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  • 7 avril 2010

    Epopée Brésilienne - Episode 7 : Rio de Janeiro (partie 1)

    Je reprends le fil du récit  de mon voyage au Brésil de Janvier dernier là où je l'avais laissé voici deux mois... L'aventure continue !


    La tête encore pleine des fantastiques images des chutes de Iguaçu, nous embarquons de bonne heure pour notre dernier vol interne en direction de Rio de Janeiro. Je ne m'attarderai pas sur la toute kafkaienne organisation de l'aéroport de Iguaçu que je me suis résolu à ne plus essayer de comprendre. Quelques heures plus tard, nous nous posons à Rio et sommes accueillis par notre nouvelle guide qui suscite d'emblée les moqueries : il est vrai qu'elle ne présente pas le même état de fraîcheur que les précédentes. Pourtant je l'ai trouvé de très loin la plus intéressante. Sous ses faux airs de jeune mamie à la teinture impeccable, voici messieurs dames une guide de haute volée, dotée d'une culture générale impressionnante, d'une liberté de ton déstabilisante, d'une ouverture d'esprit parfois déconcertante, d'un humour très second - voire troisième - degré... bref, un petit bout de femme un peu baba-cool doté d'un esprit vif et affûté ; tout ce que j'aime. Que du bonheur !

    Rio est la seconde ville la plus importante ville du pays après Sao Polo en terme de population. Point de vue superficie, la ville s'étend sur des kilomètres-carrés en raison d'un relief très accentué : où que l'on soit à Rio, il suffit de lever les yeux pour appercevoir des montagnes. La ville s'est construite au fur et à mesure du percement de tunnels permettant d'accéder aux différentes baies dont la plus récente - habitée par la jet-set locale - a été rendue accessible aux véhicules en 1986 !

    Lors de mon retour, les amis à qui je racontais mon voyage m'ont régulièrement demandé si j'avais vu Copa Cabana. La réponse était invariable qui ne manquait pas de les rendre verts de jalousie : non seulement j'y suis allé, je m'y suis baigné plusieurs fois jusques et y compris le matin du retour vers le vieux continent, mais surtout j'y ai passé plusieurs nuits étant donné que c'est là que se situait notre hôtel... Un hôtel bien comme il faut, en bord de mer, offrant depuis le 16° étage où se trouvait ma chambre, une vue imprenable sur la baie. Mais il faut avouer que la vue était encore plus belle depuis la piscine à ciel ouvert située sur le toit. Oué, il fallait au moins ça pour nous faire oublier l'épisode Acreuna


    Après nous être refaits une beauté nous filons vers le quartier colonial de Rio pour déjeûner  à la Confeitara Colombo. Non, pas le détective... Colombo est l'un des établissements les plus réputés du vieux Rio, fondé à l'extrême fin du XIX° siècle. Franchir le seuil de Colombo c'est faire un saut dans le passé et plonger dans une ambiance exceptionnelle. De l'immense rez-de-chaussée et ses somptueuses vitrines aux boiseries aériennes, à l'étage où l'on accède par un antique ascenseur conduit par un groom costumé, les superbes stucs et le foisonnement de détails décoratifs, tout n'est que luxe et volupté en ce lieu qui ne semble pas donner prise au temps. Le genre d'endroit dans lequel on aime à venir et revenir, juste pour le plaisir, laisser s'écouler les secondes, les minutes puis les heures, et s'en moquer éperdument. Hélas le cliquetis des cuillères dans les tasses sonne la fin du repas. Nous devons lever le camp, le reste de Rio nous attend !


    Ce premier après midi sera consacré à un aperçu de Rio où nous passons quatre jours. Au coeur du quartier colonial, les différentes hauteurs de construction font s'alterner, par un curieux jeu de perspectives, vieux superbes immeubles et réalisations plus récentes. Les architectures s'entrechoquent, les matériaux se répondent, les époques dialoguent en un étonnant métissage qui raconte lui seul toute l'histoire du Brésil.
    Un peu plus loin nous faisons halte dans le quartier de Lapa, à l'imposante cathédrale métropolitaine Saint Sébastien, dont les plans s'inspirent de sa contemporaine à Brasilia, entourée de buildings d'affaire flambants neufs, tout de verre rutilants.


    Le soir venu, quelques uns d'entre nous décidons d'explorer la vie nocturne de la trépidante Rio. Sur les conseils de notre guide, nous optons pour le Scenarium, étonnant bar concert plutôt classe, aménagé dans un ancien magasin d'antiquités qui servent de décors : cathédre en bois sculpté du XVII° siècle, table en métal des années trente, collection de vases art déco, vieux comptoir en étain et j'en passe, une véritable caverne d'Ali Baba ! Il y a autant à voir qu'à boire ou à entendre. Au milieu de ce bazar hétéroclite, la musique jouée en live par un groupe invité se déploie jusqu'au dernier étage à travers le vaste balcon central qui transperce le volume de part en part. La clientèle est plutôt casual chic, 25-40 ans, de bonne humeur et souriante. La bière fraîche désaltère à prix raisonnable dans la chaleur de la nuit. Ce fut un excellent moment, une très bonne adresse. Avant de regagner nos pénates, nous parcourons un peu les rues adjacentes et prenons un autre verre dans un dernier bar nettement plus populaire. Quelques rues plus loin, l'atmosphère change du tout au tout, la faune locale se fait un peu plus junkie... nous décidons de ne pas prendre de risques,  nos bonnes têtes d'Européens jouant en notre défaveur, hélons un taxi et filons tout droit vers Copa Cabana qui, la nuit venue, devient un véritable bordel à ciel ouvert, assez loin des clichés glamours des magasines. Un mythe s'effondre... le glamour du jour n'est qu'un leurre.

    Le lendemain, au programme des hostilités : le Pain de Sucre. Deux normes téléphériques conduisent le touriste successivement en haut des deux monticules dont le dernier culmine à 395 mètres. Oui, c'est peu, mais la vue sur Rio est y exceptionnelle. On en prend plein les yeux, je prends des dizaines de photos. Petite surprise que les organisateurs nous avaient réservés : le tour en hélico, à couper le souffle ! Nous survolons une petite partie de la baie, les favelas dégringolant à flanc de montagne, et touchons du doigt le Corcovado où nous nous rendons prochainement. Je vous recommande vivement cette option qui offre une vision  de Rio vraiment fantastique. Malgré sa brièveté (7 minutes environ) c'est l'un de mes meilleurs souvenirs.


    Le Corcovado, nous n'avons pas tardé à nous y rendre. Célèbre dans le monde entier, d'une hauteur de 710 mètres,  le Corcovado est surmonté d'une statue de 38 mètres de haut représentant le Christ Rédempteur, que l'on peut apercevoir de tous les quartiers de Rio. Là encore la vue panoramique sur Rio est vraiment ahurissante. La ville est immense, se déployant sur des kilomètres et des kilomètres sous les auspices bienveillants du géant de béton. 



    C'est une drôle de sensation qui me submerge tout à coup... Je réalise soudaine que je me trouve à des milliers de kilomètres de chez moi, au milieu d'un décors étourdissant, en face d'un des monuments les plus connus du monde. Je perds un peu mes repères, je perds un peu pied. Le monde est tellement beau, il y a tellement de choses à voir. Cette sensation que j'avais déjà ressentie deux ans plus tôt au Mexique, de vague étourdissement et une furieuse envie de croquer la planète à pleines dents.



    5 commentaires:

    1. La vue est incroyable !
      Pour ton hôtel de Copa Cabana, avait-il un système de chauffage de douche moderne comme l'autre ? ;)

      Tu pourrais nous raconter ton voyage au Mexique ? Ça m'intéresserait beaucoup.

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    2. Jolie villégiature, vraiment...

      Nina : Pourquoi ne pas vous inventer une vie plutôt que de venir pourrir celle des autres ?

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    3. @ Olivier : La salle de bain était au niveau du reste de l'hôtel : indécente de luxe.

      @ Eric : Nina a malheureusement fait l'objet d'une poubellisation par mes soins. Elle ne nous manquera pas.

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    4. Je crois que je connais ta guide et je suis plus réservé que toi sur elle! mais bon ... Quant au Colombo à chacun de mes séjours à Rio j'y vais :-)

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    5. J'ai bien aimé ce billet : avant de commencer à bosser, un peu de voyage... Je vais lire la deuxième partie et après, je me mets à bosser, promis.

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