28 mai 2012

Un peu de zique : C2C et TYP

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Hop, un petit billet du lundi, comme ça, l'air de rien, histoire de compenser le silence de certains blogs musicaux dont le taulier doit encore être par monts zéparvaux (p'taing, t'es où encore ?).

Comme il fait soleil (ouiiiiii ! enfin !) et qu'on a besoin de trucs qui collent la patate, deux petites sélections de mes récentes découvertes.

Le premier est le groupe C2C (mais non coquinous, c'est pas ce que vous croyez), un collectif de DJ français (cocorico !) qui a déjà bien fait son trou sur les scènes mondiales. Ils étaient de passage au Bikini à Toulouse la semaine passée, je ne l'ai su que trop tard.
Pour en savoir plus allez visiter leur Myspace.

Voilà un remix qui sent bon la french-touch, solaire tout ce qu'il faut. Zou !




Dans un autre style, voici TYP, The Young Professional, groupe electro de Tel Aviv (leur site c'est ici). Têtu leur avait consacré une interview en janvier dernier.

C'est frai, décalé, peps et groovy à donf'. On aime.




Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.

Bonne journée !

26 mai 2012

Sur mon balcon

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Malgré les ravages de l'hiver glacial, la vie reprend sur mes balcons. Car il y a eu des pertes. Exit le callistémon, les bougainvilliers, le bananier et le plumbago. Grillés, nets ! Il m'a fallu scier, couper, tailler et... jeter. C'est très dommage. D'un autre côté, ça libère pas mal d'espace, et je crois que je vais arrêter de tout envahir de végétation. Pouvoir profiter physiquement de son balcon, c'est pas mal non plus.

Néanmoins, pour égayer l'espace un poil tristounet, j'ai opté pour des valeurs sûres et peu coûteuses. Du rustique : des géraniums retombants. Et un plumbago tout neuf aussi, car j'aime se fleurs bleues. C'est un peu mois exotique que précédemment, on frise la méméïsation, mais je m'en fous, ça met de la couleur et tout ce qui compte.

 

En plus, je suis super fier de mes acquisistions, en particulier ce spécimen qui fait de très belles fleurs pourpres avec un fin liseré blanc.

 


La grande inconnue était l'avenir du mandarinier, fusillé en pleine floraison. Après m'être convaincu que, non, tout le feuillage n'était pas cramé et que, oui, cette petite feuille semblait présenter un soupçon de vie (la force du déni est prodigieuse), je me suis résolu à le couper net. Et puis, à force de taillader, quelques centimètres avant les racines, l'écorce était encore verte. Hum... Une lueur d'espoir ? Et quelques semaines plus tard, hop !


Tadaaaaaaaaam ! Il est bel et bien vivant !
Je ne mangerai pas de mandarines du balcon cette année, mais l'essentiel n'est pas là.
Sinon, ben, la vigne a ré-envahi toute la treille, laissant un peu de place à la clématite qui se fait toute fleurs.


Et la passiflore prépare un nouveau festival floral pour cet été. C'en est même étonnant : malgré des conditions pour le moins difficiles, en pot, sur un balcon, maltraitée par les coups de vent, elle se plait... 


Ne manque plus qu'un peu de soleil pour donner un peu de joie à tout cela. Dites, ça finit quand l'hiver ?

15 mai 2012

La photo du mois : "L'Escalier"

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Mai, jour de La photo du mois ! Comme chaque mois, un groupe de blogueurs réalise une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci le thème a été choisi par Sébastien qui nous propose de plancher sur : " L'Escalier ". 

" Parce que je trouve les escaliers fascinants. Il y en a de toutes les formes, de toutes les tailles, et toutes les matières. On peut se trouver dessus, comme dessous (Cf. Harry Potter). Et quand on ne sait pas où ils mènent, je les trouve vraiment mystérieux.
J'attends vos photos de vos plus beaux escaliers."

A priori, photographier un escalier, quoi de plus simple ! Oui... Mais quoi de plus con qu'un escalier ! Comment faire une photo un minimum intéressante avec quelque chose qui puisse être aussi insignifiant qu'un escalier ? Bref, cela s'annonçait plus compliqué qu'il n'y paraissait de premier abord. Encore une fois, je dois à mes pérégrinations Toulousaines le clicher du mois de Mai.

Le centre ville de Toulouse regorge d'hôtels particuliers, pour la plupart bâtis entre le XVe et le XIXe siècle, puis maniés et remaniés au gré des caprices d'une mode qui n'a de cesse de se démoder. Invisibles au premier coup d’œil, il suffit souvent de se faufiler entre les battants entrouverts d'une énorme porte cochère pour découvrir des trésors qui dorment à l'abri des regards des passants.
Ma photo de ce mois-ci a été prise dans l'un de ces superbes immeubles, non loin de la rue de Metz.


L'escalier - somptueux ! - a hélas été remodelé pour les besoins d'aménagements techniques. Toutefois, les sculptures qui l'ornent sont intactes. En particulier ce magnifique animal aquatique nocturne triton qui veille, imperturbable, sur les allées et venues de visiteurs qui ne le remarquent peut-être même plus.

Allez donc faire un tour sur les contributions des autres participants. Nous sommes plus de 130 ce mois-ci !



100driiine, A&G, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alexanne, Alexinparis, Alice Wonderland, André Éric, Anita, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Annick, Aparça, Aude, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Cara, Carnets d'images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cécile, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, Cherrybee, CHIFFONS and Co, Chris et Nanou, Clara, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dan, David et Mélanie, DNA, Dorydee, Dr CaSo, E, Eff'Zee'Bee, Egedan, Elapstic, Emily58, Emma, Famille Gerdel, Filamots, florianL, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, Hélène d'avril, hibiscus, Hugo, Isabelle, Isabelle et Gilles, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Karrijini, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, Laura, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L'Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les zinzins, lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lost in London, Louiki, Louisianne, Loutron glouton, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Maïder, Mamysoren, Manola, Marion, M'dame Jo, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Minicecile, Muni57, Narayan, Nataru, Nathalie, Nicky, Nikit@, Nomade57, Nora, Olivier, Ori, Otak, Où trouver à Montréal ?, Ovan, Petite Marie, Pilisi, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, TamTestinaute, The Mouse, The Parisienne, Titem, Typh', Un jour une rencontre, Une niçoise, Vanilla, Véro Beramelo, Vinie, Violette, Viviane, Xavier Mohr, Xoliv', Zaromcha.

9 mai 2012

Chronophages

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Ce mois de mai 2012 est particulièrement riche en ponts : pas moins de trois. Ca en fait du temps libre ! Sauf que, comme c'est la crise, que votre compte en banque est dans le rouge, que votre chat/chien/hamster/panda (rayer les mentions inutiles) a choppé une angine carabinée qui vous a coûté un bras de vétérinaire, vous n'avez ni les moyens de vous payer trois petits séjours de rêve en Indonésie ni d'aller faire les soldes à New York... Du coup, vous restez sagement chez vous, en attendant que le temps passe.

Heureusement, j'ai dégoté pour vous quelques petits chronophages bien comme il faut qui vous occuperont pendant des heures et des heures ! Hop, c'est parti...

Shift
Shift n'est pas tout nouveau (le quatrième volet est déjà sorti !) mais il reste parmi les meilleurs de sa catégorie, ceux des escape games. Ne vous laissez pas berner par l'apparente simplicité du graphisme en noir et blanc de Shift. Tableau après tableau, vous devez guider votre personnage jusqu'à la porte de sortie, en récupérant les clés nécessaires, en activant les interrupteurs qui verrouillent le passage et bien sûr en évitant les pièges mortels. Bon, rien de très affriolant pour me direz vous. Certes... Sauf que, toute l'ingéniosité de Shift réside dans son concept : en appuyant sur la touche "Shift" le tableau de jeu s'inverse : le dessus devient le dessous, la droite la gauche, le haut le bas, etc. De sorte que, tout d'un coup, cet obstacle devient un précipice et cette plateforme inaccessible devient soudainement à portée de main... Renversant !



Starmada
On change complètement de registre avec Starmada, un shoot them up à scrolling vertical complètement disjoncté. Sur une bande son sous amphétamines, vous devez dézinguer tout ce qui bouge et récolter les pièces qui vous permettront d'acheter des options afin de rendre votre vaisseau plus puissant. Si Starmada n'a rien de super original dans son concept, l'animation est hyper fluide et la difficulté réellement présente : Ca tire dans tous les sens, à tel point qu'on est souvent perdu entre les feux ennemis et les options à récupérer. Attention, Starmada est terriblement addictif !



Samorost
Attention chef-d'oeuvre !
Un gentil lecteur m'a fait découvrir Samorost, un jeu de toute beauté. Vous incarnez un petit lutin dont la planète est menacée par une collision avec une autre planète. Aussitôt, il saute dans sa fusée et se rend sur la planète folle pour l'arrêter dans sa course.
Samorost repose sur le principe du "clic to play", c'est à dire que vous devez cliquer, dans un certain ordre, sur divers éléments présents à l'écran pour les faire interagir ou agir tout court et guider le personnage d'un tableau à l'autre.
L'ambiance de Samorost est vraiment réussie, sans compter que, visuellement, c'est un enchantement. A essayer sans tarder !



William and Sly 2
On reste dans la catégorie des jeux très beaux et très agréables à jouer avec William and Sly 2, qui n'est pas sans rappeler Ecco the Dolphin, auquel certains d'entre vous ont peut être joué, naguère, sur Megadrive (c'était en 1992... mon dieu, le méchant coup de vieux !). A vrai dire, j'ignorais qu'il y avait eu  un premier volet de William and Sly, et qu'importe, c'est l'opus 2 qui nous intéresse ici.
Vous êtes Sly, un joli petit renard, qui doit parcourir une immense forêt et rassembler 25 fragments du journal éparpillés par votre maître William. Voilà pour les grandes lignes, vous découvrirez le reste par vous même. Tout ça est très beau, très mignon, baigné par une atmosphère absolument fabuleuse, et se laisse agréablement jouer. A découvrir !




Kingdom Rush
Pour finir, changeons totalement de catégorie avec Kingdom Rush, un tower defense bien comme il faut, qui vous tiendra en haleine pendant des heures et des heures ! Au menu, des salves d'affreux à dégommer, des trolls, des yétis (si si !), des boss intermédiaires, et un gros boss de fin. A votre disposition : des magiciens, des archers, des bombardes et des tours défensives, chaque type de tour ayant ses aptitudes, ses up-grades et bottes secrètes, toussa toussa. La durée de vie est relativement importante en raison de la difficulté croissante de tableau en tableau ainsi que des 3 possibilités de jeu de chacun d'eux, les 2e et 3e n'étant accessibles qu'après avoir triomphé vaillamment de tous les ennemis.
Ce qui distingue Kingdom Rush de beaucoup de ses semblables, c'est, outre sa réalisation sans faille, ce petit quelque chose en plus, ce brin de folie totalement assumée qui rend le jeu totalement jouissif ! Vous voilà avertis !


30 avr. 2012

Week-end, de Andrew Haigh

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Russell est un garçon d'environ 27 ans. Il mène une vie simple, partagée entre son appartement rempli de vieilleries, son boulot et ses amis. Au grand jour, Russell fait semblant d'être parfaitement bien dans ses baskets. Dans sa tête c'est un peu plus compliqué, il n'assume pas tout à fait son homosexualité et vit sa vie en partie dans l'obscurité. 
Glen, au contraire, est un peu plus fou, un peu plus artiste, un peu plus entreprenant, et tellement plus libre. Pour lui, tout à l'air si simple. Du moins, en apparence.

Un soir, un bar, un plan drague, un plan cul, on se rappelle, on se revoit, on ne se quitte plus... le temps d'un week-end.

Russell et Glen, Glen et Russell, des mecs comme il en existe des milliers, des garçons qui nous ressemblent, des histoires de tous les jours, que l'on soit homme, femme, pédé, lesbienne ou hétéro. Car l'une des grandes forces de Week-end est certainement de permettre à chacun de nous, qui que nous soyons, de nous retrouver tour à tour dans ces personnages, magnifiquement incarnés. Parce qu'au fond, quelque soit notre orientation sexuelle, les sentiments et leurs contrariété sont toujours les mêmes...

Servie par de magnifiques acteurs (le rhâââ lovely Tom Cullen, mon idéal masculin incarné, et le charmant Chris New) tous deux pourvus d'un accent absolument exquis, et soutenue par une très belle photographie, l'histoire de cette rencontre m'a touché, au-delà de ce à quoi je m'attendais.
Parce que cette histoire m'est incroyablement familière et qu'elle m'a rappelé ce court épisode vécu voici bientôt un an ou peut-être, cet autre histoire d'amour impossible. Sans compter l'étrange malaise ressenti à la fin du film, ce sentiment de vide presque nauséeux doublé de l'envie de hurler lorsque surgit l'immense vide de celui qui n'est plus là, ces matins où l'épaisseur du jour nous renvoie davantage à notre propre solitude, ces matins d'amertume et de vie qui continue. Oui, j'ai plusieurs fois été Russell, tout autant que j'ai été le Glen d'un autre... 




Je ne sais plus très bien comment j'avais entendu parler de ce film, si c'était chez Patrick Antoine ou chez Nicolinux. Mais toujours est-il que, de ce que j'avais lu, j'en avais retenu deux choses : la première, que ce film avait l'air chouette, la seconde, qu'il me fallait le voir.
Voilà, c'est exactement ça...

25 avr. 2012

Chat faisait longtemps...

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Je me rends compte avec stupeur que cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon chat. Oui, je sais, ça vous a manqué et vous étiez éplorés face à ce manque de gratitude de ma part. Vous m'en voyez désolé, je ne suis que navritude et mortification. Hé oui, quand on a la prétention d'être LE plus beau chat du monde (n'en déplaise à certains ersatz qui s'approprient vainement ce titre), il faut veiller à soigner son image. Les véritables vedettes se font rares et laissent leur public chéri dans l'expectative d'une prochaine apparition qui imprimera sur leur rétine des images de bonheur indélébile...

Car il faut bien reconnaître que Gaudi est un chat de compétition, une bombe atomique sur pattes, une arme de ronronnement massif et de câlinage hautement addictive. Heureusement que, comme tout bon papa, je la garde bien au chaud à la maison, loin de la folie du monde, sinon elle serait aussitôt assaillie par les mamies du coin qui se précipiteraient, avec toute la prestance que leur permet leur déambulateur et autres prothèse de hanche qui couinent, pour la caresser de leurs mains décharnées et tremblotantes. Sans compter sur le tsunami hormonal qu'elle provoquerait chez tous les matous en rut que compte la ville (et elle en redemanderait la salope). Haaaaa non alors ! Ma fifille ne sera pas la trainée du quartier !
De toutes façons, j'ai pris rendez-vous chez le véto pour... (*émotion*) pour la faire "opérer"... Le calvaire des chaleurs est assez peu cool pour elle, et encore moins pour moi. C'est couillon, mais j'ai beaucoup de mal à me résoudre à la faire amputer d'une partie d'elle-même. Mais il paraît que c'est pour son bien. Même la SPA le recommande...



En ce moment, elle découvre que la couette comporte deux faces. Jusqu'à présent elle connaissait le dessus, là ou elle roupille une bonne partie de la journée. Il y a quelques jours, je l'ai surprise en train de roupiller sous la couette, là où c'est moelleux et où il fait bien chaud. Vous vous rendez compte l'intelligence supérieure de cet animal ?

Seul inconvénient de la bestiole : l'option "poils angoras" qui n'est pas désactivable. Et du poil, il y en a ! Partout ! Sur le canapé, les vêtements, le parquet... Et surtout en ce moment vu qu'elle perd son somptueux pelage d'hiver pour revenir à une tenue un peu plus décontractée (mais toujours ultrachic) pour affronter les beaux jours avec classe, nonchalance et la féline désinvolture dans laquelle elle est passée maître.
What else ? 

17 avr. 2012

Matins

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Il est des matins câlins, des matins pleins de tendresse et de douceur,
Des matins qui se blottissent dans la pénombre et le silence des draps qui bruissent,
Des matins qui s'étirent de tout leur long dans les bras d'un autre que l'on voudrait sien,
Des matins lovés dans le creux d'une épaule, bercés au rythme d'un souffle apaisé
Des matins qui prennent leur temps et se défient des aiguillent qui courent sur le cadran
Des matins remplis de soleil, d'odeurs de café dans la cuisine et de rires ensoleillés
Des matins dont on aimerait qu'ils durent toujours.

Des matins qui passent...

Il est des matins remplis de nostalgie et de souvenirs moelleux,
Des matins de promesses, d'au revoir et de quai de gare,
Des matins qui semblent étonnamment vides alors que l'horizon s'empourpre
Des matins où l'épaisseur du jour nous renvoie davantage à notre propre solitude
Des matins d'amertume et de vie qui continue.

Des matins presque ordinaires...

15 avr. 2012

La photo du mois : "En travaux"

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Avril, jour de La photo du mois !
Comme chaque mois, un groupe de blogueurs réalise une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci le thème a été choisi par l'Azimutée qui nous propose de plancher sur : " En travaux ". 

Pour le mois d’avril, j’ai voulu un thème que l’on peut traiter à la fois au propre ou au figuré, pour tenter d’inspirer le plus grand nombre. :-) 

Je vous propose donc : « En travaux ». 

Cela peut donc être littéralement des travaux menés dans votre maison, votre rue, votre ville, votre pays, etc. Cela peut aussi être un projet personnel, familial ou professionnel qui vous travaille, vous absorbe, en souffrance ou qui touche au but, comme cela vous parle !
Le thème était très intéressant. Surtout que à Toulouse, il y a des travaux un peu partout, et principalement dans la rue Alsace-Lorraine qui est en train d'être pavée transformée en ramblas. C'est franchement le bordel. Pourtant ce n'est pas sur terre que j'ai trouvé l'inspiration, mais dans le ciel. Au détour d'une rue, j'ai levé les yeux, ébloui par le soleil. Et ce que j'ai vu m'a tout de suite inspiré. Du coup j'ai aussitôt fait ma photo !

Voilà le résultat :


Allez donc voir les travaux des autres participants à la photo du mois :  100driiine, A&G, Agnès, Akaieric, Alexanne, Alexinparis, Anaou, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Annick, Aparça, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Cara, Carnets d'images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cécile, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Clara, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dan, David et Mélanie, DNA, Dorydee, Dr CaSo, E, Eff'Zee'Bee, Egedan, Emi London, Emily58, Emma, Famille Gerdel, Fanny et Vincent, Filamots, Florian, florianL, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, hibiscus, Hugo, Isabelle, Isabelle et Gilles, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Julien, Karrijini, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L'Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Les zinzins, lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lost in London, Louiki, Louisianne, Loutron glouton, Lul worth blue, Lyonelk, M.C.O, Ma, magda627, Mamysoren, Mandy, Manola, Manuelle, Marion, M'dame Jo, Mgie les bons tuyaux, Minicecile, Muni57, Nataru, Nathalie, Nikit@, Nomade57, Nora, Olivier, Ori, Où trouver à Montréal ?, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Soiz, Spiki, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, TamTestinaute, The Parisienne, Thib, Titem, Une niçoise, Vanilla, Vinie, Violette, Viviane, Voyagesetc, Xavier Mohr, Zaromcha.


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9 avr. 2012

La petite voix, la carpe et le papillon

10 commentaires
Depuis quelques mois, peut être quelques toutes petites années, il y dans ma tête une petite voix qui se fait de plus en plus insistante. "C'est d'abord rumeur légère, un petit vent rasant la terre. Puis  doucement se dresse, s'enfle, s'enfle en grandissant. Elle s'élance, tourbillonne, étend son vol, éclate et tonne" aurait pu dire Basilio.

Je vous rassure, à l'instar d'une célèbre pucelle qui a fini sa vie de façon flamboyante, cette petite voix ne m'a pas encore convaincu de bouter les Anglais hors de France, ni de délivrer les huîtres du bassin d'Arcachon ou de prendre l'initiative d'un quelconque acte héroïque susceptible de bouleverser la face du monde aussi sûrement que l'eut fait le nez de Cléopâtre s'il avait été plus long. Non. Cette petite voix martèle une seule chose :
Vis ! Vis, profite et sois heureux !
Ce soir, j'ai regardé Là Haut à la télé. Je ne l'avais pas revu depuis je crois au moins deux ans. Hé bien, de petites causes produisant parfois de grands effets, figurez-vous que j'ai failli chialer. Oui, tout au long des premières minutes, celle où l'on nous raconte la vie du vieux grognon, j'ai senti un flot de larmes affluer et que je n'ai pu totalement réprimer.
C'est con de pleurer devant un dessin animé... Et pourtant, je n'ai pu m'empêcher d'être triste en pensant à tous les projets que l'on forme pour une vie, à tous ces rêves qui font briller nos yeux, à toutes ces envies qui nous animent, et aux amers regrets de ne pas avoir eu la possibilité de les réaliser, ou tout simplement de ne pas avoir eu les couilles de se jeter à l'eau. Car au fond, emportés par le tourbillon de la vie et le confort du train train quotidien, on se dit que l'on peut remettre à demain, ou après demain, que ce n'est pas grave, et qu'au fond ce n'est que partie remise.

Mais non putain ! Il ne faut pas remettre à demain. Certaines occasions ne se présentent qu'une fois. Il faut les saisir au vol, les agripper de toutes ses forces, en savourer chaque miette, et être heureux. Et je dois dire qu'en ce moment, il est des opportunités que je n'ai pas envie de laisser s'échapper. Ho que non...
Et la petite voix se fait chaque jour plus lancinante...

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

G. Apollinaire, Alcools, "Le Pont Mirabeau"

***
Bon, je vous dois quelques explications rapides sur le sens sibyllin du titre de ce billet... C'est en réalité très simple. Si si, vous allez voir.
Le papillon renvoie à l'effet papillon suggéré au deuxième paragraphe : de petites causes produisent de grands effets. Quant à la carpe, c'est un peu plus tordu. Il ne s'agit pas de la carpe mais du verbe latin, carpe (carpe diem !) qui est sous-entendu lorsque j'évoque la nécessité de profiter des opportunités. 
Voilà qui devrait être plus clair. Mais j'ai pas trouvé de titre moins nase que celui-là...

6 avr. 2012

Ceux qui passent, ceux qui restent...

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Il y a tout d'abord ce charmant garçon de passage à Toulouse rencontré en septembre dernier. Je m'étais senti obligé de mettre un coup de frein assez brutal à notre relation en raison de l'absence de convergence de nos sentiments et pour le protéger contre lui-même. Je crois qu'il m'en avait voulu, et je lui en avais voulu aussi de s'être enflammé de la sorte au lieu de laisser cette histoire vivre sa vie. Malgré tout, au bout de quelques semaines, nous avons repris contact. Nous continuons à discuter, presque comme avant, à ceci près qu'il ne m'affuble plus de petits noms doux en "ito". Il est même revenu passer un week-end à Toulouse en Février, et je dois à mon tour aller lui rendre visite dans quelques semaines, avant qu'il ne rentre définitivement, chez lui, à 6000 kilomètres d'ici. C'est à peu près sûr : nous resterons bons amis. C'est chouette.

Et puis il y a ce mec génial, qui habite aussi l'autre bout de la France, dont je n'ai encore jamais parlé. Nous nous sommes connus il y a deux ans environ, par l'intercession un site de rencontres. Quoique cela paraisse peu ordinaire, nous ne nous sommes vus pour la première fois qu'en fin d'année dernière, à l'occasion d'un week-end. Grâce à Facebook et au téléphone (qui a dit que les réseaux sociaux isolaient les gens ? ) nous avons noué une très forte complicité. De fait, nous ne nous sommes jamais perdus de vue. Je l'aime bien lui. Je l'aime même beaucoup. Et j'ose croire sans trop me tromper que c'est totalement réciproque. S'il n'habitait pas si loin, il pourrait être bien plus qu'un pote... et quelque chose me dit qu'il n'en pense pas moins.
Pour l'instant tout est clair entre nous, on profite. Nous apprécions beaucoup et nous laissons cette histoire vivre sa vie, sans nous poser de questions. Lui aussi, il restera, j'espère...

Dans un tout autre registre, cela fait quelques mois maintenant que j'ai renoué contact avec Lui, ou plutôt qu'il a renoué contact avec moi, dans des conditions, il est vrai, très particulières. Cette reprise de contact m'avait fortement chamboulé, ravivant des souvenirs et des sentiments dont je n'avais alors pas réellement fait le deuil. Depuis, nous sommes toujours en contact. On se SMS de temps en temps pour prendre des nouvelles, on s'appelle, une à deux fois par mois. On parle de tout, de rien, de lui, de moi, on rigole assez souvent. Nous partageons la même complicité qui avait fait, trois ans en arrière, que nous nous soyons si bien entendus. Et franchement, ça me fait plaisir de pouvoir continuer à partager avec lui. Même si aujourd'hui je sais que je ne dois rien attendre de plus qu'une très belle amitié, une amitié qui perdure malgré le temps et la distance qui nous sépare.
La prochaine étape est de se revoir. Il en a envie, il me l'a proposé plusieurs fois. Et j'en ai envie aussi. L'idée me plait beaucoup, et me terrifie à la fois, car je ne sais pas ce qu'elle va produire en moi. Je sais déjà que j'aurai une irrépressible envie de le serrer dans mes bras et de sentir ses bras m'envelopper. Et après ? Vais-je replonger et déprimer à nouveau en me disant que c'était sûrement l'amour de ma vie ? Je n'en sais rien. Peut-être n'éprouverai-je rien de plus que ce que j'éprouve déjà pour lui, une immense affection bienveillante.
Nous n'avons pas encore prévu de date, mais je sais que nous nous reverrons avant l'été. On verra bien ce qu'il se passera. Et tant pis si je me prends une grosse baffe dans la gueule. Au moins, je serai fixé.