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  • 29 juillet 2011

    Virée gourmande au 'Bibent'

    La fermeture du Bibent à Toulouse en 2009 avait profondément endeuillé la place du Capitole qui perdait l'une de ses plus prestigieuses adresses. Pensez donc : construit entre 1900 et 1910, en rez-de-chaussée d'un immeuble du 19e siècle, l'établissement possède un magnifique décor de stucs peints de style Napoléon III. Classé Monument Historique en 1975, une malencontreuse restauration perpétrée en 1979 avait détruit la couleur originelle, un barbouillage chocolat venant recouvrir la polychromie. Cela n'en demeurait pas moins une très belle adresse où il faisait bon venir apprécier une cuisine de fort bon aloi ou plus simplement se ruiner pour un cappuccino servi avec classe dans un cadre luxueux. Et puis patatras, du jour au lendemain la terrasse fut désertée, les portes closes, la poussière commença à s'accumuler sur les vitres inanimées de l'antre plongée malgré elle dans un profond sommeil : le Bibent fermait ses portes ! Un véritable drame...

    Et puis un beau jour, la nouvelle est arrivée comme l'hirondelle par un matin d'avril : le Bibent allait rouvrir ses portes ! Et pas avec n'importe qui aux fourneaux : Christian Constant reprend le flambeau dans un esprit brasserie haut de gamme, un ramage qui sied au merveilleux plumage du lieu. Après de longs mois de travaux c'est finalement en juin dernier que les Toulousains purent à nouveau pousser les portes d'un Bibent étincelant. Il ne restait plus qu'à trouver une occasion ainsi qu'une personne complice afin d'aller essayer la table du phénix du Capitole. L'opportunité s'est présentée à moi beaucoup plus vite que prévu et je dois à cet effet remercier Enflammée qui m'a proposé de l'accompagner pour une virée gourmande dont j'ai encore du mal à me remettre...

    Longs travaux de rénovation disais-je mais quel changement ! Exit le chocolat, voici de la couleur, des dorures, des fresques un poil naïves si ce n'est cucul (il n'y a guère mieux dans la Salle des Illustres située à deux pas de là !) mais le décorum est splendide. Franchir le seuil du Bibent, c'est faire un voyage hors du temps, dans un univers de délices, de délicatesse, sans prout-prouterie. Le personnel est agréable, avenant, attentif, sans lourdeur... du bonheur. Attablés au comptoir nous explorons la carte. Si la formule du midi permet de s'en sortir pour une trentaine d'Euros, nous sommes là pour nous faire plaisir et déjeunerons à la carte.

    Après de longues hésitations j'opte pour un suprême de bar croustillant aux amandes, Enflammée pour du cabillaud en écailles de chorizo. Un verre de Chablis 2009 nous accompagnera. Quelques minutes plus tard nos assiettes arrivent. On observe, on sent, on contemple... C'est joli, ça sent bon, et l'assiette est convenablement remplie. On redoute d'attaquer mais sacrebleu on est là pour ça ! Premier coup de fourchette, premières sensations en bouche... c'est bon, ça fond, ca croustille, les amandes croquent, le chablis fait des merveilles. Ma voisine, fine lame des fourneaux, est tout aussi conquise. Les produits sont de qualité et le soin apporté jusque dans les détails : même la petite tablette de beurre (de chez Xavier s'il vous plait !) qui accompagne un très bon pain, est délicieuse.

      
    Suprême de bar croustillant aux amandes et cabillaud en écailles de chorizo

    Après ce premier acte vient la séquence du dessert que conclut tout bon repas digne de ce nom. Comme pour les plats principaux le choix n'est pas pléthorique mais largement suffisant pour susciter l'hésitation. Gourmand incurable, je jetterai mon dévolu sur la "Fabuleuse tarte au chocolat du chef Christian Constant" dont le nom me laisse dubitatif. Fabuleuse ? C'est-y pas un brin prétentieux ?
    Hé bien après y avoir goûté et y avoir fait goûter ma voisine, l'avis est unanime : la fabuleuse tarte est réellement fabuleuse...  Comment vous décrire l'onctuosité de la pâte chocolat sucrée ce qu'il faut et qui fond en un instant dans la bouche ? Comment évoquer la finesse et le croustillant du fond de tarde qui apporte un brin de texture et de croquant si bienvenus ? Et que dire de cette quenelle mousseuse de je-ne-sais-trop-quoi qui n'a en elle même pas grand intérêt mais qui, mariée à un morceau de tarte métamorphose votre bouchée en prodige culinaire... ? Je ne vois qu'un mot :  orgasmique... A essayer absolument ! Et pour tout vous dire je crois même que cette fabuleuse tarte est en passe de devenir mon péché mignon, la petite gâterie épicurienne que je prendrai un malin plaisir à venir savourer égoïstement de temps à autre en solitaire. Il est parfois bon de se faire du bien...

      
    Fabuleuse tarte au chocolat du chef Christian Constant :le plaisir est au bout de la fourchette...

    Enflammée choisira un dessert tout simple en apparence : un flan aux œufs parfumé à la vanille de la Réunion. Un vieux dessert de grand mère, bon en général lorsqu'il est réussi, savoureux lorsqu'il est bien maîtrisé. Joliment mais sobrement présenté dans une cocote en fonte noire, le dessert est généreux à tous points de vue. Onctueux et crémeux à souhait, copieux, le parfum de la vanille est divin, pas trop de sucre.. c'est fin et délicat malgré la rusticité de la recette. Celui-là aussi mériterait que l'on revienne y goûter de temps en temps.

    Flan aux œufs parfumé à la vanille de la Réunion.
    Simple mais terriblement efficace.

    Après tant d'émotions et le temps passant malgré tout, il nous faudra bien un café bien serré avant de payer l'addition qui, à l'image du repas, sera assaisonnée avec soin : ni trop ni trop peu. Nous avons déjeuné à la carte tout de même... Pour ne rien cacher, ma part de l'ardoise se montait à 45 Euros (plat à 25 Euros, dessert à 12 Euros, un verre de vin à 6 Euros et le café à 2 Euros), ce qui en soi peut paraître cher (oui, ça l'est) mais qui en définitive reste tout à fait honnête vu la qualité des produits conjuguée au niveau de cuisine, au service irréprochable et au cadre somptueux (j'insiste !) en pleine place du Capitole.


    Les papilles encore étourdies nous quittons non sans regret ce très bel endroit, déjà redevenu un incontournable des tables Toulousaines, avec la certitude d'y revenir prochainement, pour le plaisir.
    Juste pour le plaisir. 

    18 commentaires:

    1. Je te fais confiance pour le jugement ! Je note l'adresse et la fabuleuse tarte au chocolat ;-)

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    2. Juste pour le plaisir, pour moi ce sera le simplissime flan, terriblement difficile à réussir : faut aller tirer le lait au pis de la vache, et aller chercher les oeufs sous la poule, comme du temps de nos grands-mères !!! Je note l'adresse, pour une très prochaine virée dans la ville rose, merci !

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    3. pour ne pas grossir, faut y mettre le prix !!:)

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    4. Comme Glimpse,je note l'adresse et ça fera probablement l'objet d'une visite quand je ferais un tour à Toulouse ^^.
      J'en salive à l'avance (désolé si j'ai un peu mouillé ton blog :D ) !

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    5. Vous m'auriez fait signe je serais venu avec vous. J'ai prévu d'y aller en juillet- août. Je suis passé il y a 15 jours c'était complet. Après ce que tu en dis, ainsi que les observations d'enflammée, je vais m'y précipiter :-)

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    6. Si d'aventure je vais à Toulouse, je connaîtrai au moins une adresse à ne pas manquer ! Une nouvelle fois, tes macros ont fait merveille :)

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    7. C'était un grand plaisir d'avoir partager ce moment avec toi ;) J'en remets toujours pas.
      Je reviendrai bien pour un petit dej (quel luxe!) ou encore pour un sandwich dans l'après-midi.


      Le resto ne prend pas de réservation, il vaut mieux se présenter en petit nombre (à 2/3/4 pers) qu'en groupe et avant l'heure de pointe.
      Par exemple, pour déjeuner, venez avant midi.

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    8. @ Glimpse : La prochaine fois que tu descends sur Toulouse - seul ou avec MTH - c'est là qu'on va !

      @ Colibri : Fais moi signe lorsque tu passes dans le coin :)

      @ Nigloo : Détrompe-toi : on y mange bien, c'est à dire suffisamment (assez pour mon estomac, ce qui n'est pas rien) et ce n'est pas forcément light.

      @ JM : Oui, t'as tout salopé mon écran... Blêêêêrk !

      @ Alain : Faudra y faire un prochain TC :)

      @ Titem : Héhé, oui, me suis encore amusé ^^

      @ Enflammée : Hooo oui, un brunch au Bibent... une autre conception de la luxure :)

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    9. Il n'y a pas à dire: le texte et les images font saliver. J'apprécie d'autant plus l'excursion que je ne vais presque jamais dans les restaurants luxueux, ne m'y sentant pas à l'aise.

      PS: Photographier un bar et un cabillaud en mode macro, c'est pas un peu provoc?
      PS2: Je m'attendais à ce que l'Enflammée prenne une crème brûlée...

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    10. C'est malin, tu m'as donné faim avec ton billet !!

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    11. Je le note pour une prochaine virée à Toulouse en octobre...

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    12. Endim, on se connaît ? J'aurais aimé choisir la crème brulée si elle était sur la carte. Hélas...

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    13. Tu me vois, de la profonde Alberta qui ne connaît rien à l'architecture, au patrimoine... et surtout encore moins rien à la cuisine, salivant sur mon clavier et vert d'envie...
      Pourquoi ai-je une envie subite d'aller m'expatrier à Toulouse? Y'a un poste en histoire par là?

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    14. @ Endim : C'est luxe sans chichi. Du coup on y est tout de suite à l'aise. Très bien vu ton PS ^^

      @ Loup : Comme vous avez de grandes dents. Est-ce pour mieux me manger ? :))

      @ Kardig : Incontournable ! A l'occasion fais moi signe ;)

      @ Enflammée : Rhôôô une crème brûlée au BB, ça doit être........................ !

      @ Doreus : Ah, c'est ça la bave qui coule par le port USB de mon ordinateur ? ^^ Je ne sais pas s'il y a des postes en histoire, mais tu peux toujours venir en vacances dans la région, c'est un endroit superbe !

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    15. Silvano/Gay Cultes5 août 2011 à 14:19

      Vous jouez admirablement les "François Simon" !
      (http://francoissimon.typepad.fr/)

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    16. Tu comprends que si j'y vais en vacances, je ne voudrai plus jamais rentrer...

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    17. @ Silvano : Wow, je goûte le compliment ! Merci :)

      @ Doreus : C'est un risque à courir :)

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    18. Hihi, je t'avais prévenu, c'est terrible, hein ? :-)

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