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  • 6 mars 2010

    Retrouvailles

    J'avais quitté Petit Chat Sauvage en bons termes. Il ne se sentait pas prêt à s'engager dans quoique ce soit et je devais admettre cet état de fait, quoique ce ne fut pas exactement ce dont j'avais envie. Certaines choses ne se décrètent pas. Hélas. Ou tant mieux. Mais malgré tout, ni lui ni moi ne tenions réellement à mettre un point final à ce qui était au fond une amitié sincère. Aussi nous nous croisons encore régulièrement sur MSN où nous discutons toujours avec plaisir et malice de notre quotidien, de notre vie, de nos états d'âme, de ce qui va bien et de ce qui va moins bien. C'est étrange d'ailleurs de pourvoir parler à bâtons rompus avec quelqu'un sans tabou, sans sentir de gêne ni d'un coté ni de l'autre, parce que notre courte histoire commune nous a mené beaucoup plus loin que ce à quoi une simple amitié mène généralement en si peu de temps. Et  certainement aussi parce que l'affinité réciproque n'était pas feinte.

    Hier soir j'étais à l'Hôtel Saint Jacques pour une expo d'art-thérapie organisée par les services psychiatriques des hôpitaux de Toulouse. C'est Nad, mon amie psy, qui m'avait proposé d'aller y faire un tour. Petit Chat Sauvage, qui travaille lui aussi dans en milieu hospitalier et à qui j'avais posé la question, m'avait répondu qu'il serait occupé ailleurs avec des amies ce soir là et que par conséquent on ne s'y croiserait pas.

    Il devait être 19 heures. J'attendais Nad qui avait loupé son bus, lorsque le téléphone sonne. Ma première réaction en voyant le profil de mon futur interlocuteur fut de penser à une erreur, à un déclenchement intempestif de numéro par un téléphone mal coincé dans une poche de jeans, comme cela arrive parfois, ces fois où l'on entend à l'autre bout de la ligne les bruits de la rue ou des bribes de conversations, distordus par le froufrou des vêtements. C'était Petit Chat Sauvage. Je décroche, incrédule, m'apprêtant à affronter  le chaos. Ce fut pourtant une voix familière qui répondit :
    - Allo Tambour ? C'est Petit Chat Sauvage...
    Je n'avais pas réentendu sa voix depuis trois semaines. Nous ne nous appelons plus pour l'instant. 
    - Tu es où là ? me demanda-t-il
    Je répondis que j'étais à l'Hôtel Saint Jacques, comme cela était prévu.
    - Pourquoi ? Tu es où toi ? 
    - Moi aussi j'y suis. Je suis venu finalement, avec mes amies.
    Une minute plus tard nous nous retrouvions sur le perron, un peu - voire franchement - mal à l'aise car c'était la première fois que nous nous revoyions  depuis presque un mois et, qui plus est, la première fois que nous nous retrouvions en public, à visage découvert, gardant à l'abri des regards anonymes ces heures passées ensemble.
    Je n'ai pas su si je devais lui faire la bise ou lui serrer la main. Du coup je n'ai rien fait et suis simplement resté à ses côtés, réfrénant une envie furieuse de le prendre à nouveau dans mes bras. Lui non plus d'ailleurs n'avait visiblement pas l'air de trop savoir comment se comporter car il n'a rien entrepris non plus. Toutefois, de petits signes de stress trahissaient ce que j'ai interprété pour une certaine frustration. Fidèle à lui même, toujours souriant, un peu coincé néanmoins, arborant ce regard incroyable qui m'avait fait craquer la première fois, nous échangeâmes quelques phrases, banales.

    Rapidement nous sommes perdus de vue avant de nous recroiser furtivement au moment où il repartait. Nous nous sommes dit à bientôt.

    Ca m'a fait plaisir de le revoir.

    Edition à 20h25 : on se voit mardi...

    8 commentaires:

    1. Comme quoi des fois la vie réserve parfois de drôles de surprises, des rencontres toutes simples qui nous font du bien !

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    2. Ben...faut le recontacter maintenant... allez Tambour !!

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    3. On veut la suite mardi heeeeeein!!! ^^

      C'est le genre de rencontre inattendue, mais au final... ^^

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    4. Ouais... Ben moi j'dis qu'il y a baleine sous gravillon ;-)
      Le problème avec l'être humain, c'est une relative incapacité à se faire du bien sans se faire du mal. Parfois ça fait aussi du bien là où ça fait mal. Enfin je me comprends, c'est déjà ça.

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    5. Enfin je me comprends bien aussi avec éric,je suis assez d'accord, méfiance est mère de surêté.

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    6. Hahahahah je me suis tapé un fou rire lorsque j'ai lu "toutefois, de petits signes de stress trahissaient..."
      Je vous imagine en petites hystériques à pousser des petits cris et faire des tas de rires suraigus... Hahahaha, non mais sinon mis à part ça, j'ai trouvé ça très touchant, très mignon... J'ai hate que tu nous racontes mercredi. :D

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    7. @ Thomas : C'est ça qui la rend intéressante. Si elle était un long fleuve tranquille, ce serait nettement moins drôle en effet.

      @ Fred : Comme indiqué dans mon édit du même jour, c'est fait ^^

      @ Kindgay : Petit curieux ^^ !! Je ne raconterai que ce qui sera racontable ! :D

      @ Eric & Elliot : Qui vivra verra. Je ne m'attends à rien de spécial. Passer un moment agréable sera déjà très bien. Je ne suis pas sûr qu'il ait fondamentalement évolué ni fait le point avec lui même en si peu de temps. Et puis Piano ma sano...

      @ Fabisounours : Heu, le suraigu n'est pas tellement couleur locale ^^ Quant à raconter la suite, je te fais la même réponse qu'à Kindgay : dans la seule mesure du racontable. Et si j'en ai envie aussi ! :p

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    8. Oui alors on parle de où se trouvent mes piercings, mais on rechigne à raconter des trucs croustillants... (je sais que c'est pas vrai mais j'avais envie de faire semblant de raler.)

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