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  • 2 octobre 2020

    Inktober avec un clavier #2 Brin, mèche

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    Toujours en mode rétroblogage, je termine les quelques thèmes de cet Inktober avec un clavier. Ce billet est en réalité écrit le 5 novembre...
     
    Voici donc une semaine que nous sommes en confinement pour la seconde fois. Lorsque cela est arrivé pour la première fois au printemps dernier, au-delà des désagréments liés à la limitation de nos déplacements, nous étions un certain nombre et probablement une grosse majorité à souffrir d'une grande détresse capillaire. Faute de se couper les cheveux pendant deux mois, nous avions la tignasse sévèrement touffue. Et pour le coup, nous étions tous logés à la même enseigne, ce qui permettait de mieux faire passer la pilule. Cette seconde fois nous remettra à coup sûr dans le même état.

    Or cela fait une bonne quinzaine de jours que j'avais prévu ou du moins que je prévoyais de me faire ratiboiser le scalp. En moyenne cela revient une fois par mois ou par mois et demi. Et la chose est facile, puisqu'il me suffit de traverser la rue en sortant du boulot pour me retrouver dans un salon où j'ai depuis deux ans mes habitudes. Le personnel y est aimable et, quoique subodorant l'hétérosexualité incurable des jeunes gens à qui je confie ma crinière opulente, il fait bon laisser ses yeux se balader sans pudeur ici ou là sur telle ou telle partie de leur anatomie. Il n'en est à ce jour aucun qui se soit plaint.

    Néanmoins, en raison d'un agenda débordant, je n'ai pas pris le temps de patienter sur l'un des fauteuils garni se skaï rouge qui m'aurait permis ensuite de m'emmitoufler dans une de ces capes vaporeuses destinées à imperméabiliser les vêtements aux cheveux coupés. Ce projet devait rester à l'état de projet. Et il le restera encore quelques semaines. 

    C'est donc avec une toison atteignant les limites de l'extrême tolérable que j'entrais pour la seconde fois en confinement, me trimballant jusqu'à Dieu sait quand avec une sorte de jungle tropicale sur la tête. Parfois je me demande si je ne vais pas mettre un bon coup de tondeuse à tout ça, histoire de temporiser. Même si, à ce que l'on dit, le ridicule ne tue pas, je crains que le remède, un poil extrême, ne soit cependant bien pire que le mal... Que faire quand le moindre coiffeur de quartier est fermé jusqu'à nouvel ordre ?

    "Une femme qui se coupe les cheveux est une femme qui s'apprête à changer de vie", disait Coco Chanel. Je crois hélas, que contrairement à une formule encore récemment en vogue, le changement n'est pas tout à fait pour maintenant.

    1 octobre 2020

    Inktober avec un clavier #1 Poisson

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    Inktober, est un défi créé par Jake Parker en 2009 qui se déroule chaque année au mois d’octobre. Il s’agit de produire chaque jour un dessin inspiré par le mot du jour. Les dessinateurs publient leurs œuvres sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Inktober et #Inktober2020 pour cette année.

    Je suis nulle en dessin mais l’idée me plaît bien. Je me la réapproprie donc — et vous invite à jouer avec moi — en produisant des textes et non des dessins. Je signalerai mes textes avec le hashtag #Iwak (Inktober With A Keyboard / Inktober avec un clavier).


    Attention, rétroblogage ! Ce billet est en réalité écrit le 2 novembre.

    Je continue en effet ici le défi #IWAK commencé le 7 octobre, sur une idée de Kozlika. Alors oui, le mois d'octobre est derrière nous, mais je m'étais promis de boucler la boucle, donc je m'y mets. Je tâcherai de compléter les six derniers billets dans la semaine, pour conserver le rythme d'écriture.

    Mine de rien, écrire au quotidien, ce que je ne fais jamais, qui plus est sur un thème imposé, et par voie de conséquence un thème pour lequel on n'a pas forcément beaucoup d'affinités, c'est tout un exercice. Sur certains j'ai véritablement séché, un peu esquivé en utilisant une photo ou en citant un extrait d'un texte que j'aime. Et puis, au fond, c'est mon blog et je fais ce que je veux... 

    Et puis écrire avec une régularité quasi métronomique, hé bien ça prend du temps en fin de compte. Un temps que l'on n'a pas toujours et qu'il faut prendre. Souvent j'ai écrit le soir, après souper, en regardant la télévision, comme aujourd'hui. Rétrospectivement, je m'étonne de l'implication et de l'énergie que j'ai pu y mettre, malgré certains jours de découragement parce que rien ne sortait.

    Finalement, mis bout à bout, ces bientôt trente billets constituent un petit opus à part qui me plait bien. J'aurai certainement plaisir à en relire certains. Et puis aller lire chez les copains ce que ce même thème inspiré est toujours intéressant. Un peu comme la photo du mois, défi photo auquel je participe avec régularité depuis des années qui m'a permis de découvrir quelques jolis blogs que j'aime aller lire. 

    C'est ça aussi la richesse des blogs, ces espaces d'expression libre où chacun peut prendre le temps de s'étaler avec plus ou moins de pudeur. Une sorte de slow-tweeting, si l'on peut dire. Non pas que je crache sur Twitter, bien au contraire, on peut d'ailleurs m'y trouver régulièrement. Mais ce n'est pas la même chose. Le blog est aux réseaux sociaux ce que le fourneau à bois est à la restauration rapide, en somme. Et j'aime beaucoup les plats mijotés.

    Pour terminer sur un jeu de mot foireux qui me permet de me raccrocher aux branches, j'ai vraiment mordu à l'hameçon de ce premier Inktober avec un clavier. D'ailleurs je propose de le renommer Blogtober pour la prochaine édition qui, n'en doutons pas, aura lieu l'année prochaine.

    Comment-ça les blogs sont morts ? Oui, et alors ?

    Etrange

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    Étrange sensation ce matin en passant à proximité de l'université. Depuis quinze jours, les cours ont lieu uniquement par visioconférence. L'université est quasiment vide. 

    En lieu et place des essaims d'étudiants qui chahutent joyeusement l'asphalte et de la cohue habituelle qui anime certaines rues du centre ville, régnait un calme inhabituel. Seuls quelques passants masqués foulaient d'un pas peu pressés les premières feuilles occies par l'automne. 

    Le calme. Je n'aurais jamais pu concevoir qu'un jour je pourrais trouver cela oppressant. 

    Étrange sensation en ce jour où le maire de Toulouse doit rencontrer le premier ministre pour évoquer la situation de la Ville Rose qui connaît une monté galopante des cas de contamination par cette cochonnerie de virus. Subirons-nous le même sort que Marseille ?

    Étrange époque que nous vivons-là...

    27 septembre 2020

    Ecrire... ou pas

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    Écrire n'est pas toujours une chose aisée. Pourtant, hier tout semblait en place. J'ai en effet en tête une petite nouvelle que je veux écrire depuis plusieurs années. Il me semblait mûr, je pensais pouvoir la mettre par écrit, au moins un premier jet. Et puis, une fois installé devant mon clavier, la page demeurait désespérément blanche. Rien du tout. Je n'ai même pas su comment tourner la première phrase. 

    Alors, par fainéantise, je me suis mis à fouiller dans mes brouillons, pour voir si je n'avais pas un billet déjà bien avancé et que j'aurais pu terminer tranquillement en profitant de l'après-midi. Et j'en ai trouvé un. Encore une nouvelle dont j'ai entrepris la rédaction voici un an. La trame en est déjà bien avancée. Elle a un début et un milieu. Il ne manque plus que la fin dont je connais le dénouement. Mais, en reprenant la lecture, je me suis rendu compte que ça n'allait pas du tout et qu'il me fallait réaliser de nombreuses corrections, notamment pour que l'histoire commence plus tard car le début tel qu'il est rédigé n'a pas grand intérêt. Là encore, j'ai eu beau tourner le problème dans tous les sens, je ne suis parvenu à rien.

    Refermons les tiroirs et laissons tout cela reposer encore quelques semaines. 

    16 septembre 2020

    Dialogue d'et quart, mais light

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    « Bonjour Tambour, comment vas-tu ? 🌝

    — Bonjour toi ! Ça va bien, je te remercie. Et toi comment ça va ?

    — Non non non... pas de ça avec moi. Tu crois que je ne te vois pas éluder la question en y répondant par une pirouette ? Dis-moi vraiment comment tu vas et pas juste un « ça va bien ».

    — Ha... on en est là ?

    — Oui...! Je ne lâcherai pas le morceau.

    — Bon... alors... Par où commencer ?

    — Je te guide. Parle-moi du boulot. Tu as l'habitude de bosser beaucoup trop et de te tuer au travail. Je le sais, je te vois faire. Tu m'en as même parlé assez souvent. Tu devais prendre des résolutions... Tu en es où ?

    — Oui, c'est vrai, c'est vrai. Le boulot c'est aussi un refuge, bien que je sois un gros procrastinateur j'aime travailler. Me triturer les neurones, tout ça....

    — Stop, réponds à la question s'il te plait.

    — Alors oui, je devais prendre des résolutions comme je t'en ai déjà souvent parlé, et je crois que je m'y tiens. Ce n'est pas un changement radical, hein. C'est une transition en douceur qui commence par lâcher prise en faisant le ménage et en prenant de la distance avec les choses. Cet après-midi par exemple je me suis encore délesté d'un dossier casse-couilles. Cela ma couté un Chronopost à trente quatre Euros le délestage, mais franchement ma tranquillité vaut bien ça ! Tu vois, progressivement, je chemine. Je me prends beaucoup moins la tête depuis quelques semaines, même si je bosse toujours beaucoup. Lâcher prise, c'est vraiment le maître mot...

    — Et pas qu'au travail... 😏

    — Oui, bon, ça va hein... laisse-moi finir ! Bon...  Qu'est-ce que je disais déjà...? Oui, lâcher prise. Depuis quelques semaines, depuis la fin des vacances je me suis mis à la méditation. 

    — Non ? 

    — Hé si. Ça fait un bout de temps que des amis m'en parlaient, me disaient que cela me ferait probablement le plus grand bien et me conseillaient de m'y mettre. Et puis, bof, tu sais, on entend d'une oreille distraite, on se dit que pourquoi pas sans trop y croire, et finalement on n'essaie rien du tout. Hé bien figure-toi que j'ai téléchargé une application très connue sur mon téléphone pendant le confinement. C'était le moment idéal pour tester. 

    — Et ça t'a plu ?

    — Carrément !! Au premier essai j'ai dormi comme un bébé... incroyable. A chaque fois, le seul fait d'écouter la voix me plonge en quelques minutes dans un état de tranquillité vraiment dingue. Ça m'apaise profondément. Les premiers mois je n'étais pas du tout régulier. Je le faisais quand j'en avais le temps et l'envie, souvent le soir au moment de me coucher. Et depuis deux semaines, j'essaie de ritualiser un peu mon sommeil en faisant systématiquement une séance. Et je sens déjà que ça me fait du bien. Parallèlement j'ai mis en place un truc pour limiter l'usage du téléphone le soir. Passé vingt-trois heures, ça coupe. Plus de Twitter ni d'Instagram ni de tout le reste. J'essaie de travailler la qualité de mon sommeil de manière globale.

    — C'est super dis donc. Tu avais des problèmes se sommeil avant ça ?

    — J'en ai toujours. Je fais un peu d'apnée du sommeil. Il me faut vraiment prendre ça en charge car ça me joue de sacrés tours en termes de prise de poids. Je me trouve énorme en ce moment. Mais j'ai l'impression qu'avec la méditation du soir je dors un peu mieux et que je suis davantage reposé le matin. Il me faudra refaire un test du sommeil pour voir où j'en suis de tout cela.

    — Et ta vie perso, comment ça va ?

    — Ça va, ça va...

    — Tututututut...

    — Oui, oui, oui.... je vais développer. De ce côté-là rien de particulier à signaler.

    — T'es sûr ? 😎

    — Rhaaaaaaaa t'es chiant !

    — Voui... 😎

    — Bon, oui, depuis deux semaines je vois un garçon. Il termine son doctorat en mathématiques. Très sympa, un poil collant mais ce n'est pas gênant. 

     — Eeeeeeeeeeeeet ?

    — Attends attends attends, je te vois venir avec tes gros sabots... laisse-moi finir. Je ne sais pas trop où ça va, je ne me projette pas. Pour l'instant c'est la découverte. On parle beaucoup, hier soir on a mangé ensemble pour la fête nationale du Mexique, c'était cool. Et quand il vient passer la soirée à la maison, les chats-minous sont super jaloux quand il s'en va : ils sont en grosse demande de câlins. C'est très marrant.

    — Tu le vis comment, toi l'inoxydable cœur d’artichaut ?

    — Comme je te le disais, je le vis plutôt bien. Je sais qu'il est très en demande et je vois que je le suis moins. Parfois je m'interroge sur la place que je suis prêt à faire dans ma vie pour que quelqu'un puisse y trouver la sienne. Comme je te le disais au début, je bosse beaucoup parce que j'aime ça et aussi parce qu'une partie de mon boulot se confond avec ma vie personnelle. Tu vois, j'ai un gros projet que je voudrais finaliser d'ici deux ou trois ans. Un sacré truc qui va me demander beaucoup de temps, que je vais avoir plaisir à faire et tout. Et puis, pas plus tard que jeudi soir, alors que je discutais avec quelqu'un, pof ! Une autre idée très précise m'est apparue pour un autre projet, de même nature que le premier, mais qui me demandera un tout autre travail. Intellectuellement c'est hyper exaltant. Et puis parfois je lève le nez du guidon, je regarde autour de moi, je prends deux secondes de répit et je me pose cette question : Quelle place est-ce que je laisse à l'autre en ce moment même ? Réponse : aucune. Absolument aucune. Ma vie est pleine comme un œuf, je fais mille trucs, et le soir je suis crevé. Mais alors, me dis-je, quelle place suis-je prêt à laisser à l'autre ? 

    —  Et ?

    — Je n'en sais rien... Je n'en sais foutrement rien.

    — C'est dur comme constat...

    — C'est dur mais ouvrir les yeux fait du bien. Parfois je me dis que je suis profondément égoïste, ce qui est probablement vrai, et cela me rend triste. Je sais que j'ai beaucoup d'amour à donner mais pas n'importe comment et à n'importe qui.

    — Tu ne veux pas vivre en couple ? 

    — Si, si, c'est quelque chose qui me plairait. Mais ce n'est pas une fin en soi. J'ai croisé des gars qui ne supportaient pas d'être seuls, qui cherchaient absolument à se mettre en couple. Ce n'est pas mon cas.

    — Tu préfères être seul ? 

    — Oui et non. Disons que je maîtrise ma solitude. Depuis le temps que je l'ai apprivoisée, je sais la berner. Tu sais, j'ai été profondément seul une grande partie de mon adolescence. Cela ne veut pas dire que j'étais malheureux, pas du tout. Mais seul. Quelques amis, bien sûr, mais essentiellement seul. Au lycée j'étais le gros qui regarde un peu trop les beaux gosses, qui ne s'intéresse pas aux filles et qui est toujours parmi les premiers de la classe. Le mec qui n'est dans aucun clan. Celui qu'on n'invite pas aux soirées et dont on aime se moquer. J'ai subi les moqueries et une forme de harcèlement dont je garde une profonde rancune à l'égard de certaines personnes. Je rêve encore de leur casser la figure... Et donc pour en revenir à la solitude sentimentale, elle ne me dérange pas. J'ai toujours de quoi m'occuper, beaucoup d'amis avec qui sortir, boire, manger, aller au cinéma.

    — T'es célibataire depuis longtemps ?

    — Hou-là... ma dernière relation un minimum sérieuse remonte à il y bientôt trois ans. Je te l'avais raconté. Tu sais le mec qui habitait chez son « meilleur ami » avec un sens de l'accueil très approximatif ? 

    — Oui oui je me souviens parfaitement. Mais c'était il y a quatre ans très cher... 2016 ! 

    — Quatre ans ?? Ho putain...

    —  Hé oui... le temps passe ! Mais depuis... rien ? 

    — Ho, si quelques tentatives. Un garçon très sympa avec qui je suis toujours ami mais pour lequel je ne ressentais rien à ce niveau-là. Quelques jolis râteaux dont je ne t'avais pas vraiment parlé par manque de temps et manque d'envie. Et encore en février dernier un joli râteau que je t'avais raconté ici

    — C'est vrai que depuis quelques temps, tu me racontes moins, tu me parles moins qu'avant. Nos débuts étaient tellement flamboyants en comparaison...

    — Oui, c'est ma faute. Je suis souvent crevé le soir en rentrant chez moi et je n'ai pas la force de me mettre à écrire. Parfois je pense à un billet à te confier et puis je me dis que non, que je n'ai rien d'intéressant à te raconter, ou que ce que j'ai à te dire est un peu nul. Du coup je ne le fais pas et ça passe à la trappe. 

    — C'est dommage... Parfois j'ai l'impression que tu me délaisses.

    — Oui, je peux donner cette impression et je m'en veux. Mais tu sais que c'est faux. Tu sais, j'aimerais pouvoir renouer la même relation que celle que nous avions à nos débuts. Nos échanges endiablés, des billets postés tous les deux ou trois jours, des dizaines de commentaires... Mais les choses ont bien changé.

    — Hé oui, je sais bien. Mais... tu m'aimes encore, dis...?

    —  Bien sûr. Et ça tu le sais très bien.

    — A bientôt alors ?

    —  Oui. A bientôt ! »

    15 septembre 2020

    La photo du mois : The paire de chaussures

    9 commentairess

    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Septembre, date de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (hé oui, parcequ'il y a des participants d'un peu partout dans le monde).

    Le thème de ce mois-ci nous a été donné par Xoliv' qui nous propose de plancher sur The paire de chaussures.

    Le copain blogueur nous donnait les indications suivantes :

    " & portées (pour la mise en scène) Parce que LES CHAUSSURES sont notre style, montrez moi/nous vos plus chics. Parce que s'il n'y en avaient qu'une ce serait cette paire... le plus simple VOUS LES PORTEZ, avec ou sans chaussettes, collants, poils, fermées ou nus pieds ... et d'en haut vous les prenez en photo ... attention alors à soigner la mise en scène ... vous pouvez aussi faire un autre point de vue, je ne vous en voudrais pas pourvu qu'elles soient portées. Allez montrez nous vos chaussures , vos chevilles, soyez smart ... c'est mon côté fétichiste."

    Ma photo du mois a été prise pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps lors d'une escapade gourmande avec la copine Nekonezumi, à l'occasion d'une mise des pieds sous la table dont mes papilles sont encore toutes émues... Un très joli moment étoilé plein de saveurs et de couleurs, dans le très joli cadre d'une belle maison bourgeoise au milieu des champs. Le service étant qui plus est agrémenté d'un zehr shön graou serveur, ce qui ma foi ne gâche rien.

    La photo est peu floue, j'en suis navré. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas dû au vin, mais à l'interférence d'une dalle de verre dans la table qui a permis ce prodige photographique : deux paires de chaussures portées, pour le prix d'une (Xoliv' reste calme je te prie...).

    Je ne vous ferai pas l'affront de vous révéler laquelle de ces deux paires est la mienne... 😃

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Chris M, Christophe, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Marlabis, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sous mon arbre, USofParis, Xoliv'.

    26 août 2020

    Quand Morphée se drogue

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    Les rêves bizarres sont de retour. J'en ai déjà raconté quelques uns ici. Je voudrais garder la trace de ces deux là. 

    Le premier de cette nuit se passe à Toulouse, dans le quartier Saint-Pierre. Il fait nuit et je roule en voiture. Je suis très fatigué au volant et je sens que ma vue se trouble, qu'il me faut donc m'arrêter sinon je vais finir dans le décors. D'ailleurs je viens de prendre un grand virage un peut n'importe comment, en roulant complètement au milieu de la route. 

    Soudain je me rends compte que je ne suis pas du tout sur le bon chemin. Dans mon esprit, tout flotte. Je m'arrête donc sur une sorte de parking qui n'existe pas tout à fait dans cette configuration dans la réalité mais qui pourrait être vraisemblable. Le canal de Brienne passe juste à côté de cet endroit. 

    Autour de moi, sous le ciel noir, la brique rouge baigne dans la lumière jaunâtre des lampadaires. Étrangement je suis assis sur le siège du passager avant mais cela ne semble pas anormal. Je sens physiquement le poids d'un incommensurable épuisement s'abattre sur moi. Je me sens vulnérable. Deux gars d'une trentaine d'années passent dans la rue en chantant très fort et je devine aussitôt leur intention belliqueuse. Aussitôt retentit un choc terrible sur le pare-brise. Je réalise qu'on vient de lancer une pierre sur ma voiture. Les deux gars s'approchent mais je suis totalement avachi et incapable de bouger. L'un des deux ouvre brutalement la porte avant-gauche et rentre dans la voiture. Juste avant de me réveiller en sursaut, je vois très distinctement son visage déformé par la pénombre et la lumière orangée dans laquelle baigne cet instant étrange. Je crois même qu'il portait un bonnet de couleur claire sur la tête.

     Un peu plus tard dans la nuit, c'est un autre genre de farce que me livreront mes songes. Je me trouve dans une salle blanche plutôt lumineuse. Le mur en face est tapissé d'une vaste bibliothèque blanche elle aussi qui s'érige jusqu'au plafond. Divers livres et classeurs y sont rangés. J'ignore comment je le sais dans mon rêve, mais c'est le moment d'aller se coucher. Du premier rayon de la bibliothèque, qui se situe au niveau du sol, sortent des... comment dire ? des sortes de chaussures assez plates, vraisemblablement en caoutchouc et en tout cas de couleurs. Elles se mettent en rang deux par deux puis sortent de la pièce selon une chorégraphie simple mais visiblement étudiée. Un monsieur brun et barbu, accroupi sur le sol, et que je n'avais pas remarqué jusqu'alors, semble s'émouvoir positivement de ce petit spectacle. Je comprends que ce sont ses enfants qui sont en réalités cachés sous les fameux souliers, qu'il en a eu huit (mais on comprend qu'il en a en réalité eu bien davantage) et qu'il leur a appris à aller au lit de la sorte. Une dame, que je n'avais pas remarquée et que mon réveil soudain ne me permettra pas de voir, lui dit qu'il doit être très fier, ce à quoi il acquiesce.

    Si quelqu'un a des explications, je suis preneur...

    24 août 2020

    Vivre pour soi

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    La vie nous donne parfois des leçons bien cruelles. A sa manière à elle. C'est à dire frontalement. Comme un trente-trois tonnes lancé à pleine vitesse qui percuterait la vitrine d'un magasin de porcelaine. Il n'existe à mon sens que deux façons de réagir : recommencer comme avant, en espérant qu'un autre camion ne subisse pas la même avarie au même endroit ; ou changer de crèmerie. Ces derniers mois m'invitent à choisir la second issue.

    J'avais assisté au même phénomène avec mes parents voici quelques années. Confrontés de plein fouet aux drames de l'existence par la disparition brutale de certains de leurs proches, la vie s'était rappelée à eux. Elle leur envoyait un signal d'alerte et les sommait de vivre à pleines dents, tant qu'ils en avaient encore l'énergie. Le résultat fut spectaculaire et je suis très heureux pour eux qu'ils aient enfin appris à vivre pour eux, même s'ils demeurent des parents-poules par excellence. Voyager, profiter de leurs amis, se faire plaisir en vivant à la hauteur de leurs moyens et arrêter de se priver au-delà du raisonnable par simple peur du qu'en dira-t-on... Vivre pour soi.

    Il faut croire que, l'âge aidant, la roue tourne et que c'est à mon tour de vivre ces premières expériences. Cette année 2020 m'a pris tour à tour deux amis. L'un en plein confinement et que nous savions condamné. L'autre il y a quelques jours, fauché net en pleine force de l'âge. Les Parques ne connaissent hélas aucune pitié. De lui ne restent désormais que des photos de canyoning en Espagne, des souvenirs épiques de soirées mémorables passées à rire, celui d'avoir chanté à tue-tête dans une église désaffectée sur les bord d'un lac en Aragon, le souvenir désormais comique d'un tsunami de poussière sorti d'un vieil aspirateur tombé malencontreusement dans les entrailles d'une machine infernale, le son inimitable de sa voix... et beaucoup d'amertume. Le jour des obsèques, dans une très belle église du Tarn remplie de ses amis éplorés, je n'ai pas pu retenir mes larmes lorsque, du haut de la tribune, la voix suave du hautbois a commencé à déclamer sa mélopée sur une partition célèbre de César Frank. Tout s'est effondré autour de moi. Une sorte de vide immense, que je n'avais jamais ressenti auparavant m'envahit soudainement. De longues minutes s'écouleront avant que je ne puisse reprendre une contenance.

    De retour chez moi, et bien que rentrant à peine de congés, je cédais à l'anéantissement et sombrais dans un profond sommeil. J'étais terrassé par une insurmontable fatigue. Je m'endormais profondément, les chats-minous venus se blottir contre moi. Le surlendemain, je coupais le téléphone, faisais mes valises et partais rejoindre des amis lyonnais venus en rejoindre d'autres en Ariège. Bosser alors qu'il n'y a aucune urgence et que rien à part ma bonne conscience ne m'y oblige ? Et puis quoi encore...  Je partis donc les rejoindre. 

    Et ce fut une excellente décision. 

    Je passais avec eux deux jours formidables à faire le plein d'ondes positives dans une forme de complicité assez unique, à l'ombre bienveillante d'une vaste maison où vit un chat dont on m'a désigné tonton. Deux jours à me jouer du temps. Deux jours à me jouer de la bienséance de la Start'up Nation qui voudrait que l'on soit de bonnes petites fourmis ouvrières laborieuses et corvéables jusqu'à l'épuisement. Deux jours formidables comme le sont chacune de mes visites, tant les maîtres des lieux sont passés experts dans l'art de recevoir leurs hôtes comme des rois. 

    Se fit alors une forme d'évidence : il me fallait vraiment penser davantage à moi, profiter de la vie et des petites facilités matérielle dont je dispose, infiniment plus que je ne le faisais jusqu'alors. Arrêter de remettre au calendes grecques ou de me refuser ces mille petites choses qui me feraient plaisir au motif que ce ne serait pas convenable (convenable à qui  ? à quoi ?).  Que l'on soit cigale ou fourmis, l'issue est, au bout du compte, toujours la même. Professionnellement, cela veut dire me délester des pénibles, lâcher du leste, dégager les toxiques à coups de bulldozer, assainir mes relations aux autres, apprendre à travailler moins que ce que je ne devrais, et prendre beaucoup - beaucoup - de recul avec certaines choses dont je ne suis pas responsable.

    Samedi, de retour à la civilisation, j'ai franchi un cap. Je me suis enfin acheté cette cafetière automatique que je désirais tant depuis des mois et des mois. Des mois et des mois que j'hésitais faussement en essayant de me convaincre que je n'en avais pas besoin. Des mois et des mois que j'attendais à me décider sans franchir le seuil du premier magasin d'électroménager. Oh, certes non, ce n'est pas un besoin fondamental. Mais putain que c'est cool de sentir l'odeur du café fraîchement moulu le matin sans avoir douze manipulations à faire ! putain que c'est agréable de boire du très bon café chez soi à toute heure de la journée sans mettre de la mouture partout dans l'évier ou à côté de la poubelle. Ça aussi, ce fut une excellente décision.

    C'est ça, aussi, vivre pour soi. Savourer les petits plaisirs du quotidien et se bouger un peu le cul pour se donner les moyens d'accéder à ceux qui sont à portée de notre main. Profiter de chaque instant, se faire plaisir en vivant à la hauteur de ses moyens et arrêter de se priver au-delà du raisonnable par simple peur du qu'en dira-t-on... 

    Vivre pour soi. Tout simplement.

    15 août 2020

    La photo du mois : Solidarité

    7 commentairess

    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Août,  fête de l'assomption (Aaaavéééééé, Aaaavééééé....) mais aussi date qui sonne le rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Pour ceux qui l'auraient oublié, chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (hé oui, parcequ'il y a des participants d'un peu partout dans le monde).

    Le thème de ce mois-ci nous a été donné par El Padawan qui nous a proposé : Solidarité en nous donnant les indications suivantes : 

    "Parce que ces derniers mois, on a eu plein de raisons d'en faire preuve, partout dans le monde..."

    Cépafo.

    Bon.... Le sujet ne ma pas du tout inspiré. Mais alors vraiment pas. J'ai donc procédé par association d'idées. Z'allez voir, faut suivre.

    On parle souvent de la solidarité en faisant référence à une "chaîne" de solidarité. Hé bien figurez-vous qu'une chaîne, j'en ai visité une voici pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps, à l'occasion de quelques jours de vacances en Auvergne. Je vous le donne dans le mile Émile, je fais bien évidemment référence à la chaîne des volcans d'Auvergne.

    Oui, c'est totalement capillotracté, mais je ne ferai pas mieux ce mois-ci ! C'est à prendre ou à laisser... Et puis, on pourra toujours dire que c'est une photo gracieusement offerte en solidarité avec ceux qui sont coincés chez eux à cause du chat qui tousse ou de l'angine du poisson rouge, hein ? 

    Pour ceux que ça intéresse, la photo a été prise à la descente du Pariou, l'un des volcans emblématiques du coin. Au second plan se dresse fièrement le Puy-de-Dôme, vaillamment gravi  deux jours auparavant.  

    Hop, la chaîne des photos du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Amartia, Blogoth67, Chris M, Christophe, El Padawan, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Julia, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, magda627, Marie-Paule, Marlabis, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, USofParis, Xoliv', écri'turbulente.

    12 août 2020

    Les vacances sont toujours trop courtes

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    Oui, les vacances sont toujours bien trop courtes. A peine a-t-on le temps de commencer à respirer un peu qu'il faut déjà tout ranger dans les valises et s'en retourner sur le chemin de l'école. Rentré lundi après-midi, ma productivité de ces deux premiers jours est cataclysmiquement faible. Heureusement la période brille par un certain calme consécutive à une baisse calendaire d'activité.

    Les vacances sont souvent l'occasion de faire le vide, de se recentrer sur les choses essentielles et de mieux percevoir tout ce dont on voudrait se délester, comme autant de fardeaux inutiles que l'on s'épuise à porter alors qu'ils ne nous apportent rien. Un travail d'épure, vers davantage de simplicité ou d'efficacité. J'arrive à un âge où je n'ai plus envie de m'emmerder. Surtout, j'avais un immense besoin de prendre du recul sur tout, tant la moindre aspérité du quotidien se muait en un océan de contrariété, me touchant très personnellement et me mettant dans des état de stress absolument insoutenable. 

    La solution fut drastique : une coupure totale avec le monde professionnel par la désactivation du téléphone et des courriels pro, et une mise sur répondeur quasi permanente du téléphone personnel. Rien, absolument rien, je ne voulais rien savoir du monde extérieur. Je ne voulais rien laisser entrer dans ma petite bulle de bonheur personnel qui puisse altérer mon plaisir quotidien fait de volcans, de soleil et de randonnées en montagne. 

    Je garderai un joli souvenir de cet été 2020 passé au grand air. Quelques jours en Auvergne que je découvrais, une grosse semaine dans mes Pyrénées chéries, quelques amis. Si j'apprécie la solitude je m'interroge toutefois sur son bienfondé en vacances. Être avec d'autres personnes aide à sortir de son quotidien, à ne pas replonger dans ses petites habitudes un poil pépère. Ce n'est pas toujours facile d'être toujours sur le même rythme ni la même longueur d'ondes. Mais on ose d'avantage, on ri à plusieurs, on se change peut-être un peu plus les idées. 

    Après quinze jours de repos, je reviens relativement serein et apaisé. J'ai pu cerner un ou deux points qui m'empoisonnent réellement l'existence et dont je veux me débarrasser à tout prix. J'ai pu me conforter dans certains choix et projets tant personnels que professionnels - aspects qui sont trop étroitement imbriqués pour être parfaitement dissociables -  et que je sais désormais vouloir mener à bien. Maintenant j'espère bien pouvoir prolonger cet état aussi longtemps que possible et parvenir à cet état d'épure où ne reste que l'essentiel, ce qui compte, en limitant au maximum les sources de perturbation, quitte à faire quelques sacrifices.

    Oui, c'était bien les vacances.