ignore le nom et qui occupe les oreilles à défaut de faire danser les spectateurs déjà massés dans la fosse. Il y a déjà pas mal de monde mais la salle est encore pas mal clairsemée. Sera-t-elle pleine ?

    Vingt-et-une heures : la salle est pleine à craquer. C'est chouette, le public a répondu présent et la ferveur sera bel et bien au rendez-vous de bout en bout de la soirée.

    Peu à peu la lumière se tamise avant que le noir ne s'installe. Ca siffle, ça crie, ça attend, ça s'impatiente. Puis soudain, une courte séquence vidéo s'anime sur toute la largeur du mur d'arrière scène, sur une thématique infailliblement écolo, chère à Jay Kay, pendant laquelle le groupe prend place. Et c'est parti pour deux heures de show sans relâche : Shake It On !


    Alors soyons clairs : Jay Kay a visiblement pris du poids et n'a plus la forme de ses débuts ! "That's much more easy when you're twenty three !" lance-t-il avant de prendre une rasade d'eau quelques minutes après être entré en scène. "Ben oui, t'as plus vingt ans !" lance ma voisine de droite.

    Pourtant, la voix est toujours là, l'énergie aussi et après un petit tour de chauffe, le voici qui donne le change sans féblir, jusqu'au bout avec une fougue et une envie communicative. Et ce n'est vraiment pas rien, vu le style Jamiroquai, mélange d'acid jazz et de funk sous influence disco, qui donne un résultat hyper-tonique ainsi qu'une envie irrépressible de dancer.

    ♪♫ You make me love you, love you baby, 
    with a little L ♪♫ 

    Niveau setlist, le concert se présente comme un retour sur les vingt-cinq ans de carrière du groupe et fait s'alterner chansons du dernier album, Automaton en tête ou encore Summer Girl dans une nouvelle orchestration inédite, et tubes incontournables ("from the past") tels que Cosmic GirlLittle LAlright ou Emergency on Planet Earth, le tout en version longue. Intros développées et bridges retravaillés donnent la part belle aux musiciens et aux trois magnifiques choristes. La scène brille de mille feux, avec un très joli travail de lumières, chaque moment du concert étant poncuté d'un habillage spécifique. Tout est cadencé, huilé, démonstration d'une connivence évidente entre tout ce petit monde. Cela se voit et s'entend. Le bonheur.


    Dans la salle comble, la fosse est une forêt de bras levés tandis que les travées se transforment en discothèque géante. Toute le monde danse, chante, s'éclate tout simplement en prenant un pied formidable au fur et à mesure que les tubes s'enchaînent. Moi je chante à tue tête, me trémousse sur mon siège, échange un regard complice avec ma voisine qui vient de hurler comme une fillette de huit ans et de me vriller durablement les tympans en reconnaissant les premières notes de Cosmic Girl...  Bon, j'avoue, j'ai aussi hurlé comme une gamine ^__^

    Après avoir égrené tube sur tube - mais en fait qu'est-ce qui ne l'est pas avec ce groupe ?- le concert s'achèvera par un incandescent Love Foolosophy suivi d'un unique rappel sur Virtual Insanity, là aussi en version extended pour l'occasion

    Les lumières se rallument. On a tous des étoiles plein les yeux et de la musique plein la tête, ivres de ce bonheur d'avoir vécu un grand moment avec un monstre sacré et pris un pied intégral. C'est simple, vingt quatre heures après, je flotte toujours un peu.

    "Thank you for the last twenty five years" avait lancé Jay Kay en début de concert. Vingt-cinq ans, c'est l'âge que nous avions-tous pendant ces deux-heures de voyage.

    ♪♫ Dance yeah, 
    Got canned heat in my heels tonight baby ♪♫

    4 commentaires:

    1. Mais Rhaaaa quoi !!!
      This corner of the earth is like me in many ways
      I can sit for hours here and watch the emerald feathers play

      RépondreSupprimer
    2. Je suis plutôt un enfant de la fin des années 70/80, mais je dois dire que tout ce qui touche au disco, house, acide jazz etc...mais sans exclusive, bien sûr, m'intéresse et particulièrement Jamiroquai, dont j'ai un album; tout comme lisa Stainfield.
      Bon dimanche à vous!

      Au fait ça n'a rien à voir, mais comment mettez-vous les commentaires en haut de l'article, plutôt qu'en bas. J'ai essayé des méthodes, mais n'y suis pas arrivé.

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      Réponses
      1. Bonjour Jean-François, soyez le bienvenu ici.

        Pour le positionnement des commentaires, essayez la manipulation suivante :
        Mise en page > Articles du blog / modifier > Organiser les éléments (en bas de page) : il suffit alors déplacer les modules et de placer celui des commentaires là où il vous plaira.
        C'est ainsi que j'avais procédé.

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