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  • 17 février 2009

    Genèse d'un pseudo

    Choisir un pseudonyme n'est jamais une chose aisée. Lorsque l'on franchit le cap de mettre un pied dans le monde merveilleux du net, bien rares sont ceux et celles qui décident de le faire sous leur nom car toute la magie des univers virtuels réside en la capacité de pouvoir s'abstraire du quotidien pour changer de peau et se glisser dans le costume d'un nouveau personnage. On peut également continuer à être tout à fait (ou presque) soi-même mais se mettre à l'abri derrière le bouclier anonyme de son pseudo.

    Drôle, sérieux, cocasse, étrange, bateau ou hyper original, il n'y a que l'embarras du choix.
    Pour ma part j'ai jeté mon dévolu voici quelques années sur celui de Tambour Major et la question m'a été assez souvent posée de son origine.

    Tambour Major... c'est "tordu" m'a-t-on encore dit récemment !

    Si l'on recherche sur le net, notre ami Google nous fournit plusieurs explications possibles.
    Tout d'abord, tambour-major désigne le titre donné au chef des tambours d'un régiment par une ordonnance du 4 novembre 1651. Il s'agissait là de régulariser un usage antérieur puisque, avant cette date, les mestres de camp agissaient sur ce point à leur guise. L'insigne caractéristique des premiers tambours-majors était un bâton, à l'origine instrument de correction.
    Les plus empressés en déduiront que je suis tambour-major dans la vie et que je martyrise du bleu à coup de canne. Non non non... vous n'y êtes pas du tout.

    Les mélomanes penseront peut être ensuite à l'opéra de Jacques Offenbach "La Fille du tambour-major", pensant par là que je suis un grand fan de cette oeuvre ou de Offenbach ou que je suis tombé éperdument amoureux d'un tambour-major ou de la fille (erf) de l'un d'eux. Hé bien... non plus !

    En réalité, l'origine de ce pseudo emprunte plus ou moins lointainement aux deux hypothèses : à la première pour le tambour, à la seconde pour la musique.

    Ce pseudo vient d'un surnom qui m'a été donné une seule fois il y a 3 ou 4 ans.
    Dans le cadre d'un célèbre festival d'orgue dont s'enorgueillit la Ville Rose, un ami organiste devait assurer un concert consacré à de la musique italienne du XVIII° siècle, musique dans laquelle les effets sonores bariolés sont légion : coup de cymbales, castagnettes et autres coups de tambour sont choses communes. Or, j'avais été recruté pour l'occasion non pas pour les compétences musicales pour lesquelles j'étais en droit de donner le change, mais bel et bien pour assurer une partie de grosse caisse et faire "boum boum" en mesure sur la dernière oeuvre. Pour l'anecdote, Chimiste Méchant assurait une partie de cymbales...
    La répétition avait eu lieu la veille et l'acoustique de la chapelle s'avérait très généreuse. "Vas-y mollo" me conseillait donc l'organiste.

    Le concert devait avoir lieu à 17h et à 16h45 débarque en urgence une armada de techniciens qui envahissent la tribune : c'est pour les archives de la ville nous dit-on ; le concert va être enregistré. Une caméra par-ci, un micro par là... pas le temps de faire la balance, il est déjà 17h et il faut commencer. L'ingénieur du son se planque dans un coin, son casque rivé aux oreilles, concentré sur ses potentiomètres, sans s'être rendu compte que ma grosse caisse est située à 1 mètre d'un des micros.

    Le concert se passe et arrive le moment de ma tambourinesque prestation. "Pas trop fort surtout" pense-je à l'instant où j'élève le bras avant de le rabattre tel un couperet.

    À peine ai-je donné le premier assaut de grosse caisse que je vois au loin le preneur de son faire un bon de 1 mètre, le casque en travers de la tête, visiblement étourdi par l'explosion de ses tympans et la fusion instantanée de ses écouteurs ! Au même moment une rumeur sourde envahit la Chapelle, on ne comprend pas ce qu'il se passe : the show must go on...

    Une petite heure après le premier accord, le concert touche à sa fin et une salve d'applaudissement couronne notre succès. Petit debriefing en haut lieu : le preneur de son me confie avoir été littéralement assourdi par mes coups de mailloche...

    Nous descendons de la tribune et, outre quelques vieilles perdrix, croisons le sacristain auprès duquel nous nous enquérons de la cause du brouhaha perçu à un moment donné. Et le brave homme de nous expliquer qu'un vent de panique a saisi l'auditoire lors du premier coup de tambour : syndrome AZF oblige, certains spectateurs ont cru à une explosion et commençaient à quitter les lieux, craignant que que le toit ne leur tombe sur la tête ! Il a même dû en courses quelques uns afin de les rassurer et de les enjoindre de bien vouloir regagner leur place. Mon dieu... pour un simple coup de mailloche ! Effectivement, l'acoustique était très généreuse...

    Par la suite, au cours d'un échange de mails où nous évoquions notamment le concert, l'organiste au détour d'une phrase m'a affublé du surnom de Tambour-Major. Ça m'a plu, je l'ai aussitôt adopté et conservé, jusqu'à ce jour.

    4 commentaires:

    1. Ah, que de bons souvenirs ! On a bien ri avec le Padre Davide et ses percussions ! Mais comme il vaut toujours mieux un petit schéma qu'un grand discours, on se référera à la vidéo suivante, à pour avoir la preuve en image et en sons dudit concert !

      http://www.youtube.com/watch?v=4GJeoo0PhjY

      (carré en haut à gauche, à 1'30")

      Et ici un petit aperçu musical de la production du bon Padre Davide...

      http://www.youtube.com/watch?v=ovv-RQ2DJ0s

      Si, si c'est de la musique d'église du XIX° siècle. On avait le même sans les tambours en France : Lefébure-Wely.

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    2. Tu as l'air très concentré, sur la vidéo. :)

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    3. Bonjour.
      Pour ma part, j'avais pensé au Tombour-major de l'opéra d'Alban Berg, wozzeck. une bien sombre histoire...
      amicalement
      cleve

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    4. Je me demandais si ton pseudo avait un quelconque rapport à la musique... J'ai maintenant la réponse :)

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    Bonjour, vous êtes bien chez Tambour Major.

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