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  • 2 février 2019

    A la Chandeleur

    Cette année encore je ne mangerai pas de crêpes à la Chandeleur. A peine réveillé par les pitreries des chats jouant sous la couverture, les crépitements de mon téléphone posé sur la table de nuit me signifiaient l'arrivée d'un message. La photo d'un saladier rempli de pâte claire, une petite pile de crêpes dorées dans une assiette colorée et mon neveu, sourire gourmand aux lèvres, brandissant une crêpe au sucre pliée en triangle. Nous sommes bien le 2 février.

    Il y a bien longtemps que je n'ai pas fait de crêpes. Depuis que l'on m'a offert un superbe gaufrier l'an dernier à Noël, c'est plutôt vers ce genre de douceur que mon cœur balance. Qu'elles soient sucrées ou salées, c'est bon les gaufres, et très facile à faire. La pâte à quatre-quarts donne par exemple d'excellents résultats. Et une seule de ces douceurs rassasie davantage l'homme affamé qu'une seule crêpe, qui prend plus de temps à réaliser. Mais la crêpe à ce côté festif, fragile et espiègle que n'a pas, malgré la multitude de ses alvéoles, la gaufre parallélépipède faussement aérienne. La gaufre apaise le corps, alors que la crêpe réjouit l'esprit.

    La dernière crêpe que j'ai mangée remonte à décembre 2018, sur le marché de Noël à Toulouse. Une énorme crêpe plutôt très épaisse et moelleuse, remplie de Nutella. Quoique n'ayant pas faim, j'en avais très envie. Je l'ai d'abord dévorée sur le noir de la crêpière après que, d'un geste sûr, l'artisan a étendu la louchée onctueuse en un cercle parfait, la pâte ainsi disposée exhalant aussitôt des arômes réconfortants aux accents de vanille. Quelques instants plus tard, j'en savourai chaque bouchée lentement, avec une gourmandise coupable pour en apprécier davantage la texture suave et la régressive saveur chocolatée. 

    Habituellement je préfère les crêpes très fines et très souples, dont la pâte est parfumée avec abondance de rhum, comme sait si bien les réaliser la grand-mère de mes cousins. Non pas de simples crêpes, mais de véritables chef-d'œuvre tout en rotondité qu'elle se plait parfois à garnir d'une crème chantilly extrêmement ferme mais légère et de raisins secs marinés dans un mélange de liqueurs dont elle a le secret. Il y a bien longtemps que je n'en ai pas mangé non plus, de ces crêpes-là.

    Avec le mois de février s'achève la saison de la galette des rois. Mais dans le frémissement des poêles beurrées, montent les vapeurs sucrées de nos souvenirs.

    2 commentaires:

    1. Un disque plutôt qu'un cercle, mais je sais : je pinaille ;-)
      J'en ai fait ce week-end, au sarrasin, en version salée et sucrée.
      La gourmandise nous perdra, mais ce ne sera pas perdu pour tout le monde ;-)

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