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  • 14 octobre 2020

    Inktober avec un clavier #14 Armure

    L'occasion de croiser une armure est assez rare dans la vie courante, sous les cieux de notre XXIe siècle. Peut-être s'il m'avait été donné de naître quelques siècles plus tôt, en aurais-je vu d'avantage. Toujours est-il que ce quatorzième thème est l'occasion d'une petite balade sur le sentier des armures de mon enfance.

    Je crois avoir vu pour la première fois une armure dans les case de Tintin et Milou. Plus particulièrement dans Le Secret de la Licorne, l'un des tout premiers que j'ai lu, lu et relu  étant gamin. Et que je relis encore aujourd'hui avec un plaisir intact.

    Lorsque notre héros se faufile dans le château de Moulinsart, appartenant alors aux frères Loiseau, l'on découvre que, dans ce château, des armures, il y en a un peu partout : dans les couloirs, dans les escaliers, accrochées aux murs du salon, dans la cave... Même que Tintin piquera la hallebarde de l'une d'entre elles afin de faire un croche-pied à ses poursuivants. 

    Bon, à leur décharge, les frères Loiseau étaient antiquaires. Du coup pour eux c'était un peu plus facile de se procurer des armures, plus que pour vous et moi, par exemple. Après, faire toute sa déco intérieure à base d'armures c'est tout un concept que même Valérie Damidot n'a encore jamais osé franchir...  Il faut le voir chez soi, en somme.

    Dans un tout autre genre, j'inclus dans ce petit armor-trip un personnage très très loin de l'univers Tintin et aux antipodes du raffinement de Hergé : X-Or, le shérif de l'espace dont le générique français, pourtant très daté, me donne à chaque fois des frissons.

    Les plus anciens ont probablement tous vu un épisode de X-Or, toujours articulé de la même manière : des gentils sont attaqués par des méchants qui veulent conquérir le monde. X-Or arrive, sent le coup fumeux et démasque les envahisseurs. S'ensuit un duel mortel entre la bestiole en plastique multicolore et le chevalier de l'espace à qui il n'aura fallu que cinq centièmes de secondes pour revêtir son armure de combat. Après avoir été précipités au fond d'un trou noir créé par le big boss des méchants planqué au fond de sa base secrète, le montre hideux finit invariablement coupé en deux par la lame d'une d'épée laser. Le tout était entrecoupé de combats aériens sur une sorte de moto volante. Mais mon moment favori, celui que j'attendais avec impatience et qui revenait dans presque tous les épisodes, était l'intervention de l'énorme vaisseau-dragon Morox qui dézinguait les vaisseaux ennemis d'un coup de patte. Quand je disais qu'on était assez loin de l'univers très sage de Hergé...

    En tout cas ça marchait assez bien à l'époque. Oui, à l'époque. Car tout cela souffre, plus de trente ans plus tard, d'un très sérieux coup de vieux. J'ai essayé de revoir quelques épisodes - pour voir - et franchement, ça pique la rétine. Les costumes kitsch à souhait (so années 1980 !), les maquillages sont quand même très datés, l'animation laisse deviner par-ci par-là quelques fils qui pendouillent...  Quant aux décors qui servent l'action, force est de constater que tout cela a été fait à l'économie :  d'épisode en épisode on retrouvera la même usine avec des gros tuyaux inquiétants partout (oui, les méchants envahisseurs aiment les grosses usines), les scènes de combat sont tournées dans la même carrière, les rues sont toujours quasiment aussi vides que scénario de chaque épisode.

    Toujours dans la mouvance des armures de mon enfance, il y avait Oon, le petit écuyer magique et probablement un peu queer sur les bords, sorti de la série Jayce et les conquérants de la lumière

    Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cette série, Oon est une sorte de chevalier fidèle à son maître Jayce, qu'il nomme "Maître Jayce" environ cent quarante-huit fois par épisode. Maladroit et très peureux, je crois qu'il ne sert pas à grand chose dans la série. Mais il s'agit d'un personnage attachant qui finit régulièrement en pièces détachées au premier choc. 

    Quant à Jayce, c'est le fils de Audric, une sorte de Monsanto du futur qui a un peu trop boosté ses géraniums à l'AlgoFlash. Du coup, au cours d'une expérience foireuse, Audric crée une plante monstrueuse douée d'intelligence qui n'aura qu'un seul but : conquérir l'univers (oui, comme Minus et Cortex qui reviennent bientôt avec de nouveaux épisodes des Animaniacs !!!!). Audric fuit, et laisse derrière lui son fiston. Et Jayce, le fils de son père, doit, comme l'indique les paroles très inspirées du générique, détruire les monstroplantes, sauver l'univers en toute simplicité, et faire tout un tas de trucs super-héroïques.

    Qu'est-ce que j'ai pu regarder cette série ! J'avais même l'album Panini avec les vignettes à collectionner qu'on s'échangeait entre copains dans la cour de récré. Je crois que je ne l'ai jamais totalement complété, huhuhu... En revanche, je trouve que l'animé a rudement mal vieilli. L'animation est vieillotte et l'intrigue d'une pauvreté monumentale. A ne revoir qu'en cas d'extrême urgence.

    Enfin, en matière d'armure, il est difficile de passer sous silence, les Chevaliers du Zodiaque, apparus un mercredi après-midi dans le désormais cultissime Club Dorothée. 
     
    Là, de l'armure il y en avait au kilomètre. Chevaliers de bronze, d'argent ou d'or, je crois que tout gamin de ma génération qui se respecte a fantasmé sur telle ou telle armure et rêvé d'incarner l'un au moins de ces personnages.
     

    Là aussi, j'ai vraiment adoré cet animé et dévoré chacun des épisodes lorsque cela passait le mercredi après-midi. D'ailleurs, il fallait l'avoir suivi si l'on voulait pouvoir participer à la discussion toujours très animée du jeudi, avec les autres copains de la classe. Et je vous passe les débats interminables sur lequel des chevaliers était le plus fort, la technique de combat la plus redoutable et les supputations de toutes sorts sur l'armure d'or, avant de découvrir qu'il y en avait en réalité onze autres... Oh mon dieu, la découverte de chaque chevalier d'or !!
     
    Tout cela était tellement nouveau à l'époque, tellement loin de tout ce qu'on avait pu nous proposer, que nous étions tous totalement ébahis par cette série qui a connu, depuis, un nombre de développements tout à fait considérable et que j'ai arrêté de suivre depuis fort longtemps (depuis le cycle de Poséidon pour être franc... ouép, cela ne nous rajeunit pas).
     
    Ah, si... pour clore définitivement le débat, le chevalier le plus fort, c'est lui :
     


    2 commentaires:

    1. Je ne peux qu’aimer ton billet

      Oui le chevalier le plus fort (débats anciens... j’ai retrouvé mon amie de 2002 où on se masturbait sur qui est le plus fort) est pour le Gémeau. Charisme de fou. Attaques dimensionnelles, psychique, physique.

      Après ils sont tous charismatiques. Je m’imagine avec mes 12 armes de mon signe. Je m’imagine avec un doigt à là freezer balançant un Antares pour faire mal. Je m’imagine être un lion.
      Mais je ne suis qu’un petit chien...

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      1. Nous sommes d'accord :)

        Comme je le disais sur Twitter, quand on parle des Chevaliers du Zodiaque, tu n'es jamais très loin :)

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